A François, oui, vous pouvez le dire.

Image de la publication

     Il y a 25 ans ce jour, Rome publiait la troisième partie du secret de Fatima. Cette publication avait été annoncée le 13 mai 2000 dans le sanctuaire lors de la cérémonie de béatification de Jacinthe et François. Ci-dessus image de la façade de la basilique du Rosaire à Fatima, lors de la cérémonie de leur canonisation le 13 mai 2017.

       Pour cet anniversaire, nous retracerons en 2 publications les événements le concernant, depuis sa formulation et sa demande de rédaction, puis sa mise par écrit et son transfert à Leiria, l’examen par transparence du document le contenant. Nous citerons ce qu’en ont dit ceux qui en ont eu connaissance et donneront les grandes lignes du dossier remis à la presse le 26 juin 2000 et les commentaires d’Yves de Lassus.

      Le titre reprend un extrait de la fin de la dernière phrase de ce texte en 3 parties, communiqué par Notre Dame aux voyants de Fatima le 13 juillet 1917.  (Extrait du quatrième mémoire de sœur Lucie) ‘’ …..Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. (sic). Cela, ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire. ‘’

     François voyait l’apparition, mais ne l’entendait pas. Après chaque départ de Notre Dame, Lucie et Jacinthe lui répétaient ses paroles, montrant la cohérence parfaite des propos expliquant ce qu’Elle leur avait montré. Les 3 voyants ont donc connu les 3 parties du ‘’secret ».

       Ce 13 juillet, dans le cadre de la communication du secret, il y avait eu d’abord la vision de l’Enfer en tout début du secret, puis Notre Dame avait donné la raison de cette vision : ‘’ Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ‘’.  C’était un résumé des ‘’ fins dernières » et de la volonté divine du salut pour tous  en proposant la dévotion au Cœur Immaculé de marie !

        Puis en seconde partie, l’annonce sous condition de la seconde guerre mondiale et le moyen pour l’empêcher et sauver beaucoup d’âmes ‘’ Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix… »

      ‘’Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » (Cette dernière demande fut faite il y aura 100 ans le 10 décembre prochain; nous en reparlerons.)

         Enfin la troisième partie, appelée souvent ‘’le troisième secret ». Dans son troisième mémoire, sœur Lucie ne l’évoquera même pas, et dans son quatrième mémoire, elle n’en citera que les dernières paroles. Notre Dame a voulu rassurer les voyants sur la foi de leur patrie : Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi.

            Notre Dame terminera cette apparition centrale par une référence à notre salut et une supplique auprès de son divin Fils à propos des âmes en grand danger de se perdre. (Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : « O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »)

         Le 13 juin 1917, Notre Dame annonça l’avenir des 3 enfants : ‘’ Jacinthe et François, je les emmènerai bientôt ‘’. ‘’Mais toi (Lucie), tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. »

       Le 13 juillet, à la demande de Lucie, elle annonça d’abord que le dernier jour elle ferait un miracle et termina ses propos par la communication d’un texte en 3 parties qu’elle demanda de ne communiquer qu’à François.

        Mgr José Alves Correira da Silva, qui venait d’être nommé évêque de Leira dont dépendait Fatima, rencontra Lucie pour la première fois le 13 juin 1921, plus d’un an après le décès de Jacinthe,  et lui demanda de conserver son secret

         Les 2 premières parties furent publiées dans son troisième mémoire (Elle appelait ‘’cahier » les documents qu’elle écrivait à son évêque) qu’elle finit d’écrire le 13 août 1941 à la demande de son évêque Mgr da Silva. Toujours à sa demande elle rédigea son quatrième mémoire, le plus complet, qu’elle termina le 8 décembre 1941, ou la seconde partie du secret fut détaillée et compétée par les propos cités en début de publication et terminés ainsi : ‘’ Lorsque vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : ‘’ O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer ; emmenez au paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ».‘’

      En juin 1943, sœur Lucie fut atteinte par une pleurésie. (Voici ci-dessous le passage en page 34 du tome III de l’œuvre du frère Michel de la Sainte Trinité) 

