Méditation du 4e dimanche de l’Avent: « Le Messie est proche »

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Méditation du 4e dimanche de l’Avent: « Le Messie est proche »

Le père jésuite Jean Marcel Mupungu, nous propose une méditation avec les lectures du 4e dimanche de l’Avent.

Chers frères et sœurs, nous voici arrivés au dernier dimanche du temps de l’Avent. Pour utiliser l’image du voyage par avion, on dirait nous nous préparons à l’atterrissage. A partir de ce quatrième dimanche, nous entrons donc dans un temps fort. Un temps où chacun de nous, au niveau individuel, mais aussi comme Eglise, évalue ce qu’il a fait, ce qu’il est en train de faire et ce qui reste à faire pour que la rencontre avec le Christ soit effectivement un tournant décisif dans sa vie. Déjà le dimanche dernier, l’Eglise nous mettait dans cette ambiance en méditant sur la question fondamentale que la foule venue se faire baptiser posait à Jean-Baptiste : « Que devons-nous faire ? ». La foule était composée de diverses catégories sociales, et chacune d’elles recevait une ligne de conduite. Bref, ce fut une invitation à la conversion, à promouvoir la justice, la vérité, la modération, la douceur, la fidélité aux engagements, aux droits et devoirs, chacun selon son statut social. En ce dimanche, l’Eglise nous invite à intensifier cet élan vers la rencontre avec le Christ qui vient sans plus tarder. A partir de la liturgie d’aujourd’hui, nous pouvons déceler 3 attitudes à tenir compte : reconnaissance, disponibilité et mission.

Reconnaissance

Dans la première lecture, le prophète Michée annonce la naissance de celui qui vient libérer le royaume de Juda en proie à l’insécurité, à la mégestion des gouvernants. Son message est en fait la préfiguration de la venue du Christ dans notre monde. Une venue qui redonne espoir et consolation à tout celui qui se sent abattu par les difficultés de la vie. Et la visite de Marie à sa cousine Elisabeth dans l’évangile va dans ce même sens. Elisabeth est consolée par cette visite porteuse de bonne nouvelle. Elisabeth est reconnaissante par ce geste de courtoisie, plein de sens. Il s’agit en fait de la reconnaissance à Dieu, qui vient à sa rencontre. En venant dans notre monde, le Seigneur nous surprend agréablement, car il se fait frère parmi nous, en nous visitant chacun dans sa condition. Nous sommes donc appelés à lui être reconnaissant à l’instar d’Elisabeth. Par ricochet, nous sommes aussi invités à manifester notre gratitude envers ceux et celles qui nous font du bien, nos bienfaiteurs, ceux qui nous soutiennent par des gestes simples de fraternité, par des paroles qui redonnent sourire et espoir à recommencer ou à aller de l’avant malgré tout.

Disponibilité

Dieu en venant dans notre monde veut faire de nous un peuple ardent à faire le bien. La reconnaissance fait de nous des personnes disponibles à faire le bien, à consoler, à bénir. D’où l’appel aujourd’hui comme cela apparait dans la deuxième lecture et l’Évangile, à coopérer à cette volonté de Dieu. Jésus se fait notre frère, se montrant disponible à accomplir la volonté de son père jusqu’à donner sa vie pour nous. Marie malgré ses projets de vie, s’ouvre à la volonté divine à coopérer à la mission du salut du monde. Et nous, que devons-nous faire ? sinon nous rendre aussi disponible à Dieu, à l’écoute de sa parole, et de la mettre en pratique, disponible à tendre la main à qui peine à se relever, disponible à aimer et servir malgré tout, disponible à écouter, disponible à prendre les risques pour la plus grande gloire de Dieu. Dans un monde marqué par l’individualisme, par la compétitivité, par la recherche effrénée du confort spirituel, matériel, psychologique, il devient difficile de prendre les risques, d’oser l’improbable, d’être disponible pour le bien des autres. Que l’enfant Jésus qui naitra dans notre monde, nous transforme en une humanité ouverte à la volonté de Dieu,
c’est-à-dire disponible à l’amour universel.

