Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre  salut (I)

Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre  salut (I)

Le 1er novembre 2025, saint John Henry Newman a été officiellement nommé trente-huitième docteur de l’Église. Il est à ce jour le seul docteur de l’Église à avoir écrit en anglais moderne.

Si je vous disais que Marie est la cause de notre salut, votre première réaction serait sûrement de me qualifier  d’hérétique. Cependant, ce sont les mots exacts de Newman. Cette affirmation  nécessite une explication approfondie. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que Newman n’en est pas l’auteur. Il cite en fait le trente-septième docteur de l’Église, saint Irénée de Lyon. Qu’entendent-ils tous les deux par-là ?

Commençons par les Écritures, de peur que les Catholiques ne soient accusés d’ajouter à la Bible. Du début à la fin de la Bible, partout où nous trouvons Jésus, nous trouvons également (directement ou indirectement) la présence de Marie. Dès le premier instant où le péché est entré dans le monde, dans son amour miséricordieux, Dieu nous a promis un rédempteur : son fils, Jésus-Christ. Dans le même souffle, Dieu a également promis de nous envoyer Marie, lorsqu’il a dit au serpent : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15).

Dès le début de la Bible, la prophétie de la victoire de Jésus sur Satan inclut Marie. À la fin de la Bible, dans le chapitre 12 de l’Apocalypse, nous voyons à nouveau Jésus lutter contre Satan. Mais il n’est pas seul. Marie est là, aux côtés de Jésus, luttant contre Satan.

Si nous nous tournons vers les Évangiles, nous continuons à voir Marie participer activement, aux côtés de Jésus, à sa mission de rédemption de l’humanité du péché :

Tout d’abord, Marie dit « oui » au plan de Dieu lorsque l’ange Gabriel lui apparaît pour lui annoncer qu’elle sera la mère du Messie (Luc 1, 26-38).

Deuxièmement, lorsque Marie et Joseph amènent l’enfant Jésus au Temple, Siméon fait une prophétie sur Jésus et Marie. S’adressant à Marie, il dit : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et à devenir un signe contesté (et une épée transpercera ton âme) » (Luc 2, 34-35).

Troisièmement, c’est Marie qui initie le ministère public de Jésus lorsqu’elle lui demande d’accomplir son premier miracle public lors des noces de Cana. Jésus et Marie sont à un mariage lorsque le vin vient à manquer. Marie dit à Jésus qu’ils n’ont plus de vin. Elle se tourne alors vers les serviteurs et leur dit : « Faites tout ce qu’il [Jésus] vous dira. » (Jean 2, 1-12).

Enfin, Marie est présente au pied de la croix. C’est certainement à ce moment-là que son âme est transpercée par l’épée prophétisée par Siméon (Jean 19, 25-27). La crucifixion de Jésus est un exemple clair de la manière dont Marie a activement participé à l’œuvre de salut de Jésus. Ce n’est pas son corps qui a été crucifié, mais son cœur maternel.

Diacre Paul Maxey, 29 octobre 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie