18.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,13-17. 

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.


Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Confessions, X, 27

« L’homme se leva et le suivit »

Tard je t’ai aimée, ô Beauté si ancienne et si nouvelle ; tard je t’ai aimée. Voici que tu étais au dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi-même. C’est au dehors que je te cherchais ; je me ruais disgracieusement sur les belles choses de ta création. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi ; j’étais retenu loin de toi par ces choses qui n’existeraient pas si elles n’étaient pas en toi. Tu as appelé, et ton cri a forcé ma surdité ; tu as brillé, et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré, et voici que j’aspire à toi. Je t’ai goûté, et j’ai faim de toi, j’ai soif de toi ; tu m’as touché, et j’ai brûlé du désir de la paix que tu donnes. Lorsque je serai uni à toi de tout mon être, il n’y aura plus pour moi de douleur ni de fatigue. Ma vie, toute pleine de toi, sera alors la vraie vie. Celui que tu remplis, tu l’allèges ; maintenant, puisque je ne suis pas encore plein de toi, je suis un poids pour moi-même… Seigneur, prends pitié de moi ! Mes tristesses mauvaises luttent avec mes bonnes joies ; sortirais-je victorieux de ce combat ? Prends pitié de moi, Seigneur ! Le pauvre être que je suis ! Voici mes blessures, je ne te les cache pas. Tu es le médecin, je suis malade. Tu es miséricorde, je suis misère.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 4,12-16. 

Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes.
En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Psaume 19(18),8.9.10.15. 

R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63c)

La loi du Seigneur est parfaite, 
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, 
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits, 
ils réjouissent le cœur ; 
le commandement du Seigneur est limpide, 
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure, 
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes 
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche, 
le murmure de mon cœur ; 
qu’ils parviennent devant toi, 
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

La Nouvelle-Orléans, deux fois sauvée par la prière à Marie

Illustration
Statue de Notre-Dame-du-Prompt-Secours. © Shutterstock/Bonnie Taylor Barry

La Nouvelle-Orléans, deux fois sauvée par la prière à Marie

Aux États-Unis, parmi toutes les grâces obtenues par Notre Dame du Prompt Secours, sanctuaire national de la Nouvelle-Orléans, l’une a trait à l’un des grands incendies qui menaçaient régulièrement la ville, le couvent des Ursulines inclus.

La supérieure avait ordonné à tous d’évacuer le bâtiment. Avant de partir, une des sœurs déposa une petite statue de Marie tenant son Fils, sur une fenêtre orientée vers le feu qui approchait, avec la prière, « Notre Dame, à moins que vous ne vous hâtiez de nous sauver, nous sommes perdus ! » Puis elle suivit les habitants pour se mettre à l’abri. Or en quelques minutes, le vent se  retourna, et dans un court laps de temps, le feu avait perdu son élan, laissant le reste de la ville indemne.

La deuxième intervention bien connue de Notre Dame de Prompt Secours concerne la bataille de la Nouvelle-Orléans le 8 janvier 1815. Dans la nuit du 7 janvier, Andrew Jackson et sa modeste bande de soldats, peu préparés et mal équipés se trouvaient contre la grande armée britannique bien équipée qui s’apprêtait à attaquer la ville avant l’aube.

Dans le même temps, de nombreux citoyens avaient rejoint les Sœurs Ursulines pour une veillée de prière dans leur chapelle, implorant Notre Dame de Prompt Secours. Pendant la nuit, la Supérieure, Mère Marie Olivier de Vezin promit à Notre Dame que si Jackson et ses hommes étaient victorieux, une messe d’action de grâce serait chantée chaque année.

Comme le jour se levait, le père Dubourg commença une messe pour la même intention. Au moment même de la Communion, un coursier se précipita dans la chapelle, annonçant qu’ Andrew Jackson et ses hommes avaient remporté la victoire, et la messe se termina par le joyeux chant du Te Deum.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Antoine

ABBÉ († 356)

Saint Antoine
Abbé, Premier Père des Solitaires d’Égypte 
(251-356)

Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l’ermite Paul est d’avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d’Antoine est d’avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d’une vie commune. Antoine avait reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne. 

Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l’église, ces paroles de l’Évangile : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres. » Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l’accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d’un peu de pain, de sel et d’eau, et garde parfois l’abstinence jusqu’à quatre jours entiers ; le peu de sommeil qu’il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc ou sur la terre nue.

À deux reprises, il s’enfonce plus avant dans le désert et s’abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde : « Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu ; allons combattre avec eux. » On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux ; il alla cent fois au-devant du martyre ; mais Dieu lui réservait une autre couronne.

La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d’une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.

Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l’âme de ce grand mouvement cénobitique. 

Il mourut à l’âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu’il semblait voir le ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.

St Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort ; les malins esprits prenaient pour l’épouvanter les formes les plus horribles ; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la croix : « Où étiez-vous donc, Seigneur ? » s’écriait-il ; et Dieu lui répondait : « Antoine, j’étais avec toi et je me réjouissais de ta victoire. »

Saint Antoine priez pour nous !

17.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,1-12. 

Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… –

Jésus s’adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »

Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélies sur saint Matthieu, 29, 1-3 (trad. cf. Véricel, L’Evangile commenté, p. 102)

« Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

« Des gens lui amènent un paralytique. » Les évangélistes racontent qu’après avoir percé le toit ils ont descendu le malade et l’ont déposé devant le Christ, sans rien demander, laissant faire Jésus. Au début de son ministère, dans toute la Judée, c’est lui qui faisait les premiers pas et n’exigeait pas une si grande foi ; ici ce sont eux qui sont venus vers lui et une foi courageuse et vive leur a été demandée : « Jésus, voyant leur foi », dit l’Évangile, c’est-à-dire la foi de ceux qui avaient porté le paralytique… Le malade aussi avait une grande foi, car il ne se serait pas laissé transporter s’il n’avait pas eu confiance en Jésus. Devant tant de foi, Jésus montre sa puissance et, avec une autorité divine, pardonne les péchés du malade, donnant ainsi une preuve de son égalité avec son Père. Il avait déjà montré cette égalité quand il a guéri le lépreux en disant « Je le veux, sois guéri », quand il a calmé la mer déchaînée et quand il a chassé les démons qui ont reconnu en lui leur souverain et leur juge… Ici il la montre d’abord sans éclat : il ne s’est pas pressé de guérir extérieurement celui qu’on lui présentait. Il a commencé par un miracle invisible ; il a d’abord guéri l’âme de cet homme en lui pardonnant ses péchés. Certes, cette guérison était infiniment plus avantageuse à cet homme, mais cela apportait peu de gloire au Christ. Alors certains, poussés par leur méchanceté, ont voulu lui nuire ; mais ils ont, malgré eux, rendu le miracle plus éclatant.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 4,1-5.11. 

Frères, craignons, tant que demeure la promesse d’entrer dans le repos de Dieu, craignons que l’un d’entre vous n’arrive, en quelque sorte, trop tard.
Certes, nous avons reçu une Bonne Nouvelle, comme ces gens-là ; cependant, la parole entendue ne leur servit à rien, parce qu’elle ne fut pas accueillie avec foi par ses auditeurs.
Mais nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos dont il est dit : ‘Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos !’ Le travail de Dieu, assurément, était accompli depuis la fondation du monde,
comme l’Écriture le dit à propos du septième jour : ‘Et Dieu se reposa le septième jour de tout son travail.’
Et dans le psaume, de nouveau : ‘On verra bien s’ils entreront dans mon repos !’
Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là, afin que plus personne ne tombe en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire.

Psaume 78(77),3.4cd.6ab.7bc.8. 

R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (Ps 77, 7b)

Nous avons entendu et nous savons 
ce que nos pères nous ont raconté ;
les titres de gloire du Seigneur.
sa puissance et les merveilles qu’il a faites.

Pour que l’âge suivant les connaisse,
et leur descendance à venir.
qu’ils n’oublient pas les exploits du Seigneur
mais observent ses commandements.

Qu’ils ne soient pas, comme leurs pères, 
une génération indocile et rebelle, 
génération de cœurs inconstants 
et d’esprits infidèles à Dieu.