« Je n’ai jamais ressenti un tel bonheur »

© Shutterstock/Iurii Dzivinskyi
© Shutterstock/Iurii Dzivinskyi

« Je n’ai jamais ressenti un tel bonheur »

À  Marseille, la basilique Notre-Dame de la Garde, que les Marseillais préfèrent appeler « la Bonne Mère », est visitée depuis des années – et de plus en plus – par des familles marseillaises issues de l’autre rive de la Méditerranée mais pour lesquelles la montée vers la Bonne Mère est « sacrée » et porteuse d’espérance. Il y a là l’une des sources du phénomène actuel qui voit chaque année plusieurs centaines de musulmans se convertir au christianisme et demander le baptême. 

Tel est le cas de Chaïnez, 16 ans : souffrant d’une profonde dépression, elle est conduite par sa mère musulmane à la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille, où les musulmans aiment y allumer des cierges. 

Face à une statue de la Vierge à l’Enfant, Chaïnez ressent une transformation intérieure : « c’était comme si on m’enlevait un poids. Je n’ai jamais ressenti un tel bonheur », confie-t-elle au magazine Le Figaro. 

Cette expérience la pousse à chercher des réponses dans la Bible, et, après douze ans de quête spirituelle, elle est baptisée à Pâques 2023. Sa conversion entraîne un rejet familial, la coupant de nombreux membres de sa famille et la forçant à vivre sa foi en secret. 

« Quand une amie musulmane a vu ma croix, elle a failli fuir », raconte Chaïnez. 

À nous Catholiques d’accueillir largement dans l’Eglise, à l’image de Jésus Christ et de Marie, Mère de tous les hommes, ces convertis courageux qui ont osé franchir le pas.

Source : www.observalgerie.com

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Étienne de Hongrie

St Étienne de Hongrie

ROI († 1038)

Saint Étienne
Roi de Hongrie 
(977-1038)

Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. Étienne eut le bonheur d’être l’apôtre en même temps que le roi des Hongrois, et de les civiliser.

Avant sa naissance, sa mère eut une vision de saint Étienne, martyr, lui prédisant que son enfant achèverait l’œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents. Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d’Étienne. Ses premières inclinations le portèrent à Dieu ; sa première parole fut le nom de Jésus ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par sa piété. 

Étienne avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins. Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets; mais le jeûne, l’aumône et la prière lui assurèrent la victoire. Étienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l’adultère, le blasphème et d’autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres ; il fonda et enrichit les églises: aussi vit-on bientôt ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.

Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l’empereur saint Henri. L’humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité ; il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu’il était sorti incognito pour distribuer de l’argent aux malheureux, comme il n’avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s’en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre. Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d’en haut. Un jour qu’Étienne priait, absorbé en Dieu, il fut enlevé en l’air par les Anges jusqu’à ce que son oraison fût achevée. Dieu opéra en sa faveur beaucoup d’autres prodiges. 

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu’il supporta avec patience et courage.

Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d’une croix inclinée

La couronne de Hongrie est actuellement composée d’une croix inclinée, d’une calotte sphérique et d’un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.
L’inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d’un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s’appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s’inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu’à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.

Saint Étienne de Hongrie priez pour nous !

16.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12. 

En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et dit : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.’


Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »
Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.


Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »


Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »
Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Concile Vatican II

Constitution dogmatique sur l’Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 48

« Maris, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Eglise, il s’est livré pour elle » (Ep 5,25)

