« La protection des enfants doit mobiliser toutes les institutions », déclare M. Sauvé

M. Jean-Marc Sauvé, Rapport de la CIASE © capture Zenit / KTO

M. Jean-Marc Sauvé, Rapport De La CIASE © Capture Zenit / KTO

« La protection des enfants doit mobiliser toutes les institutions », déclare M. Sauvé

Un « problème majeur dans nos sociétés »

« La protection des enfants doit mobiliser toutes les institutions », déclare M. Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique, au micro de Radio Vatican (Cyprien Viet), le 5 octobre 2021, à l’occasion de la remise du Rapport de la Ciase à la Conférence des évêques et la Conférence des religieux et des religieuses de France, qui a voulu cette commission pour enquêter sur 70 ans (1950-2020).

« Personne ne s’attendait à des résultats aussi élevés »

M. Sauvé réfléchit à la situation de l’Eglise en France par rapport à la laïcité et établit que les pourcentages sont proches de ceux des Pays-Bas, par exemple, somme toute, des « des données très préoccupantes »: « Je pense que l’Église catholique en France, dans un état laïque, ne s’est pas pensée comme une contre-société, ou comme une société minoritaire dans un monde adverse et hostile. Au contraire, moi, je trouve que le catholicisme en France a été ouvert, et on le voit bien dans les œuvres catholiques. Moi-même, j’ai connu dans ma jeunesse les colonies de vacances catholiques, et il y avait des enfants d’ouvriers communistes qui venaient.

« Le système français est en réalité très différent, par exemple, du système belge, néerlandais ou allemand, dans lequel il y a une « polarisation » de la société, c’est-à-dire que la société fondée sur des « piliers »: il y a un courant laïque, un courant démocrate-chrétien, et un courant social-démocrate, et du berceau à la tombe, quand on est dans un couloir, on reste dans son couloir et on ne circule pas.

« En France, le dispositif d’éducation chrétienne dans une société laïque, a été assez ouvert. L’Église ne s’est pas repliée sur elle-même. Je ne pense donc pas que la laïcité française ait pu nourrir des problèmes particuliers et aggraver les problèmes de pédocriminalité dans l’Église.

« D’ailleurs, les rares comparaisons internationales montrent des données très préoccupantes. Quand on voit le pourcentage de prêtres qui ont pu commettre des abus et qu’on peut faire des comparaisons sur le nombre de victimes avec les autres pays, je pense que la France se situe plutôt au bas de la fourchette. Il y a moins de prêtres mis en cause en France qu’en Irlande bien sûr, mais aussi qu’en Australie, aux États-Unis ou en Allemagne.

« Le pourcentage de prêtres mis en cause est plutôt proche de celui des Pays-Bas. La France est aussi au bas de la fourchette quand on regarde le nombre de victimes par rapport à la population générale, ou par rapport à la population éduquée dans la religion catholique: on se rend compte que la France n’a pas plus de victimes que les Pays-Bas, et même qu’elle en a plutôt moins. Les autres pays, eux, n’ont pas dénombré les victimes.

« Donc moi, ce qui me préoccupe en réalité, c’est que tout en ayant l’intuition que la France est un pays plutôt pas en bas du tableau des problème de violences sexuelles, on arrive tout de même à un nombre de victimes qui est stupéfiant, qui est hallucinant. Lorsque nous avons eu les résultats de l’enquête sur 28 000 personnes qui ont été interrogées, à la fin du mois de mars, tous les membres de la commission, qu’ils soient catholiques, protestants, de culture ou de confession musulmane, ou juive, ou athée, tous étaient stupéfaits, et personne ne s’attendait à des résultats aussi élevés. »

Un « problème majeur dans nos sociétés »

