Préservez-nous du feu de l’Enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes……

Préservez-nous du feu de l'Enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes......
  Ci-dessus, le bienheureux Carlo Acutis devant la statue de l’Ange de Fatima dans le jardin des parents de Lucie à Aljustrel. Nous consacrerons quelques lignes à la vie de ce nouveau bienheureux, décédé il y a presque 15 ans et béatifié il y a bientôt un mois.

         

Préservez-nous du feu de l’Enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes……

             En ce prochain mois de novembre que l’Eglise consacre aux défunts, nous avons choisi comme titre un extrait de la prière que Notre Dame a demandé que l’on récite après chaque dizaine du chapelet. C’était le 13 juillet 1917, les enfants venaient de prendre connaissance du secret en 3 parties et Notre Dame concluait cette apparition capitale en demandant qu’à la fin de chaque dizaine du chapelet quotidien, on prie son divin Fils pour en obtenir le pardon de nos péchés, pour Lui demander notre salutpour qu’Il donne des grâces à TOUTES les âmes pour qu’elles trouvent le chemin du ciel, et spécialement celles qui ont le plus besoin de Sa miséricorde.

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            Demain nous entrons dans le mois que l’Eglise consacre aux défunts. Suite à la désobéissance de nos premiers parents à qui Dieu avait demandé de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, nous avons tous été condamnés à mort. (Genèse chapitre 2 verset 17). En plus, le paradis nous a été fermé et il a fallu la passion rédemptrice de la seconde personne de la sainte Trinité pour offrir à Dieu un sacrifice adapté pour réparer l’affront fait à Dieu. St Ignace de Loyola, dans ses exercices spirituels nous fait méditer sur les conséquences de cette désobéissance pour nous donner une idée de la grandeur et de la majesté de notre Créateur et notre petitesse par rapport à Lui. Pour nous montrer l’Amour qu’Il porte à sa créature, Dieu a demandé à son Fils de bien vouloir Lui offrir ses souffrances et sa mort pour obtenir la réparation de cette offense.

            Notre Dame à Fatima nous a rappelé l’importance de notre salut. Dès sa première apparition Elle a dit qu’Elle ‘’était du Ciel », que les amies de Lucie, l’une, Maria das Neves était déjà au Ciel, mais l’autre Amélia, était au purgatoire jusqu’à la fin du monde. Amélia n’avait pas 20 ans lorsqu’elle est morte et a subit comme tous ceux qui meurent, ce que l’Eglise appelle le  »jugement particulier » qui décide de notre sort éternel. Amélia a évité d’aller en enfer que Notre Dame montra 2 mois plus tard aux enfants. Oui, Notre Dame à Fatima, dès la première apparition ‘’plante le décor‘’: celui de notre salut.

            A la fin du monde aura lieu ce que l’Eglise appelle le ‘‘jugement général » Notre Seigneur en a donné plusieurs images et l’évangéliste Mathieu en III, 49 rapporte cette comparaison du filet rempli de poissons que les pécheurs trient une fois à terre. ‘’ Ainsi en sera-t-il à la fin du monde ; les anges se présenteront, sépareront les méchants d’avec les justes et les jetteront dans la fournaise ardente. La seront les pleurs et les grincements de dents. » C’est cette ‘’fournaise ardente ‘’ dans laquelle Amélia a évité d’aller mais que Notre Dame a montré 2 mois plus tard aux enfants. C’est à l’occasion de ce jugement général, ou  »le grand livre de tout ce qui s’est passé dans le monde sera ouvert aux yeux de tous »  que nos corps ressusciteront à la fin du monde, devenant des corps glorieux comme Notre Seigneur et Notre Dame. Auparavant, à l’instant de notre mort nous auront eu à subir ce jugement particulier qui va décider de notre sort éternel.

            Pour mémoire, à notre époque, il meurt sur la terre de l’ordre de 3 à 4 personnes chaque seconde ! Notre Dame nous a demandé de prier son Fils pour qu’Il attire, conduise, au Ciel, TOUTES les âmes (avant leur mort, bien sûr, car après cela ne sert plus à rien). Notre Seigneur a bien dit, comme le rapporte l’évangéliste Luc au chapitre XII verset 24 qu’il fallait vraiment vouloir aller au Ciel : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car il y en a beaucoup je vous le déclare, qui chercheront à entrer sans y réussir« . Les apparitions de Notre Seigneur à Paray le Monial, puis de Notre Dame à Fatima apporteront des moyens supplémentaires pour faciliter l’entrée par cette ‘’porte étroite ». Il y a eu aussi le port du scapulaire du mont Carmel qui donnait le chemin pour trouver la porte et la clef pour l’ouvrir.

            2 mois après sa mort, Maria das Neves était donc déjà au Ciel. Quelle consolation de savoir que le Ciel est accessible pour des personnes  »comme tout le monde  » qui sont déjà au Ciel ! Notre Dame connaît chaque âme qui est au Ciel ou au Purgatoire. Le Ciel est notre patrie, mais après notre mort, nous devrons subir un temps de purification très variable pour ‘’nous rendre digne de voir Dieu face à face ‘’. Lucie attendra le mois suivant pour s’enhardir un peu plus en demandant à Notre Dame de les emmener au Ciel. Elle répondit alors : ‘‘Oui, Jacinthe et François, JE les emmènerai bientôt mais toi, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. » Ainsi c’est Notre Dame qui viendra Elle-même chercher ses confidents.

