05.07.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Antoine-Marie Zaccaria
Fondateur de la Congrégation des Barnabites 
(1502-1539)

Antonio Maria Zaccaria naît en 1502 à Crémone, en Italie, d’une famille d’opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu’Antonio était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l’âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l’éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s’appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. À son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon cœur allait jusqu’à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d’abondantes bénédictions et des grâces de choix.

Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l’âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l’état ecclésiastique. Pour se préparer à l’apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l’Église ; il reçut l’ordination sacerdotale le 20 février 1529. Pendant ses études, il ne perdit jamais de vue sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. « Allons voir l’ange de Dieu ! » disaient ses compatriotes. Bien qu’il passât des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C’est alors qu’Antoine-Marie songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s’appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l’ignorance, la paresse et la corruption du siècle. Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l’exemple. « C’est le propre des grands cœurs, leur disait, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré. »

Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de : « Clercs réguliers de St-Paul ». On leur confia l’église St-Barnabé à Milan, d’où leur vint le nom de: « Barnabites ». Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s’exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un ordre de religieuses, dites les « Angéliques de Saint-Paul » pour l’instruction des jeunes filles pauvres et l’entretien des linges des églises.

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C’est à lui que l’on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux.

Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et une grande sérénité ne cessaient d’envelopper son âme. En 1539, épuisé par une mission qu’il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l’y voir une dernière fois ; il leur annonça sa mort prochaine qu’il venait d’apprendre par révélation.

Après avoir reçu l’extrême-onction et le saint viatique, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l’âge de trente-sept ans. On l’enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint. 

Antonio Maria Zaccaria a été inscrit dans le livre des saints, le 27 mai 1897, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Tiré de: Frères des Écoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 233-234 (« Rév. x gpm »).

Saint Antoine-Marie Zaccaria priez pour nous !

05.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »


« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.


Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

prédicateur, fondateur de communautés religieuses

L’amour de la Sagesse éternelle ; 15.17.65.70 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I84 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)

Dieu désire tant l’amitié des hommes !

« Ô profondeur et immensité de la Sagesse de Dieu ! » s’écrie saint Paul (Rm 11,33). Qui sera l’ange assez éclairé et l’homme assez téméraire pour entreprendre de nous expliquer comme il faut l’origine de la Sagesse ? (…) C’est l’idée substantielle et éternelle de la divine beauté qui fut montrée à saint Jean l’évangéliste, dans l’admirable ravissement qui lui arriva dans l’île de Patmos, lorsqu’il s’écria : « Au commencement était le Verbe » − ou le fils de Dieu, ou la Sagesse éternelle −, « et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). (…) Cette beauté éternelle et souverainement aimable a tant de désir de l’amitié des hommes, qu’elle a fait un livre exprès pour la gagner, en lui découvrant ses excellences et les désirs qu’elle a de lui. Ce livre est comme une lettre d’une amante à son amant, pour gagner son affection. Les désirs qu’elle y témoigne du cœur de l’homme sont si empressés, les recherches qu’elle y fait de son amitié sont si tendres, ses appels et ses vœux y sont si amoureux, qu’à l’entendre parler vous diriez qu’elle n’est pas la Souveraine du ciel et de la terre et qu’elle a besoin de l’homme pour être heureuse. (…) Combien de fois s’est-elle écriée, lorsqu’elle vivait sur la terre : Venez à moi, venez tous à moi ; c’est moi, ne craignez rien ; pourquoi craignez-vous ? Est-ce parce que vous êtes pécheurs ? Eh ! c’est eux que je cherche ; je suis l’amie des pécheurs. Est-ce parce que vous êtes égarés du bercail par sa faute ? Eh ! je suis le bon Pasteur. Est-ce parce que vous êtes chargés de péchés, couverts d’ordures, accablés de tristesse ? Eh ! c’est justement pourquoi vous devez venir à moi ; car je vous déchargerai, je vous consolerai.

LECTURES :

Livre de Zacharie 9,9-10. 

Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »

Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13cd-14. 

R/ Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! (Ps 144, 1)

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, 
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai, 
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, 
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce 
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne, 
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, 
il redresse tous les accablés.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,9.11-13. 

Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

04.07.2026 – VISITE PASTORALE DU PAPE LÉON XIV À LAMPEDUSA

À Lampedusa, Léon XIV exhorte à la compassion face au drame migratoire

Lampedusa et Linosa «se trouvent sur une route aussi dangereuse que celle qui descendait de Jérusalem à Jéricho» alerte Léon XIV. Le Pape a présidé la messe ce samedi 4 juillet au terrain de sport municipal de Lampedusa, en présence d’une dizaine de milliers de fidèles, sous un soleil de plomb. Il a notamment invité à la compassion, à s’arrêter, s’émouvoir, s’abaisser, et à pleurer face à la douleur d’autrui pour faire «naître la civilisation de l’amour».

Jean-Paul Kamba, SJ – envoyé spécial à Lampedusa

Devant des milliers de fidèles venus participer à cette eucharistie, le Saint-Père s’est réjoui d’être sur «les traces du Pape François, qui, le 8 juillet 2013, avait voulu se rendre à Lampedusa pour son premier voyage en tant que Successeur de Pierre».

Il a aussi rappelé la force de l’évangile qui «résonne là où les peuples se rencontrent, où les personnes s’accueillent mutuellement, où leurs destins s’entremêlent, où les différentes cultures entrent en dialogue». En revanche, a-t-il souligné, l’évangile se «tait là où chacun fait de lui-même une île, là où le contact est évité, où l’échange est interrompu».

«Dieu nous aime toujours en premier»

S’appuyant sur l’évangile de la parabole du bon Samaritain, le Pape a d’abord affirmé, dans son homélie, la primauté de l’amour de Dieu, un «amour qui nous précède, nous entoure et nous rassemble».

Relu à la lumière de l’encyclique Fratelli tutti, cet évangile, toujours d’actualité, a-t-il dit, nous entraîne dans une conversation qui nous interpelle sur notre réponse «à l’amour de celui qui nous a aimés le premier». Cette question est d’autant plus cruciale qu’aujourd’hui, alerte le Pape, car «Lampedusa et Linosa se trouvent sur une route aussi dangereuse que celle qui descendait de Jérusalem à Jéricho». Sur cette terre, poursuit-il, «vous avez vu non pas un seul, mais des milliers d’êtres humains tombés entre les mains de brigands les dépouillant de tout, les rouant de coups jusqu’au sang, puis s’en allant en les laissant à demi morts… la mer a recueilli les autres, ceux qui n’ont pas réussi à atteindre la destination qu’ils espéraient».

“Nous ressentons cependant leur présence, qui nous interpelle tout autant que celle de ceux qui ont débarqué, et qui ont besoin d’attention et de secours. La rencontre avec ceux qui sont étendus devant nous, dépouillés de tout, appelle à la proximité. C’est là le cœur de la parabole évangélique: on devient prochain, on se fait prochain!”

Merci, Lampedusa

Le Souverain pontife a salué le «miracle de la compassion» et de la proximité qui se produit à Lampedusa à travers notamment le service des bénévoles, des associations réunies au sein du Forum Lampedusa Solidale, des institutions civiles, des garde-côtes, des maires et des administrations, des personnes consacrées, des médecins, des psychologues, des éducateurs des forces de sécurité et, bien entendu, de tous ceux qui, «avec ou sans le don de la foi, ont choisi d’aimer ensemble».

Le Pape a également salué les personnes migrantes qui, elles-mêmes, font preuve de solidarité au cours de leur voyage, comme des pauvres qui aident les plus pauvres.

«Le péché de l’indécision»

L’amour, a-t-il dit, réside toujours dans la liberté, et la liberté réside dans les décisions. Les morts de cette mer, a rappelé l’évêque de Rome, «sont victimes tant des décisions prises que des décisions qui n’ont pas été prises».

“Le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, la peur qui alimente les préjugés et le mépris, l’idée que ces problèmes ne nous concernent pas, les calculs criminels de ceux qui tirent profit du drame d’autrui, le passage lent et difficile d’une simple gestion des urgences à l’élaboration de politiques cohérentes et partagées: tout cela reproduit aujourd’hui, dans le récit évangélique, la hâte de “passer outre »”

Ne pas fuir «la contamination»

Le Pape évoque l’attitude du prêtre et du lévite qui, tous deux ayant vu, passent leur chemin. À toutes les époques, malheureusement, regrette-t-il, «il y a toujours ceux qui ont peur de se contaminer au contact des autres, niant ainsi – même face à la souffrance et à la mort – notre origine commune en Dieu, la dignité infinie de chaque être humain et l’appel à un amour sans limites».

Pour Léon XIV, il est temps de reconnaître et d’affirmer que l’appartenance religieuse ne doit jamais devenir un motif de discrimination, «comme si la foi avait des frontières et n’était pas, au contraire, un appel universel au salut». Il n’y a pas d’amour de Dieu sans amour du prochain devant lequel «s’arrêter, s’émouvoir, s’abaisser, pleurer».

Selon lui, celui qui se laisse emporter par cette dynamique de compassion et de miséricorde commence à vivre autrement, à être citoyen autrement, à travailler autrement. Ce dynamisme, a dit le Pape, suffit pour véritablement faire «naître la civilisation de l’amour» qui,  de nos jours, doit revêtir une forme spirituelle, culturelle, juridique, politique et économique. Aussi, a-t-il poursuivi, «face aux abîmes du cœur humain et aux horreurs de la guerre, seule la miséricorde sait répondre par de nouveaux départs».

Pour le successeur de Pierre, et à l’instar du Samaritain, «la civilisation de l’amour ne naît pas d’un geste unique et spectaculaire, mais d’une somme de petites et tenaces fidélités faisant barrage à la déshumanisation»

«Personne n’est sans responsabilité»

Citant son encyclique Magnifica Humanitas, le Pape qui reconnaît que tout le monde n’a pas le même pouvoir d’action sur la réalité, souligne en outre que personne n’est sans responsabilité car chacun dispose de son propre champ d’action, et c’est là, a-t-il dit, qu’il est appelé à choisir entre alimenter la logique de la force ou conserver la logique de la paix.

Lampedusa, ce coin reculé de l’Europe, sur la mer Méditerranée, a dit le Pape, interpelle les sociétés européennes sur le phénomène migratoire, la transition écologique et la promotion de la paix. Pour lui, l’Europe dispose d’un potentiel unique qui lui permette «d’aborder la crise de manière organique, en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme, capable d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer les migrants tout en œuvrant pour le développement, afin que personne ne soit contraint d’émigrer. Tout cela en veillant au respect de la dignité de chaque personne». Cette mission, estime-t-il, incombe aux institutions publiques, mais aussi à l’ensemble de la société civile et à l’Église.

Deux mers: des naufragés et celle des vacanciers

Revenant sur son message à Ténérife, en Espagne, le Saint Père a expliqué que la culture de l’accueil à Lampedusa revêt certes une dimension touristique qui «peut se sentir menacée par les routes migratoires» qui perturbent les vacanciers. La tentation, a-t-il dit, est d’ériger «un mur invisible entre la mer des naufragés et celle des vacanciers». Le Souverain pontife a encouragé les fidèles à avoir l’audace de penser autrement.

“Peu à peu, avec créativité, vous parviendrez à faire en sorte que quiconque passe un moment, même de repos, sur cette île, puisse devenir plus humain en se mesurant à votre charité, à ce que la mer vous a enseigné, aux rencontres qui vous ont formés. Il y a en effet un véritable repos là où l’on retrouve le sens de la vie; et un véritable bien-être lorsque l’économie est juste et fraternelle. Dans cette économie, le souci de la création et l’amitié sociale se fondent en une synthèse que l’humanité recherche aujourd’hui.”

Notre-Dame de Porto Salvo, patronne de Lampedusa

En partant de l’image de Notre-Dame de Porto Salvo, patronne de Lampedusa, le Pape a rappelé ce que saint Augustin aimait décrire de la vie humaine: «une navigation en mer déchaînée et son destin comme un port sûr et tranquille».

«Ne nous laissons pas vaincre par la peur, mais considérons les efforts quotidiens comme un temps d’opportunités et de témoignage», a-t-il exhorté soulignant que «nous avons tous en Dieu un port sûr, et chaque communauté chrétienne est appelée à en être le reflet sur terre». Le Saint Père a conclu son homélie en invitant les communautés de Lampedusa et de Linosa à faire croitre «le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité».

Source : VATICANNEWS, le 4 juillet 2026

En juillet, le Pape invite à prier pour le respect de la vie humaine 

En juillet, le Pape invite à prier pour le respect de la vie humaine 

Dans un monde marqué par la «culture du déchet», comme l’affirmait François, Léon XIV consacre son intention de prière de ce mois-ci au respect de la vie humaine à toutes les étapes de son existence. À travers la campagne «Prie avec le Pape», il encourage à demander pardon au Seigneur «lorsque nous tombons dans l’indifférence, lorsque nous cessons de voir dans l’autre un être digne d’amour».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

En ce début de juillet, les fidèles ainsi que toutes les personnes de bonne volonté sont invités à s’unir aux intentions du Pape, à travers la campagne «Prie avec le Pape», le Réseau mondial de prière pour le Saint-Père. Léon XIV exhorte à prier pour le respect de la vie humaine, car, comme déclarait-il devant le Congrès des députés espagnols, il y a quelques semaines, lors de son quatrième voyage apostolique en Espagne: «Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, quelles que soient les circonstances de son existence

Un don sacré à protéger 

Chaque personne, soutient le Souverain pontife dans sa vidéo mensuelle de prière, est «un don sacré qui reflète ton visage». Léon XIV demande au Seigneur la grâce de «reconnaître et de protéger la valeur unique et irremplaçable de chaque être humain», en apprenant à «accueillir la vie sans conditions, à soutenir avec tendresse la fragilité, à accompagner avec respect chaque étape de l’existence et à défendre avec courage ceux qui n’ont pas de voix».

L’Église une maison ouverte 

Il implore le pardon de Dieu pour les attitudes «d’indifférence et la culture du déchet», et pour le fait que parfois, «nous cessons de voir dans l’autre un être digne d’amour». Concluant sa prière, le Pape a prié pour que l’Église soit «une maison ouverte où toute vie est célébrée, où personne ne se sente de trop», et où «la dignité de chacun soit toujours respectée et protégée», insiste-t-il. Pour le directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, le père Cristóbal Fones, «se respecter mutuellement et protéger ce don de la vie humaine est une mission qui commence par une conversion du cœur et nous ouvre à l’engagement envers les autres». 

“Seigneur Jésus, fais que nous aimions la vie comme Toi tu l’aimes: avec tendresse, fidélité et don total de soi. Que nous sachions proclamer, par nos paroles et nos gestes, que chaque vie humaine mérite le don total de nous-mêmes”

Avortement, euthanasie et peine de mort

Chaque année dans le monde, rapporte l’Organisation mondiale de la Santé, environ 73 millions d’avortements provoqués sont pratiqués, et le débat autour de l’euthanasie et l’aide médicale à mourir reste d’actualité dans de nombreux pays. L’évolution du recours à la peine de mort préoccupe également: au moins 2 707 exécutions ont été recensées dans 17 pays en 2025, soit le chiffre le plus élevé depuis 1981 et une augmentation de 78% par rapport à l’année précédente.

Source : VATICANNEWS, le 2 juillet 2026