16.06.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: semer l’Évangile et attendre que la graine semée croisse

Lors de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape a focalisé ce dimanche 16 juin son exhortation sur «l’attente confiante». S’appuyant sur l’Évangile de la liturgie qui parle aujourd’hui du Royaume de Dieu à travers l’image de la semence, François a souligné que le Seigneur nous enseigne à «semer avec confiance l’Évangile là où nous sommes» et «à attendre, ensuite, que la graine semée porte du fruit, sans nous décourager».

La question de «la semence» évoquée plusieurs fois par Jésus dans ses enseignements permet de mieux percevoir le sens de «l’attente confiante». Dans les semailles, a fait observer le Pape, quelles que soient la qualité et l’abondance avec lesquelles l’agriculteur répand la semence, et quelle que soit la qualité de la préparation du sol, les plantes ne germent pas immédiatement: «il faut du temps», a déclaré François. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, «il est nécessaire qu’après avoir semé, il sache attendre avec confiance», pour «permettre aux graines de s’ouvrir au bon moment et aux pousses de sortir du sol et de croître, suffisamment fortes pour garantir, à la fin, une récolte abondante» (cf. v. 28-29)

Un Dieu patient

Le miracle, invisible, se produit déjà sous la terre (cf. v. 27), «il faut de la patience, et entre-temps il faut continuer à soigner les mottes, à les arroser et à les garder propres, bien qu’en surface rien ne semble se passer». Il en est de même pour le Royaume de Dieu. En chacun, le Seigneur met les semences de sa Parole et de sa grâce, bonnes et abondantes, et ensuite, «sans jamais cesser de nous accompagner, il attend patiemment», a fait comprendre le Saint-Père.

Des pèlerins lors de la prière de l'Angélus

Des pèlerins lors de la prière de l’Angélus 

Il «ne cesse de s’occuper de nous» et «nous donne du temps, pour que les semences s’ouvrent, grandissent et se développent pour porter des fruits de bonnes œuvres». Le Seigneur aimant et Père veut en réalité que «rien ne se perde dans son champ», et que «tout arrive à pleine maturité; il veut que nous puissions tous grandir comme des épis», a dit le Pape.

Annoncer l’Évangile sans se décourager

Partant de cet exemple du Seigneur «patient envers nous» pour que chacun de ses enfants soit sauvé, François a aussi exhorté à «semer avec confiance l’Évangile là où nous sommes», et à «attendre, ensuite, que la graine semée croisse et porte du fruit en nous et dans les autres, sans nous décourager, sans cesser de nous soutenir et de nous aider les uns les autres». Même si, malgré les efforts fournis, l’on ne voit pas de résultats immédiats. En effet, a affirmé le Souverain pontife, «souvent même parmi nous, au-delà des apparences, le miracle est déjà en marche et, le moment venu, il portera des fruits en abondance», s’est-il exprimé avec confiance.

François a, ensuite, invité les fidèles à s’interroger sur leur attitude dans leur vie quotidienne: est-ce que je sème avec confiance la Parole de Dieu dans les milieux où je vis? Suis-je patient dans l’attente, ou est-ce que je me décourage parce que je ne vois pas de résultats immédiats? Et suis-je capable de tout confier sereinement au Seigneur, tout en faisant de mon mieux pour annoncer l’Évangile?

Puis pour terminer, le Pape a prié pour que «la Vierge Marie, qui a accueilli et fait croître en elle la semence de la Parole, nous aide à être des semeurs généreux et confiants de l’Évangile».

Source : VATICANNEWS, le 16 juin 2024

Marie chez les Coptes éthiopiens (II)

Illustration
Prêtre orthodoxe copte à Lalibela, Éthiopie. © Shutterstock/JM Travel Photography

Marie chez les Coptes éthiopiens (II)

En ce qui concerne « l’eschatologie mariale », c’est-à-dire tout ce qui concerne la fin de la vie terrestre de Marie et sa vie dans l’au-delà, les Coptes croient que Marie est morte le 21 tubah (fin janvier) et, comme son Fils, son corps ne subit pas la corruption.