Pour le haut fonctionnaire, le problème concerne tous les milieux sociaux: « Oui, je pense que c’est un problème majeur dans nos sociétés. Il faut vraiment que les uns et les autres soient parties prenantes. Personne ne peut considérer qu’il est à l’abri. On a trouvé 216 000 victimes dans l’Église catholique, mais dans l’école publique, nous en comptons 141 000, sans compter les internats. Si on rajoute les internats, on arrive à pas loin de 200 000. On voit bien qu’aucun milieu n’est épargné, que personne ne peut se glorifier d’être épargné par ces problèmes. Personne n’a le monopole de la vertu et personne n’a le monopole du vice, ou des problèmes en tout cas. Et donc moi je pense effectivement que dans l’intérêt des enfants, il faut que toutes les institutions publiques et privées, et donc l’Église catholique aussi, partagent leurs informations, leurs expériences, pour qu’on essaye de réduire et d’éradiquer ce problème.

« J’ajoute une chose qui est très claire: les chiffres de l’Église catholique sont impressionnants, accablants, mais le premier milieu dans lequel se produisent des violences sexuelles, c’est évidemment dans les familles, et aussi parmi les amis des familles. Au minimum, 5,7% des personnes de plus de 18 ans en France ont été sexuellement agressées dans le cadre de leur famille ou par des amis de la famille, ce qui est un pourcentage extraordinairement élevé. Cela représente plus d’un enfant sur 20. Cela signifie que sur une classe de 20 élèves ou 25 élèves à l’école élémentaire, il y a en moyenne un ou deux enfants par classe qui sont exposés à des risques de violences sexuelles. Des risques tout à fait réels! Et ça, c’est intolérable. »

Ce que signifie l’obéissance

M. Sauvé attend des réformes également canoniques: « Dans nos recommandations, il y a beaucoup de choses simples et pratiques, qui relèvent des diocèses, des instituts religieux, de la Conférence des évêques et de la Conférence des religieux. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de choses aussi qui relèvent du Saint-Siège, non pas sur les points fondamentaux de la doctrine mais dans, l’expression de la doctrine, et aussi dans le droit canonique.

« Je souhaiterais qu’on puisse faire évoluer les tribunaux canoniques en matière pénale, dans le sens des exigences du procès équitable. Et je pense qu’il est aussi souhaitable que les victimes puissent avoir accès à la procédure. Il n’est pas normal qu’un homme ou une femme qui a porté plainte, qui déclenche une procédure canonique, ne soit pas du tout informé de la suite de la procédure. Ce sont des points qui sont vraiment importants.

« Je pense aussi que dans le catéchisme de l’Église catholique, qui est universel mais qui explique l’enseignement de l’Église dans des cultures déterminées mais qui évoluent, il y a des points qui sont importants et qui doivent conduire à éviter une sacralisation excessive de la personne du prêtre, du religieux, et aussi qui doivent éviter une identification, une assimilation absolue du prêtre au Christ dans toutes ses dimensions, non seulement quand il célèbre la messe, mais presque dans la vie courante. Ce qu’on a vu, c’est que des hommes, qui étaient des prédateurs pour assouvir leurs pulsions sexuelles, ont usé et abusé de la figure de Dieu. Il y a donc des points d’attention qui sont nécessaires pour éviter des justifications d’abus, ou des éléments qui peuvent les favoriser.

« Je prends un autre exemple: le principe d’obéissance. C’est un principe tout à fait fondamental, mais l’obéissance ne peut pas et ne doit pas être invoquée au point d’abolir le discernement personnel. L’obéissance, ce n’est pas une soumission radicale et inconditionnelle à la personne de quelqu’un d’autre. Il y a donc des enseignements moraux, spirituels, qui doivent être regardés avec attention pour qu’en réalité, on ne tombe pas dans ce que le Pape François écrit dans la Lettre au peuple de Dieu: qu’on ne bascule pas du côté des abus d’autorité, des abus de conscience, et des abus spirituels, qui sont souvent l’antichambre d’autres abus: des abus sexuels. »