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            I  Les indulgences des premiers jours de Novembre en ce temps d’épidémie (500 mots)

            L’actualité toute récente est le renouvellement de l’interdiction qui nous est faite de profiter directement des grâces données par l’assistance physique à la messe. Il y aura une tolérance pour ce dimanche, mais nos défunts au purgatoire auraient pu être les grands perdants de ce nouveau confinement si le responsable de la ‘’Pénitencerie apostolique », le cardinal Piacenza, n’avait fait paraître le 22 octobre dernier un décret pour adapter la concession des indulgences destinées aux fidèles défunts, à la situation sanitaire et aux restrictions mises en place dans divers pays pour limiter les rassemblements.

            Ce décret touche en premier lieu l’Indulgence plénière accordée, du 1er au 8 novembre, pour la visite d’un cimetière accompagnée d’une prière pour les défunts. Cette indulgence peut être transférée à d’autres jours du même mois, librement choisis par les fidèles, sans qu’il y ait nécessité qu’ils se suivent entre eux. Etant bien entendu que ces jours, même transférés, restent limités à huit.

            Pour l’Indulgence plénière concédée par l’Eglise le jour de la Commémoraison de tous les fidèles défunts, 2 novembre, qui s’obtient en visitant une église ou un oratoireen récitant le Notre Père et le Je crois en Dieuson obtention peut être transférée à n’importe quel jour du mois de novembre.

            Quant aux personnes qui ne peuvent accomplir l’œuvre indulgenciée, personnes âgées, malades, ou touchées par les restrictions de déplacement, elles pourront obtenir l’indulgence en priant devant une image de Notre Seigneur Jésus-Christ ou de la sainte Vierge, en utilisant une prière de leur choix, ou en offrant à Dieu leurs souffrances et leurs croix.

            Il est rappelé que ces indulgences s’obtiennent aux conditions habituelles : confession sacramentelle et sainte communion dans les huit jours, et prière aux intentions du Souverain Pontife.

            A ce sujet, il est bon de se souvenir ce que signifie cette expression « aux intentions du Souverain Pontife ». Elle concerne 6 intentions générales fixées par le droit, à savoir :

            1. l’exaltation de la sainte Église catholique ;

             2. la propagation de la Foi ;

             3. l’extirpation de l’hérésie ;

            4. la conversion des pécheurs ;

            5. la paix et la concorde entre les princes chrétiens ;

            6. les autres besoins de la chrétienté.

            Notons que, en ce qui concerne les conditions générales, si la confession et la communion sont impossibles sous huit jours, l’indulgence est tout de même obtenue, pourvu que le fidèle soit disposé à se confesser et à communier dès qu’il le pourra. 

            Ainsi, l’Eglise s’adapte à notre situation de ‘’confiné » et de ‘‘messes interdites » pour soulager les âmes du purgatoire. Bien qu’Elle n’ait pas encore approuvé ni recommandé la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois, on peut espérer que les outrages au Cœur Immaculé de Marie seront réparés et sa promesse de salut tenue, si nous appliquons ces directives à notre ou à nos prochaines  »communions réparatrices ».

             Nous avons vu plus haut que l’Eglise laissait au choix des fidèles la prière à dire ‘‘devant une image de Notre Seigneur Jésus-Christ ou de la sainte Vierge ». Nous vous proposons une des prières du propre de la messe en temps d’épidémie de notre publication du 15 mars dernier. https://hozana.org/publication/77866-messe-en-temps-d-epidemie

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        II  Demain, Ier Novembre, l’Eglise fête tous les saints.  (700 mots)

            Presque chaque jour de l’année, l’Eglise fête un saint particulier ; parfois plusieurs un même jour. Mais le nombre des saint ‘’officiellement » au Ciel, est très faible comparé au nombre des âmes qui y sont déjà. Pour tous ces heureux ‘’gagnants », qui prient maintenant pour nous au Ciel, l’Eglise a défini un jour particulier le Ier Novembre pour se réjouir avec eux.