       Elle se rétablit et pendant l’été, à Valença do Minho, au collège de jeune filles ‘’ Asilo Fonseca », Mgr da Silva et le chanoine Galamba la rencontrèrent. Elle était en bonne santé. Pendant que l’évêque s’entretenait avec la mère supérieure, le chanoine Galamba dit soudain à la voyante : ‘’ Pourquoi ne révélez-vous pas la troisième partie du secret de Notre Dame ? Vous pourriez peut-être nous le dire maintenant ? Alors Lucie faisant un geste de la tête vers Mgr da Silva : ‘’ Maintenant, si Mgr le veut, je puis vous le dire’‘.  Alors que l’entretien avec la mère supérieure se terminait, le chanoine dit à l’évêque : ‘’ Monseigneur ! Sœur Lucie dit que si vous voulez, elle peut maintenant révéler la troisième partie du secret »et l’évêque de réponde aussitôt : ‘’ Je ne veux rien faire pour cela ! je ne veux pas m’en mêler ! » . Ah ! c’est dommage, repris l’abbé Galamba, Dites lui au moins de l’écrire sur un papier qu’elle vous remettrait dans une enveloppe cachetée ».   L’idée était lancée.

            Quelques semaines plus tard, le 15 septembre 1943 sœur Lucie étant de nouveau gravement malade, suite à l’infection d’une piqure mal faite qui nécessita peu après une opération en clinique, Mgr da Sylva et son ami le chanoine Galamba se rendirent à Tuy pour la rencontrer. A la demande verbale de mettre par écrit cette dernière partie, elle répondit qu’il n’était pas nécessaire de le faire, car en quelque sorte elle l’avait déjà dit. Elle ajouta même que de mettre par écrit cette dernière partie, c’était déjà comme la révéler et qu’elle n’avait pas reçu l’autorisation de Notre Seigneur pour le faire. En plus, Mgr da Silva ne lui avait pas donné un ordre express, mais lui avait dit ‘’ Si elle voulait…Si elle trouvait bon de l’écrire … Que ce ne serait pas pour le publier maintenant ».  Mais sœur Lucie disait : ‘’ l’écrire c’est déjà le révéler. ». L’ordre écrit qu’elle demanda alors à Mgr da Silva, lui parvint mi-octobre 1943 et 2 mois plus tard elle confia à son confesseur, archevêque de Valladolid, Mg Garcia y Garcia : ‘’ On me demande de l’écrire, soit dans les cahiers ou l’on m’ordonne de noter mon journal spirituel, soit sur une feuille de papier, et de la mettre sous une enveloppe cachetée à la cire. »  Elle essaya à plusieurs reprises de mettre par écrit ce qu’on lui demandait sans y parvenir et confia à son confesseur dans une lettre du 24 décembre 1943 ‘’ que ce phénomène n’était pas dû à des causes naturelles. ‘’ Mgr Garcia y Garcia lui écrivit de temporiser, mais entre-temps, Notre Dame intervint le 3 janvier 1944 en lui apparaissant et en lui précisant que c’était bien la volonté de Dieu de mettre par écrit cette dernière partie.

Elle écrivit le 9 janvier à Mgr da Silva : « J’ai écrit ce que vous m’avez demandé ; Dieu a voulu m’éprouver un peu, mais finalement, c’était bien sa volonté : il [le texte] est cacheté dans une enveloppe et celle-ci est dans les cahiers. » Pour cacheter cette enveloppe, elle due se résoudre à utiliser une chute de cire trouvée dans une poubelle. Les cachets sont donc de toute petite dimension. Elle convint avec Mgr da Silva de trouver un moyen sûr pour lui faire parvenir les documents. C’est Mgr Ferreira da Silva, évêque de Gurza, qui fut chargé du transport et qui remit le soir du 17 juin 1944 ‘’les cahiers » et son enveloppe ainsi que des recommandations de sœur Lucie pour le devenir de ces documents.

