Le Sanctuaire de Fatima accueille 6,2 millions de pèlerins en 2024

Le Sanctuaire de Fatima accueille 6,2 millions de pèlerins en 2024

L’année dernière, le nombre de groupes organisés de pèlerins est à nouveau en hausse. Trois continents figurent dans le top 10 des pays d’origine : l’Europe, l’Amérique et l’Asie.

 

En 2024, le nombre de pèlerins accueillis au Sanctuaire de Fatima a de nouveau dépassé les six millions. En effet, 6,2 millions de fidèles ont participé au moins à une célébration, critère sur lequel se base le registre annuel des pèlerins. Les statistiques ont été présentées jeudi en fin d’après-midi lors de la 46ème Rencontre des Hôteliers, qui s’est déroulée au Centre Pastoral Paul VI.

Le nombre de fidèles qui ont visité le Sanctuaire en 2024 révèle une diminution par rapport à l’année précédente, avec ses 6,8 millions. Toutefois, pour analyser 2023 il faut prendre en compte les Journées Mondiales de la Jeunesse et la visite du Pape François à Fátima. Du 24 juillet au 10 août 2024, plus d’un million de fidèles ont visité Cova da Iria. En soustrayant l’impact de ces moments importants des statistiques de 2023, on constate qu’en 2024 il y a eu une hausse et non une diminution de pèlerins.

En 2024, les bureaux d’information ont accueilli plus de 13,6 % de pèlerins qu’en 2023, un total de 415 902 pèlerins.

Les célébrations ont également augmenté en 2024. Il y a eu au Sanctuaire 10 813 célébrations, soit 1 256 de plus qu’en 2023. L’augmentation la plus importante a été celle des célébrations privées : de 4 939, en 2023, à 6 174 en 2024.

Concernant les groupes de pèlerins organisés, c’est-à-dire ceux qui s’inscrivent, on constate que 5 231 groupes se sont rendus à Fatima. Ce chiffre représente une hausse de 9,5 % par rapport à 2023.

Parmi les groupes inscrits, le Sanctuaire accueille plus de groupes provenant de l’étranger que de du Portugal : 1 213 portugais et 4 018 d’autres pays.

Cependant, les groupes portugais sont plus nombreux : en 2024, ils étaient 435 609 pèlerins ; les pèlerins étrangers en groupes étaient 174 891. Il est facile de comprendre cette différence car un pèlerinage d’un diocèse peut compter 500 pèlerins.

Une foi qui ne connait pas de distance

On dénombre 88 pays parmi les groupes de pèlerins qui viennent de l’étranger. Par rapport à 2023, il y ainsi moins de nationalité ; en 2023, le Sanctuaire a accueilli des pèlerins de 94 pays. Là encore, l’effet JMJ se fait sentir.

Le nombre de pays est toutefois supérieur par rapport à 2022 et 2019, avec respectivement 76 et 82 pays.

L’Europe, l’Amérique et l’Asie sont les continents les plus représentés en 2024. 54 % des groupes de pèlerins sont européens, surtout, par cet ordre, d’Espagne, Pologne et Italie. La 2e e 3e place se sont inversées.

27 % des groupes organisés viennent du continent américain. Les États-Unis sont en tête de la liste des pays de ce continent, suivis par le Brésil et le Mexique, le même ordre que l’année dernière.

Vient ensuite l’Asie avec 17 % des groupes organisés. Les plus nombreux sont les groupes provenant des Philippines, de la Corée du Sud et de l’Inde ; celui-ci remplace le Vietnam qui occupait la troisième place l’année dernière. En 2024, le Vietnam vient en quatrième.

Si on remonte dans le temps, jusqu’en 2010, on constate que le Sanctuaire a reçu, pour la première fois en 2024, des groupes organisés de trois pays : le Bahreïn, le Bélize et le Monténégro.

En ce qui concerne les groupes portugais, les diocèses les plus représentés sont les suivants : Lisbonne avec 319 pèlerinages, un total de 23 069 pèlerins ; Porto avec 190 pèlerinages et 22 22o pèlerins ; Braga avec 124 pèlerinages et 28 909 pèlerins.

Ce que font les pèlerins à Fatima

Une autre statistique importante est la période de l’année à laquelle les groupes choisissent de venir à Fatima.

L’affluence des groupes portugais est plus importante les mois de mai, octobre et juin, par cet ordre. Le mois de septembre se démarque toutefois par le nombre de pèlerins, avec ses 221 083 ; la bénédiction des casques, qui mobilisent de plus en plus de motards, contribue grandement à ce chiffre.

Quant aux groupes étrangers, les mois d’octobre, septembre et mai, par cet ordre, sont les choisis.

Les photographies des foules prises au cours de l’année laissaient déjà prévoir ce les services du Sanctuaire ont confirmé en analysant cette année. Ce que les pèlerins aiment le plus faire à Fatima est participer aux célébrations officielles du Sanctuaire et au rosaire, suivi de la procession aux flambeaux.

Parallèlement aux célébrations officielles, un nombre important de célébrations privées ont lieu au Sanctuaire.

En 2024, il y a eu 37 mariages, 162 baptêmes et 565 anniversaires de mariage : 288 noces d’argent, 240 d’or et 37 de diamant.

Approfondissement culturel et social

Plusieurs sont ceux qui se rendent à Fatima pour l’aspect culturel. La maison des saints François et Jacinthe Marto a été l’espace le plus recherchée, avec 411 006 visiteurs. Ensuite la maison de Lucie, avec 229 669 visiteurs, un chiffre impressionnant étant donné que l’espace était fermé pour des travaux de rénovation du 1er janvier au 4 juillet. Le Musée du Sanctuaire et les deux expositions temporaires ont été visité par 283 845 personnes en 2024.

L’année 2024 est la deuxième année du Centre d’Écoute Lucie de Jésus, situé à l’étage inférieur de la Basilique de la Sainte-Trinité.

Les chiffres, concernant les personnes accueillies, attestent la nécessité et la pertinence de ce service : 1 903 personnes se sont adressées au Centre (1 358 femmes ; 545 hommes). La tranche d’âge prédominante est celle des 45-60 ans.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 6 février 2025

Jacinta Marto : une vie brève, un témoignage de foi éternelle

Jacinta Marto : une vie brève, un témoignage de foi éternelle

À l’occasion du 105e anniversaire de la mort de la plus jeune voyante des apparitions de Fatima, nous dressons un portrait de la fille qui a fait de la vie un exemple de dévouement à Dieu.

 

Ce 20 février, l’Église marque la fête des saints François et Jacinta Marto. La date a été fixée dans le calendrier liturgique par le jour de la mort de Jacinta Marto, décédée le 20 février 1920, à l’hôpital de D. Estefânia, à Lisbonne, victime d’une grave infection pulmonaire, conséquence de la grippe espagnole qui l’a profondément affaiblie.

Le jour de l’anniversaire de la mort de Sainte Jacinta Marto, nous traçons le profil de la petite voyante à partir de 10 citations tirées des souvenirs de Sœur Lucie, à travers lesquelles nous pouvons comprendre la personnalité, la sensibilité et la profondeur spirituelle de la petite voyante.

« La moindre dispute, celle qui se lève entre les enfants, quand ils jouent, était suffisante pour la faire bouder, dans un coin, pour piéger l’âne, comme nous le disions. »

La petite Jacinta avait un tempérament sensible et délicat. Elle était blessée par de petits revers dans les jeux d’enfants, devant lesquels elle tournait le dos et ne jouait plus. Cette attitude démontre une immaturité naturelle d’un enfant de 7 ans, mais aussi une personnalité résolue, caractéristique qui, plus tard, s’exprimera plus explicitement dans la façon dont elle a accepté les demandes de la « Dame plus brillante que le soleil ».

« Elle avait, cependant, déjà à l’époque, un cœur très bien incliné, et le bon Dieu l’avait dotée d’un caractère doux et doux qui la rendait à la fois aimable et attrayante. »

En contraste avec son entêtement d’enfant, Jacinta avait une douceur qui était reconnue par ses amis et sa famille. Même dans une colère, sa gentillesse naturelle a captivé ceux qui l’entouraient. Dans un épisode, c’est la petite Jacinta qui assume pour sa cousine la responsabilité de tenir un crucifix, face à la réprimande imminente de la sœur aînée de Lucia pour qu’elle « ne touche pas aux petits saints ». « Maria, ne râle pas ! C’était moi, mais je ne reviens plus », a déclaré Jacinta. Cette douceur courageuse désarme Maria dos Anjos, qui lui répond par une caresse.