            La première de ces âmes à entrer au Paradis est Dismas, le bon larron. ‘‘Ce soir même tu seras avec mois au paradis » lui a dit Jésus sur la croix. Ce brigand a vu Jésus portant en publique sa couronne d’épine. Il a entendu ses paroles de pardon pour ceux qui le clouaient à la croix, pardon motivé par l’ignorance de l’action qu’ils étaient en train d’accomplir : ‘‘ils ne savent pas ce qu’ils font », (en crucifiant la seconde personne de la Sainte Trinité.) Il a vu l’écriteau proclamant dés ce jour au monde la royauté de Jésus (les 3 langues pratiquées principalement à Jérusalem). Notre Dame a très probablement dû prier son Fils pour le sort de ces 2 condamnés ; UN SEUL a profité de cette grâce unique de mourir en compagnie de Jésus et de Marie. Dismas a exprimé publiquement la justesse de sa condamnation à la peine capitale. ‘’Pour nous ce n’est que Justice ». Il a manifesté publiquement l’innocence de Jésus ‘’Lui, il n’a rien fait ». En voyant la manifestation publique de la royauté du condamné (couronne d’épine, écriteau) il a désiré d’être dans ce royaume ‘’Souvenez-vous de moi lorsque vous serez dans votre royaume ». Prions souvent ce premier saint officiel pour qu’il nous aide à supporter avec patience les douleurs et angoisses de notre mort. Remarquons que l’agonie de ces 2 condamnés a été réduite par le fait qu’ils ont été exécutés en même temps que Notre Seigneur , c’est à dire la veille du shabbat, et les corps ne devaient pas rester en croix, morts ou vivant pendant ce jour. 

            Pour cette grande fête, l’Eglise a résumé dans les prières des vêpres les différents textes du propre de cette messe.

             » Je vis paraître une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, debout devant le trône. Tous les anges se tenaient en cercle autour du trône ; ils tombèrent alors devant le trône la face contre terre et se prosternèrent devant Dieu. Vous nous avez racheté Seigneur, dans votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; et vous avez fait de nous un royaume pour notre Dieu. Bénissez le Seigneur, vous tous ses élus ; célébrez des jours de joie et chantez sa gloire. Qu’il soit chanté par tous ses saints, les enfants d’Israël, le peuple qui l’approche ; c’est la gloire qu’il réserve à tous ses saints.

  • Pardonnez, Christ, à vos fidèles, pour qui la Vierge, leur patronne, implore la bonté du Père au tribunal de votre grâce.
  • Troupes bienheureuses des anges, qui vous partagez en neuf chœurs, bannissez les mots du passé, du présent et de l’avenir.
  • Et vous, apôtres et prophètes, devant le juge rigoureux, pour les pécheurs aux larmes vraies, sollicitez son indulgence.
  • Martyrs tout empourprés de sang, confesseur à la robe blanche, appelez-nous à la patrie, nous les exilés d’ici-bas.
  • Chœur innocent des vierges pures, ermites qui êtes passés du désert au ciel, faites-nous monter aux demeures célestes.
  • Expulser la race infidèle loin des frontières des chrétiens, afin que, tel un troupeau, nous guide tous, le seul Pasteur.
  • A Dieu, Père, soit toute gloire, comme aussi à son Fils unique ainsi qu’au Saint Consolateur, tout au long des siècles sans fin.
  • Amen.

            Dieu éternel et tout-puissant qui nous faites célébrer en une seule solennité les mérites de tous vos saints, multipliant ainsi nos intercesseurs, prodiguez-nous cette indulgence que notre désir appelle.

         (Pour ceux qui disposent de temps, (un peu plus d’1 heure) il existe sur internet une version audio d’une des conférences de l’abbé Charles Arminjon (Chambéry 1881) ) avec les mots clés suivant, sur ‘‘la béatitude éternelle et la vision surnaturelle de Dieu » Ces conférences ont fait les délices de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus enfant, car elle en a parlé dans son livre ‘’Histoire d’une âme ») 

        III  Le 2 Novembre, l’Eglise commémore tous les fidèles défunts. (1400 mots)

            Nous avons vu que dans les apparitions de Fatima, Notre Dame n’a parlé qu’une seule fois du Purgatoire. Le risque le plus grand que nous courrons sur la terre, est d’ordre surnaturel : C’est de perdre notre âme. Le secret en 3 partie a un fil conducteur qui est le salut ‘’ Si on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront ‘’ (ce qui ne veut pas dire qu’elles iront tout de suite au Ciel). Rien d’imparfait de peut se présenter en face de Dieu. Pour le voir face à face, il faut une âme immaculée. Ce lieu de purification fait dire à ceux qui y souffrent : « Plus de rechute dans le péché ! Plus de séparation entre Dieu et moi ! Plus de mort à Jésus-Christ qui est ma vie. Plus de ces doutes formidables sur ma prédestination. Ah ! C’en est fait, je suis sauvé… j’ai entendu de la bouche même de mon Dieu l’arrêt irrévocable de mon salut ; je sais, à n’en plus douter, qu’un jour les portes de la cité céleste s’ouvriront pour mon entrée triomphale, que le Ciel, la terre, les Principautés, les Puissances réunies, le glaive lui-même, sont sans puissances pour me séparer de la charité de Dieu et me déposséder de son éternelle couronne. » Ainsi faisait s’exprimer une âme du purgatoire, dans le livre de l’abbé Charles Arminjon dont nous avons palé plus haut.  (https://hozana.org/publication/35064-mysteres-de-la-vie-future-le-purgatoire-1-3 ) Faire une bonne mort ; ce doit être notre souhait le plus important sur ce lieu d’exil qu’est cette terre, cette vallée de larmes disons-nous dans le ‘’Salve Regina ». Nous demandons à Notre Dame, au moins 153 fois par jour, de nous assister ‘‘maintenant et à l’heure de notre mort » (sans compter les autres prières à son attention, dont l’Angelus ou les prières après les messes basses en rite extraordinaire.) 