L’homme et la femme qui, par l’alliance conjugale « ne sont plus deux mais une seule chair », s’aident et se soutiennent mutuellement par l’union intime de leurs personnes et de leurs activités ; ils prennent ainsi conscience de leur unité et l’approfondissent sans cesse davantage. Cette union intime, don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants, exigent l’entière fidélité des époux et requièrent leur unité indissoluble. Le Christ Seigneur a comblé de bénédictions cet amour aux aspects multiples, issu de la source divine de la charité, et constitué à l’image de son union avec l’Église (Ep 5,32). De même en effet que Dieu a pris autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Époux de l’Église, vient à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement de mariage. Il continue de demeurer avec eux pour que les époux, par leur don mutuel, puissent s’aimer dans une fidélité perpétuelle, comme lui-même a aimé l’Église et s’est livré pour elle (Ep 5,25). L’amour conjugal authentique est assumé dans l’amour divin et il est dirigé et enrichi par la puissance rédemptrice du Christ et l’action salvifique de l’Église, afin de conduire efficacement à Dieu les époux, de les aider et de les affermir dans leur mission sublime de père et de mère. C’est pourquoi les époux chrétiens, pour accomplir dignement les devoirs de leur état, sont fortifiés et comme consacrés par un sacrement spécial ; en accomplissant leur mission conjugale et familiale avec la force de ce sacrement, pénétrés de l’Esprit du Christ qui imprègne toute leur vie de foi, d’espérance et de charité, ils parviennent de plus en plus à leur perfection personnelle et à leur sanctification mutuelle ; c’est ainsi qu’ensemble ils contribuent à la glorification de Dieu.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 16,1-15.60.63. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations.
Tu diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu à Jérusalem : Par tes origines et ta naissance, tu es du pays de Canaan. Ton père était un Amorite, et ta mère, une Hittite.
À ta naissance, le jour où tu es née, on ne t’a pas coupé le cordon, on ne t’a pas plongée dans l’eau pour te nettoyer, on ne t’a pas frottée de sel, ni enveloppée de langes.
Aucun regard de pitié pour toi, personne pour te donner le moindre de ces soins, par compassion. On t’a jetée en plein champ, avec dégoût, le jour de ta naissance.
Je suis passé près de toi, et je t’ai vue te débattre dans ton sang. Quand tu étais dans ton sang, je t’ai dit : “Je veux que tu vives !”
Je t’ai fait croître comme l’herbe des champs. Tu as poussé, tu as grandi, tu es devenue femme, ta poitrine s’est formée, ta chevelure s’est développée. Mais tu étais complètement nue.
Je suis passé près de toi, et je t’ai vue : tu avais atteint l’âge des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je me suis engagé envers toi par serment, je suis entré en alliance avec toi – oracle du Seigneur Dieu – et tu as été à moi.
Je t’ai plongée dans l’eau, je t’ai nettoyée de ton sang, je t’ai parfumée avec de l’huile.
Je t’ai revêtue d’habits chamarrés, je t’ai chaussée de souliers en cuir fin, je t’ai donné une ceinture de lin précieux, je t’ai couverte de soie.
Je t’ai parée de joyaux : des bracelets à tes poignets, un collier à ton cou,
un anneau à ton nez, des boucles à tes oreilles, et sur ta tête un diadème magnifique.
Tu étais parée d’or et d’argent, vêtue de lin précieux, de soie et d’étoffes chamarrées. La fleur de farine, le miel et l’huile étaient ta nourriture. Tu devins de plus en plus belle et digne de la royauté.
Ta renommée se répandit parmi les nations, à cause de ta beauté, car elle était parfaite, grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue – oracle du Seigneur Dieu.
Mais tu t’es fiée à ta beauté, tu t’es prostituée en usant de ta renommée, tu as prodigué tes faveurs à tout passant : tu as été à n’importe qui.
Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle.
Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte. Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait – oracle du Seigneur Dieu. »

Livre d’Isaïe 12,2.4bcde-5a.5bc-6. 

Voici le Dieu qui me sauve : 
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. 
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur !
Il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, 
car il est grand au milieu de toi, 
le Saint d’Israël !

15.08.2024 – ANGÉLUS À ROME – SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION

Angélus de l’Assomption: se mettre en route à la rencontre du Seigneur 

«Notre vie est un chemin continue vers l’union finale avec le Seigneur», a déclaré le Pape dans son exhortation précédant la prière de l’Angélus en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, jeudi 15 août à Rome. Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, François a invité à contempler la jeune fille de Nazareth, toujours en route, à la rencontre des autres pour leur annoncer la joie.

Stanislas Kambashi, SJ – Cité du Vatican

Si l’Assomption a été célébrée dimanche dernier dans certains pays, au Vatican et sous d’autres cieux, c’est la traditionnelle date du 15 août qui est maintenue pour cette solennité, marquant ainsi un jour férié. À cette occasion de nombreux fidèles et pèlerins ont défié la chaleur estivale de Rome pour venir prier l’Angélus avec le Saint-Père. Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape a offert une méditation centrée sur la contemplation de la jeune fille de Nazareth, une femme prête à se mettre en chemin pour aller annoncer la joie aux autres.

