Plus l’enfer aura été victorieux dans les débuts, plus il sera honteux par la suite
A de nombreuses reprises Jésus a parlé au jeune Marcel Van (1928-1959) – séminariste vietnamien qui mourra martyr dans les geôles communistes – du règne de son Amour, un règne pour lequel Il lui demande sa prière et ses sacrifices.
Sainte Thérèse de Lisieux a souvent aussi exhorté Van (en visions), mais en ce 4 janvier 1946, c’est la Vierge Marie qui évoque son règne auprès du ‘petit Van’ :
« Comme Jésus te l’a dit, au début de la lutte mes apôtres paraîtront si faibles qu’on les croira incapables de tenir tête à l’enfer… (…) Je devrai le permettre pour un certain temps afin que, par-là, mes apôtres apprennent à être plus humbles…
Cependant, mon enfant, plus l’enfer aura été victorieux dans les débuts, plus il sera honteux par la suite car ce ne sera plus moi en personne qui écraserai la tête de Satan ; mais je me contenterai de laisser mes enfants accomplir cette besogne à ma place. (…) Ensuite mon règne s’établira peu à peu dans le monde ».
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Romuald Anachorète et « père des moines camaldules » (v. 952-1027)
Romualdo naît à Ravenne, vers 952, d’une des plus illustres familles d’Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce, qui le poursuivait, triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités.
Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint-Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l’ermite, toujours armé d’une baguette, lui donnait un rude coup sur l’oreille gauche. Romuald souffrait patiemment ; cependant un jour, s’apercevant qu’il perdait l’ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l’oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.
Bientôt Romualdo devint le chef d’une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères, et établit enfin l’Ordre des Camaldules.
Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d’une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques : « Quoi ! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du Ciel et tu viens au désert montrer ta honte ! Va-t-en, bête immonde, vilain serpent ! »
Romualdo jouissait à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la Messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l’émotion et ravi en extase, il s’écriait : « Jésus, mon cher Jésus ! Ô doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges ! »
Arrivé à une extrême vieillesse, il se nourrissait chaque jour avec une grande sobriété, et, pendant le carême, se contentait d’une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, mais sans y toucher afin de se garder de tout excès de gourmandise : « Voilà un bon morceau bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n’est-ce pas ? Eh bien ! Tu n’y toucheras pas. »
Ce grand ascète, malgré ses austérités étonnantes, mourut à un âge avancé.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Après avoir cherché Dieu en beaucoup d’endroits, saint Augustin le trouva au-dedans de lui-même. Croyez-vous qu’il importe peu à une âme qui se distrait facilement, de comprendre cette vérité, et de savoir qu’elle n’a pas besoin de monter au ciel pour parler à son Père éternel, et trouver ses délices auprès de lui ? Non, elle n’a pas besoin d’élever la voix pour lui parler, car il est tellement près que si bas qu’on lui parle, il entend. À quoi bon avoir des ailes pour aller à sa recherche ? elle n’a qu’à se mettre dans la solitude et à le considérer au-dedans d’elle-même. Qu’elle s’humilie profondément ! Qu’elle lui parle comme à un père ! Qu’elle lui présente ses suppliques comme à un père ! Qu’elle lui expose ses épreuves et le conjure d’y porter remède ! mais qu’elle comprenne bien qu’elle n’est pas digne d’être sa fille ! (…) L’important pour nous, c’est de lui faire un don absolu de notre âme après l’avoir débarrassé de tout objet créé, pour qu’il puisse en disposer comme d’un bien propre. Puisque sa Majesté a raison de le vouloir ainsi, ne lui refusons point ce qu’elle demande. Dieu ne force pas notre volonté ; il prend ce que nous lui donnons. Mais il ne se donne pas complètement, tant que nous ne nous sommes donnés à lui d’une manière absolue.
LECTURES :
Deuxième livre des Rois 2,1.6-14.
Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal. Arrivés à Jéricho, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; et moi, le Seigneur m’envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux. Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s’arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec. Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu ! » Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas. » Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit et se mit à crier : « Mon père !… Mon père !… Char d’Israël et ses cavaliers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il revint et s’arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d’Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s’écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d’Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s’écartèrent, et il traversa.
Psaume 31(30),20.21.24.
Qu’ils sont grands, tes bienfaits ! Tu les réserves à ceux qui te craignent. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.
Tu les caches au plus secret de ta face, loin des intrigues des hommes. Tu leur réserves un lieu sûr, loin des langues méchantes.
Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles : le Seigneur veille sur les siens ; mais il rétribue avec rigueur qui se montre arrogant.
Garabandal (1) n’est pas encore officiellement reconnu par l’Église, qui n’a jamais condamné ces apparitions. Un grand saint s’est même prononcé en faveur de l’authenticité de ces apparitions à plusieurs reprises : saint Padre Pio !
Ce fait mérite qu’on s’y arrête un peu, surtout depuis que Padre Pio a été canonisé. Voici quelques extraits d’une entrevue faite avec Conchita le 9 février 1975, relative aux contacts qu’elle a eus avec saint Padre Pio au sujet des apparitions de Garabandal.
Des Espagnols en visite à San Giovanni Rotondo, en Italie, ont demandé au Padre Pio s’il croyait à l’authenticité des apparitions de Garabandal, et le Père Capucin a répondu de son ton sévère habituel : « Vous le demandez encore ?… Combien d’apparitions vous faut-il donc, alors qu’elles ont lieu déjà depuis huit mois. »
Le 3 mars 1962, Conchita reçoit une lettre écrite en italien à la machine, non signée, ne portant sur l’enveloppe aucune adresse d’expéditeur, mais seulement un cachet d’oblitération maculé et illisible. La lettre commençait ainsi : « Chères petites enfants de Garabandal, ce matin, la Sainte Vierge m’a parlé de vos apparitions ». Et la lettre se termine par ces mots : « Je vous donne seulement un conseil : Priez et faites prier, car le monde entre en perdition. On ne vous croit pas et l’on ne croit pas à vos colloques avec la Dame Blanche ; on y croira quand il sera trop tard. »
(1) Les apparitions mariales de Garabandal sont des apparitions de la Vierge Marie qui ont eu lieu dans le village de San Sebastián de Garabandal en Cantabrie (Espagne), de 1961 à 1965.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marc et Marcellien étaient frères et issus d’une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse. Arrêtés sous l’empereur Dioclétien, ils furent jetés dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée, après un délai de trente jours.
Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien. Tranquillin, leur père, Marcie, leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus capables de toucher leur cœur. Les généreux martyrs, attendris par ce spectacle si touchant, commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants, et il y avait à craindre que l’amour ne fît faillir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.
Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l’empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s’exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l’autre vie, les châtiments des apostats. Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents. Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l’usage de la parole, qu’elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion. Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.
Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent devant un nouveau juge, qui, après avoir employé inutilement toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler, les fit clouer à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant Dieu. Après un jour et une nuit, encore pleins de vie et témoignant toujours la même joie et le même courage, ils furent percés à coups de lance.
St Marc et St Marcellien priez pour nous !
Saint Marc et Saint Marcellin encouragés par Saint Sébastien sur la voie du martyre Paolo Veronese, vers 1700 – 1799