         Vous trouverez en fin de publication, une prière pour demander dès maintenant la grâce d’une bonne mort. Cela ne veut pas dire que nous irons au Ciel tout de suite. Voici la position de l’Eglise sur le Purgatoire:  Le 17e concile œcuménique de Florence (1439-1445) en donne la définition suivante :
          « Si ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu avant d’avoir par des fruits dignes de leur repentir réparé leurs fautes commises par action ou par omission, leurs âmes sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires. »
Et le Catéchisme de l’Église Catholique, aux n° 1030 et 1031, a repris intégralement cette définition :
        « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur Salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel.
        L’Église appelle purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. »
           L’existence du purgatoire est donc un enseignement constant de l’Église. Tous ceux qui meurent dans l’amitié avec Dieu mais sans être complétement purs et dignes du Paradis, connaissent cet état de douloureuse purification pour le temps nécessaire à ce but.

            L’Eglise recommande de prier pour les morts. Dieu fait quelque fois des miracles pour nous rappeler l’importance de ses paroles et de ce qu’enseigne l’Eglise sur l’Enfer comme l’a rappelé Notre Dame à Fatima sur les fins dernières.   Le récit suivant est tiré d’un livre écrit par un des fils de la célèbre comtesse, Mgr de Ségur, livre consacré à l’Enfer.

            Dans la vie de saint Bruno, fondateur des Chartreux, on trouve un fait étudié à fond par les très-doctes Bollandistes, et qui présente à la critique la plus sérieuse, tous les caractères historiques de l’authenticité ; un fait arrivé à Paris, en plein jour, en présence de plusieurs milliers de témoins, dont les détails ont été recueillis par des contemporains, et enfin qui a donné naissance à un grand Ordre religieux.

            Un célèbre docteur de l’Université de Paris, nommé Raymond Diocrès, venait de mourir, emportant l’admiration universelle et les regrets de tous ses élèves. C’était en l’année 1082. C’était un des plus savants docteurs du temps, connu dans toute l’Europe par sa science, ses talents et ses vertus. Un nommé Bruno, que l’Eglise a fêté le 6 octobre dernier, était alors à Paris avec quatre compagnons ; il se fit un devoir d’assister aux obsèques de l’illustre défunt.

            On avait déposé le corps dans la grande salle de la chancellerie, proche de l’église de Notre-Dame, et une foule immense entourait le lit de parade où, selon l’usage du temps, le mort était exposé, couvert d’un simple voile. Au moment où l’on vint à lire une des leçons de l’Office des morts qui commence ainsi : « Réponds-moi. Combien grandes et nombreuses sont tes iniquités », une voix sépulcrale sortit de dessous le voile funèbre, et toute l’assistance entendit ces paroles : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été accusé! » On se précipite ; on lève le drap mortuaire : le pauvre mort était là, immobile, glacé, parfaitement mort. La cérémonie, un instant interrompue, fut bientôt reprise ; tous les assistants étaient dans la stupeur et pénétrés de crainte. On reprend donc l’Office ; on arrive à la susdite leçon « Réponds-moi ». Cette fois, à la vue de tout le monde, le mort se soulève, et d’une voix plus forte, plus accentuée encore, il dit : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été jugé ! », et il retombe. La terreur de l’auditoire est à son comble. Des médecins constatent de nouveau la mort. Le cadavre était froid et rigide. On n’eut pas le courage de continuer, et l’Office fut remis au lendemain.

            Les autorités ecclésiastiques ne savaient que résoudre. Les uns disaient : « C’est un réprouvé ; il est indigne des prières de l’Église. » D’autres disaient : « Non, tout cela est sans doute fort effrayant ; mais enfin, tous tant que nous sommes, ne serons-nous pas accusés d’abord, puis jugés par un juste jugement de DIEU ? » L’Évêque fut de cet avis, et, le lendemain, le service funèbre recommença à la même heure. Bruno et ses compagnons étaient là comme la veille. Toute l’Université, tout Paris était accouru à Notre-Dame. L’Office recommence donc. À la même leçon : « Réponds-moi », le corps du docteur Raymond se dresse sur son séant, et avec un accent indescriptible qui glace d’épouvante tous les assistants, il s’écrie : « Par un juste jugement de DIEU, j’ai été condamné ! », et retombe immobile.

            Cette fois, il n’y avait plus à douter. Le terrible prodige constaté jusqu’à l’évidence n’était pas même discutable. Par l’ordre de l’Évêque et du Chapitre, on dépouille, séance tenante, le cadavre des insignes de ses dignités, et on l’emporte à la voirie de Montfaucon.

            Au sortir de la grande salle de la Chancellerie, Bruno, âgé alors d’environ quarante-cinq ans, se décida irrévocablement à quitter le monde, et alla chercher, avec ses compagnons, dans les solitudes de la Grande-Chartreuse, près de Grenoble, une retraite où il pût faire plus sûrement son salut, et se préparer ainsi à loisir aux justes jugements de DIEU. Certes, voilà un réprouvé qui « revenait de l’enfer », non pour en sortir, mais pour en être le plus irrécusable des témoins.

