20.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Bernard

St Bernard de Clairvaux

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1153)

Saint Bernard
Abbé et docteur de l’Église 
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie. 

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’Ordre de Cîteaux ; mais il n’y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu’on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. 
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu’es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas ; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien. 

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n’est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. 

Le Saint n’avait point étudié dans le monde ; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard


Saint Bernard priez pour nous !

PRIÈRE

« Le nom de la Vierge était Marie », prière de saint Bernard de Clairvaux

Marie est la noble étoile, dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers ; Elle illumine le monde et échauffe les âmes, Elle enflamme les vertus et consume les vices. Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples. Ô toi qui te vois ballotté dans le courant de ce siècle, au milieu des orages et des tempêtes de manière plus périlleuse que si tu marchais sur terre, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer dans les tempêtes. Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie vers Marie. Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie. Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pense à Marie. Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur et, pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublies pas les exemples de sa vie. En suivant Marie, on ne dévie pas, en la priant on ne désespère pas, en pensant à elle, on ne se trompe pas. Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu ne craindras pas ; si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue ; si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but : ainsi tu comprendras, par ta propre expérience, combien cette parole est juste : « Le nom de la Vierge était MARIE » (Lc 1, 27). Amen !

20.08.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Bernard
Abbé et docteur de l’Église 
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie. 

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’Ordre de Cîteaux ; mais il n’y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu’on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. 
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu’es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas ; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien. 

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n’est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. 

Le Saint n’avait point étudié dans le monde ; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard 

Saint Bernard priez pour nous !

Les plus beaux textes sur Marie : Regarde l’étoile, de Bernard de Clairvaux

Leemage via AFP – « La vierge apparait a saint Bernard de Clairvaux », de Filippino Lippi (1486), Badia Fiorentina, Italie

Les plus beaux textes sur Marie : Regarde l’étoile, de Bernard de Clairvaux

Il est parfois plus facile de se tourner vers Marie que vers Jésus. Son image de mère intimide moins que celle du Crucifié. Les saints ne s’y trompent pas : ils savent qu’elle est un des chemins de plus sûr vers Jésus. Ils expriment pour elle leurs paroles souvent les plus affectueuses, les plus poétiques et les plus inspirantes. Comme cette méditation de saint Bernard de Clairvaux. 

Source d’inspiration inépuisable pour les saints, la Vierge Marie, est pour Bernard de Clairvaux (1090-1153) le modèle de l’amour. Bien qu’il ait peu écrit sur elle, il est l’un de ses plus grands chantres. Pour lui, Marie est une médiatrice pour aller au grand Médiateur. « Nous ne saurions en trouver de plus efficace que Marie, médiatrice de toutes grâces », écrit-il.

Il a cette intuition très tôt. Jeune abbé chargé en 1115 de fonder l’abbaye de Clairvaux en Champagne, il est malade. Avec son enthousiasme natif, il chante les louanges de la Mère de Dieu en commentant librement le récit de l’Annonciation. Dans ces homélies soigneusement écrites, il reconnaît en Marie les qualités de la vie monastique. Mais surtout, elle est pour lui la Mère de Dieu, celle qui est en si grande proximité de Dieu que Dieu est en elle encore plus proche de nous. Saint Bernard n’a aucun doute : à travers Marie, nous sommes conduits à Jésus. Comme il évoque dans cette belle homélie :

« Ô homme, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde te sens emporté à la dérive parmi les orages et les tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cette étoile. Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l’adversité, regarde l’étoile, appelle Marie ! Si l’orgueil, l’ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l’étoile, crie vers Marie ! Si la colère ou l’avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie. Quand, tourmenté par l’énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l’abîme du désespoir, pense à Marie. Dans les périls, les angoisses, les situations critiques, invoque Marie, crie vers Marie ! Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse pas d’imiter sa vie. Si tu la suis, point ne t’égares ; si tu la pries, point ne désespères ; si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas. Qu’elle te tienne, plus de chute. Qu’elle te protège, plus de crainte. Sous sa conduite, plus de fatigue. Grâce à sa faveur, tu touches au port. Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la vierge était Marie ! (Lc 1, 27) ».

(Extrait de la deuxième homélie Super Missus est, 17)

Quand les grands saints prient Marie : cliquez ici pour ouvrir le DIAPORAMA

MADONNA

SOURCE: ALETEIA, le 12 février 2021

Elle arracha par ses prières le Salut de tous les hommes

Elle arracha par ses prières le Salut de tous les hommes

La Miséricorde, nous l’étreignons avec plus de tendresse que les autres vertus de Marie, nous nous en souvenons plus souvent, nous l’appelons avec plus de fréquence. C’est elle, en effet, qui obtint que le monde entier fût restauré et qui arracha par ses prières le Salut de tous les hommes.

Qui donc pourra de ta Miséricorde, ô bénie, mesurer la longueur et la largeur, la sublimité et la profondeur ?

« Sa longueur, jusqu’à la fin du monde, se porte au secours de tous ceux qui l’invoquent »[ceux qui invoquent Dieu (Lc 1, 50)] ; sa largeur enveloppe le globe terrestre au point que, de ta Miséricorde à toi aussi, la Terre est toute remplie. Sa sublimité a provoqué la renaissance de la cité céleste et sa profondeur a obtenu le rachat de ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort.

Désormais c’est à ta bienveillance de manifester au monde cette grâce que tu as trouvée auprès de Dieu en obtenant par tes saintes prières le pardon aux coupables, la santé aux malades, la fermeté aux cœurs lâches, l’apaisement aux affligés, secours et délivrance à ceux qui sont en péril.

Saint Bernard, Docteur marial

Extrait de Assumptione B. V. M., sermon 4, n°8-9

dans Écrits sur la Vierge Marie, Mediaspaul, Paris 1995, p. 145-146

Prions:

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: https://www.uneminuteavecmarie.com/2020/aout/semaine-34/2020-08-20/

20.08.2020 – SAINT DU JOUR

Saint Bernard
Abbé et docteur de l’Église 
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d’une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s’endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie. 

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l’appel de Dieu, qui le voulait dans l’Ordre de Cîteaux ; mais il n’y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L’exemple de cette illustre jeunesse et l’accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d’autres vocations, qu’on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu’on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. 
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu’es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu’il semblait n’être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n’écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C’est ainsi qu’après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s’en aperçut même pas ; un jour, il but de l’huile pour de l’eau, sans se douter de rien. 

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t’abandonnons tout notre héritage. Oui, je comprends, avait répondu l’enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n’est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. 

Le Saint n’avait point étudié dans le monde ; mais l’école de l’oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l’ami des Papes, l’oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d’autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard 

Saint Bernard priez pour nous !