Vers la Pentecôte – Dimanche VII : confinement et déconfinement !

Vers la Pentecôte - Dimanche VII : confinement et déconfinement !

Vers la Pentecôte – Dimanche VII : confinement et déconfinement !

Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est monté auprès de son Père dans les nuées ! Alléluia ! Il nous promet l’envoi de son Esprit Saint ! Alléluia ! 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Saints Donatien et Rogatien, martyrs à Nantes vers 304, priez pour nous.

Du livre des actes des apôtres :  

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. (Ac 1, 12-14)

De l’Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean : 

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. » (Jn 17, 1b-11a)

Tu viens de monter vers ton Père, dans la gloire et dans les nuées. Tes apôtres sont incrédules. Hébétés, ils regardent le ciel, essayant de te voir. Deux anges sont nécessaires pour leur expliquer que leur recherche est vaine : là où tu es, ils ne peuvent plus te voir. Alors, comme nus, perdus, ils s’en vont, retournent à Jérusalem, dans le Cénacle, la chambre haute, qu’ils connaissent bien. Ils s’enferment dans la maison, se confinent, et attendent, avec ta Sainte Mère, en priant. C’est bien là qu’aura lieu l’effusion de l’Esprit Saint.

On pourrait avoir un regard de dureté, face à ces apôtres qui semblent toujours avoir un train de retard. Incrédules lorsque tu leur annonçais ton Royaume, lâches et fuyants durant ta passion, perdus et hésitants lors de ta résurrection, et maintenant confinés. Pourtant, tu les as tous choisis, les douze, Judas y compris. Tu les as aimés, tu as mis en eux ton Espérance, parce que tu savais qu’ils parviendraient à construire ton Église. Et tout humains et imparfaits qu’ils sont, ils ont réussi !

En regardant les apôtres, c’est nous que nous regardons. Nous sommes, chacun pour notre part, ton apôtre dans ce monde. Comme eux, nous sommes mortels et gangrenés par la déchéance de la vie. Combien de fois nous arrive-t-il de ne plus croire, de perdre confiance, d’hésiter, de faire preuve de fadeur, de tiédeur, de cet entre-deux de compromission ? Combien de fois n’est-on pas, à notre tour, à la traine ?

La confrontation à la vie des apôtres nous permet d’entrevoir notre propre humanité, car effet, nous n’aurions pas été mieux. Face à l’abjection extrême qu’a été ta passion, le réflexe de défense, de protection, était la fuite. Combien d’entre eux ont eu, des jours et des mois durant, ces images de torture gravées dans la mémoire, comme une marque indélébile ? Oui, notre humanité en prend un coup, car elle se rend compte d’elle-même, c’est-à-dire de sa fragilité profonde.

Toi Seigneur, tu as été pleinement homme. Dans ton incarnation, tu as senti la moindre des souffrances possibles pour le mortel. Mais toi, Seigneur, tu es aussi pleinement Dieu, Dieu lui-même, venu sur terre pour notre rédemption. Cette nature fait de toi l’homme sans péché, engendré sans péché, parfait si il en est. Même si un temps le découragement t’a gagné, c’est avec la force de ta divinité que tu as pris ta croix, et que tu as monté ce chemin pentu jusqu’au Golgotha. Personne n’aurait pu le faire pour toi. Seul toi pouvait accomplir jusqu’à son terme ce salut.

Nous le verrons, sur notre chemin de Pentecôte, c’est parce qu’ils sont remplis de l’Esprit Saint que tes apôtres et tes disciples retrouvent du zèle et commencent, à ta suite, à réaliser des miracles et des prodiges. Ils vivront pour la plupart le martyr, mais auront réussi à lancer l’Église. Ainsi confinés dans le Cénacle, reclus dans la prière, ils prennent le temps de la méditation, et c’est là que, comme des langues de feu, l’Esprit viendra les changer à jamais. Ils deviendront les premiers témoins, les premiers saints.