            Nous retiendrons du récit de Mgr de Ségur, ce que l’Eglise a toujours enseigné, à savoir que les réprouvés considèrent leur sort comme le résultat d’un JUSTE jugement de Dieu.

            Saint Ignace de Loyola disait qu’il ne connaissait pas de prédication plus utile et plus fructueuse que celle de l’Enfer. – La considération des charmes de la vertu, les délices et les attractions de l’Amour divin, ont peu de prise sur les hommes sensuels et grossiers ; au milieu des distractions tumultueuses où ils vivent, des exemples contagieux qui leur sont donnés, des pièges et des écueils semés sous leurs pas, la menace de l’Enfer est le seul frein assez puissant pour les contenir sur la ligne du devoir. – Par la même raison, sainte Thérèse d’Avila invitait souvent ses religieuses austères à descendre en esprit et par la pensée en Enfer durant leur vie, afin d’éviter, disait-elle, d’y descendre en réalité après leur mort.

            Depuis Fatima, nous savons qu’un des moyens le plus sûrs pour éviter l’enfer, c’est de pratiquer au moins une fois dans sa vie, la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis. Notre Dame nous l’a dit Elle-même le 13 juin 1917 : » A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône. » 

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           IV  Vendredi 6 novembre : Premier vendredi du mois  (250 mots)

        En apparaissant à sainte Marguerite Marie à Paray le Monial, Notre Seigneur a fait une promesse pour ceux qui honoreront son Cœur Sacré, le premier vendredi de chaque mois en communiant 9 mois de suite ce jour particulier : La grâce de la persévérance finale.  A défaut de pouvoir le faire 9 mois de suite, efforçons-nous d’honorer Notre Seigneur ce jour particulier pour le consoler des irrévérences et des sacrilèges qu’Il reçoit dans ce sacrement de l’Eucharistie. Il l’a dit Lui-même en juin 1675: 

      « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».

           La collecte de la fête de sainte Marguerite Marie au 17 octobre exprime bien notre souhait de nous unir au Sacré-Cœur de Jésus.  » Seigneur Jésus-Christ, qui avez manifesté par de merveilleuses révélations à la bienheureuse vierge Marguerite Marie les richesses incompréhensibles de votre Cœur, faite que par ses mérites et à son exemple, nous vous aimions en toute chose et par-dessus tout, et qu’ainsi nous soyons dignes d’avoir à jamais une place dans votre Cœur, ô Vous, qui étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, en l’unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.  »

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          V  Samedi 7 novembre : premier samedi du mois.  (1300 mots)

            Pensons à  notre communion réparatrice de ce jour, au moins communion spirituelle ?  surtout si nous avons décidé d’offrir ces 5 communions successives pour un proche en grand danger de se perdre.

   »  O mon Jésus, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel TOUTES les âmes, secourant surtout celles qui ont la plus besoin de votre miséricorde. »

              C’est le 13 juillet 1917 que Notre Dame nous a demandé et prier ainsi son Fils après chaque dizaine de notre chapelet quotidien. Un mois avant Elle avait dit à Lucie qu’elle avait été choisie par Dieu pour être celle qui ferait connaître et aimer son Cœur Immaculé. Elle avait précisé que Dieu chérirait les âmes pratiquant cette dévotion et que Notre Dame les placerait alors pour orner le trône de Dieu. Après la communication des modalités de cette dévotion le 10 décembre 1925 à Pontevedra, Notre Seigneur précisera le 29 mai 1930 quelles étaient les 5 types d’offenses envers sa Mère que ces communions répareraient et ajoutera  ‘’Voilà ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’EMOUVOIR ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde â l’égard de ces pauvres âmes.

          Les prières et les sacrifices émeuvent donc la miséricorde de Dieu à l’égard des âmes qui offensent le Cœur Immaculé de Marie. Cette dévotion réparatrice est une sorte de prière très efficace. Quel pécheur n’offense-t-il pas ce Cœur Immaculé par l’une des 5 types d’offenses définies ce 29 mai ? Que ce soit par pensée, par parole, par action, comme nous le disons dans les 2 versions du ‘’Je confesse à Dieu » L’offrande de cette dévotion pour un pécheur émeut donc la miséricorde de Dieu. L’exemple ci-dessous, que nous avons publié plusieurs fois, est paru dans le bulletin d’août 2001 de la Croisade eucharistique des enfants au Portugal, en est une preuve et nous invite à offrir une série de 5 communions réparatrice (et les dévotions associées, le tout en esprit de réparation) pour une personne qui nous est chère, et dont la connaissance particulière ou la vie publique nous fait craindre la perte éternelle.

