28.06.2023 – SAINT DU JOUR

St Irénée de Lyon

St Irénée de Lyon

ÉVÊQUE ET MARTYR († 203)

Saint Irénée
Évêque et martyr
(135-140 – † 202-203)

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l’école de l’Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d’Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c’est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d’une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d’échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l’Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. 

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Irénée de Lyon

Saint Irénée priez pour nous !

Saint Irénée de Lyon déclaré docteur de l’Église

Saint Irénée, évêque de LyonSaint Irénée, évêque de Lyon

Saint Irénée de Lyon déclaré docteur de l’Église

Le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints a proposé au Pape d’accorder un avis positif à la proposition du dicastère de faire de l’ancien évêque de Lyon un docteur de l’Église. Le Saint-Père l’a annoncé officiellement ce vendredi 21 janvier. 

Le cardinal Marcello Semeraro, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints a été reçu ce jeudi matin en audience par le Pape François. Une audience au cours de laquelle il a proposé au Souverain Pontife d’accepter l’avis positif de la session plénière des cardinaux et évêques membres du même Dicastère, concernant l’attribution du titre de docteur de l’Église universelle à saint Irénée, évêque de Lyon, précise la salle de presse du Saint-Siège. 

Le Pape a en effet déclaré ce 21 janvier saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre de Doctor unitatis, « Docteur de l’unité ».

« Saint Irénée de Lyon, originaire d’Orient, a exercé son ministère épiscopal en Occident : il a été un pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident. Son nom, Irénée, exprime cette paix qui vient du Seigneur et qui réconcilie, rétablissant l’unité », écrit François dans un décret. « Que l’enseignement d’un si grand Maître encourage de plus en plus le cheminement de tous les disciples du Seigneur vers la pleine communion »,souhaite-t-il. Un encouragement significatif en cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

Né entre 130 et 140 probablement à Smyrne (dans l’actuelle Turquie), Irénée fut le deuxième évêque de Lyon, entre 177 et 202. Il est l’un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Il s’est illustré par sa dénonciation du gnosticisme. Il est mort martyr, victime d’un édit de l’empereur romain Septime Sévère. 

L’Église compte actuellement 36 docteurs de l’Église parmi lesquels quatre Français: Bernard de Clairvaux (1090-1153), Hilaire de Poitiers (v.315-367), François de Sales (1567-1622) et Thérèse de Lisieux (1873-1897). 

Trois vénérables italiens

Lors de l’audience de ce jeudi matin, le Saint-Père a autorisé la même Congrégation à promulguer les décrets concernant trois religieux italiens: 

– Les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Francesco Saverio Toppi, de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, archevêque prélat de Pompéi ou de la Sainte Vierge du Très Saint Rosaire ; né le 26 juin 1925 à Brusciano (Italie) et mort le 2 avril 2007 à Nola (Italie).

– Les vertus héroïques de la Servante de Dieu Maria Teresa De Vincenti (au siècle : Raffaella), Fondatrice de la Congrégation des Petites Ouvrières des Sacrés-Cœurs ; née le 1er mai 1872 à Acri (Italie) et morte dans cette ville le 23 novembre 1936.

– Les vertus héroïques de la Servante de Dieu Gabriella Borgarino (née : Teresa), de la Société des Filles de la Charité ; née le 2 septembre 1880 à Boves (Italie) et morte le 1er janvier 1949 à Luserna (Italie).

Source: VATICANNEWS, le 21 janvier 2022

Le Pape déclarera prochainement saint Irénée de Lyon « docteur de l’unité »

Le Pape François prononce son discours aux membres du groupe de travail Saint-Irénée, le 7 octobre 2021Le Pape François prononce son discours aux membres du groupe de travail Saint-Irénée, le 7 octobre 2021 (Vatican Media)

Le Pape déclarera prochainement saint Irénée de Lyon « docteur de l’unité »

Le Groupe mixte de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée a été reçu en audience ce jeudi matin par le Pape François. Après avoir souligné l’importance de leur mission, le Successeur de Pierre a souhaité que le dialogue œcuménique soit aussi inclus dans le futur processus synodal, en particulier concernant le thème de la primauté. Il a aussi annoncé le doctorat prochain de saint Irénée, père de l’Église, 2e évêque de Lyon, mort martyr en 202. 

 Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«Rechercher ensemble les moyens par lesquels les différentes traditions peuvent s’enrichir mutuellement sans perdre leur identité», telle est la mission que s’est fixée le groupe Saint-Irénée depuis sa fondation en 2004, à l’initiative de l’évêque de Magdebourg et de l’Institut Johann-Adam-Moehler de Paderborn. Le Pape François s’est dit aujourd’hui «reconnaissant» pour le travail théologique accompli par ce groupe au service de la communion entre catholiques et orthodoxes.

Dans le sillage de saint Irénée, homme de paix

«Il est bon de cultiver une unité enrichie par les différences, qui ne cède pas à la tentation d’une uniformité normalisatrice»,a-t-il expliqué. Les théologiens membres du groupe – treize catholiques et treize orthodoxes, provenant d’Europe, du Moyen-Orient et des Amériques – cherchent à cet égard à comprendre comment les aspects contrastés présents dans leurs différentes traditions, «plutôt que d’alimenter des oppositions, peuvent devenir des occasions légitimes d’exprimer la foi apostolique commune».