Source: ZENIT.ORG, le 6 octobre 2021

«Notre parole est enfin criée»: témoignage de Mme Véronique Garnier

Rapport de la CIASE © capture Zenit / KTO

Rapport De La CIASE © Capture Zenit / KTO

«Notre parole est enfin criée»: témoignage de Mme Véronique Garnier

Un entretien à Radio Vatican

«Notre parole est enfin criée»: Mme Véronique Garnier, co-responsable d’un service de protection des mineurs dans le diocèse d’Orléans, elle-même abusée par un prêtre durant son adolescence, évoque une « étape historique », qui s’ouvre avec le Rapport Sauvé, au micro de Radio Vatican (Hélène Destombes).La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), voulue par les évêques et les religieux et religieuses de France, a en effet remis, ce mardi 5 octobre 2021, à Paris, son rapport sur les violences sexuelles sur mineurs commises au sein de l’Église en France, sur une période de 70 ans, entre 1950 et 2020.Après deux ans et demi de travail – audition des victimes, consultations d’archives… – Jean-Marc Sauvé, président de la CIASE a présenté ce Rapport de 465 pages et 2 500 pages d’annexes, et -estimant à 330 000 le nombre des mineurs ou personnes vulnérables abusés dans des contextes ecclésiaux, dont 216 000 victimes d’abus commis par un prêtre, un religieux, un diacre ou une religieuse. Une « oeuvre de mort » pour M. Sauvé qui estime que les abus sont des actes contraires au commandement « Tu ne tueras pas »: les victimes sont des « survivants ».Une « grande douleur », et un « grand soulagement »

Abusée adolescente de 13 ans à 15 ans par un prêtre, ami de sa famille, Véronique Garnier, catholique, 60 ans, était présente à la présentation du Rapport Sauvé dont elle dit: « Je l’accueille dans ma chair. Ce n’est pas un chiffre pour moi, c’est 330 000 fois la même chose que ce que j’ai vécu. C’est pour moi une grande douleur, mais en même temps étonnamment, un soulagement très grand, parce que j’ai entendu de la part de M.Sauvé les mots que j’attendais depuis longtemps. »

Pour elle, le rapport fait enfin écho au cri des victimes: « Le cri des victimes Nous faisons partie de cette «clameur des pauvres» que l’Église ne voulait pas entendre. Aujourd’hui, quelque chose d’un peu historique se produit, car je pense qu’il y aura un «avant» et un «après», personne ne pourra dire que ce n’est pas si grave. Notre parole est enfin criée, je trouve que c’est très touchant. »

« On peut ne plus avoir honte »

Elle salue l’écoute des membres de la CIASE: « Ce que l’on a vécu n’est pas pensable, imaginable, donc on ne peut pas attendre de la part de personnes qui ne l’ont pas vécu de vraiment comprendre. Mais certains ont uni leur cœur à notre douleur. Ce qui était extraordinaire avec ces personnes de la Ciase qui nous ont tous écoutés est qu’ils ont vraiment ouvert leur cœur; ils nous ont présenté leur humanité. On a dit notre humanité blessé: leur humanité a accueilli cette blessure qui est devenue un peu la leur, et leur humanité souffrante à leur tour nous redonne une part de notre humanité. Ce qu’il s’est passé n’est pas ordinaire, cela nous aide à nous relever, à ne plus avoir honte. Aujourd’hui, on peut ne plus avoir honte de ce qui nous est arrivé. »Le « vrai scandale des scandales »Elle évoque, en tant que chrétienne, une « souffrance plus profonde »: « Peut-être que je vais parler d’une souffrance encore plus profonde, encore plus intime, qu’est la souffrance de l’âme. Il y a la souffrance du corps, de l’affectivité, de la psychologie, mais aussi la souffrance de l’âme. Les enfants, adolescents et adolescentes qui sont abusés dans l’Église sont des enfants croyants: enfants de chœur, guides, scouts. Leur foi, notre foi, notre âme, est aussi disloquée, déchiquetée, et c’est une souffrance encore plus intime dont personne ne parle, dont personne n’imagine à quel point cela empêche de vivre, pas seulement de vivre sa foi, mais de vivre tout court. Et je voudrais dire quelle est ma douleur, aujourd’hui encore, par rapport aux eucharisties par exemple, quand cela me ramène à l’ancien temps, où le prêtre qui abusait de moi célébrait l’Eucharistie, touchait l’hostie: comment ne pouvait-il pas salir l’hostie alors qu’il me salissait moi. Cette douleur intime, de l’âme, n’est pas assez dite. Je pense que les abus sexuels des enfants, des adolescents, les empêche de venir vers le Christ, et empêche même leurs enfants et les enfants de leurs enfants de venir au Christ. Voilà quel est le vrai scandale des scandales, en plus des crimes et des délits commis par les prêtres. »

Pour que « plus jamais »

C’est l’heure de « rendre compte », estime Mme Garnier: « Dans l’Église, on m’a souvent dit qu’il fallait que je tourne la page. Aujourd’hui, pour l’Église, une nouvelle page va s’écrire. Elle va commencer par «rapport Sauvé, 5 octobre 2021». Puis sur cette page, il va falloir écrire tout ce que vous allez faire, non pas des belles paroles, mais écrire ce que vous allez faire, date après date, diocèse par diocèse, communauté par communauté… Et rendre compte de ce que vous allez faire maintenant, pour que plus jamais on ne recommence tout cela. »

« L’Église doit remettre le Christ au cœur »

Elle entrevoit le chemin de conversion encore à faire: « Je pense qu’il s’agit là d’une conversion majeure, c’est-à-dire mettre les victimes au cœur. Pour l’instant, depuis 2019, je pense que cela reste des mots, seulement de beaux mots. Par contre, l’on voit que le rapport Sauvé a mis les victimes au cœur. Ils ont travaillé avec nous, ils nous ont écouté, ils ont repris nos mots. Nous avons co-construit avec eux. J’attends de l’Église une conversion de ce genre-là. Et une conversion de chacun et chacune, là où il est. Je pense que l’on est face à une structure de péché, un péché collectif, qui demande une réponse collective, mais collectif ce n’est pas les autres, c’est chacun, soi, et tous ensemble. Il n’y a qu’une seule espérance, c’est qu’un par un, le milliard et 400 millions de catholiques va convertir son cœur et remettre le Christ au cœur de l’Église et non l’Église elle-même au cœur de l’Église. L’Église n’est pas un but en soi, elle doit remettre le Christ au cœur; quand des diocèses, des communautés mettent les victimes au cœur de leurs préoccupations, au cœur de leur écoute, au cœur de leur Eucharistie… Ils ne se trompent pas, car ils remettent le Christ au cœur. J’attends cela. C’est beaucoup, mais c’est mon espérance. »

Source: ZENIT.ORG, le 5 octobre 2021

Sœur Margron: l’Église doit se pencher sur la réparation de l’irréparable 

Sœur Véronique Margron, présidente de la Corref. Sœur Véronique Margron, présidente de la Corref.  

Sœur Margron: l’Église doit se pencher sur la réparation de l’irréparable 

Après la publication du rapport Sauvé, sœur Véronique Margron, présidente de la Corref, espère une refondation de la gouvernance des institutions de l’Église afin de maximiser la vigilance au sujet des abus. 

Hélène Destombes – Cité du Vatican

Après 32 mois d’enquête, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a présenté son rapport ce mardi 5 octobre à Paris, livrant une estimation de 216 000 personnes victimes d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres et religieux catholiques en France depuis 1950.

L’Évangile trahi

«C’est une trahison de l’Évangile, il y a quelque chose presque de l’ordre de l’impensable», relève d’emblée la présidente de la Corref, confiant «être effondrée et atterrée» face «à ce peuple de vies brisées».