Après 206 jours, et par l’action de son Fils, son corps s’est réuni à son âme et il fut emporté au paradis où Marie triomphe, auprès du trône de Dieu, avec un degré de gloire qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir. Marie est la vraie reine ; à côté du trône de son Fils, et son royaume est un royaume de miséricorde.

L’Église copte fut très étonnée que l’Église romaine définisse un dogme qu’en 1950 pour ce qui est ici une vérité de foi depuis l’antiquité.

Selon la tradition, Jésus et Marie auraient conclu un pacte. Selon ce pacte, Jésus accorde la libération des épreuves à quiconque invoque le nom de Marie et célèbre sa mémoire.

« Ce pacte de miséricorde est le nom de Notre Dame, la Vierge Marie Mère de Dieu. Quand ce pacte est invoqué, tremblent le firmament des cieux et les viscères de la terre jusqu’à ses fondements du shéol. Les ailes des anges sont secouées par la crainte comme les feuilles dans le vent.

Quand ce nom est invoqué, non seulement les créatures sont dans la crainte, mais notre Seigneur et Sauveur, son Fils, qui a dans les mains la toute-puissance, quand il fait paraître devant lui le pécheur pour prononcer le jugement punitif, en entendant le nom de laVierge écrit aux couleurs de ce pacte sur le front des pécheurs, il abandonne avec clémence la salle du jugement et il laisse la sentence. »

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :


Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.06.2024 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie-Thérèse Scherer

Bse Marie-Thérèse Scherer

COFONDATRICE († 1888)

Bse Maria Theresia Scherer
Vierge cofondatrice des :
« Sœurs de Charité de la Sainte-Croix »

Maria Theresia, dans le siècle Anna Maria Katharina, Scherer, naît le 31 octobre 1825 dans une famille de paysans aisés, à Meggen dans le canton de Lucerne (Suisse). 

Elle passa son enfance à Meggen, sur le lac des Quatre-Cantons. Toute jeune, elle eut la douleur de perdre brutalement son père, fauché par une pneumonie foudroyante. A la suite de ce décès tragique, la famille fut disloquée. La fillette grandit chez des personnes de sa parenté, de bons chrétiens et elle devint une jeune fille très croyante.

En 1845 elle entre chez les Sœurs enseignantes de la Sainte Croix de Menzigen et reçoit le nom de Marie-Thérèse. Cette Congrégation a été fondée l’année précédente par le Père Théodose Florentini o.f.m.. Ce capucin au grand cœur s’émeut de l’état lamentable des hôpitaux où sont soignés les pauvres. C’est ainsi qu’en 1855, il crée à Ingenbohl, une branche soignante de son Institut, les Sœurs de la charité, dont la supérieure est Marie-Thérèse.

Sa vie durant, mère Marie-Thérèse conserva les dernières lignes écrites par le Père, comme un précieux testament: « Dans les choses nécessaires : l’unité ; dans le doute : la liberté ; en toutes choses : l’amour. » C’est dans cette optique que la jeune supérieure et ses sœurs reconnurent et endossèrent l’énorme dette laissée par le fondateur. L’attitude de la jeune religieuse les brancha et leur communiqua le sens des valeurs. Elle tendit la main à celles qui étaient tentées de rebrousser chemin et, sans se lasser, leur montra le but à atteindre.
Sa présence mettait la joie dans les communautés, elle les désirait fraternelles et amicales. Auprès d’elle, on se sentait à l’aise et libre. Elle savait découvrir le côté positif des sœurs, elle respectait leurs originalités et tâchait de les diriger judicieusement. Elle manifestait sa confiance envers chacune et attendait beaucoup de leur part.
Elle s’efforçait d’être, avant tout, une compagne pour chacune. Toute son attitude rayonnait de dévouement et de sérénité. Elle ne voulait pas « présider » en première ligne, par contre, elle considérait sa charge comme prophétique.

