L’huile bénite, une « protection pour le monde entier » a dit Marie

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L’huile bénite, une « protection pour le monde entier » a dit Marie

Fondé par l’empereur byzantin Justinien au VIe siècle, le couvent Notre-Dame de Seidnaya est un monastère orthodoxe féminin situé sur les hauteurs, au nord-est de Damas, en Syrie. Il abrite l’une des icônes attribuées traditionnellement à l’apôtre Luc, nommée « Chaghoura », ce qui en fait un lieu de pèlerinage chrétien important au Proche-Orient. Le monastère et les religieuses qui y vivent ont toujours été protégés et épargnés, y compris très récemment, durant la guerre civile (2011) et l’effrayante épidémie de Covid-19 (2020).

La guerre civile a déchiré la Syrie à partir de mars 2011. Le couvent était au cœur d’une zone de conflit armé. Pourtant, aucune religieuse n’a été blessée. Un missile, tiré sur le monastère, a endommagé la structure mais n’a pas explosé …

Quant à la réparation des dégâts matériels causés, elle sera financée et organisée providentiellement par une australienne, Caroline Daoud, qui ne connaissait pas particulièrement la Syrie et n’avait jamais entendu parler du couvent de Seidnaya, mais qui reçut une locution l’envoyant porter secours aux religieuses : « Ma maison de Seidnaya en Syrie, au nord de Damas, ne doit pas tomber en ruines, car elle est celle de mes filles. »

Plus tard, en automne, le couvent s’est trouvé sans ressources alimentaires et sans réserve de nourriture, étant encerclé par les djihadistes de l’État islamique. Alors que la situation devient critique, deux camions d’approvisionnement arrivent, sans qu’aucune commande n’ait été passée ! Une habitante de Damas avait reçu la visite de la Sainte Vierge qui l’a exhortée : « Ma maison de Seidnaya et mes filles religieuses manquent de tout, elles risquent la famine, lève-toi », et elle avait envoyé son fils remplir cette mission. Musulman, il a pu passer tous les check-points et traverser les nombreux barrages !

En mars 2020, le fléau du Covid-19 s’ajoute à la situation terrible de la guerre civile. Alors que le lieu, très fréquenté (haut lieu de pèlerinage), ne dispose pas de vaccin ni de traitement, tout laisse penser que l’épidémie va faire des ravages à Seidnaya. En songe, une religieuse est avertie de marquer du signe de la croix, avec de l’huile bénite, les portes et les fenêtres des maisons, ainsi que le front de chacun : « C’est une protection pour le monde entier. »

Les religieuses ont accueilli des milliers de pèlerins et de visiteurs à cette époque-là, sans autre précaution que celle indiquée par la Sainte Vierge, et personne n’a contracté le coronavirus ! Connaissant l’extrême contagiosité du virus, c’est scientifiquement et statistiquement impossible.

Adapté de :

www.1000raisonsdecroire.com

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Bonaventure

St Bonaventure

DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1274)

Saint Bonaventure
Cardinal-Évêque, Docteur de l’Église
(1217-1274)

Bonaventura, au baptême Giovanni, naît, probablement en 1217, à Civita de Bagnoregio (Toscane, Italie) de Giovanni Fidanza, médecin, et Maria di Ritello. 

À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d’Assise, le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Giovanni entra dans l’Ordre fondé par saint François, et en devint l’ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura ! O la bonne aventure ! » De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint.

Durant les années 1232-1246 Bonaventure est étudiant à l’Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu’ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n’étaient que la prolongation de sa fervente oraison.

Saint Thomas d’Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! »

De 1253 à 1255, il est maître régent, titulaire de la chaire franciscaine de la faculté de théologie de l’Université de Paris, au moment où Thomas enseigne chez les Dominicains.

Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d’un Saint. »

Bonaventure avait à peu près cinquante six ans quand, le 3 juin 1273, le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle. 