          Mgr da Sylva ne voulut pas prendre connaissance du contenu de l’enveloppe : ‘’ Je n’ai pas voulu le lire. Fatima est entièrement l’œuvre de Dieu. Je ne veux pas m’en mêler ». Par contre il lut certainement le contenu ‘’des cahiers » puisque cette forme de support lui avait déjà permis de connaitre les différents mémoires de sœur Lucie. Ce contenu de ces  »cahiers » devait être important car sœur Lucie associa ‘’enveloppe » et ‘’cahiers » dans les documents remis à Mr Gurza.  Pendant quelques mois, Mgr da Sylva chercha à qui confier cette petite enveloppe si importante. A Rome, le cardinal Ottaviani conseilla à Mgr da Silva de conserver l’enveloppe à la curie épiscopale de Leiria. C’est le 8 décembre 1944 qu’il plaça donc l’enveloppe de sœur Lucie dans une enveloppe plus grande écrivant dessus une recommandation pour son destinataire après sa mort, le patriarche de Lisbonne, Don Manuel. Il enferma le tout dans son coffre. ( qui devait contenir aussi le fameux cahier reçu le 17 juin 1944) Elle n’en sorti définitivement qu’en 1957 à la demande de Rome. La photo ci-dessous montrant Mgr da Silva et son enveloppe contenant celle de sœur Lucie fut diffusée par le magazine ‘’Life » le 3 janvier 1949.

Le père Alonso explique que : ‘’ Quand Mgr l’évêque se refusa à l’ouvrir, Lucie lui a fait promettre qu’il serait ouvert définitivement et lu au monde à sa mort ou en 1960, selon ce qui se produirait d’abord. Lucie lui dit qu’on pouvait le révéler immédiatement si l’évêque l’ordonnait. Mais elle n’a pas dit qu’il devait le faire immédiatement. Les dates pour en faire la révélation furent déterminées après un dialogue entre l’évêque et Lucie.

         Le chanoine Barthas eut un entretien avec sœur Lucie les 17 et 18 octobre 1946 et publia son récit en 1952. A la question qu’il lui posa sur la date de la révélation du troisième secret, Lucie répondit sans hésitation ‘’ en 1960 » et à la raison de cette date, ce fut » Parce que la sainte Vierge le veut ainsi ». Dès 1944, la date de 1960 fut connue du monde catholique.

          C’est fin 1956, que le Saint Office, via Mgr Cento, nonce apostolique à Lisbonne, demanda à Mgr da Silva une copie de tous les écrits de sœur Lucie. Ce fut Mgr Venancio, à l’époque évêque auxiliaire de Leiria ; il succédera à Mgr da Silva, qui fut chargé de l’opération. Il s’adressa à une grande maison de Lisbonne. La question de la petite enveloppe du secret cachetée par sœur Lucie fut évoquée et le saint Office demanda qu’on la lui fit parvenir également. Avant de porter les différents tirages à la nonciature de Lisbonne, Mgr Venancio essaya à 2 reprises de convaincre Mgr da Silva d’ouvrir l’enveloppe du secret. Refus catégorique de ce dernier. En possession des tirages et de l’enveloppe contenant celle de sœur Lucie, Mgr Venancio nous dit qu’il observa par transparence, à travers l’enveloppe de Mgr da Silva, l’enveloppe du secret. Il nota qu’à travers les 2 enveloppes, il discerna une feuille ordinaire, avec trois quarts de cm de marge de chaque côté.

           C’est vers la mi-mars 1957 que Mr Venancio remis à Mgr Cento, d’une part tous les tirages des écrits de sœur Lucie, copie de ses fameux ‘’cahiers », dont le fameux contenant l’enveloppe cachetée, reçu par Mgr da Silva le 17 juin 1944. Il y eut 2 envois séparé qui devaient être dans des enveloppes cachetée compte tenu de l’importance des écrits qu’ils contenaient. Ces enveloppes arrivèrent à Rome les 4 et 16 avril 1957. Le pape Pie XII garda l’enveloppe de Mgr da Silva dans sa chambre dans un petit coffre en bois portant l’inscription ‘’ Secret du saint Office ». Les autres enveloppes furent très probablement classées aux archives secrètes du saint Office. (L’emplacement de l’enveloppe de Mgr da Silva fut révélé au journaliste Robert Serrou par Mére Pascalina Lenhert (Auteur de l’ouvrage sur Pie XII : ‘’ Mon privilège fut de le servir »)). Ce journaliste de Paris Match fit un reportage dans les appartements du Vatican le 14 mai 1957 au matin. Il interrogea la religieuse sur le contenu du coffret et la religieuse répondit à sa question : ‘’ Il y a là-dedans le troisième secret de Fatima’‘.

