Nous sommes de nombreux peuples mais nous n’avons qu’une seule mère

Illustration
Notre-Dame-des-Anges, Los Angeles. © Shutterstock/Steve Cukrov

Nous sommes de nombreux peuples mais nous n’avons qu’une seule mère

Le 7 septembre 2024, l’archevêque de Los Angeles (États-Unis) José H. Gomez a célébré la messe annuelle « One Mother, Many Peoples » (Une Mère, plusieurs Peuples) à la cathédrale Our Lady of the Angels Notre Dame des Anges. Le texte qui suit est adapté de son homélie :

« Nous sommes de nombreux peuples et nous avons une seule mère, qui est la mère de Dieu, la mère de Jésus et la mère de tous ceux qui croient en son saint nom. Les premières familles de Los Angeles, comme nous le savons, comprenaient des Amérindiens, des Africains, des Européens et des Asiatiques des îles du Pacifique. La belle diversité de ces familles fondatrices se reflète dans vos familles réunies ici aujourd’hui.

La famille de Dieu à Los Angeles est une rencontre de cultures et de peuples, qui réalise la promesse de l’Église primitive de Jérusalem, l’Église de la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit est descendu sur des hommes et des femmes rassemblés de toutes les nations sur terre. C’est ce que signifie le mot “catholique” : universel, international, une famille composée de personnes de toutes races, langues, tribus et peuples, jusqu’aux extrémités de la terre. Tel est le rêve de Dieu pour son peuple. Nous sommes le rêve de Dieu pour l’humanité.

Chacun d’entre nous est un frère ou une sœur pour tous les autres. Nous formons une seule famille, nous sommes tous dans le même navire. Nous sommes de nombreux peuples et nous avons une seule et unique Mère. Lorsque l’ange dit aujourd’hui à Marie dans l’Évangile : “N’aie pas peur” il s’adresse aussi à vous et à moi. Nous vivons des temps troublés et incertains. Mais rien ne doit nous effrayer ou nous troubler, car nous sommes les enfants de Marie. Nous sommes les fils et les filles du Dieu très haut ! 

Peu importe d’où nous venons, nous sommes des enfants de Dieu ! Jésus nous aime, et sa mère nous aime, d’un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. 

Notre mère Marie a dit à l’Ange : “Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole”. Ce sont les paroles de la foi, les paroles de la mission ; elles sont un engagement envers Dieu. Demandons donc à notre Mère de nous garder toujours près de Jésus ! Et demandons-lui de nous inciter plus profondément à aimer nos frères et sœurs et à amener tous les peuples de la terre à le connaître et à l’aimer ! »

Adapté de :

Mgr. José H. Gomez, archevêque de Los Angeles, Californie (Etats-Unis)

www.angelusnews.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.12.2024 – SAINT DU JOUR

St Thomas Becket

ARCHEVÊQUE ET MARTYR († 1170)

Saint Thomas Becket
Archevêque de Cantorbéry 
Martyr   

Thomas de Cantorbéry naît à Londres le 21 décembre 1117.  

Par son courage indomptable à défendre les droits de l’Église, il est devenu l’un des plus célèbres évêques honorés du nom de saints et de martyrs. Dès sa jeunesse, il fut élevé aux plus hautes charges de la magistrature ; mais l’injustice des hommes détacha du monde ce cœur plein de droiture et de sincérité, et il entra dans l’état ecclésiastique. Là encore, son mérite l’éleva aux honneurs, et le roi Henri II le nomma son chancelier. Il ne fit que croître en vertu, donnant le jour aux affaires et passant la meilleure partie de la nuit en oraison. Il n’était que le distributeur de ses immenses revenus : les familles ruinées, les malades abandonnés, les prisonniers, les monastères pauvres, en avaient la meilleure part. 

Le roi l’obligea d’accepter l’archevêché de Cantorbéry. Thomas eut beau dire au prince, pour le dissuader, qu’il s’en repentirait bientôt : celui-ci persista, et le chancelier reçut le sacerdoce et l’onction épiscopale. Sa sainteté s’accrut en raison de la sublimité de ses fonctions. On ne le voyait jamais dire la Sainte Messe, sinon les yeux baignés de larmes ; en récitant le Confiteor, il poussait autant de soupirs qu’il prononçait de mots. Il servait les pauvres à table trois fois par jour ; à la première table, il y avait treize pauvres ; à la seconde, douze ; à la troisième, cent. 

Thomas avait bien prévu : les exigences injustes du roi obligèrent l’archevêque à défendre avec fermeté les droits et les privilèges de l’Église. Henri II, mal conseillé et furieux de voir un évêque lui résister, exerça contre Thomas une persécution à outrance. Le pontife, abandonné par les évêques d’Angleterre, chercha un refuge en France. Il rentra bientôt en son pays, avec la conviction arrêtée qu’il allait y chercher la mort ; mais il était prêt. 

Le 29 décembre 1170, les émissaires du roi se présentèrent dans l’église où Thomas priait. Il refusa de fuir et fut assommé si brutalement, que sa tête se brisa et que sa cervelle se répandit sur le pavé du sanctuaire. C’est à genoux qu’il reçut le coup de la mort. Il employa ce qui lui restait de force pour dire : « Je meurs volontiers pour le nom de Jésus et pour la défense de l’Église ».

Saint Thomas Becket priez pour nous !

29.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-52. 

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.


En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »


Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.


Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)

franciscain, docteur de l’Église

Sermons pour les dimanche et les fêtes des saints (in Les sermons de saint Antoine de Padoue pour l’année liturgique; trad. P. Bayart; éd. Franciscaines 1944, p. 66)

« Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis »

« Il leur était soumis. » À ces mots, que tout orgueil se fonde, que toute raideur s’écroule, que toute désobéissance se soumette. « Il était soumis. » Qui ? Celui qui, d’un seul mot, a tout créé de rien. Celui qui, comme dit Isaïe, « de sa main mesura la mer ; qui sur sa paume pesa les cieux ; qui de trois doigts souleva la terre ; celui qui place dans sa balance collines et montagnes » (40,12). Celui qui, comme dit Job, « ébranle la terre et secoue les colonnes du ciel ; celui qui commande au soleil et fait rentrer les étoiles ; celui qui étend les cieux et marche sur les flots de la mer ; celui qui fit les constellations ; celui qui opère des merveilles prodigieuses et sans nombre » (9,6-10). (…) C’est lui, si grand, si puissant, qui est soumis. Et soumis à qui ? À un ouvrier et à une toute pauvre vierge.   Toi le « premier et dernier » ! (Ap 1,17) Toi le chef des anges, soumis à des hommes ! Le Créateur du ciel, soumis à un ouvrier ; le Dieu d’éternelle gloire soumis à une petite pauvre vierge ! A-t-on jamais rien vu de pareil ? A-t-on jamais entendu chose semblable ? Alors, n’hésitez plus à obéir, à vous soumettre. (…) Descendre, venir à Nazareth, être soumis, obéir parfaitement : c’est là toute la sagesse. (…) C’est là être sage avec sobriété. La pure simplicité est « comme l’eau de Siloé, qui coule en silence » (Is 8,6). Il y a des sages dans les ordres religieux ; mais c’est par des hommes simples [comme François d’Assise] que Dieu les y a rassemblés. Dieu « a choisi ceux qui étaient fous et infirmes, faibles et ignorants », pour rassembler par eux « ceux qui étaient sages, puissants et de haute naissance », « afin que toute chair ne se glorifie pas en elle-même » (1Co 1,26-29) mais en celui qui est descendu, qui est venu à Nazareth, et qui a été soumis.

LECTURES :

Premier livre de Samuel 1,20-22.24-28. 

Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »
Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.
Mais Anne n’y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je l’emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. »
Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Psaume 84(83),2-3.5-6.9-10. 

R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)

De quel amour sont aimées tes demeures, 
Seigneur, Dieu de l’univers !
Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ; 
mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !

Heureux les habitants de ta maison : 
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : 
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ; 
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier, 
regarde le visage de ton messie.

Première lettre de saint Jean 3,1-2.21-24. 

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.
Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.