Selon la religieuse dominicaine, la parution du rapport représente un tournant déterminant. Il y aura un avant et un après rapport de la Ciase, exposé «en toute transparence». Autre caractéristique de ce tournant, le fait que les victimes soient au cœur du rapport, «leur douleur est partout, de même que leur expertise».

«Le caractère systémique est terrifiant: c’est un peuple qui est brisé, toutes les institutions n’ont pas pu, su, voulu empêcher cela», déplore-t-elle. «C’est une tragédie à l’intérieur de la tragédie».

L’aveuglement des personnes

Sur le front des recommandations, sœur Véronique Margron les juge toutes essentielles. «La figure du prêtre, son caractère d’autorité sacrée a participé à l’aveuglement des proches, des parents ou religieux et religieuses», note-t-elle, vilipendant la sacralisation excessive.

Quant à la question de la gouvernance, elle est à repenser. La présidente de la Corref souhaite plus d’instances de contrôles afin d’empêcher l’entre-soi, pour qu’il y ait le plus d’altérité possible, car elle seule permet la vigilance.

Réparer l’irréparable

«Devant une telle catastrophe, il faut commencer par se taire, se recueillir profondément, s’abaisser, s’humilier. Ensuite, il nous faut seuls, ensembles, lire ces recommandations. Et nous verrons quelles choses nous proposeront au vote lors de notre assemblée générale de novembre prochain à Lourdes, en particulier sur la justice réparatrice et de réparation de l’irréparable», conclut enfin la théologienne.

Entretien avec sœur Véronique Margron, présidente de la Corref

Source: VATICANNEWS, le 6 octobre 2021

Le Pape sur les abus : « c’est le temps de la honte »

Le Pape sur les abus : « c’est le temps de la honte »

Au cours de l’audience générale, le Pape est revenu sur la publication du retentissant rapport de la Ciase sur les abus sexuels sur mineurs commis dans l’Église de France. 

Cyprien Viet – Cité du Vatican

La présentation du rapport de la CIASE a été reçue avec attention au Vatican, notamment au sein de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, où le sérieux de l’enquête et la méthodologie employée ont été très appréciés. Le Pape François lui-même a réagi par un communiqué publié mardi en début d’après-midi par la Salle de Presse du Saint-Siège.

Comme les évêques de France en visite ad limina la semaine dernière l’avaient souhaité, il s’est également exprimé sur le sujet par une prise de parole adressée aux pèlerins de langue française, ce matin lors de l’audience générale en Salle Paul VI.

«Hier, la Conférence épiscopale et la Conférence des religieux et des religieuses de France ont reçu le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, chargée d’évaluer l’ampleur du phénomène des agressions et des violences sexuelles commises sur les mineurs à partir de 1950. Malheureusement, le nombre en est considérable», a déclaré l’évêque de Rome.

Compassion pour les victimes

«Je désire exprimer aux victimes ma tristesse et ma douleur pour les traumatismes qu’elles ont subis et ma honte pour la très longue incapacité de l’Eglise à les mettre au centre de ses préoccupations, et je les assure de ma prière», a insisté le Pape François avant d’asséner avec gravité : «Je prie et prions ensemble : à toi Seigneur la gloire, à nous la honte. C’est le temps de la honte».

«J’encourage les évêques et les supérieurs religieux à continuer à faire des efforts afin que de semblables drames ne se reproduisent pas. J’exprime aux prêtres de France ma proximité et mon soutien paternel devant cette épreuve, qui est dure mais salutaire, et j’invite les catholiques français à assumer leur responsabilité pour garantir que l’Église soit une maison sûre pour tous», a conclu le Saint-Père.

Depuis le début de son pontificat, le Pape François a multiplié les initiatives dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs, notamment à la suite du sommet des présidents de conférence épiscopale en février 2019 à Rome.

Source: VATICANNEWS, le 6 octobre 2021