Il est étrange de constater, Seigneur, que nous entendons ce texte où tes apôtres se confinent, d’une certaine façon, dans la Cénacle, alors que par ta divine providence, après dix longues semaines, le culte public est enfin autorisé dans notre pays. Amen, alléluia ! Merci Seigneur de nous permettre de revenir en ton Eglise. Il est bien tôt pour dresser un bilan de cette période de confinement ; nous mesurons tout juste les dégâts qu’a pu faire cette terrible pandémie, tuant des milliers d’entre nous et nous meurtrissant dans notre chair et notre esprit. Les polémistes pourront discuter de telle ou telle autre décision : cela n’est pas tout à fait notre rôle de chrétiens, car nous portons une espérance qui doit nous pousser vers l’avenir. Durant ces instants d’enfermement dans nos maisons, nous avons été poussés au silence et à l’introspection. Nous coupant de cette vie, il a fallu puiser la force dans la vérité de notre foi profonde pour survivre spirituellement.

Les apôtres attendaient l’Esprit Saint. Nous l’avons déjà reçu. Grâce à eux l’Église a prospéré, cette Église qui malgré l’interdiction de culte a su employer les moyens modernes pour répondre aux besoins des fidèles. Ces mêmes apôtres, au Cénacle, devaient sûrement, dans leurs prières, se souvenir de ce dialogue que tu as eu, avec ton Père, le jeudi saint, avant que tu ne sois livré pour ta passion. Il nous est offert, en ce dimanche qui précède la Pentecôte. Tu lèves les yeux au ciel, fait important, car c’est bien ton Père à qui tu t’adresses, dont le Royaume n’est pas ici. Tu sais que ton heure est venue, et tu lui demandes de te glorifier, pour qu’à ton tour tu le glorifies. Ta gloire n’est pas celle de ce monde, mais celle de la passion, qui te verra tabassé, humilié, tué. C’est à travers cette mort nécessaire pour le Salut du monde que tu rattrapes tous les péchés, que tu rachètes l’ensemble de l’humanité. Dans ta résurrection, tu le glorifieras à ton tour, ton Père et notre Père, faisant connaître au monde son nom, ton nom, ton Saint Nom !

Aux apôtres, c’est un véritable héritage que tu leur laisses : tu l’affirmes, ils ont vraiment reçu ta Parole, et même si tu sais qu’ils failliront, tu pries pour eux, parce que c’est le Père qui te les as donnés ! Ils participent à ta Gloire, ces apôtres qui recevront l’Esprit Saint. Toi, tu ne seras plus de ce monde, tu remontes vers le Père, et d’une certaine façon, tu leur laisses le soin de te glorifier dans ce monde.

En t’adressant à tes apôtres, Seigneur, c’est à nous que tu t’adresses. Nous sommes tes apôtres, tu nous confies ce monde. Aussi ne doit-on pas s’appuyer sans cesse sur le gouvernement de l’Église, sur les clercs ou sur les dirigeants politiques, qu’il est aisé d’accuser, mais au contraire prendre la vraie valeur de notre responsabilité personnelle. Nous sommes l’Église, cette Église dont tu es la tête et nous les membres. Nous devons entendre ce discours sacerdotal non seulement pour les apôtres, mais aussi pour soi, maintenant, aujourd’hui, dans le temps et le monde présent.

Seigneur, aujourd’hui nous retrouvons le chemin de l’Église, du culte, de la Sainte Messe, et nous te rendons grâce car nous attendions ce moment depuis longtemps, mais nous n’oublions pas tous les morts, toutes les personnes encore malades, celles qui gardent des séquelles irréversibles, celles qui sont fatiguées et éreintées, et nous te prions, Seigneur, pour que disparaisse ce fléau, pour que nous retrouvions des jours meilleurs ;

O Christ, toi qui as été avec les mourants, les malades, les faibles, sois auprès de nous, dans ces temps critiques où le virus semble disparaître mais où nous devons rester vigilants ;

Esprit-Saint, toi que les apôtres attendent dans la chambre haute, le Cénacle, donne-nous l’Esprit de Sagesse et de tempérance pour que notre joie de nous retrouver dans nos communautés ne nous poussent pas à des actes inconsidérés et dangereux, afin que nous continuions à protéger les plus faibles d’entre nous ;

Par toi, Dieu le Père, créateur de toute chose ; avec toi, Dieu le Fils, Verbe Vivant ; en toi, Dieu le Saint-Esprit, qui ne cesse de souffler ses dons ; toi Dieu Un, unique et unitaire, Père, Fils et Esprit-Saint, Trinité insondable depuis le commencement, maintenant, et pour toujours,

Amen, Alléluia, Alléluia !


