Comment les pèlerinages en Terre Sainte vont changer après l’épidémie

Des fidèles priant pour la paix à Jérusalem, en mai 2018. Des fidèles priant pour la paix à Jérusalem, en mai 2018.  

Comment les pèlerinages en Terre Sainte vont changer après l’épidémie

La pandémie de Covid 19 bouleverse l’antique tradition des pélerinages vers la terre natale du Christ. Le commissaire général pour la Terre Sainte en Italie explique en quoi cette réalité va changer et les futures modalités d’organisation. 

Federico Piana- Cité du Vatican

Les pèlerinages d’après la pandémie de coronavirus en Terre Sainte ne seront plus les mêmes. Les règles strictes de distanciation sociale, les règles anti rassemblements et les bonnes recommandations pour l’assainissement des lieux ouverts au public imposent une remise en cause drastique et rapide de l’accueil des pèlerins, aujourd’hui figé par la quarantaine. 

L’avenir des petits groupes

Dans un avenir immédiat, les grandes messes et les célébrations très animées feront place à de petits groupes de pèlerins qui n’auront pas à se croiser. «Nous devrons repenser les espaces à l’intérieur de nos lieux saints d’une manière totalement nouvelle», confirme le frère franciscain Sergio Galdi d’Aragon, de la Custodie de Terre Sainte, chargé d’accueillir les pèlerins italiens. «Nous avons des basiliques, des sanctuaires, très grands, qui nous permettront d’accueillir des groupes allant jusqu’à soixante-dix personnes». Le frère Galdi d’Aragon pense en particulier aux sites de Nazareth, Gethsémani et du Mont Thabor, qui jusqu’à il y a quelques mois étaient pris d’assaut : «Il est clair que maintenant nous devrons tous concevoir un mode de vie différent même en voyage, tant qu’un vaccin ne sera pas trouvé».

Les connexions vont également changer

Même les liens entre le reste du monde et la Terre Sainte ne peuvent manquer de changer. Pour déplacer de petits groupes, qui deviendront nécessairement plus nombreux, il faudra multiplier les vols, en maintenant le taux de sécurité élevé. Ce n’est pas une petite difficulté dont le frère Galdi d’Aragon est conscient, et a conscience que la pression morale ne manquera pas à l’égard des autorités : «La Terre Sainte a une vocation universelle. Jérusalem est donc le cœur du christianisme tout en étant la ville sainte des autres religions monothéistes. Le regard de tous les croyants est tourné vers Jérusalem. C’est pourquoi, en tant que religieux de la Custodie de Terre Sainte, nous ferons tout pour que chacun puisse faire le « pèlerinage de la vie».

En 2019, un boom de pèlerins

La pandémie, inattendue et perturbatrice, a mis un terme à une tendance à l’augmentation de la fréquentation. En 2019, selon les données du centre d’information chrétienne, 630 000 pèlerins chrétiens ont fait le voyage en Terre Sainte. «Nous avions – dit avec amertume le frère Galdi D’Aragona – des réservations jusqu’à Noël cette année, mais le virus a tout bloqué. Il ne reste plus qu’à nous réinventer».

Source: Vaticannews, le 3 mai 2020

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