            Une femme de Guimaraes (nord du Portugal) raconte qu’elle avait un frère rapatrié du Mozambique, qui était un révolté et un blasphémateur. Il avait abandonné son épouse légitime pour vivre avec une autre femme dont il avait deux enfants. Pour obtenir du Cœur Immaculé de Marie sa conversion, sa sœur fit pour lui et à sa place, la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Et voici la suite :

            ‘‘Au début d’août 1981, mon frère allait très mal. Quand on lui demanda s’il voulait un prêtre, il proféra des blasphèmes contre les prêtres. Comme la maladie s’aggravait, il fut admis à l’hôpital de Braga. Les autres malades disaient qu’il n’avait pas un moment de repos, ni de jour, ni de nuit, et qu’il ne laissait personne en paix. À la grande stupéfaction de tous, le 18 août 1981, il demanda plusieurs fois un prêtre. Deux prêtres vinrent, qui lui administrèrent les derniers sacrements. À peine étaient-ils partis qu’il pencha la tête sur le côté et mourut immédiatement. Ce fut sans doute le Cœur Immaculé de Marie qui sauva mon pauvre frère qui avait été si pécheur. Je ne voulais pas le regarder une fois qu’il fut mort, craignant qu’il n’eut le visage aussi déformé qu’il ne l’avait durant sa maladie. Mais je ne pus résister et m’approchais durant la messe, qui eut lieu à la chapelle de l’hôpital. Il ne paraissait plus le même homme ! Il était très beau, souriant. Il semblait que son amertume s’était transformée en joie. ‘’

 (Note : Au Portugal, la messe de funérailles a toujours lieu en présence du cercueil ouvert, et l’on peut ainsi voir le visage du défunt durant la cérémonie. C’est une coutume très enracinée dans la population, à tel point que la messe de funérailles est appelée communément « messe du corps présent ».)

           Voici un exemple de la puissance de la prière pour convertir les âmes et leur éviter l’Enfer ; rappelons les paroles de Notre Dame en quittant les enfants le 19 juillet 1917  » Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie pour elles. » 

            Extrait du manuscrit autobiographique de sainte Thérèse de Lisieux :

            « Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. – J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. (Le procès d’Henri Pranzini s’ouvre le  devant la Cour d’assises de la Seine. Le , après deux heures de délibéré, il est reconnu coupable des 3 meurtres du 17 mars 1887 par égorgement ou décapitation, et condamné à la peine capitale. Ses recours en grâce lui sont tous refusés. Henri Pranzini est guillotiné le ).  Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables : sentant que de moi-même je ne pouvais rien, j’offris au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre Seigneur, les trésors de la Sainte Église, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions, n’osant pas la demander moi-même dans la crainte d’être obligée d’avouer que c’était pour Pranzini, le grand criminel. Je ne voulais pas non plus le dire à Céline, mais elle me fit de si tendres et si pressantes questions que je lui confiai mon secret ; bien loin de se moquer de moi elle me demanda de m’aider à convertir mon pécheur, j’acceptai avec reconnaissance, car j’aurais voulu que toutes les créatures s’unissent à moi pour IMPLORER la grâce du coupable. Je sentais au fond de mon cœur la certitude que nos désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésusmais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation… Ma prière fut exaucée à la lettre ! Malgré la défense que Papa nous avait faite de lire aucun journal, je ne croyais pas désobéir en lisant les passages qui parlaient de Pranzini. Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal : « La Croix ». Je l’ouvre avec empressement et que vois-je ?… Ah ! Mes larmes trahirent mon émotion et je fus obligée de me cacher… Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’échafaud et s’apprêtait à passer sa tête dans le lugubre trou, quand tout à coup, saisi d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées !…Puis son âme alla recevoir la sentence miséricordieuse de Celui qui déclare qu’au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de pénitence !… »

            Que cet exemple nous incite à renouveler la pratique de la communion réparatrice des 5 premiers samedis, offerte pour sauver d’un enfer probable un parent, un ami, un inconnu, comme cet assassin devenu célèbre par la prière et les sacrifices d’une jeune âme fervente et de sa confidente.

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     VI    10 Novembre : Il y a un mois l’Eglise proclamait  »Bienheureux » le jeune Carlo Acutis. (1000 mots)