Il meurt ministre général des Franciscains, le 15 juillet 1274.

Bonaventura a été inscrit dans le livre des saints, le 14 avril 1482, par le pape franciscain Sixte IV (Francesco della Rovere, 1471-1484). En 1588, un autre pape franciscain, Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590), le déclara “Docteur de l’Église”. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
3 mars 2010, Saint Bonaventure

10 mars 2010, Saint Bonaventure (2)

17 mars 2010, Saint Bonaventure (3)

 Pour un approfondissement plus complet :
>>> Les Œuvres complètes de St Bonaventure 

Saint Bonaventure, priez pour nous !

15.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,34-42.11,1. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;


celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.


Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Entretien aux Filles de la Charité, 31/7/1934 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923. Conférence du 31 juillet 1634, pp.11-12)

Dieu prend soin de ceux qui prennent soin des pauvres

Un autre moyen de rester fidèle, mes filles, c’est un détachement parfait de père, de mère, des parents et des amis, de sorte que vous ne soyez qu’à Dieu seul. Et pour avoir ce grand bien, il faut se dépouiller de tout et n’avoir rien en propre. Les apôtres avaient ce détachement. Pour un écu, vous en aurez cent ; autant de dames, autant de mères ; de sorte, mes filles, que la Providence jamais ne vous manquera. N’auriez-vous point le courage de vous donner à Dieu, qui pense tant à vous ? Ne prétendez point vous réserver quelque chose pour votre subsistance ; fiez-vous toujours en la Providence. Les riches peuvent tomber en nécessité par les accidents qui arrivent souvent, mais jamais ceux qui veulent dépendre entièrement de Dieu ne seront en pauvreté. N’est-il pas bon de vivre ainsi, mes filles ? Qu’y a-t-il à craindre ? Car Dieu a promis que les personnes qui auront soin des pauvres ne manqueront jamais de rien. Mes filles, n’aimeriez-vous pas mieux les promesses de Dieu que les tromperies du monde ? Dieu s’est obligé à pourvoir à tous nos besoins.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 1,10-17. 

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir.
Quand vous venez vous présenter devant ma face, qui vous demande de fouler mes parvis ?
Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes.
Vos nouvelles lunes et vos solennités, moi, je les déteste : elles me sont un fardeau, je suis fatigué de le porter.
Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.

Psaume 50(49),7ac-8.16bc-17.21.23. 

« Écoute, mon peuple, je parle ;
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; 
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ; 
garderai-je le silence ? 
Penses-tu que je suis comme toi ? 
Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.

« Qui offre le sacrifice d’action de grâce, 
celui-là me rend gloire : 
sur le chemin qu’il aura pris, 
je lui ferai voir le salut de Dieu. »

14.07.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: annoncer l’Évangile dans la communion et la sobriété de vie

Lors de la prière de l’Angélus de ce dimanche 14 juillet, le Pape a focalisé son exhortation sur l’envoi en mission des disciples par le Christ qui, en les envoyant «deux par deux», «leur conseille de ne prendre qu’avec eux le nécessaire». S’arrêtant donc sur cette image présentée dans l’Évangile de la liturgie du jour, le Saint-Père a souligné que l’annonce de la Bonne Nouvelle ne se fait pas seul, «mais ensemble, en communauté; et pour cela, il est important de savoir rester sobre». 

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

La question de l’envoi en mission des disciples par Jésus s’inscrit au cœur de l’Évangile proposé en ce 15e dimanche du Temps ordinaire de l’année liturgique B (Mc 6, 7-13). Comme l’a souligné le Pape François dans son exhortation qui a précédé la prière de l’Angélus, Jésus les envoie, non pas seuls, mais deux par deux avec une instruction, celle de ne prendre qu’avec eux le nécessaire. S’appuyant sur cette image, l’évêque de Rome a invité les milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre à la communion et à la sobriété qui sont, selon lui, «des valeurs importantes pour notre vie chrétienne et pour notre apostolat, des valeurs indispensables pour une Église vraiment missionnaire, à tous les niveaux».

