Étiquette : Notre-Dame de Fatima
05.06.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Le rosaire est une chaîne de prières qui t’associera à elle »

« Le rosaire est une chaîne de prières qui t’associera à elle »
Pour devenir un saint, imite les petits enfants. Ils ne connaissent aucune théorie, mais ils se contentent de regarder leur mère et de faire comme elle : tu deviendras un saint.
Le rosaire est une chaîne de prières qui t’associera à elle. C’est aussi le film qui te rappellera toutes les étapes du chemin de l’espérance qu’elle a parcouru : sa tendresse à Bethléem, son tourment durant la fuite en Égypte, le silence et le labeur de l’atelier de Nazareth, sa ferveur au temple, son émotion devant la prédication de son fils, de saint Jean ; en bref, l’histoire de deux vies qui n’en sont qu’une, car le Seigneur a vécu en elle, et elle en lui.
Ne néglige pas le rosaire que ta mère, Marie, t’a confié en te recommandant de vivre comme elle, avec elle, par elle et en elle.
Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan (1928-2002)
Prêtre catholique vietnamien, archevêque coadjuteur de Saïgon .ayant passé 13 ans dans les geôles de son pays.
Extraits de Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie, notules 918 et 922
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
05.06.20204 – SAINT DU JOUR

St Boniface
ÉVÊQUE ET MARTYR († 754)
Saint Boniface
Archevêque de Mayence, martyr
Boniface, appelé d’abord Winfrid, naît en Angleterre, vers 673-680. Une maladie grave décida son père à le laisser partir dans un monastère.
Devenu professeur après de brillantes études, Winfrid, par sa science et son éloquence, acquiert une réputation dont il est effrayé ; alors, refusant tous les honneurs, il tourne toute l’ambition de son zèle vers les contrées encore païennes de la Germanie, et n’a qu’un désir : devenir apôtre de l’Allemagne.
En 718, il va s’agenouiller aux pieds de saint Grégoire II et reçoit de lui tous les pouvoirs apostoliques. Après avoir traversé, en exerçant sa charité pour les âmes, la Lombardie, la Bavière et la Thuringe, il va se joindre à saint Willibrord, apôtre des Frisons ; mais il s’enfuit dès que celui-ci veut lui conférer l’épiscopat. Winfrid évangélise alors la Thuringe, dont les sauvages forêts se couvrent bientôt de monastères et se peuplent de saints.
La moisson est trop abondante, il lui faut des auxiliaires ; le Pape l’appelle à Rome, le sacre évêque et change son nom en celui de Boniface. L’apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaille avec plus d’ardeur que jamais à étendre le règne de l’Évangile. Ses saintes audaces sont bénies du Ciel.
Un jour, il fait abattre un arbre de superstition, qui servait d’idole à un peuple aveugle, et quand la foule en fureur va se jeter sur lui, un prodige vient soudain la calmer : l’arbre énorme se plie sous une main invisible et va tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu ; des milliers de païens demandèrent le baptême.
Boniface était de nouveau débordé par l’immensité de ses succès; il fait un appel à sa patrie, et bientôt de nombreux missionnaires viennent se joindre à lui. Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s’attribue point la gloire de ses œuvres ; Dieu est sa seule force et son seul recours ; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques.
À ce héros, il ne manquait plus qu’un combat ; à ce triomphateur, il ne manquait plus qu’une victoire. Le 5 juin 754, jour de Pentecôte, Boniface se préparait à offrir le Saint Sacrifice, quand une foule armée se précipite vers lui en poussant des cris sauvages ; son entourage court aux armes ; mais Boniface sort de sa tente : « Cessez le combat, mes enfants, dit-il, voici l’heure de la délivrance ! » Bientôt l’apôtre tombe sous les coups de ces barbares avec tous ceux qui l’accompagnent. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise : « Du bienfait de la mort ».
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
Saint Boniface priez pour nous !

05.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,18-27.
En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.
Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon pour le Samedi Saint, 5 ; PL 46,825-826 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I72 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)
« Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » (Ex 3,6)
Lorsque Dieu invisible daigna s’adresser à l’homme en lui apparaissant sous une forme visible, lorsque l’Éternel employa un langage temporel et l’Immuable des mots fragiles, lorsqu’il dit : « Je suis celui qui suis » (Ex 3,14) (…), il ajouta au nom de sa substance, le nom de sa miséricorde. (…) C’est comme si Dieu avait dit à Moïse : ‟Cette parole : « Je suis celui qui suis », tu ne la comprendras pas ; ton cœur n’est pas affermi ; tu n’es pas immuable comme moi, et ton esprit ne l’est pas non plus. Tu as entendu ce que je suis. Ecoute ce que tu peux comprendre, écoute ce que tu peux espérer.” Et Dieu dit encore à Moïse : ‟« Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob » (Ex 3,15). Tu ne peux saisir le nom de ma substance, saisis celui de ma miséricorde. Or ce que je suis est éternel. Abraham, Isaac et Jacob sont donc éternels ; je ne dis pas simplement éternels, mais rendus éternels, mais rendus éternels grâce à Dieu”. C’est par ces paroles que le Seigneur a confondu les Sadducéens chicaneurs, quand ils niaient la résurrection. Il leur cita alors le témoignage de l’Écriture : « Lisez, leur dit-il, ce que le Seigneur dit à Moïse dans le buisson ardent : “Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants » (Mc 12, 26-27) ; et tous ceux-là vivent. Quand Dieu dit (…) : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob », il ajoute : « Voilà mon nom pour l’éternité » (Ex 3,15). C’est comme s’il disait : ‟Pourquoi crains-tu la mort de l’homme ? Pourquoi redouterais-tu de ne plus être après la mort ? Voilà mon nom pour l’éternité. Et ce nom : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob » ne pourrait être éternel si Abraham, Isaac et Jacob ne vivaient éternellement.”
LECTURES :
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-3.6-12.
Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus,
à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour.
Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles,
et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile,
pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant.
Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié.

Psaume 123(122),1-2ab.2cdef.
Vers toi j’ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel,
comme les yeux de l’esclave
vers la main de son maître.
Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.