Mission

Le propre de la célébration de Noël, c’est la joie. Une joie qui se partage comme une bonne nouvelle comme le fait Marie à sa cousine Elisabeth. Nous sommes appelés aujourd’hui à être des missionnaires de la joie, de la bonne nouvelle. Les réseaux sociaux et les grands médias ne cessent de véhiculer des messages qui suscitent la peur d’un lendemain sans vrai bonheur. Mais nous comme chrétiens, nous demeurons des témoins de la joie, ceux qui édifient le monde par les paroles et des gestes de consolation. Que cette dernière semaine soit pour nous une occasion de grandir dans la reconnaissance, la disponibilité et le sens missionnaire de la bonne nouvelle. Que Noël soit vécue dans la foi se manifeste par des gestes de charité.

JCAM - PART ONE: Jean Marcel Mupungu SJ, Collegio Internazionale del Gesù

Père jésuite Jean Marcel Mupungu

Source: VATICANNEWS, le 18 décembre 2021

Méditation 14ème dimanche Ordinaire B : « l’identité du chrétien et l’image du Christ. »

2019.02.25 crocefisso

Méditation 14ème dimanche Ordinaire B : « l’identité du chrétien et l’image du Christ. »

Le Père Jésuite Jean-Marcel Mupungu nous introduit à la méditation avec les lectures du 14ème dimanche ordinaire B.

Chers frères et sœurs, 

Le chrétien est un homme converti, pardonné, appelé à voir toutes choses nouvelles en Christ. Il trouve consolation dans le Seigneur au moment de tribulations et de souffrances. Il a les yeux toujours levés vers le Seigneur. Le psaume d’aujourd’hui nous rappelle ce profil du Chrétien et nous encourage à trouver refuge auprès du Seigneur, notre seul recours, lorsque notre âme est rassasiée du mépris, lorsque nous sommes rassasiés du rire des satisfaits, du mépris des orgueilleux, lorsque nous sommes à bout de souffle ou lorsque nous croyons que les portes de notre bonheur se sont fermées ; lorsque nous sommes terrassés par les forces du mal sur le plan physique, moral, psychologique ou spirituel. C’est dans ce sens que Saint Paul, dans la deuxième lecture nous est présenté comme un modèle d’humilité et de confiance au Seigneur. Saint Paul se confie au Seigneur, reconnaissant que c’est en Dieu que se trouve son bonheur. Il puise son réconfort dans le Seigneur au moment de ses faiblesses, de tribulations, de la fragilité de sa nature ou des difficultés subies, des souffrances et de détresse qu’il rencontre. Ainsi peut-il dire, « J’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : «  Ma grâce te suffit ». Car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». 

Chers frères et sœurs, telle est la confession de Paul. Telle devrait aussi être la confession du chrétien, pleine de reconnaissance et d’humilité. Se reconnaitre faible, pécheur, assailli par toute sorte de difficultés mais compter sur la grâce de Dieu, rester les yeux levés vers le ciel. 

 Dans la première lecture, Dieu envoie le prophète Ezéchiel aux nations qui ont oublié le chemin de Dieu, endurcissant leur cœur. Dieu les considère comme une engeance de rebelles. L’interpellation du prophète Ezéchiel est une invitation à la conversion, à la redécouverte de la présence de Dieu. Le contexte de ces nations rebelles ressemble au nôtre aujourd’hui où nous ne savons plus reconnaitre la présence de Dieu parmi nous, nous ne savons plus accueillir sa parole avec un cœur ouvert et généreux. Nous devenons tellement dispersés par les problèmes que nous ne savons plus vivre de la nouveauté de l’Evangile. Saint Marc nous le rappelle dans la péricope d’aujourd’hui. Les auditeurs de Jésus (que nous sommes aussi) s’étonnent de sa parole, la minimisent et la considèrent dans la superficialité du quotidien. N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? S’interrogent-ils. C’est ainsi que d’aucuns semblent se comporter face à la Bonne Nouvelle du Christ, face aux messagers de la Parole divine. Notre quotidien est de plus en plus fait de messages parfois superficiels, des fausses nouvelles qui, à tort ou à raison, façonnent notre style de vie nous rendant nous-mêmes superficiels. Et pourtant, le style de vie du chrétien c’est l’Evangile, c’est la bonne nouvelle du christ, l’envoyé du Père pour nous libérer du mal, pour nous apporter la paix, le réconfort. Que le Seigneur nous donne de trouver en lui la source de notre bonheur.

Méditation du 14e dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique B avec le Père Mupungu, SJ

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JCAM - PART ONE: Jean Marcel Mupungu SJ, Collegio Internazionale del Gesù
Père jésuite Marcel Mupungu

Source: VATICANNEWS, le 2 juillet 2021