La Prière de Sainte Louise de Marillac « Je suis à Vous, Sainte-Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu » :

Sainte Louise de Marillac : 15 mars - Jean-Pierre

La Prière de Sainte Louise de Marillac « Je suis à Vous, Sainte-Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu » : 

« Je suis à Vous, Sainte-Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu.

Apprenez-moi à imiter Votre Sainte vie, je désire, comme Vous, accomplir ce que Dieu demande de moi.

En toute humilité, je requiers Votre assistance.

Vous connaissez ma faiblesse, mais Vous voyez le désir de mon cœur.

C’est de Votre cher Fils, mon Rédempteur, que Vous avez pris les héroïques vertus que Vous avez pratiquées sur la terre.

Qu’à votre exemple, toutes mes actions glorifient sans cesse Son Saint Amour.

Que chacun Vous regarde comme un chemin sûr pour aller à Dieu, qu’il Vous aime par préférence à tout autre.

Que chacun Vous rende la Gloire que Vous méritez comme Fille Bien-Aimée du Père, Mère du Fils et Digne Épouse du Saint-Esprit.

Ainsi soit-il. » 

Sainte Louise de Marillac (1591-1660), , Fondatrice de la Compagnie des Filles de la Charité, les Sœurs de Saint Vincent de Paul, au service du Christ en la personne des pauvres, dans près de trente villes de France et jusqu’en Pologne. 

Sainte Louise de Marillac, pionnière de la charité

Le Pape devant un tableau représentant sainte Louise de Marillac, le 9 mai 2020 lors de la messe à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.Le Pape devant un tableau représentant sainte Louise de Marillac, le 9 mai 2020 lors de la messe à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. 

Sainte Louise de Marillac, pionnière de la charité

Le Pape François a célébré la messe de ce matin en mémoire de sainte Louise de Marillac, la cofondatrice des Filles de la Charité avec saint Vincent de Paul.

La mémoire liturgique de sainte Louise de Marillac est habituellement fixée au 15 mars, mais comme cette date coïncidait cette année avec le troisième dimanche du Carême, elle a été déplacée au 9 mai. Le Pape a donc prié lors de la messe matinale pour les Filles de la Charité qui l’aident au quotidien, celles qui vivent dans la maison Sainte Marthe et dirigent le dispensaire pédiatrique du Vatican, «cet hôpital qui existe depuis près de 100 ans et qui ont travaillé ici, à Sainte Marthe, pour cet hôpital. Que le Seigneur bénisse les sœurs», a déclaré François en confiant son intention de prière du jour.

Ce sont ces Filles de la Charité qui assurent une présence discrète lors de la messe matinale du Pape. Elles assument généralement le service de la première Lecture et du Psaume. Le 30 juillet 2019, le Pape François s’était rendu à la maison provinciale de leur communauté à Rome, afin de rendre visite à une religieuse hospitalisée, sœur Maria Mucci, qui avait travaillé de nombreuses années à la Maison Sainte-Marthe.

Qui était Louise de Marillac ?

Née en 1591 à Paris, fille naturelle d’un grand seigneur et nièce de deux personnalités en conflit avec Richelieu, Louise de Marillac se marie à un bourgeois en 1613, avant de se retrouver veuve à seulement 34 ans. mais sa rencontre avec saint Vincent de Paul bouleverse sa vie. Elle deviendra la collaboratrice de « Monsieur Vincent » dans ses œuvres de charité qui soulagent la vie de milliers de miséreux dans la France de Louis XIII puis, plus tard, sous le début de règne du jeune Louis XIV.

En 1633, ils fondent ensemble la Compagnie des Filles de la Charité, qui seront appelées Sœurs de Saint Vincent de Paul dans le langage courant. En tant que supérieure de la nouvelle communauté, elle oriente son action vers les exclus de son temps : elle crée des écoles pour les fillettes pauvres, elle organise l’accueil et l’éducation des enfants trouvés, elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres, elle envoie des sœurs auprès des galèriens… L’amour de l’homme créé à l’image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique motive son action et sa vocation.

Elle meurt à la tâche en 1660, tout comme saint Vincent de Paul. Son corps repose au 140 rue du Bac, à Paris. Elle fut béatifié par Benoît XV en 1920, canonisée par Pie XI en 1934. En 1960, saint Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux chrétiens.

Les Filles de la Charité aujourd’hui

Les Filles de la Charité de Saint Vincent-de-Paul forment actuellement une société de vie apostolique de droit pontifical, et constituent le plus grand groupe de religieuses au monde, avec plus de 15 000 sœurs recensées en 2016. Elles sont notamment présentes dans le monde de la santé et l’enseignement.

Cette compagnie fut la première communauté religieuse féminine à ne pas être soumise à la règle de la clôture, et elle a tenu un rôle central dans le développement du système hospitalier, en France notamment.

Source: Vaticannews, le 9 mai 2020

Messe du pape du 9 mai 2020 à la chapelle de Sainte Marthe

François: le diable veut détruire l’Église par l’envie de pouvoir et d’argent

Lors de la messe à la maison Sainte Marthe samedi 9 mai, le Pape François s’est souvenu de la mémoire de Sainte Louise de Marillac, et a prié pour les religieuses vincentiennes qui l’aident et vivent à la maison Sainte Marthe.