Dans sa vie, il y eut des temps de crises, d’incertitudes, de tâtonnements. Dieu lui demandait beaucoup! Mère Marie-Thérèse s’accrocha à Lui et Il la soutenait. Sans cette confiance en Dieu, elle n’aurait certainement pas tenu le coup. Ses propres paroles en témoignent. Elle encourageait sans cesse les sœurs à s’abandonner à la providence divine et à faire totalement confiance à Dieu. A Lui, le Dieu crucifié et ressuscité à qui elle s’était vouée corps et âme au jour de sa profession, elle vouait maintenant une confiance sans bornes. 
Imprégnée de la parole de Dieu, elle fut toute sa vie à l’écoute des autres. La foi et l’espérance soutenaient sa tâche exigeante. Ainsi, l’amour grandit en elle et dans la communauté.

Toute sa vie, Mère Marie-Thérèse a dû supporter des ennuis de santé: rhumatisme aigu, varices, maladie de foie… Dans le courant de 1887, un médecin constate une tumeur cancéreuse à l’estomac. Le 1er mai 1888, elle reçoit les derniers sacrements. Ses derniers jours sont particulièrement douloureux. Le 16 juin au soir, à Ingenbohl, elle entre en agonie puis exhale paisiblement le dernier soupir après avoir murmuré: « Ciel… Ciel!»

La Congrégation des « Sœurs de Charité de la Sainte-Croix » comptait à la mort de sa cofondatrice 1658 religieuses travaillant dans plusieurs pays et réparties dans 434 établissements: écoles, orphelinats, crèches, garderies d’enfants, instituts pour sourds-muets, pour aveugles, pensions pour apprentis et étudiants pauvres, maisons d’accueil pour jeunes filles, hôpitaux, infirmières à domicile, maisons d’aliénés, asiles pour personnes âgées…

Maria Theresia a été beatifiée le 29 octobre 1995 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sœurs de Charité de la Sainte-Croix

Bse Maria Theresia Scherer priez pour nous !

16.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.


D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.


Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »


Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.


Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Des communautés évangéliques pour notre temps (Communautés selon l’Évangile, éd. du Seuil, 1973, p. 28-29)

Le règne de Dieu est comparable à une graine

L’essentiel de cette vie, ce qui en est la raison d’être et la joie, ce sans quoi elle nous paraîtrait vaine est un don de nous-mêmes à Dieu, en Jésus-Christ. C’est d’être dans le monde, enfoui dans le monde, parcelle d’humanité livrée par toutes ses fibres, offerte, désappropriée. Être des îlots de résidence divine. Assumer un lieu à Dieu. Être voué, avant tout, à l’adoration. Laisser peser sur nous, jusqu’à l’écrasement, le mystère de la vie divine. Être, dans les ténèbres de l’ignorance universelle, des prises de conscience de Dieu. Savoir que là est l’acte salvateur par excellence ; croire de la part du monde, espérer pour le monde, aimer pour le monde. Savoir qu’une minute de vie chargée de foi, même dépouillée de toute action, de toute expression extérieure, possède un génie de valorisation, une puissance vitale que tous nos pauvres gestes humains ne pourraient remplacer. Le reste est un surplus, un surplus nécessaire, mais nécessaire comme une conséquence. Là est la graine, le germe. Si le germe existe, la plante de la vie évangélique ne pourra pas ne pas en jaillir. Au contraire, si nous essayons de mettre sur la terre toutes les fleurs de l’Évangile : dévouement, pauvreté, humilité et le reste, si nous l’essayons avant d’avoir semé cette graine, nous ferons des jardins de fleurs coupées qui faneront en deux jours. C’est à cause de Dieu que nous aimons le monde. Nous voulons le donner au Royaume des cieux. À quoi servirait de nous y efforcer, si nous refusions nous-mêmes à l’emprise dévastatrice et transformatrice de ce Royaume, si nous refusions notre être à l’invasion de la grâce de Dieu.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 17,22-24. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »

Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16. 

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur, 
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d’annoncer dès le matin ton amour, 
ta fidélité, au long des nuits.

Le juste grandira comme un palmier, 
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur, 
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! 
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,6-10. 

Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ;
en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision.
Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur.
Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps.