02.02.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne de Lestonnac

Ste Jeanne de Lestonnac

VEUVE ET FOND. († 1640)

Sainte Jeanne De Lestonnac

Veuve et fondatrice
(1556-1640)

Nièce de Montaigne, Jeanne naît à Bordeaux, aînée d’une famille très en vue de la ville : son père, Richard de Lestonnac est Conseiller au Parlement et sa mère Jeanne Eyquem, est la sœur de l’humaniste Michel de Montaigne, auteur des Essais. 

Le Calvinisme envahit la France et les guerres de religion désagrègent le pays. Sa mère, séduite par la Réforme, tente d’y attirer sa fille. Jeanne trouve en son père et son oncle Michel qui ont l’intuition de son conflit intérieur, des défenseurs de la foi Catholique.

À dix-sept ans elle est mariée à Gaston de Montferrant Landiras. Sept enfants viennent combler cet amour qui sera partagé pendant vingt-quatre ans. Suivent des mois de douleur et de rupture : son époux et son fils aîné meurent. Ensuite son père et son oncle. Ses enfants n’ayant plus besoin d’elle, a quarante-six ans elle entre chez les Feuillantines, monastère cistercien très strict de Toulouse. Elle prend le nom de Jeanne de Saint Bernard. Elle invoque l’Esprit pour que la lumière brille dans ses ténèbres. Soudain une double vision : une multitude de jeunes en danger et Marie qui est là, présente. Et un double engagement de la part de Jeanne : tendre la main à cette jeunesse en danger et vivre avec les attitudes de Marie.

À son retour des Feuillantines, Jeanne se retire dans ses terres de La Mothe. Elle vit patiemment une longue et confiante attente. Elle projette le nouvel Institut qui, tentera de remplir un manque concret en France au XVIIe siècle : l’éducation féminine dans toutes ses dimensions. 

En 1605 une peste envahit Bordeaux. Jeanne brave la contagion et aide dans les quartiers les plus démunis. Là elle découvre le mystère du pauvre, présence vivante de Jésus. Ce service lui facilite aussi la rencontre avec des jeunes qui, attirées par sa personnalité, s’engagent dans son projet apostolique. Elle prend contact avec les jésuites de Bordes et Raymond préoccupés eux aussi par l’éducation des filles. 

Le pape Paul V approuve la première communauté de la Compagnie de Marie Notre-Dame le 7 avril 1607. Jeanne a cinquante ans.

Elle meurt le 2 février 1640 à l’âge de quatre-vingt-quatre ans laissant derrière elle une trentaine de Maisons de Notre-Dame. 

Jeanne De Lestonnac a été canonisée, le 15 mai 1949, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Sainte Jeanne De Lestonnac priez pour nous !

02.02.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40. 

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »


Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction


– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »


Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.


Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Adam de Perseigne (? -1221)

abbé cistercien

Sermon 4 pour la Purification (trad. cf En Calcat)

« Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer notre regard » (Is 35,4-5 ; antienne d’ouverture)

Le Père des lumières (Jc 1,17) invite les fils de la lumière (Lc 16,18) à célébrer cette fête de lumière : « Approchez-vous de lui et soyez inondés de clarté », dit le psaume (33,6). De fait, « celui qui habite une lumière inaccessible » (1Tm 6,16) a daigné se rendre accessible ; il s’est abaissé dans la nuée de la chair pour que le faible et le petit puissent monter jusqu’à lui. Quelle descente de miséricorde ! « Il a incliné les cieux », c’est-à-dire les sommets de la divinité, « et il est descendu » en devenant présent dans la chair, « et un nuage obscur était sous ses pieds » (Ps 17,10). (…)   Obscurité nécessaire pour nous rendre la lumière ! La lumière véritable s’est cachée sous le nuage de la chair, (cf. Ex 13,21) nuage obscur par sa ressemblance avec « notre condition humaine de pécheurs » (Rm 8,3). (…) Puisque la vraie Lumière a fait de la chair sa cachette, nous qui sommes des êtres de chair, approchons-nous du Verbe fait chair (…) pour apprendre à passer peu à peu de la chair à l’esprit. Approchons-nous maintenant, car aujourd’hui un soleil nouveau brille plus qu’à l’ordinaire. Jusque-là il était enfermé à Bethléem dans l’étroitesse d’une crèche et connu de bien peu de monde, mais aujourd’hui, à Jérusalem, il est présenté devant un grand nombre dans le Temple du Seigneur. (…) Aujourd’hui, le Soleil s’élance pour irradier le monde entier. (…) Si seulement mon âme pouvait brûler du désir qui enflammait Syméon, pour que je mérite d’être le porteur d’une si grande lumière ! Mais si l’âme n’a pas été d’abord purifiée de ses fautes, elle ne pourra pas aller « à la rencontre du Christ sur les nuées » de la vraie liberté (1Th 4,17). (…) Alors seulement elle pourra jouir avec Syméon de la lumière véritable et, comme lui, partir en paix.

LECTURES :

Livre de Malachie 3,1-4. 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.
Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.

Psaume 24(23),7.8.9.10. 

R/ C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ; c’est lui, le roi de gloire. (Ps 23, 10bc)

Portes, levez vos frontons, 
élevez-vous, portes éternelles : 
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui est ce roi de gloire ? 
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant, 
le Seigneur, le vaillant des combats.