    Cette enveloppe fut transmise, toujours fermée, au pape Jean XXIII à Castelgandolfo le 17 aout 1959. ‘’ Je me réserve de la lire avec mon confesseur » Il l’ouvrit quelques jours plus tard, un vendredi, et confia à son secrétaire Mgr Capovila interrogé par le père Alonso :‘‘ Cela ne concerne pas les années de mon pontificat‘’ Après la lecture du texte, poursuit son secrétaire, le pape rédigea une note personnelle qui fut placée dans l’enveloppe qui contenait le secret disant : ‘’ Je laisse à mes successeurs le soin de commenter ou de décider ‘’, Il semble que Mgr Capovila l’écrivit sur l’enveloppe de Mgr da Silva. 

          Le 8 février 1960, le Vatican, par l’agence l’ANI (Agencia Nacional de Informaçao) publia un communiqué précisant : ‘’ Il est probable que le ‘’ Secret de Fatima ‘’ ne sera jamais rendu public. Le patriarche de Lisbonne, son éminence le cardinal Cerejeira, désigné par Mgr da Silva comme destinataire final du secret, ne fut pas consulté.

         Le pape Paul VI a dû lire le secret le 27 ou le 28 juin 1963, 4 à 5 jours après son élection. L’enveloppe sur laquelle Mgr da Silva avait précisé son devenir était toujours dans le petit meuble photographié par Robert Serrou. Pour les autres enveloppes, Rome nous dit qu’il en prit connaissance le 27 mars 1965.

Son successeur, son éminence Mgr Luciani, futur Jean Paul Ier, eut un long entretien avec sœur Lucie le 11 juillet 1967. En sortant du carmel de Coïmbra, il confia à mademoiselle Luisa Vannini :   “ Sœur Lucie m’a laissé un gros souci sur le cœur. Désormais, je ne pourrai plus oublier Fatima. ”  Peu après son élection, il confia à don Pattaro, théologien à Venise : ‘’ Si je vis, je retournerai à Fatima pour consacrer……selon les indications données par la sainte Vierge à sœur Lucie ‘’. Le thème du troisième secret ne fut pas abordé.

Le pape Jean Paul II lu le secret dans les jours suivant son élection, car il en parla le 18 novembre 1980 à Fulda à un groupe de catholiques allemands. Le journal Stimme des Glaubens dans son N° d’octobre 1981 relate la réponse qu’il leur fit à cette date : ‘’ Etant donné la gravité de son contenu, mes prédécesseurs dans la chaire de St Pierre ont choisi, par diplomatie d’en reporter la publication afin de ne pas encourager la puissance mondiale communiste à prendre certaines mesures’‘. …..Il termina l’entretien en montrant un chapelet et en disant : 

       ‘’ Voilà le remède contre le mal. Priez, priez et ne demandez rien d’autre. Laissez tout le reste entre les mains de la Mère de Dieu. »   

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie

L’objectif final est de pratiquer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, telle que Notre Dame nous l’a annoncée à Fatima puis explicité quelques années plus tard à Pontevedra.

Suivant notre progression dans cette dévotion, notre prière sera plus ou moins fervente, occupera notre esprit et notre cœur plus ou moins longtemps, pour arriver finalement à satisfaire totalement la demande centrale de cette dévotion : la communion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.

A notre réveil : Notre prière d’offrande de la journée

Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise. 
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Puis tout au long de la journée, l’offrande de tous les sacrifices de la vie quotidienne en récitant si possible à chaque fois, la première prière qu’elle enseigna le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie » 
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Nous réciterons notre chapelet tous les jours, en ajoutant après chaque dizaine la deuxième prière enseignée le 13 juillet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin. »)
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Suivant les exigences de Notre Dame, la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois consiste en la participation particulière à la prière par excellence de l’Eglise, le saint sacrifice de la Messe, le premier samedi de 5 mois consécutifs, en y ajoutant, avec une intention réparatrice : 
– La communion en état de grâce.
– La récitation du chapelet.
– La méditation pendant 15 minutes d’un mystère du rosaire. (Pour tenir compagnie à Notre Dame)
– La confession, avec l’intention réparatrice dans les 8 jours qui précédent ou qui suivent cette communion.
Il se peut que tenir compagnie à Notre Dame pendant 15 minutes soit difficile au début. Pour commencer, on peut fractionner ces 15 minutes en 5 fois 3 minutes au début de chaque dizaine. 
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Intention réparatrice : Nous personnaliserons notre réparation envers le Cœur Immaculé de Marie en attribuant à chaque premier samedi une intention particulière, comme Jésus l’a précisé à sœur Lucie. Ainsi nous aurons l’intention de réparer :
Premier samedi : Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception. 
Second samedi : Les blasphèmes contre la virginité de Marie
Troisième samedi : Les blasphèmes contre sa Maternité divine
Quatrième samedi : Les blasphèmes de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée
Cinquième samedi : Les offenses contre les saintes images de Marie.
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Remarques : Avant et après cette communion réparatrice, on peut dire la prière enseignée par l’ange au cours de sa dernière apparition : (Les prières suivantes n’ont rien d’obligatoire dans le cadre de cette communion)
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. 
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Profitons de la présence de ‘’Jésus caché » dans notre cœur pour lui dire aussi, en reprenant la première prière de l’ange :
‘’Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. »
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Nous pouvons aussi nous adresser à Notre Dame avec la prière de consécration que sœur Lucie avait composée le 29 octobre 1986 
‘’Ô Vierge, Mère de Dieu et notre Mère, je me consacre entièrement à votre Cœur Immaculé, avec tout ce que je suis et tout ce que je possède. Prenez-moi sous votre maternelle protection, défendez-moi des périls, aidez-moi à vaincre les tentations qui me sollicitent au mal, et à conserver la pureté de l’âme et du corps. Que votre Cœur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui me conduise à Dieu. Accordez-moi la grâce de prier et de me sacrifier pour l’amour de Jésus, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé. Par votre médiation et en union avec le Cœur de votre divin Fils, je veux vivre pour la Très Sainte Trinité, en qui je crois et j’espère, que j’adore et que j’aime. » 
( Cette prière est une bonne façon de se remémorer la position de St Thomas d’Aquin vis à vis de la tentation )

Source : Hozana

« Oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie »

Illustration
© Shutterstock/agsaz

« Oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie »

Sous la direction de Philippe Villeneuve, assisté par les architectes Rémi Fromont et Pascal Prunet, une équipe internationale de 2 000 artisans a réussi l’exploit de restaurer  en un temps record de cinq ans la cathédrale  Notre-Dame de Paris, emblème de l’art gothique et symbole de la foi catholique en France, ravagée par un incendie dévastateur en avril 2019.

« La Vierge m’a habité, protégé et porté durant tout le chantier » a confié l’architecte en chef de cette reconstruction, au journal Le Pèlerin. Dans cette entrevue publiée le 4 janvier 2025, Villeneuve explique qu’enfant, il portait déjà Notre-Dame dans son cœur. La Dame de pierre faisait vibrer celui qui se destinait à l’architecture. Et lors du terrible incendie il a décidé de vouer sa vie à rendre sa beauté à la cathédrale !

Devenu le chef d’orchestre de ce colossal projet de reconstruction, l’architecte a exprimé sa profonde dévotion envers la Vierge Marie, expliquant comment elle l’a soutenu tout au long des épreuves liées à cette entreprise historique. « Je n’ai jamais cessé de ressentir une aide venue d’en haut. » Ces mots résonnent comme un témoignage de foi dans un contexte où la laïcité de l’État impose souvent une discrétion sur les croyances personnelles (cf l’entretien accordé à EWTN News).

