La Prière Mariale de Saint Thomas d’Aquin pour recevoir l’Esprit Saint « Ô Marie, Mère du Bel Amour, accordez-moi, par Votre intercession, la grâce du Saint-Esprit »

Fichier:Angelico, incoronazione della vergine 1440-1441.jpg — Wikipédia
Fra Angelico, le couronnement de la Vierge, avec not. Saint Thomas d’Aquin, 1440, Couvent San Marco

La Prière Mariale de Saint Thomas d’Aquin pour recevoir l’Esprit Saint « Ô Marie, Mère du Bel Amour, accordez-moi, par Votre intercession, la grâce du Saint-Esprit » :

« Ô Marie, Mère du Bel Amour, de la Crainte, de la Connaissance et de la sainte Espérance, Vous, dont la sainte intercession a donné à beaucoup de vos fils de faire d’admirables progrès dans la science et dans la sainteté, bien que, par eux-mêmes, ils aient été peu doués pour les choses de l’esprit, je Vous choisis comme Guide et comme Patronne de mes études.

Puisque Vous avez été honorée plus que tous les saints du resplendissement de la Lumière céleste, je Vous en prie humblement par les entrailles de Votre bonté maternelle, et surtout par la Sagesse qui a pris chair en Vous, accordez-moi, par Votre intercession, la grâce du Saint-Esprit, pour que mon esprit puisse comprendre, ma mémoire retenir, mes paroles exprimer, tout ce qui pourra être utile à moi et aux autres, pour l’honneur de la Sainte Église, et celui du nom de votre Fils, pour la gloire de Dieu et pour mon salut. Ainsi soit-il. ». 

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

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« Prière à la bienheureuse et très douce Vierge Marie » de Saint Thomas d’Aquin

Vierge à l'Enfant entre les saints Dominique et Thomas d'Aquin — Wikipédia
Fran Angelico, Vierge à l’Enfant entre les saints Dominique et saint Thomas d’Aquin, 1430, Musée de l’Hermitage



La « Prière à la bienheureuse et très douce Vierge Marie » de Saint Thomas d’Aquin :

« Ô bienheureuse et très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, pleine de toute bonté, fille du Roi des rois, Souveraine des Anges, mère du Créateur de l’univers, je jette dans le sein de votre bonté, aujourd’hui et tous les jours de ma vie, mon corps et mon âme, toutes mes actions, mes pensées, mes volontés, mes désirs, mes paroles, mes œuvres, ma vie tout entière et ma mort, afin que, par vos suffrages, tout cela tende au bien, selon la volonté de votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, afin que je vous aie, ô ma très sainte Souveraine, pour alliée et pour consolatrice, contre les embûches et les pièges de l’antique adversaire et de tous mes ennemis.

De votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, daignez m’obtenir la grâce qui me permettra de résister aux tentations du monde, de la chair et du démon, et d’avoir toujours le ferme propos de ne plus pécher à l’avenir, mais de persévérer en votre service et en celui de votre cher Fils.

Je vous prie aussi, ô ma très sainte Souveraine, de m’obtenir une vraie obéissance et une vraie humilité du cœur, afin que je me reconnaisse en vérité comme un misérable et fragile pécheur, impuissant non seulement à faire la moindre bonne œuvre, mais encore à résister aux attaques continuelles, sans la grâce et le secours de mon Créateur et vos saintes prières.

Obtenez-moi aussi, ô ma très douce Souveraine, une perpétuelle chasteté d’esprit et de corps, afin que d’un cœur pur et d’un corps chaste, je puisse servir votre Fils aimé et vous-même selon ma vocation.

Obtenez-moi de lui la pauvreté volontaire, avec la patience et la tranquillité d’esprit, afin que je sache supporter les travaux de ma condition pour mon salut et celui de mes frères.

Obtenez-moi encore, ô très douce Souveraine, une charité vraie qui me fasse aimer de tout cœur votre très saint Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et vous, après lui, par-dessus toutes choses, et le prochain en Dieu et à cause de Dieu, sachant me réjouir de son bien, m’affliger de son mal, ne mépriser personne, ne jamais juger témérairement, ne me préférer dans mon cœur à quiconque.

Apprenez-moi en outre, ô Reine du Ciel, à toujours unir dans mon cœur la crainte et l’amour de votre très doux Fils ; à toujours rendre grâces de tant de bienfaits qui me viennent non de mes mérites, mais de sa pure bonté ; à faire de mes péchés une confession pure et sincère, une pénitence vraie, pour mériter ainsi miséricorde et grâce.

Je vous supplie enfin, ô Mère unique, porte du ciel et avocate des pécheurs, de ne pas permettre qu’à la fin de ma vie, moi, votre indigne serviteur, je dévie de la sainte foi catholique, mais que vous me secouriez selon votre grande miséricorde et amour, et que vous me défendiez des esprits mauvais ; que par la glorieuse Passion de votre Fils béni, et par votre propre intercession, mon cœur plein d’espérance, vous m’obteniez de Jésus le pardon de mes péchés, de sorte que, mourant dans votre amour et le sien, vous me dirigiez dans la voie de la délivrance du salut. Ainsi soit-il. »

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

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