Lors de la messe de ce samedi de la quatrième semaine de Pâques, le Souverain Pontife a d’abord rappelé la mémoire de Sainte Louise de Marillac (proclamée sainte patronne des oeuvres sociales en 1960), et a prié pour les religieuses qui l’aident au quotidien : celles qui vivent dans la maison Sainte Marthe et dirigent le dispensaire pédiatrique du Vatican, «cet hôpital depuis près de 100 ans et qui ont travaillé ici, à Sainte Marthe, pour cet hôpital. Que le Seigneur bénisse les sœurs.»

La mémoire de sainte Louise de Marillac est normalement célébrée le 15 mars, mais comme cette date coïncidait cette année avec le troisième dimanche de Carême, elle a été déplacée. Les sœurs qui travaillent à la maison Sainte Marthe appartiennent à la Congrégation des Filles de la Charité, la Congrégation fondée par Sainte Louise de Marillac (famille vincentienne).  Un tableau de la sainte a été apporté à la chapelle. 

Dans son homélie, le Pape a commenté le passage des Actes des Apôtres (Actes 13, 44-52) dans lequel les Juifs d’Antioche «remplis de jalousie et de paroles insultantes» s’opposent aux déclarations de Paul sur Jésus. Puis ils provoquent l’agitation parmi les femmes pieuses de la noblesse et les notables de la ville, créant une persécution qui a obligé Paul et Barnabé à quitter le territoire.

D’une part, a observé le Pape, il y  la Parole de Dieu qui fait grandir la persécution et d’autre part, «quel est l’instrument du diable pour détruire l’annonce de l’Evangile ? L’envie. Le Livre de la Sagesse le dit clairement : « Par l’envie du diable, le péché est entré dans le monde » – envie, jalousie… Toujours ce sentiment amer, amer. Ces gens ont vu comment l’Évangile a été prêché et ils se sont mis en colère, ils se sont rongés les uns les autres avec colère. Et cette colère les a poussés à continuer : c’est la colère du diable, c’est la colère qui détruit, la colère de ce « Crucifié, crucifié ! », de ce supplice de Jésus. Il veut détruire. Toujours. Toujours

L’Église, a rappelé François, «se situe entre les consolations de Dieu et les persécutions du monde». Et à une Église «qui n’a pas de difficulté manque quelque chose» et «si le diable est calme, les choses ne vont pas bien». «Toujours la difficulté, la tentation, la lutte… la jalousie qui détruit. Le Saint-Esprit fait l’harmonie de l’Église et le mauvais esprit détruit. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à aujourd’hui. Toujours cette lutte». Et «l’instrument de cette jalousie», a observé François, sont «les pouvoirs temporels». «Dans ce passage, il est dit que « les Juifs ont provoqué l’agitation chez les femmes pieuses de la noblesse ». Ils sont allés voir ces femmes et leur ont dit : « Ce sont des révolutionnaires, chassez-les ». Et « les femmes ont parlé aux autres et les ont chassées. Les femmes pieuses de la noblesse … Et aussi les notables de la ville: ils vont au pouvoir temporel et le pouvoir temporel peut être bon, les gens peuvent être bons, mais le pouvoir en tant que tel est toujours dangereux. Le pouvoir du monde contre le pouvoir de Dieu déplace tout cela et toujours derrière ceci, ce pouvoir, il y a de l’argent.»

«Ce qui se passe dans l’Église primitive, a affirmé le Pape, c’est-à-dire l’œuvre de l’Esprit pour construire l’Église, pour harmoniser l’Église, et l’œuvre du mauvais esprit pour la détruire – le recours aux pouvoirs temporels pour arrêter l’Église, pour détruire l’Église – n’est qu’un développement de ce qui se passe au matin de la Résurrection. Les soldats, voyant ce triomphe, sont allés voir les prêtres et ont acheté la vérité… les prêtres. Et la vérité a été réduite au silence. Dès le premier matin de la Résurrection, le triomphe du Christ, il y a cette trahison, ce silence de la parole du Christ, ce silence du triomphe de la Résurrection avec le pouvoir temporel : les grands prêtres et l’argent

Le Pape a conclu par une exhortation : «Soyons prudents, faisons attention à la prédication de l’Évangile» afin de ne jamais tomber dans la tentation de «mettre notre confiance dans les pouvoirs temporels et l’argent». «La confiance des chrétiens, c’est Jésus-Christ et le Saint-Esprit qu’Il a envoyé et c’est précisément le Saint-Esprit qui est le levain, la force qui fait grandir l’Église. Oui, l’Église avance, dans la paix, avec résignation, dans la joie : entre les consolations de Dieu et les persécutions du monde.»

Après la communion, le Pape François a invité les fidèles ne pouvant communier sacramentellement à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:

«Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur: venez‐y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous».

Il y a ensuite eu un temps d’adoration du Saint-Sacrement, suivi de la bénédiction eucharistique.

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale du temps pascal Regina Cœli a été entonnée:

Regína caeli laetáre, allelúia. 

Quia quem merúisti portáre, allelúia.

Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia.

Source: Vaticannews, le 9 mai 2020