Marie, disciple de Jésus, à la suite du Royaume

Après avoir reçu l’annonce de l’Ange, la Vierge s’empresse pour aller rendre visite à Elisabeth. L’expression: «Marie se mit en route», que nous trouvons dans l’Evangile de la liturgie d’aujourd’hui, signifie qu’elle ne considère pas comme un privilège la nouvelle reçue de l’envoyé de Dieu. Au contraire, c’est avec la hâte d’aller annoncer cette joie aux autres et de se mettre au service de sa cousine qu’elle quitte la maison et se met en route. Ce premier voyage, a constaté François, «est en réalité une métaphore de toute sa vie, car à partir de ce moment, Marie sera toujours sur la route à la suite de Jésus, en tant que disciple du Royaume». Et, à la fin, son pèlerinage terrestre sera couronné par son Assomption au Ciel, où elle jouit pour toujours, avec son Fils, de la joie de la vie éternelle.

Notre vie est finalisée à la rencontre avec le Seigneur, dans la joie du Ciel

Si on a l’habitude de voir les représentations de Marie, sous forme de sculpture par exemple, le Saint-Père invite à ne pas imaginer Marie «comme une statue de cire immobile». Nous pouvons plutôt voir en elle une «sœur… avec des sandales usées… et avec tant de fatigue dans les veines», elle qui a beaucoup marché à la suite du Seigneur et de ses frères sœurs. Nous précédant sur le chemin, elle nous rappelle que «notre vie aussi est un chemin continu vers l’union finale avec le Seigneur», a souligné le Pape.

Source : VATICANNEWS, le 15 août 2024

Le Pape confie les souffrances du Proche-Orient à Marie, Reine de la Paix

Après l’Angélus de l’Assomption de Marie, le Pape a confié à la Vierge les «angoisses et les douleurs» des populations en souffrance. Le Souverain pontife a lancé un nouvel appel pour «la situation humanitaire très grave» à Gaza, appelant à la libération des otages et à l’aide aux populations épuisées.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«À Marie Reine de la Paix, que nous contemplons aujourd’hui dans la gloire du Paradis, je voudrais encore une fois confier les angoisses et les peines des peuples qui, dans tant de parties du monde, souffrent de tensions sociales et de guerres», a déclaré le Pape depuis le fenêtre des appartements pontificaux en ce jeudi 15 août.

Pour la solennité de l’Assomption, le Souverain pontife a confié penser en particulier à l’Ukraine martyrisée, au Proche-Orient, à la Palestine, à Israël, au Soudan et à la Birmanie. «Que notre Mère du Ciel obtienne pour tous la consolation et un avenir de sérénité et de concorde!», a souhaité l’évêque de Rome.

«Tout mettre en œuvre pour que le conflit ne s’élargisse pas»

Alors que des discussions doivent se tenir jeudi au Qatar en vue d’une trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza éprouvée depuis dix mois, le Pape a affirmé suivre «avec inquiétude» «la très grave situation humanitaire» dans l’enclave palestinienne. François appelle une fois de plus à un cessez-le-feu sur tous les fronts, à la libération des otages et à l’aide à la population épuisée. «J’encourage chacun à tout mettre en œuvre pour que le conflit ne s’élargisse pas et à poursuivre les voies de la négociation afin que cette tragédie prenne fin rapidement! Ne l’oublions pas: la guerre est une défaite», a répété le Successeur de Pierre.

Les discussions à Doha

Ce nouveau cycle de négociations indirectes à Doha se tient à l’appel des médiateurs – Qatar, Etats-Unis et Égypte. Ces discussions en vue d’un cessez-le-feu se basent sur un plan annoncé le 31 mai par Joe Biden. Une première phase prévoit une trêve de six semaines accompagnée d’un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, et de la libération d’otages – enlevés lors de l’attaque du Hamas – contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Elles se tiennent en présence du directeur de la CIA William Burns, selon une source américaine citée par l’AFP, ainsi que des chefs du Mossad, le service de renseignement israélien, et du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, selon le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Source : VATICANNEWS, le 15 août 2024