Étiquette : Notre-Dame de Fatima
28.01.2025 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
28.01.2025 – MESSE À LOURDES
28.01.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Dans les tranchées, il n’y a pas d’athées »

« Dans les tranchées, il n’y a pas d’athées »
Les Ukrainiens qui ont combattu à Donetsk et à Kharkiv portent les cicatrices visibles de la guerre et de profonds traumatismes psychologiques. Ils sont arrivés au Mont Athos à la recherche de moments de réflexion et de paix, pour un pèlerinage de guérison.
Roman est resté silencieux un moment, appuyé sur ses béquilles en métal, devant l’icône de la Vierge Marie. Puis, avec révérence, il a posé ses béquilles, comme un soldat déposerait son arme, et s’est allongé de tout son long, face contre terre, pour prier. Il ne s’est pas agenouillé, comme c’est la coutume parmi les fidèles, parce qu’il lui manque une jambe – il a été gravement blessé dans une tranchée quelque part dans l’est de l’Ukraine. Au prix d’un effort, il s’est relevé, a embrassé l’icône, a murmuré quelque chose que seule la Vierge Marie pouvait entendre, puis ses camarades l’ont imité, l’un après l’autre.
Roman est l’un des 24 vétérans ukrainiens de la guerre avec la Russie, tous souffrant d’un grave syndrome de stress post-traumatique, qui se sont rendus au Mont Athos, un sanctuaire de réconfort, pour prier pour le salut de leurs âmes. La vie de Roman a radicalement changé depuis ce jour de 2015 où, lors d’une bataille près de Donetsk, il a été blessé et où les médecins ont dû l’amputer de la jambe au-dessus du genou. « Au début, c’était difficile, mais peu à peu je me suis habitué, et maintenant j’essaie de vivre normalement», nous a-t-il confié.
Il était parti défendre son pays en pleine santé, mais il est revenu des combats marqué physiquement et émotionnellement. Parfois, dans son désespoir, il se disait : « Il aurait mieux valu que je meure ». Il s’est inscrit à un programme de soutien psychologique, qui l’a aidé, dit-il, et il a également cherché à sortir de son tunnel de dépression par le sport. « Je m’entraîne presque tous les jours et je fais de l’alpinisme – j’ai même escaladé les Carpates avec des béquilles. Le sport m’a beaucoup aidé, il me calme. »
Lorsqu’on lui demande si ses camarades sont confrontés à des problèmes similaires, il répond que beaucoup ont des difficultés psychologiques. « L’insomnie, les cauchemars, les sentiments de culpabilité sont le lot de beaucoup de ceux qui sont allés à la guerre. Les jeunes hommes qui ont survécu aux batailles sanglantes sont rentrés chez eux vivants, mais avec “l’âme brisée”, et se sont rendus à l’Athos, accompagnés de trois aumôniers militaires. Ils ont cherché refuge dans le sanctuaire de la Sainte Vierge, à la recherche du « salut de l’âme ».
Stavros Tzimas, 19 novembre 2024
Adapté et traduit de www.ekathimerini.com
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
28.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Thomas d’Aquin
PRÊTRE O.P., DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 1274)
Saint Thomas d’Aquin
Prêtre dominicain, Docteur de l’Église
Tommaso d’Aquino naît en 1225 dans une noble famille napolitaine.
Élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit, cependant, à 19 ans, d’entrer chez les Frères prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie.
Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l’envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Thomas retient la leçon.
Devenu professeur, il s’attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Summa Theologiae» (Somme Théologique).
Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur : à la possession de « Paris la grande ville », il dit préférer « le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’évangile de saint Matthieu ».
Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l’abbaye cistercienne de Fossanova (dans la région du Latium).
On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.
Il est le saint patron de l’Enseignement catholique.
Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :
>>> 02 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (1)
>>> 16 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (2)
>>> 23 juin 2010, Saint Thomas d’Aquin (3)
Saint Thomas d’Aquin priez pour nous !

28.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,31-35.

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE ;
Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)
missionnaire des gens des rues
L’extase de vos volontés (La joie de croire, éd. du Seuil, 1968, p. 127-128 ; rev.)
Appelés à faire vos volontés
Quand ceux que nous aimons nous demandent quelque chose, nous les remercions de nous le demander. S’il vous plaisait, Seigneur, de nous demander une seule chose dans toute notre vie, nous en resterions émerveillés, et d’avoir fait cette seule fois votre volonté serait l’évènement de notre destinée. Mais, parce que chaque jour, chaque heure, chaque minute, vous mettez dans nos mains un tel honneur, nous trouvons cela si naturel que nous en sommes blasés, que nous en sommes lassés. Et pourtant, si nous comprenions à quel point est impensable votre mystère, nous resterions stupéfaits de pouvoir savoir ces étincelles de votre vouloir que sont nos minuscules devoirs. Nous serions éblouis de connaître, dans cette immense ténèbre qui nous revêt, les innombrables, précises, les personnelles lumières de vos volontés. Le jour où nous comprendrions cela, nous irions dans la vie comme des sortes de prophètes, comme des voyants de vos petites providences, comme les agents de vos interventions. Rien ne serait médiocre, car tout serait voulu par vous. Rien ne serait lourd, car tout serait voulu de vous. Rien ne serait ennuyeux, car tout serait amour de vous. Nous sommes tous des prédestinés à l’extase, tous appelés à sortir de nos pauvres combinaisons, pour surgir, heure après heure, dans votre plan. Nous ne sommes jamais de lamentables laissés pour compte, mais de bienheureux appelés, appelés à savoir ce qu’il vous plaît de faire, appelés à savoir ce que vous attendez à chaque instant de nous : des gens qui vous sont un peu nécessaires, des gens dont les gestes vous manqueraient si nous refusions de les faire.

LECTURES :
Lettre aux Hébreux 10,1-10.
Frères, la loi de Moïse ne présente que l’ébauche des biens à venir, et non pas l’expression même des réalités. Elle n’est donc jamais capable, par ses sacrifices qui sont toujours les mêmes, offerts indéfiniment chaque année, de mener à la perfection ceux qui viennent y prendre part.
Si ce culte les avait purifiés une fois pour toutes, ils n’auraient plus aucun péché sur la conscience et, dans ce cas, n’aurait-on pas cessé d’offrir les sacrifices ?
Mais ceux-ci, au contraire, comportent chaque année un rappel des péchés.
Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.

Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.’

Le Christ commence donc par dire : ‘Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché’, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : ‘Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.’ Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.10.11.

R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté (Ps 39,8a.9a)
D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur,
je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.