Pendant cinq années de travail intense, Villeneuve est resté silencieux sur sa foi, s’efforçant de respecter son statut de fonctionnaire dans une république séculière. Mais aujourd’hui, il affirme avec conviction que son lien particulier avec la Mère de Dieu lui a donné la force et la détermination nécessaires pour mener à bien cette mission titanesque.

« Je dois le dire : oui, j’ai une dévotion particulière à la Vierge Marie. Je n’ai jamais cessé de ressentir du soutien d’en haut. Je ne pense pas que ce projet aurait été possible autrement. Je pense que cela m’a donné la force et la détermination de continuer », a-t-il confié à EWTN News.


Ses paroles témoignent de l’étroite relation entre la foi et l’art, deux dimensions qui se rejoignent magnifiquement dans l’architecture sacrée.

Extraits tirés de: www.lepelerin.com et www.lecatho.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Malade », une vocation ? Pour la toute jeune vénérable Bertilla, oui !

Bertilla Antoniazzi
Association AMIS DE BERTILLA ANTONIAZZI – Bertilla, 10 ans, et sa sœur aînée Maria, à l’hôpital de Schio.

Le 19 janvier 2023, le pape François a autorisé la promulgation de décrets reconnaissant les vertus héroïques de quatre Italiens et deux Espagnols, considérés dès lors comme vénérables. Parmi eux, une jeune fille, Bertilla Antoniazzi, dont la vie et la souffrance offertes forcent l’admiration.

Originaire de Vénétie, en Italie, fille de paysans, avant-dernière de neuf enfants, Bertilla Antoniazzi (1944-1964) est atteinte à neuf ans d’une endocardite rhumatismale qui l’empêche d’être scolarisée. Alternant des semaines d’hospitalisation et des périodes à la maison, elle affronte courageusement son mal, se donnant pour mission de consoler ceux qui souffrent et d’offrir méthodiquement ses souffrances au Christ pour des causes universelles. Elle décède à l’âge de 20 ans, non sans avoir marqué son entourage par son courage, sa joie de vivre et son désir d’intercession.

La famille de Bertilla Antoniazzi. Bertilla est ici la plus jeune, au centre, entre ses parents.
Association AMIS DE BERTILLA ANTONIAZZI

A 8 ans, Bertilla Antoniazzi attrape une mauvaise grippe, suivie d’une infection intestinale. A peine remise, elle est frappée par de fortes douleurs articulaires, puis par des difficultés respiratoires considérables. Le diagnostic tombe, impitoyable. Il s’agit d’une endocardite rhumatismale, une maladie cardiaque qui lui coupe le souffle et annihile ses forces, la contraignant à rester au lit une grande partie de la journée.

Au fur et à mesure des années, les hospitalisations se font de plus en plus fréquentes et prolongées. Mais au lieu de subir sa maladie, Bertilla décide de l’offrir et de « l’utiliser » : dans un carnet datant de sa première hospitalisation en août 1953, elle note minutieusement, jour après jour, « à qui » elle offre ses souffrances. Son désir d’intercession est orienté principalement vers ses proches, et notamment vers son petit frère Egidio, devenu sourd et muet à cause d’un traitement médical. Elle n’a alors que neuf ans.

Sa « vocation » de malade : prier et consoler

A 13 ans, son désir d’intercession prend déjà une dimension universelle : le lundi, elle prie pour les âmes du purgatoire, le mardi, pour les missionnaires et les non-croyants, le mercredi, pour la conversion des pécheurs mourants, le jeudi, pour les prêtres, le vendredi, pour réparer les offenses au Cœur de Jésus, le samedi, pour la conversion des pauvres pécheurs et le dimanche pour la conversion de la Russie.

Bertilla adolescente (à gauche), avec une amie.
Association AMIS DE BERTILLA ANTONIAZZI

À l’âge de 15 ans, elle rejoint le « Centre des volontaires de la souffrance », fondé par le bienheureux Luigi Novarese. Elle trouve alors pleinement le sens et la valeur de son existence qui, aux yeux du monde, peut sembler « misérable », « pitoyable », « inutile », mais qui, vécue en union avec le Christ, devient « une prière incessante ». 

