13.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. 

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint François d’Assise (1182-1226)

fondateur des Frères mineurs

Première règle, 23 (Documents; trad. Desbonnets et Vorreux; Éd. Franciscaines 1968, p. 78)

« Revenir pour rendre grâce à Dieu »

Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu, Père saint et juste, Seigneur, roi du ciel et de la terre, nous te rendons grâces à cause de toi-même, parce que, par ta sainte volonté, et par ton Fils unique avec le Saint-Esprit, tu as créé toutes choses, spirituelles et corporelles. Tu nous as faits à ton image et ressemblance, tu nous as placés dans le paradis ; et nous, par notre faute, nous sommes tombés. Nous te rendons grâces parce que, de même que tu nous as créés par ton Fils, de même, par le saint amour dont tu nous as aimés, tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, de la glorieuse Vierge sainte Marie, et, par sa croix, son sang et sa mort, tu as voulu nous racheter de notre captivité. Et nous te rendons grâce parce que ce même Fils reviendra dans la gloire de sa majesté, pour envoyer au feu éternel les maudits qui ont refusé de se convertir et de te reconnaître et pour dire à tous ceux qui t’auront reconnu, adoré et servi dans la pénitence : « Venez, les bénis de mon Père, recevez le royaume qui vous a été préparé dès l’origine du monde » (Mt 25,34). Indigents et pécheurs que nous sommes tous, nous ne sommes pas dignes de te nommer ; accepte donc, nous t’en prions, que notre Seigneur Jésus Christ, ton Fils bien-aimé en qui tu te complais, avec le Saint-Esprit Paraclet, te rende grâces lui-même pour tout, comme il te plaît et comme il lui plaît, lui qui toujours te suffit en tout, lui par qui tu as tant fait pour nous. Alleluia !

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 3,1-7. 

Rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ;
qu’ils n’insultent personne, ne soient pas violents, mais bienveillants, montrant une douceur constante à l’égard de tous les hommes.
Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et la jalousie, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres.
Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle.

Psaume 23(22),1-2a.2b-3.4.5.6. 

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, 

je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi 

devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent 

tous les jours de ma vie ; 
j’habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.

Prenez-vous soin de votre forme spirituelle ?

Illustration
© Shutterstock/PeopleImages.com – Yuri A

Prenez-vous soin de votre forme spirituelle ?

Tout au long des Jeux olympiques, la force et l’endurance ont été mises à l’épreuve. L’entraînement rigoureux et le dévouement de plus de 10 000 athlètes pouvait leur permettre de « décrocher l’or ». Cela a permis également à de nombreux athlètes de vivre leur foi en s’engageant à être en bonne forme physique.

Les exigences physiques du sport et les rigueurs de la vie spirituelle ont beaucoup en commun. Trop souvent, le besoin de faire de l’exercice et le besoin de prier sont mis de côté. Reconnaissant la similitude entre la progression physique et la progression spirituelle, le pape saint Jean-Paul II a exhorté chaque chrétien à « devenir un athlète fort du Christ ». Pour ce faire, le saint Pape a déclaré que les Chrétiens doivent « persévérer dans la prière, s’entraîner à la vertu et suivre le divin Maître en toutes choses ».

Le Rosaire, l’une des dévotions catholiques les plus appréciées, est une pratique de prière qui peut sembler aussi rebutante que de se lever du canapé et d’aller à la salle de sport. Tout comme l’exercice physique pour le corps humain, la pratique spirituelle du rosaire renforce les « muscles de l’âme »« .

Cette prière vieille de plusieurs siècles, l’une des préférées du pape saint Jean-Paul II, exige que l’on se consacre chaque jour à la méditation du Rosaire ! Saint Josémaria Escriva était conscient de ce défi. Il disait : « On remet toujours le chapelet à plus tard, et on finit par ne pas le dire du tout parce qu’on a sommeil ». Il reconnaissait également que le Rosaire était une « arme puissante » et que si on l’utilisait, « les résultats seraient surprenants ».  