Prière de l’Ascension vers la Pentecôte : 

Tu es monté, Seigneur, devant nos yeux, auprès de ton Père, t’enlevant à notre vue. Christ ressuscité, tu as montré ta splendeur pendant quarante jours, puis, dans les nuées, tu t’envoles dans la Gloire. Tu nous as prévenu de l’envoi de ton Esprit-Saint, du défenseur, du paraclet, de celui qui nous gratifiera de ses dons de sagesse, de science, d’intelligence, de force, de crainte, de conseil et de piété. Nous marchons dans ces dix jours jusqu’à l’effusion de l’Esprit, vivant cette espérance dans notre cœur. Dans ces moments troublés, puisse le jour de Pentecôte nous apporter la paix et le réconfort dont nous avons besoin. Amen, Alléluia.

Prière contre la pandémie de Coronavirus :

Seigneur, toi qui as guéri les malades et ressuscité les morts, en ces temps de pandémie mondiale, nous nous tournons vers toi. Pardonne-nous nos péchés et nos manquements, accueille nos prières avec miséricorde. Protège toutes les personnes atteintes par ce fléau. Accueille dans tes bras ouverts toutes les personnes qui ont quitté ce monde. Sois particulièrement et pleinement auprès de toutes les personnes au service des malades, dans tout leur dévouement et leur courage. Aide dans leurs missions tous ceux qui sont présents pour que la société continue de fonctionner. A ce moment où notre humanité est face à ses démons, éloigne-nous de tout ce qui provient du mal ! Reste auprès de nous, Dieu le Père, Créateur de toutes choses, qui veut notre bien. Marche avec nous, ô Christ : toi qui a porté ta croix, apprends-nous à porter la nôtre. Habite-nous, Esprit Consolateur, afin que nous soyons remplis des dons de force, de courage, de sagesse, de science et d’intelligence, pour rayonner de ta Lumière auprès des plus faibles. Amen.

Prière pour le mois de Marie : 

Sainte Marie, toi qui as porté Jésus, Fils de Dieu, en ton sein, toi qui est conçue sans péché, vierge éternelle, toi qui as supporté la mort de ton fils sur la croix, et qui l’a vu ressusciter, toi qui était avec les apôtres au moment de la Pentecôte, en ce mois que nous te consacrons, mois des fleurs et du printemps, nous t’implorons d’intercéder pour nous auprès du Seigneur Notre Dieu. Mère de Dieu, Reine du Ciel, couronnée d’étoiles, qui n’a pas connu la corruption de la mort dans ta glorieuse assomption, nous te reconnaissons comme notre mère, notre maman du ciel, et nous nous consacrons à ton cœur transpercé, à ton cœur aimant. Eve nouvelle, exemple de Sainteté, prie pour nous, pour nos familles, pour nous communautés, pour ces enfants dispersés que nous sommes, nous les chrétiens, afin que nous revenions, grâce à toi, dans l’unité du Christ. Comme toi, qui es sensible aux plus pauvres, aux malades, ayons le souci de l’autre. Marie, mère de Jésus, mère du Christ, confie nous à ton Fils, dans notre condition de mortels, et au moment où nous passerons de ce monde à l’autre, afin que nous connaissions à notre tour la plénitude de l’Amour de Dieu. Notre Dame de Lourdes, prie pour nous. Notre Dame de Fatima, prie pour nous. Notre Dame de Guadalupe, prie pour nous. Notre Dame de Medjugorje, prie pour nous. Notre Dame de la rue, prie pour nous. Notre Dame des plus pauvres, prie pour nous. Notre Dame de tous les peuples, prie pour nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Source: HOZANA.ORG, le 24 mai 2020

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