Les membres de sa famille l’entendent souvent murmurer : « Tout pour l’amour de Dieu ». Au début, ils n’attachent pas beaucoup d’importance à cette phrase, pensant qu’elle la répète pour se donner du courage. Mais en réalité, tout faire, tout offrir, pour l’amour de Dieu, est pour elle une véritable vocation.

Ma vocation est d’être malade et je n’ai pas le temps de penser à autre chose !

Bertilla prie, inlassablement, mais tisse aussi des liens très profonds avec son entourage, notamment avec les autres malades de l’hôpital avec qui elle entretient une intense correspondance épistolaire. Elle se fait proche également de son cousin Aldo, atteint de sclérose en plaques et l’engage, dans une de ses lettres, à remettre sa souffrance à Jésus : « Je t’exhorte à ne pas laisser passer un seul instant de ta souffrance, sans l’avoir remis entre les mains de Jésus. Tu verras qu’il te donnera toute l’aide ».

« Malade », une « vocation » qu’elle embrasse avec tant de fougue qu’elle ne lui laisse que peu de répit : « Je n’ai jamais pris la peine de me demander si j’avais vocation à devenir religieuse, car ma vocation est d’être malade et je n’ai pas le temps de penser à autre chose ! », répond-elle à son curé, Don Antonio Rizzi, qui lui demande si elle envisage de devenir religieuse une fois guérie. Elle a 19 ans.

Vœu de Lourdes : la sainteté plus que la guérison

À l’automne 1963, les médecins donnent finalement leur accord pour qu’elle puisse se rendre à Lourdes, à l’occasion du pèlerinage organisé par l’évêque de Vicence pour son 50e anniversaire de sacerdoce. A la grande surprise de Bertilla, son cœur ne lui cause pas de souci pendant le pèlerinage, et se remplit de consolation en priant Notre-Dame et en participant aux différentes célébrations. Le lendemain de son retour, elle écrit à sa sœur : « Je te le dis en vérité, chère sœur, je suis heureuse de pouvoir souffrir un peu pour Jésus, pour la conversion des pécheurs et je suis sûre que Notre-Dame, si bonne, va faire de moi une sainte comme je le lui ai demandé au pied de la grotte ». La reconnaissance de ses vertus héroïques par le Pape – première étape dans le processus de reconnaissance de la sainteté – laisse penser qu’elle a bien été entendue par la Vierge.

Bertilla adulte, à l’hôpital de Vicence.
Association AMIS DE BERTILLA ANTONIAZZI

Bertilla est rappelée à Dieu le 22 octobre 1964, à l’hôpital public de Vicence. 50 ans plus tard, le 8 février 2014, dans ce même lieu, l’évêque de Vicence, Mgr Beniamino Pizziol, ouvre la phase diocésaine du procès sur les vertus héroïques de Bertilla Antoniazzi. De nombreux témoignages affluent, rapportant des grâces singulières attribuées à l’intercession de la jeune fille. Le cas le plus frappant est la guérison de Lorena Vona, une petite fille née prématurément à Crotone, en Calabre, guérie miraculeusement. C’est la sœur de Bertilla, Rita, devenue dans les ordres Sœur Pialuigia, qui avait suggéré aux parents du bébé d’invoquer l’intercession de Bertilla.

Prière pour la canonisation de Bertilla Antoniazzi :

Seigneur Jésus, 

Tu as permis à la Servante de Dieu Bertilla Antoniazzi de vivre le mystère de la souffrance dès l’enfance et de le partager avec toi, transformant son lit d’hôpital en un lieu d’encouragement et d’espérance pour les malades, pour l’équipe médicale et pour les membres de sa famille.

Par son intercession, nous prions pour tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit. Inspirez dans leur cœur ce même désir de Dieu qui a donné la force à Bertilla, afin que personne ne soit écrasé par le poids de la croix et que la maladie devienne une occasion privilégiée de témoigner de l’amour de Dieu.

Accorde-nous, selon ta volonté, par l’intercession de Bertilla, la grâce que nous implorons dans l’espoir qu’elle sera bientôt comptée parmi les saintes.

Amen.

Source : ALETEIA, le 20 janvier 2027