Prier en faisant du jogging ou en marchant, c’est combiner le physique et le spirituel en une seule activité. Soulcore, un apostolat catholique de remise en forme, intègre le Rosaire au mouvement. Par le biais de son application, de son site web et de ses cours, il vise à renforcer le corps et l’esprit. 

En développant la volonté, la persévérance et la force, les Olympiens du Rosaire peuvent se faire les champions de ce que saint François de Sales appelait « la plus grande méthode de prière ». Ce faisant, ils approfondiront leur lien avec Notre Dame et défendront leur foi contre les attaques d’un monde séculier.

Avery Lane, 5 août 2024

Adapté de www.catholicexchange.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean Kuncewicz

St Jean Kuncewicz

ÉVÊQUE ET MARTYR († 1623)

Saint Josaphat (Jean) Kuncewicz
Archevêque de Polotsk et martyr 
(1580-1623)

Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d’une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entra à vingt ans dans l’ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat. 

Secrètement passé au schisme, le Supérieur de la communauté tenta vainement de convaincre Josaphat à se révolter contre le Saint Père, mais au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d’injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l’archimandrite au métropolitain. Ce dernier déposa le Supérieur de sa charge.

Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d’un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l’Église. Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l’apôtre de la contrée, s’appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. Dieu avait doté saint Josaphat d’un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.

Nommé archimandrite du couvent de la Trinité, qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. À l’âge de trente-huit ans, Josaphat Kuncewicz fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna (Vilnius). Pendant que l’archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s’empara de son siège à l’improviste. 

Josaphat s’empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l’obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n’était intervenue pour le dégager.

Le matin du 12 novembre 1623, alors qu’il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, une foule en furie envahit la sainte demeure. Josaphat accourut promptement au bruit de l’émeute : « Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici. » Deux hommes s’avancèrent alors vers lui ; l’un d’eux le frappa au front avec une perche et l’autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne.

Béatifié par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 16 mai 1643, et canonisé par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 29 juin 1867, saint Josaphat est le premier saint des Églises uniates à être canonisé à Rome.

Ses reliques se trouvent sous l’autel Saint-Basile dans la basilique Saint-Pierre du Vatican.

Saint Josaphat Kuncewicz

12.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,7-10. 

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Sur l’Évangile de saint Luc 8, 31-32 (in L’Évangile commenté par les Pères, Coll. Église d’hier et d’aujourd’hui; trad. Maurice Véricel; Éd. Ouvrières 1965, p. 265 ; cf SC 52, p. 113)

« Nous sommes des serviteurs quelconques »

Que personne ne se glorifie de ce qu’il fait, puisque c’est en simple justice que nous devons notre service au Seigneur. (…) Tant que nous vivons, nous devons toujours travailler pour notre Seigneur. Reconnais donc que tu es un serviteur tenu à un grand nombre de services. Ne te rengorge pas d’être appelé « enfant de Dieu » (1Jn 3,1) : reconnaissons cette grâce, mais n’oublions pas notre nature. Ne te vante pas si tu as bien servi, car tu as fait ce que tu devais faire. Le soleil remplit son rôle, la lune obéit, les anges font leur service. Saint Paul, « l’instrument choisi par le Seigneur pour les païens » (Ac 9,15), écrit : « Je ne mérite pas le nom d’apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu » (1Co 15,9). Et si ailleurs il montre qu’il n’a conscience d’aucune faute, il ajoute ensuite : « Mais je n’en suis pas justifié pour autant » (1Co 4,4). Nous non plus, ne prétendons pas être loués pour nous-mêmes, ne devançons pas le jugement de Dieu.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,1-8.11-14. 

Bien-aimé, dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine.
Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance.
De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes ni esclaves de la boisson, et qu’elles soient de bon conseil,
pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants,
à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème.
Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables
en toutes choses. Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect,
par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire, qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous.
Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Psaume 37(36),3-4.18.23.27.29. 

R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)

Fais confiance au Seigneur, agis bien, 
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur : 
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre 
qui recevra un héritage impérissable.
Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, 
ils sont fermes et sa marche lui plaît.

Évite le mal, fais ce qui est bien, 
et tu auras une habitation pour toujours,
Les justes posséderont la terre 
et toujours l’habiteront.