            Il avait presque l’âge de Maria das Neves lorsque Dieu le rappela à lui en quelques mois, en 2006, par une leucémie foudroyante. A l’occasion de sa béatification, sa mère a précisé que c’était un garçon comme tous ceux de son temps, mais qu’il avait su transformer  »l’ordinaire en extraordinaire ». Au centre de sa vie, il avait mis la présence vivante et réelle de Jésus, surtout dans le Très Saint Sacrement. Dès l’âge de 7 ans, il allait à la messe tous les jours pour communier et faire un moment d’adoration Eucharistique. Il récitait le chapelet tous les jours et disait que le rendez-vous avec la Madone était ce qu’il y avait de plus important dans sa journée. Il priait pour les âmes du purgatoire, pour les plus démunis, pour ceux qui étaient loin de la foi. Il disait que le salut des âmes était la chose la plus importante, et sa mère précisait qu’il était vrai que nous risquions tous de finir en Enfer. 15 ans après sa mort, sa mère précise que les saints sont faits pour leur temps et que Carlo parle en ce moment aux jeunes d’aujourd’hui en les invitant à ne pas oublier de donner à Dieu la première place, au centre de tout. Très doué pour l’informatique, il créa un site internet multi langue pour faire connaître 136 miracles eucharistiques. (site eucharistique carlo acutis)  Sur son lit d’hôpital, il disait : ‘‘J’offre toutes les souffrances que je dois subir au Seigneur, pour le pape et pour l’Église, et ALLER  DIRECTEMENT au paradis ». Voilà une âme maintenant au ciel qui savait très bien qu’y aller directement  n’était pas donné à tout le monde. Une récente neuvaine sur Hozana a fait connaître ce bienheureux :  (https://hozana.org/communaute/9375-premiere-neuvaine-avec-le-bienheureux-carlo-acutis/publications)  Au cinquième jour vous y trouverez  ces mots : ‘‘Si vraiment les âmes courent le risque de se damner, comme en effet de nombreux saints en donnent le témoignage et même les apparitions de Fatima l’ont CONFIRMEje me demande le motif pour lequel aujourd’hui on ne parle presque jamais de l’Enfer, parce que c’est une chose tellement terrible et effrayante, que j’en ai peur au seul fait d’y penser. » Et au sixième jour de cette neuvaine : ‘‘L’Eucharistie, c’est l’autoroute du Ciel … Plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus et déjà sur cette terre nous aurons un avant-goût du Paradis…Si l’on approche de l’Eucharistie tous les jours, on va droit au Paradis… Quand nous nous mettons devant le soleil, nous bronzons. Lorsque nous nous mettons devant Jésus-Eucharistie, nous devenons des saints’‘.

            Dans ses mémoires, sœur Lucie précisait : « Souvent, elle (Jacinthe) s’asseyait par terre ou sur quelque pierre et, toute pensive, elle se mettait à dire : ‘’ Oh, l’enfer ! Oh, l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les gens qui sont là, vivants, à brûler comme du bois dans le feu ! » »  D’autres fois, elle demandait : ‘’ Pourquoi est-ce que Notre-Dame ne montre pas l’enfer aux pécheurs ? S’ils le voyaient, ils ne pécheraient plus, pour ne pas y aller. Tu dois dire à Notre-Dame qu’elle montre l’enfer à tous ces gens. Tu verras comme ils se convertiront ! »    Oui, le bienheureux Carlo Acutis pensait comme sainte Jacinthe : Il faut parler de l’enfer et craindre d’aller dans ce lieu. Les pères de l’Eglise ont toujours dit que Dieu se contentait d’un motif de respect de ses commandements par crainte de l’enferplutôt que par amour de Lui déplaire. Alors, suivons les remarques de Jacinthe et Carlo et parlons de ce lieu avec ce curieux poème.  

1- Malheureuse âme damnée, qui t’a mise dans ces feux ? Qui t’a mise, infortunée, dans ces cachots ténébreux ?

LE DAMNÉ :
2- Ah ! C’est ma pure malice qui m’a plongée en ce feu, où j’éprouve la justice et la vengeance de Dieu !
3- Ma perte est universelle : Dieu perdu, tout est perdu ! Dieu perdu, perte cruelle ! Ce mot n’est point entendu.
4- Ah ! Que je suis misérable ! Car je ne puis aimer Dieu. Oh! Malheur insupportable Qu’on ne comprend qu’en ce lieu !
5- Je n’ai plus Dieu pour mon Père ! Il est mon juge irrité, qui dans toute sa colère, punit mon iniquité.
6- Comme je suis tout contraire à ce Dieu saint et puissant, il me rend guerre pour guerre et m’accable à chaque instant.
7- J’ai, pour une bagatelle, pour un plaisir d’un moment, perdu la vie éternelle : J’en enrage incessamment !
8- Hélas ! Ma vie est passée. Oh ! Souvenir très cruel ! Je sens mon âme rongée d’un repentir immortel.
9- Je gémis sans pénitence, je brûle sans consumer, je souffre sans espérance, je me repens sans aimer.
10- Je ne respire que flamme tant au dehors qu’au dedans, le feu pénètre mon âme : Je suis un charbon ardent.
11- Dans tout ce qui m’environne je trouve un nouveau tourment ; je souffre sans qu’on me donne le moindre soulagement.
12- Tous les démons me tourmentent : Les démons sont mes bourreaux ! Ces cruels tyrans inventent des tourments toujours nouveaux !
13- Le désespoir et la rage et les grincements de dents sont mon unique langage au milieu de mes tourments !
14- Je me déchire et me mange ! Je me dépite et maudis ! Car mon malheur est étrange, car mes maux sont infinis !
15- Une peine qui m’accable, c’est la longue éternité. Oh ! « Jamais » épouvantable ! Oh ! Terrible vérité !
16- Pour jamais avec les diables, les damnés et les serpents, dans des feux insupportables et dans des cachots puants !
17- Pour jamais cette demeure ! Pour jamais être damné ! Malheureuse et maudite heure à laquelle je suis né !
18- Rage, désespoir, blasphème, puisqu’il faut toujours souffrir, puisqu’il faut rester de même sans jamais pouvoir mourir !
19- Je t’attends, ô maudit frère, qui m’as fait offenser Dieu ! Viens, je te ferai la guerre à tout jamais en ce lieu !
20- Homme mortel, fais-toi sage, et le fais à ses dépens : Si tu n’entends son langage, tu souffriras son tourment !
21- Oh ! Quel malheur, quel langage ! J’en frémis, j’en suis touché, oui, je veux me rendre sage, en évitant le péché.

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         VII Dimanche 22 Novembre : Dernier dimanche de l’année liturgique. (450 mots )

     Dans la forme ordinaire du rite romain, l’Eglise célèbre ce jour la ‘’Solennité du Christ Roi de l’Univers ». Dans notre publication du 2 octobre dernier (https://hozana.org/publication/99038-recitez-le-chapelet-tous-les-jours-en-l-honneur-de-notre-dame-du-rosaire,  ) nous avons développé le 25 octobre, la fête du ‘’Christ Roi ». L’Eglise, dans sa forme extraordinaire, célébrait alors la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus Christ. Quelques mots pour revenir sur ce sujet :

            L’objet même de notre foi, est de faire régner Notre Seigneur Jésus-Christ sur nous, sur nos familles, sur nos cités. C’est l’apôtre Paul qui l’a dit en termes impératifs : ‘‘Oportet illum regnare », (1 Cor. 15, 25).  ‘’Il faut qu’il règne » : Il faut que Notre Seigneur Jésus-Christ règne. Alors pourquoi le pape Pie XI a-t-il jugé bon d’ajouter au calendrier liturgique une fête particulière pour le Christ Roi ? Était-ce vraiment nécessaire ? Est-ce que la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ n’était pas suffisamment signifiée dans toutes les fêtes de l’année liturgique ? En effet, si on lit les textes liturgiques de la fête de la Nativité, de la fête de l’Épiphanie, des grandes cérémonies de la Semaine sainte, à plus forte raison de la fête de Pâques et de celle de l’Ascension, la royauté de Notre Seigneur est constamment affirmée. Ces fêtes ne font que manifester le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ et son Royaume. Alors pourquoi ajouter cette fête du Christ Roi ? Parce que les hommes ont voulu détruire le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ.

            Après que les princes et les chefs d’Etat ont reconnu, pendant de nombreux siècles, la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ, des disciples de Satan – celui qui poursuit de sa haine Notre Seigneur – ont résolu d’en finir avec la chrétienté, avec l’ordre chrétien, avec le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ sur la société, et ils ont fomenté des troubles jusqu’au moment où ils ont pu détruire ce règne sur les sociétés. La triple donation que nous avons relatée avec le lien https://hozana.org/publication/54152-la-triple-donation-du-21-juin-1429 montrait la position de Notre Seigneur dans le royaume de France. La proposition faite par le Sacré-Cœur de porter assistance au Roi de France dans sa lutte contre les ennemis de tous ordre, s’il acceptait d’inscrire ce Cœur Sacré sur ses étendard ne fut pas acceptée et le pouvoir civile qui remplaça le roi ne défendit plus ce règne. Un pas de plus fut franchi avec la Russie qui a répandu ses erreurs dans le monde. Maintenant le salut de chacun doit se faire en opposition avec la société civile, avec l’aide puissante du Cœur Immaculé de Marie. La proximité des dates de l’encyclique ‘’Quas Primas » de Pie XI et de la définition de la dévotion réparatrice des premiers samedis à Pontevedra n’est pas fortuite : 11 et 10 décembre 1925. ‘’Christus Vincit, Christus Regnat, Christus Imperat ».

        VIII  Prière pour demander la grâce d’une bonne mort. 

            Divin Cœur de Jésus, accordez-moi la grâce de vivre toujours selon votre Volonté, aussi bien aux heures les plus belles, les plus joyeuses, les plus importantes de ma vie, que dans les moments difficiles, et d’être toujours prêt pour ma dernière heure.

            Donnez-moi le courage de tout donner pour votre Amour, même ma vie s’il ne faut.

            O Jésus, par votre sainte et douloureuse Passion, faites que votre venue à l’heure de ma mort me trouve éveillé en bon serviteur, avec un vrai repentir, une bonne confession, et muni des derniers sacrements.

            Seigneur, ne m’abandonnez pas dans mon dernier combat sur cette terre, où j’aurais à lutter contre Satan en fureur. Que votre Sainte Mère, Saint-Michel et vos Anges m’assistent et me protègent contre toutes les tentations à l’heure où je devrais quitter ce monde. Puissent-il alors me consoler et me fortifier dans mes douleurs.

            Accordez-moi, à cette heure, une foi vive, une ferme confiance, un amour ardent et une grande patience. Faites que je me remette pleinement conscient entre Vos Mains, et que je m’endorme dans Votre Sainte Paix.

            Dans votre infinie Bonté et dans votre grande de Miséricorde, souvenez-vous de moi, Seigneur-Jésus.

            Amen.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Source: HOZANA, le 31 octobre 2020

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