L’annonce de l’Évangile exige de nous la sobriété

«On n’annonce pas seul l’Évangile, mais ensemble, en communauté», a fait savoir François au début de son exhortation de ce dimanche. Et pour cela, a-t-il poursuivi, «il est important de savoir rester sobre»; une sobriété qui doit s’observer aussi bien dans l’usage des choses que dans les pensées et les sentiments. «Savoir être sobre dans l’usage des choses, en mutualisant les ressources, les compétences et les dons, en se passant du superflu – qui te rend esclave, pour être libre et pour que chacun ait ce dont il a besoin pour vivre dans la dignité et pour contribuer activement à la mission; et ensuite être sobre dans les pensées et les sentiments, en abandonnant ses propres visions partielles, ses idées préconçues et ses rigidités qui, comme des bagages inutiles, alourdissent et entravent le chemin, pour favoriser plutôt la confrontation et l’écoute, et rendre ainsi le témoignage plus efficace», a expliqué le Saint-Père.

Prenons à titre d’exemple ce qui se passe dans nos familles ou dans nos communautés, le Souverain pontife a fait remarquer que, quand on fait avec le nécessaire – même avec peu, avec l’aide de Dieu, «on arrive à avancer et à tomber d’accord, en partageant ce qui existe, en renonçant tous à quelque chose et en se soutenant mutuellement» (cf. Ac 4, 32-35). Et ceci est déjà une «annonce missionnaire», avant et même plus que les mots, a-t-il souligné, «parce qu’elle incarne la beauté du message de Jésus dans le concret de la vie». De ce fait, une famille ou une communauté qui vit de cette manière «crée en effet autour d’elle un milieu riche d’amour, dans lequel il est plus facile de s’ouvrir à la foi et à la nouveauté de l’Évangile, et dont on sort meilleur, plus serein».

L’individualisme et l’envie effritent nos relations

En revanche, a poursuivi François, si chacun suit sa propre voie, si ce qui compte, ce sont les choses – qui ne sont jamais suffisantes -, si l’on ne s’écoute pas les uns les autres, si l’individualisme et l’envie prévalent, «l’air devient lourd, la vie difficile, et les rencontres deviennent davantage une occasion d’agitation, de tristesse et de découragement que de joie» (cf. Mt 19, 22). Ainsi, le Saint-Père a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à cultiver «la communion, l’harmonie entre nous et la sobriété, des valeurs importantes pour notre vie chrétienne, des valeurs indispensables pour une Église vraiment missionnaire, à tous les niveaux».

«Demandons-nous donc: est-ce que je ressens la joie d’annoncer l’Évangile, d’apporter, là où je vis, la joie et la lumière qui naissent de la rencontre avec le Seigneur? Pour cela, est-ce que je m’engage à marcher ensemble avec les autres, à partager avec eux des idées et des compétences, avec un esprit ouvert et un cœur généreux? Enfin, est-ce que je sais cultiver un style de vie sobre et attentif aux besoins de mes frères et sœurs?», a interrogé l’évêque de Rome au terme de sa catéchèse dominicale, demandant ainsi à Marie, Reine des Apôtres, «de nous aider à être de vrais disciples missionnaires dans la communion, l’harmonie et la sobriété de vie».

Source : VATICANNEWS, le 14 juillet 2024

Marie nous rend flexibles au souffle de l’Esprit qui vit en nous


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Marie nous rend flexibles au souffle de l’Esprit qui vit en nous

Salut, Marie, toi dont le Tout-Puissant attendait la réponse, tandis que nous étions tous là dans l’ombre à l’attendre avec lui. Dieu n’imposait rien à ta liberté. Tu as vu ce qui était en jeu, et tu as cru que la plénitude des temps était venue, où Dieu envoyait son Fils. Tu t’es dépouillée de toi-même, tu t’es mise au service du Seigneur. (…)

Sainte Mère de Dieu, tu fus d’abord seule à porter cet indicible secret, puis Joseph y eut accès. Qui a pu mieux que toi entrer dans le dessein du Sauveur ? Limpide et inflexible, tu t’avances dans la voie qui s’offre. Trente ans et plus, tu garderas dans le silence de ton cœur tout ce qui t’a été dévoilé. Tu veilleras sur le Fils, petit garçon allant vers l’âge d’homme ; tu le suivras jusqu’à Jérusalem où il sera exalté sur la croix, toi debout à ses côtés. Alors encore tu croiras : seule, jusqu’à ce que le Seigneur se montre à d’autres, tu seras sûre de sa résurrection d’entre les morts, et au milieu des apôtres tu attendras la venue de l’Esprit promis.

Sainte Mère de Dieu, garde parmi nous la place que tu avais dans l’Église naissante. O Mère du Ressuscité, comme les apôtres nous nous souvenons de ta relation unique avec lui, nous voyons en toi le premier chaînon de notre témoignage, le modèle d’une foi bien frappée et indéfectible. O Mère du Sauveur et de tous les sauvés, que ta présence nous stimule et nous enseigne à nous laisser envahir et absorber par la grâce de notre vocation. Que ta prière encourage et enveloppe la nôtre, nous rende  attentifs et flexibles au souffle de l’Esprit qui prie en nous.

L.-M. Dewailly, o.p.

Avec des amis protestants dans Le livre d’heures de Marie, textes réunis par Alphonse Bossard, S.M.M.

Desclée de Brouwer, 1981, p. 121-123

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Camille de Lellis

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1614)

Saint Camille de Lellis
Prêtre et fondateur des :
« Clercs réguliers ministres des infirmes »
(Camilliens)

Camillo da Lellis, naît à Bucchianico près de Chieti dans les Abruzzes, le 25 mai 1550 ; il fut privé de sa mère dès le berceau. Malgré les heureux présages donnés par un songe qu’avait eu sa mère avant sa naissance, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée. Jusque vers l’âge de vingt-cinq ans, on le voit mener une vie d’aventures ; il se livre au jeu avec frénésie, et un jour en particulier il joue tout, jusqu’à ses vêtements.

Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. Un jour, en revenant d’une course faite à cheval, pour le service du monastère, il est pénétré d’un vif rayon de la lumière divine et se jette à terre, saisi d’un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s’écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d’appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l’édification qu’il donna, le nom de « frère Humble ». Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu’il avait eue à la jambe, ce qui l’obligea de quitter le couvent des Capucins. Lorsque guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe de Néri, consulté par lui, lui dit : « Adieu, Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps. » En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s’occupa de soigner les malades et d’édifier des hôpitaux.

Il est frappé par la détresse des autres malades et s’engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues, des mercenaires ou repris de justice, vis-à-vis des malades le bouleverse. Il ressent le besoin de réunir autour du Crucifix des hommes qui partagent son amour des malades. Il est guidé, en cette démarche, par son père spirituel, saint Philippe Néri. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des « Clercs Réguliers Ministres des Infirmes » que l’on appellera par la suite les « Camilliens » ou « Serviteurs des Malades ». 

C’est en 1586 que le pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590)reconnaît la Congrégation et autorise le port de la grande Croix rouge sur leur soutane. La mission de ces nouveaux religieux est « l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers tous les malades, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. » 

Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome, le 14 juillet 1614. 

Camillo da Lellis a été béatifié le 7 avril 1742 et canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758). 

Il est déclaré patron céleste des hôpitaux et des malades en 1886 par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) et proclamé patron céleste des soignants en 1929 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), en 1974, en a fait le protecteur particulier du service de santé de l’armée italienne. « La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds. » 

Pour un approfondissement :
>>> Ordre des Camilliens  

Saint Camille de Lellis priez pour nous !