Portes, levez vos frontons, 
levez-les, portes éternelles : 
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui donc est ce roi de gloire ? 
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ; 
c’est lui, le roi de gloire.

Lettre aux Hébreux 2,14-18. 

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,
et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.


Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.
Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Vivre l’Année Sainte depuis Fatima

Vivre l’Année Sainte depuis Fatima

Le jubilé de 2025 se déroule jusqu’au 6 janvier 2026.

 

Tout au long de 2024, le Sanctuaire de Fatima a orienté son action en vue du 27eº Jubilé ordinaire de l’Église, qui se poursuivra jusqu’au 6 janvier 2026. Pour l’an 2023-2025, le Sanctuaire a défini le thème « À la rencontre de l’espoir ». Après la première année, consacrée à la préparation par la prière, et l’année commencée le premier jour de décembre, il offre plusieurs dynamiques pour une expérience profonde et enrichissante de ce Jubilé.

Le caractère festif de cette période se reflétera dans l’espace extérieur du Sanctuaire, avec l’installation d’une Catéchèse Murale, sur les panneaux des Alamedas de l’Enceinte de Prière.

L’itinéraire du pèlerin, tant au Sanctuaire qu’à Aljustrel et Valinhos, sera également enrichi de contenus de caractère jubilaire.

En outre, les principaux pèlerinages annuels à Fatima seront réalisés avec des propositions spécifiques pour l’expérience du Jubilé, alignées sur le programme officiel du Jubilé de 2025, à Rome. Pour les pèlerinages nationaux et diocésains, des suggestions seront proposées aux organisateurs, afin d’adapter le programme à cette période spéciale.

Une prière jubilaire de consécration à Notre-Dame sera distribuée dans les espaces de célébration, à prier à la fin de chaque célébration [voir ci-dessous].

Pour les 11 et 12 octobre, la participation du Sanctuaire de Fatima à la Journée de la Spiritualité Mariale, à Rome, est également prévue, selon des formes encore à définir.

Prière jubilaire de consécration

Salut, Mère du Seigneur,
Vierge Marie, Reine du Rosaire de Fatima !
Bénie parmi toutes les femmes,
tu es l’image de l’Église vêtue de la lumière pascale,
tu es l’honneur de notre peuple,
tu es le triomphe sur la marque du mal.
Prophétie de l’Amour miséricordieux du Père,
Maître de l’annonce de la Bonne Nouvelle du Fils,
Signe du feu ardent du Saint-Esprit,
Nous enseigne, dans cette vallée de joies et de douleurs,
Les vérités éternelles que le Père révèle aux petits.
Montre-nous la force de ton manteau protecteur.
Dans ton Cœur Immaculé,
Sois le refuge des pécheurs
Et le chemin qui mène à Dieu.
Uni à mes frères,
dans la foi, l’espoir et l’amour,
Je me livre à toi.
Uni à mes frères, pour toi, je me consacre à Dieu,
ô Vierge du Rosaire de Fatima.
Et, enfin, impliqué dans la Lumière qui vient de tes mains,
Je donnerai gloire au Seigneur pour les siècles des siècles.
Amen.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA

01.02.2025 – VÊPRES À ROME – PRÉSENTATION AU SEIGNEUR

Ce samedi 1er février à 17h, le pape François préside les premières vêpres de la fête de la présentation du Seigneur au Temple en la basilique Saint-Pierre de Rome. Chaque 2 février, 40 jours après Noël, l’Église célèbre cette fête qui rappelle que, suivant la loi juive, l’Enfant-Jésus a été amené au Temple de Jérusalem au quarantième jour après sa naissance. Depuis 1997, c’est aussi la Journée mondiale de la vie consacrée, l’occasion de rendre grâce pour ces vies données au Christ.

Copacabana, la plage de la Vierge Noire

Illustration
© Unsplash/Honório

Copacabana, la plage de la Vierge Noire

Tout le monde connaît Copacabana à Rio. Ce que l’on sait moins, c’est que cette plage a reçu son nom d’une petite ville des bords du lac Titicaca, où l’on voue un culte à la Vierge noire. (…) Surnommée la « Vierge noire » ou la « Vierge de la chandeleur » (Virgen de la Candelaria), la statue de Copacabana fait l’objet d’un culte auprès de l’ensemble des communautés autochtones sud-américaines.


Elle ferait des miracles. L’un d’entre eux est à l’origine de la célèbre plage de Rio de Janeiro. En 1754, un marin, pris dans une tempête au large du Brésil, implora Notre Dame de Copacabana de lui venir en secours. Sauvé des flots, il lui consacra une chapelle à l’endroit même où sera érigé un fort, près de la future plage de Copacabana.

Depuis 1925, la Vierge est, par ailleurs, la sainte Patronne de la Bolivie. Les Boliviens, mais aussi les Péruviens, viennent fort nombreux à Copacabana pour obtenir la bénédiction de la « Vierge noire » dont on peut voir la statue à l’intérieur de la cathédrale, dans le chœur de l’autel.

Jean-Philippe Damiani

http://www.routard.com/ – 23 juillet 2008

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie