10.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Hilaire (v. 315-367)

évêque de Poitiers et docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 4, 14-15 ; PL 9, 936-937 (trad. cf SC 254, p. 135; rev.)

Le Christ est l’accomplissement des Écritures.

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » La force et la puissance de ces paroles du Fils de Dieu enferment un profond mystère. La Loi, en effet, prescrivait des œuvres, mais toutes ces œuvres, elle les orientait vers la foi aux réalités qui seraient manifestées dans le Christ : car l’enseignement et la Passion du Sauveur sont le dessein grand et mystérieux de la volonté du Père. La Loi, sous le voile des paroles inspirées, a annoncé la naissance de notre Seigneur Jésus Christ, son incarnation, sa Passion, sa résurrection ; les prophètes aussi bien que les apôtres nous enseignent à maintes reprises que de toute éternité, tout le mystère du Christ a été disposé pour être révélé en notre temps… Le Christ n’a pas voulu que nous pensions que ses propres œuvres contenaient autre chose que les prescriptions de la Loi. C’est pourquoi il a affirmé lui-même : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». Le ciel et la terre doivent disparaître, mais pas le moindre commandement de la Loi, car dans le Christ toute la Loi et tous les prophètes trouvent leur achèvement. Au moment de sa Passion, il a déclaré : « Tout est accompli » (Jn 19 30). À ce moment-là, toutes les paroles des prophètes ont reçu leur confirmation. C’est pourquoi le Christ affirme que même le plus petit des commandements de Dieu ne peut être aboli sans offense pour Dieu… Rien ne peut être plus humble que la chose la plus petite. Et la plus humble de toutes a été la Passion du Seigneur et sa mort sur la croix.

LECTURES :

Premier livre des Rois 18,20-39. 

En ces jours-là, le roi Acab convoqua tout Israël et réunit les prophètes sur le mont Carmel.
Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot.
Élie continua : « Moi, je suis le seul qui reste des prophètes du Seigneur, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante.
Amenez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un, qu’ils le dépècent et le placent sur le bûcher, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau, je le placerai sur le bûcher, mais je n’y mettrai pas le feu.
Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » La foule répondit : « C’est d’accord. »
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez votre taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal depuis le matin jusqu’au milieu du jour, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient devant l’autel qu’ils avaient dressé.
Au milieu du jour, Élie se moqua d’eux en disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; il dort peut-être, mais il va se réveiller ! »
Ils crièrent donc plus fort et, selon leur coutume, ils se tailladèrent jusqu’au sang avec des épées et des lances.
Dans l’après-midi, ils se livrèrent à des transes prophétiques jusqu’à l’heure du sacrifice du soir, mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni le moindre signe.
Alors Élie dit à la foule : « Approchez. » Et toute la foule s’approcha de lui. Il releva l’autel du Seigneur, qui avait été démoli.
Il prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob à qui le Seigneur avait dit : « Ton nom sera Israël. »
Avec ces pierres il érigea un autel au Seigneur. Il creusa autour de l’autel une rigole d’une capacité d’environ trente litres.
Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bûcher.
Puis il dit : « Emplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur la victime et sur le bois. » Et l’on fit ainsi. Il dit : « Une deuxième fois ! » et l’on recommença. Il dit : « Une troisième fois ! » et l’on recommença encore.
L’eau ruissela autour de l’autel, et la rigole elle-même fut remplie d’eau.
À l’heure du sacrifice du soir, Élie le prophète s’avança et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, on saura aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai accompli toutes ces choses sur ton ordre.
Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu, et qui as retourné leur cœur ! »
Alors le feu du Seigneur tomba, il dévora la victime et le bois, les pierres et la poussière, et l’eau qui était dans la rigole.
Tout le peuple en fut témoin ; les gens tombèrent face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu ! »

Psaume 16(15),1-2.3ac.4.5.8.10a.11. 

R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! 
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »
Toutes les idoles du pays,

ne cessent d’étendre leurs ravages.
Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; 
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
Seigneur, mon partage et ma coupe : 

de toi dépend mon sort. »
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Tu ne peux m’abandonner à la mort.

Tu m’apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices !

Histoire du premier sanctuaire dédié à la Vierge Marie

Histoire du premier sanctuaire dédié à la Vierge Marie

De tous les pèlerinages que possède l’Espagne catholique, un des plus célèbres est sans doute le sanctuaire de Notre-Dame du Pilier. Quand les douze premiers Apôtres se dispersèrent pour évangéliser le monde, saint Jacques le Majeur avait été conduit par la Providence vers l’Espagne. Malgré l’ardeur de son zèle, son ministère était resté presque sans fruit.

Suivant une antique et pieuse tradition, saint Jacques, ayant visité Oviedo, Padron et d’autres lieux, s’était arrêté plus longuement à Saragosse, où il avait fait plusieurs disciples. Il les réunissait tous les soirs en un lieu agreste ; là il les instruisait et les entretenait du royaume de Dieu. Cependant le succès ne répondait pas à l’ardeur de ses désirs, car lents étaient les progrès de la bonne nouvelle, le grain semé par lui levait à peine, et petit était le nombre des âmes qu’il avait pu gagner à Jésus-Christ. Il se laissa aller à une grande douleur ; et, la nuit venue, il prit, à l’exemple du divin Maître, ses disciples avec lui, les mena sur les rivages de l’Ebre, comme Jésus menait les siens sur les rives du Jourdain, et là, il se livra avec eux à une prière accompagnée de larmes abondantes.

Tandis qu’il s’abandonnait à ses pieux sanglots et à ses gémissements, les fidèles qui entouraient le saint Apôtre entendirent les chœurs des anges chantant sur un rythme divin : Ave, Maria, gratia plena ! Ils virent aussitôt, au milieu des esprits célestes éclatants de splendeur, la figure d’une dame, radieuse de beauté, posée sur un pilier de marbre. Saint Jacques reconnut la Mère de Dieu et se prosterna devant elle. La très Sainte Vierge Marie lui dit : En ce même lieu, édifiez une église à Dieu en mon nom, d’autant que Je sais que cette partie de l’Espagne me sera fortement dévouée et affectionnée. Dès à présent, Je la prends en ma sauvegarde et en ma protection.Après ces paroles, la vision disparut, et le saint Apôtre exécuta ce qui lui avait été ordonné du ciel : il fit bâtir une chapelle qu’on appela Notre-Dame du Pilier, de ce que la sainte Vierge lui était apparue sur un pilier de jaspe.

Nous ne savons pas bien le temps que le saint Apôtre demeura en Espagne, mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’il retourna à Jérusalem, où il fut martyrisé et fut le premier d’entre les apôtres à verser son sang pour la cause de Jésus-Christ.

Révérend Père Huguet

magnificat.ca

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.06.2026 – SAINT DU JOUR

St Éphrem

Saint Éphrem le Syrien
Diacre et Docteur de l’Église 
(† 373)

Ephrem le Syrien, né au IVe siècle, fut le grand poète de la langue syriaque. Il est né de parents chrétiens, d’après ce qui ressort de ses propres écrits, à Nisibe, dans la Haute-Mésopotamie. Cette ville était un avant-poste de l’empire romain oriental et elle remplissait toutes les conditions pour être le point de rencontre entre l’Orient et l’Occident.

Après la chute de Nisibe, en 363, la population chrétienne de la ville fut évacuée et Éphrem finit par arriver à Édesse, qui se trouve à quelque cent cinquante kilomètres plus à l’Ouest, au sud-est de la Turquie, aujourd’hui Urfa.

Éphrem est l’héritier de l’interprétation biblique du judaïsme. Sur ce point S. Brock écrit :

« Et ceci peut être considéré sous deux angles. D’abord en ce qu’il a hérité, comme tout chrétien, de la Bible juive, devenue l’Ancien Testament des chrétiens. Ses œuvres montrent une familiarité intime avec la Bible, particulièrement ses hymnes, qui sont truffées de subtiles allusions littéraires ; il s’attendait, bien sûr, à ce qu’elles soient comprises de ses auditeurs et de ses lecteurs. Et puis, et ceci est encore plus significatif, Éphrem est aussi l’héritier de nombreuses traditions juives étrangères à la Bible, qu’on peut trouver dans la littérature post-biblique de Targum et des Midrash».

Éphrem passa ses dernières dix années à Édesse. Il est mort le 9 juin 373. 

Pour un approfondissement, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Éphrem le Syrien

Source principale : iseo0607.voila.net (« Rév. x gpm »).

Saint Éphrem le Syrien priez pour nous !

09.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des béatitudes ; 2012 ; p. 212-213)

L’âme pénétrée de la lumière, comme le monde par le soleil

Tous les éléments sont distincts dans l’homme et respectent un ordre déterminé. L’âme apparaît tel un feu et, en elle, la raison est comme une lumière ; l’âme est pénétrée de la lumière de la raison comme le monde est illuminé par le soleil, ainsi, par la raison, elle peut prévoir et connaître toutes les œuvres de l’homme. (…) Le soleil, obscurci par un nuage noir, caché sous la foudre, le tonnerre et des pluies abondantes, n’apparaît plus ; quand ceux-ci cessent, il répand à nouveau sa lumière. Ainsi en est-il de l’âme de l’homme, opprimée à tel point par le corps qu’elle agit selon les désirs de la chair et que la lumière intérieure de la raison s’enténèbre ; car la colère est comme la foudre, l’avidité comme le tonnerre, les désirs illicites de la chair comme des pluies torrentielles. Quand la pénitence l’a nettoyée de ses maux, elle brille de nouveau dans la clarté de la vraie lumière, illuminée par l’espoir de la délivrance et du salut. L’âme exhale alors la raison comme le feu solaire darde ses rayons, et, par elle, discerne ce qui est céleste et ce qui est terrestre. L’âme de l’homme est affermie par le feu du soleil de l’Esprit Saint pour accomplir le bien, mais le froid de la paresse et de la négligence la débilite. Le feu de l’endurance et la componction de l’esprit, se mêlant, font produire à l’homme de bons fruits, ils le confortent et l’ornent en tout ce qui est utile pour que rien ne puisse le séparer du service et de l’amour de Dieu.

LECTURES :

Premier livre des Rois 17,7-16. 

En ces jours-là, sur l’ordre du prophète Élie, au bout d’un certain temps, il ne tombait plus une goutte de pluie dans tout le pays, et le torrent où buvait le prophète finit par être à sec.
Alors la parole du Seigneur lui fut adressée :
« Lève-toi, va à Sarepta, dans le pays de Sidon ; tu y habiteras ; il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir. »
Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? »
Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »
Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »
Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils.
Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »
La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger.
Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie.

Psaume 4,2.3.4-5.7-8. 

Quand je crie, réponds-moi, 
Dieu, ma justice ! 
Toi qui me libères dans la détresse, 
pitié pour moi, écoute ma prière !

Fils des hommes, 
jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire, 
l’amour du néant et la course au mensonge ?

Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, 
le Seigneur entend quand je crie vers lui.
Mais vous, tremblez, ne péchez pas ; 
réfléchissez dans le secret, faites silence.

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » 
Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !
Tu mets dans mon cœur plus de joie 
que toutes leurs vendanges et leurs moissons.