Le Saint-Père est aussi revenu sur le saint patron du groupe de travail, Irénée de Lyon, «un grand pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident», et dont le nom «porte l’empreinte du mot paix». Cette paix est celle de Jésus, «qui réconcilie, qui rétablit l’unité». «Chers amis, avec l’aide de Dieu, travaillez vous aussi à abattre les murs de séparation et à construire des ponts de communion», a encouragé le Souverain Pontife, après avoir annoncé de manière inattendue qu’il déclarerait «volontiers prochainement Docteur de l’Église avec le titre de doctor unitatis», docteur de l’unité de l’Église, saint Irénée de Lyon. Irénée fut le deuxième évêque de Lyon, entre 177 et 202. Il est l’un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Défenseur de la gnose, il s’est illustré par sa dénonciation du gnosticisme. Il est mort martyr, victime d’un édit de Septime Sévère. 

Pas de primauté sans synodalité

Le groupe Saint-Irénée, qui se réunira ces jours-ci à l’institut d’études œcuméniques de l’université Angelicum, a récemment publié une étude intitulée “Servir la communion. Repenser la relation entre primauté et synodalité”. Comme l’a précisé le Pape, «la primauté et la synodalité dans l’Église ne sont pas deux principes concurrents à maintenir en équilibre, mais deux réalités qui se constituent et se soutiennent mutuellement au service de la communion». «De même que la primauté présuppose l’exercice de la synodalité, la synodalité inclut l’exercice de la primauté»,a-t-il poursuivi. Par ailleurs, la synodalité dans l’Église catholique articule trois dimensions: «tous» (par l’exercice du sensum fidei de tous les fidèles), «certains»(par l’exercice du ministère des évêques, chacun avec son presbyterium), et «un»(ministère d’unité de l’évêque et du Pape).

Étant donné cette imbrication, «une approche fructueuse de la primauté dans les dialogues théologiques et œcuméniques ne peut que s’appuyer sur une réflexion sur la synodalité: une autre voie ne convient pas». «Dans une Église synodale, même l’exercice de la primauté pétrinienne pourra recevoir une plus grande lumière», a estimé le Pape. À quelques jours du processus synodal qui sera inauguré dans tous les diocèses catholiques, François a donc souhaité que «cet aspect important» soit aussi approfondi avec d’autres chrétiens.

La rencontre entre le Saint-Père et le groupe de travail Saint-Irénée s’est conclu par une prière du Notre Père, chacun dans sa propre langue.

Source: VATICANNEWS, le 6 octobre 2021

28.06.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Irénée 
Évêque et martyr 
(135-140 – † 202-203)

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l’école de l’Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d’Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c’est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d’une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d’échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l’Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. 

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI : 
>>> Saint Irénée de Lyon

Saint Irénée priez pour nous !

06.04.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Irénée de Sirmium évêque et martyr († v. 305)

Prière de Saint Irénée de Lyon - Site-Catholique.fr

Evêque de Sirmium, aujourd’hui Mitrovica, au temps de l’empereur Maximien , sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité à Sirmium en Pannonie – l’actuelle Hongrie

Il n’est pas le premier évangélisateur de Lyon, mais rejoint une toute jeune communauté pour l’aider à grandir dans son attachement au Christ. Etait-il envoyé par le vieil évêque Polycarpe, comme on le dit parfois ? En tout cas, c’est sans doute à cause du Christ et de l’Évangile qu’il a accepté de quitter sa terre et de partir pour l’Occident, Rome d’abord probablement, puis Lyon dont l’évêque, Pothin, venait de mourir avec les autres martyrs de 177. Y vivait-il déjà depuis quelques mois ? En tout cas, pour répondre à l’appel de cette Église sans pasteur, Irénée pose ses valises à Lyon, vérifiant ce qu’un texte anonyme de l’époque, la Lettre à Diognète, disait des chrétiens : « Chaque terre leur est une patrie… ». Il est venu comme un migrant : rien dans la besace, sinon l’Évangile. Il ne connaissait ni le pays, ni la langue, ni les gens. Mais il savait qu’il trouverait des frères. Il se met à leur service, en devient le pasteur pour au moins 20 ans, jusqu’à sa mort.

Confronté aux croyances des gnostiques, il réagit comme un missionnaire, en consentant au voyage intérieur pour comprendre cette terre inconnue qu’est la gnose chrétienne qu’il avait aussi à évangéliser. Avec pour boussole l’Évangile et pour ancre, la foi des apôtres, il en fait un exposé critique, dénonce et réfute ce qu’elle dit faussement de Dieu, des humains, du Christ, du salut. Il y acquiert la certitude qu’un chrétien, jusqu’aux confins de la terre, quelles que soient sa langue et sa culture, garde le lien à l’Église primitive et à la foi des témoins oculaires, compagnons du Christ. Il apprend à ses contemporains à discerner qui garde ce lien et qui ne le garde pas. Il leur apprend à lire l’Écriture en Église et à y trouver Jésus.

La mission d’Irénée a été de transmettre la règle de foi qu’il avait reçue : un seul Dieu, notre origine ; un seul sauveur, le Christ ; un seul salut, notre espérance pour tous. Elle a été aussi de témoigner de l’unité de l’Église, de toutes les Églises quand elles gardent le lien aux apôtres. Il a passé son temps à lire et relire l’Écriture pour écouter avec un coeur docile ce que l’Esprit dit aux croyants. Il nous rappelle que ce n’est pas notre culture, notre histoire, notre pays, qui nous font chrétiens, mais ce lien aux apôtres, eux qui nous font connaître et aimer Jésus. La foi est une relation, pas une identité.

Source : Bernard Meunier, Institut des Sources Chrétiennes

Saint Irénée priez pour nous !

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