« Le pauvre Notre Seigneur ! Je ne ferai jamais de péché. Je ne veux pas que Notre Seigneur souffre plus. »

L’épisode rapporté dans le paragraphe précédent se produit à l’un des moments où Lucia racontait à ses cousins la Passion du Christ, qu’elle entendait souvent de sa Mère. L’histoire de la souffrance de Jésus a profondément touché le cœur de la petite Jacinta, qui n’arrivait même pas à contenir ses larmes à cause de la profonde compassion et de l’amour qu’elle avait pour le Christ crucifié. C’est peut-être cette conscience du sacrifice pascal du Fils de Dieu qui l’a amenée à toujours essayer fermement d’éviter le péché et, plus tard, à offrir sa propre souffrance pour la conversion des pécheurs.

« Alors je vais dans ma cour, avec Francisco. »

L’affirmation de soi pour éviter le péché est notoire dans un épisode raconté par Lúcia dans ses Mémoires, dans lequel Jacinta, devant un jeu où l’un des enfants prononce des mots indécents, décide de s’éloigner et de jouer seule avec Francisco. Ce moment exprime clairement le désir que cet enfant a pris de persévérer dans la pureté du cœur, vertu qu’il allait cultiver avec les apparitions de Notre-Dame.

« Et comment devons-nous faire les sacrifices ? »

Jacinta a intériorisé, dès le premier instant, les demandes et le message que Notre-Dame a communiqués dans les apparitions, exprimant d’emesuie une inclination consciente pour le sacrifice et la pénitence. Un jour, lorsqu’ils sont arrivés tous les trois au pâturage, elle s’est assise de manière introspective sur une pierre et réfléchit à la meilleure façon d’obéir à la Mère de Dieu. « Et comment devons-nous faire les sacrifices ? », demande Lúcia et Francisco. Le frère suggère qu’ils donnent le goûter aux moutons, une hypothèse qui est facilement acceptée par tous.

« Alors, après de très nombreuses années, l’enfer ne s’arrête toujours pas ? »

Après la vision de l’enfer, lors de l’apparition du 13 juillet 1917, Jacinta fait preuve d’une compassion et d’une préoccupation extrêmes pour les âmes qui devraient subir de telles souffrances. Cette compréhension a conduit la petite voyante à assumer encore plus consciemment l’esprit de sacrifice, en vue du salut des âmes. Au moment où les trois décident d’offrir le sacrifice de la soif, au plus fort de l’été, Jacinta, malgré son état faible, reste ferme. « Dis aux grillons et aux grenouilles de se taire ! J’ai tellement mal à la tête ! », demande-t-elle à son frère, qui lui demande ensuite : « Tu ne veux pas souffrir ça pour les pécheurs ? », « Oui, je le veux. Laissez-les chanter », répond-il rapidement.

« S’ils te tuent, dis-leur que moi et Francisco sommes comme toi et que nous voulons aussi mourir. »

La fidélité au message de Notre-Dame était pour Jacinta non négociable, surtout dans les moments de plus grande appréhension et incertitude. Lorsque Lucia est appelée par les autorités pour être interrogée, la cousine craignait qu’elle ne soit menacée de mort dans la pression à laquelle elle serait soumise pour nier les apparitions. Ne se laissant pas intimider, Jacinta fait preuve d’une solidarité et d’un courage inébranlables et inébranlables à un enfant de 7 ans, assumant sans émémande qu’elle serait prête à accepter le sacrifice ultime pour sa foi. Cette disposition démontre un alignement irréductible avec les directives données par Notre-Dame.

« J’aimerais voir le Saint-Père ! Tant de gens viennent ici et le Saint-Père ne vient jamais ici. »

La phrase a été prononcée par Jacinta après avoir réalisé, par l’explication de deux prêtres, qui était le Saint-Père. À partir de ce moment, la petite voyante a commencé à nourrir une affection particulière pour le Pape, pour qui elle a commencé à prier fréquemment, exprimant un grand amour et une grande préoccupation pour le Successeur de Pierre. Un après-midi, dans une vision, Jacinta a vu le Saint-Père dans une « très grande maison, à genoux, devant une table, les mains sur le visage, pleurant », avec des gens, de l’extérieur, lui jetant des pierres et implorant des fléaux. À partir de ce moment, sa véritable préoccupation pour le Souverain Pontife s’est intensifiée.

« Je ne danse plus maintenant. »

Dans ses Mémoires, Lúcia mentionne que Jacinta avait un goût particulier pour la danse, caractérisation qui est illustrée dans le récit de l’épisode dans lequel, en prison, la petite voyante danse avec un reclus, au son d’un harmonique. Cependant, Jacinta a renoncé à ce plaisir, surtout à l’époque du Carnaval et de la Saint-Jean. « Maintenant, je ne danse plus », disait-il en ces occasions festives, offrant le sacrifice à Notre Seigneur.

« J’offre pour tout le monde, parce que j’aime beaucoup tout le monde. »

Jacinta avait un cœur profondément généreux et ne pouvait pas choisir une intention particulière, lors de la prière du rosair. La phrase est prononcée, selon Lúcia, dans le contexte de la prison, lorsque les trois petits bergers décident de prier chacun pour l’une des intentions. Interrogée sur laquelle elle prierait, la petite Jacinta refuse d’en choisir une seule et décide d’offrir la prière pour toutes les intentions.

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Jacinta est tombée malade de la grippe espagnole à l’automne 1918. En raison de la maladie, l’été suivant, elle a été hospitalisée à l’hôpital de Vila Nova de Ourém. L’année suivante, en raison de l’aggravation d’une infection pulmonaire, elle a été admise à l’hôpital de D. Estefânia, à Lisbonne, le 2 février 1920, où elle mourrait, à seulement 9 ans, le 20.º jour de ce même mois.

Bien que brève, la vie de Jacinta Marto est marquée par un profond dévouement aux demandes que Notre-Dame a laissées lors des apparitions de 1917. D’un tempérament sensible, mais d’un courage et d’une foi inébranlables, Jacinta sera canonisée avec son frère, Francisco Marto, le 13 mai 2017, 100 ans après sa première apparition, par le pape François. Aujourd’hui, c’est un exemple de foi pour toute l’Église.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 19 février 2025

La place Saint-Pierre prie pour le Pape avec le cardinal Parolin

Veillée de prière et récitation du Chapelet place Saint-Pierre  (ANSA)

La place Saint-Pierre prie pour le Pape avec le cardinal Parolin

Récitation du Chapelet pour François lundi soir sur la place Saint-Pierre, sous la conduite du secrétaire d’État Pietro Parolin. Des centaines de fidèles, laïcs et religieux, de différentes nationalités, ont prié pour le rétablissement du Souverain pontife. Des cardinaux, des évêques et des membres de la Curie romaine étaient également présents. 

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Sur cette même place, le premier jour de son pontificat, il avait béni le peuple et demandé sa bénédiction. Lundi soir, ce même peuple s’est rassemblé pour prier pour son pasteur, le Pape François, pour sa santé, pour qu’il se rétablisse rapidement et pour qu’il revienne vers le peuple. Des jeunes, des familles, des prêtres, des religieuses, des cardinaux résidant à Rome, des chefs de dicastère et membres de la Curie romaine se sont retrouvés sur la place Saint-Pierre à 21 heures ce 24 février, au onzième jour de l’admission du Pape à l’hôpital Gemelli, pour la récitation du chapelet dirigée par le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, qui, dans son introduction, a demandé des prières pour que François «puisse recouvrer la santé».

Chapelets et messes du monde entier

Des centaines de personnes -malgré la pluie de l’après-midi et la grève des transports à Rome- ont répondu à l’appel lancé le jour même, et qui renforce le marathon de prière qui avait déjà commencé samedi dans différents diocèses du monde. Les nouvelles concernant la santé du Pape -avec des moments de plus grande souffrance samedi et une «légère amélioration» annoncée dans le bulletin du Vatican lundi soir- ont déclenché depuis plusieurs jours un mouvement d’affection et de proximité envers le Souverain pontife de 88 ans, qui s’est concrétisé par la récitiation du chapelet et des messes. C’est le peuple de Dieu qui répond à cette invitation à la prière qu’à la fin de chaque discours ou catéchèse, François demande à son intention car «c’est comme une armure pour chaque pasteur».

Cardinaux et chefs de dicastère présents

Un climat tempéré et une atmosphère intime imprègnent la soirée. Une trentaine de cardinaux étaient assis sur le parvis de la place Saint-Pierre. Au premier rang, parmi d’autres, les cardinaux Tagle, Ouellet, Prévost, Artime, Bagnasco, Feroci, Semeraro, Burke, Müller, Becciu. D’autres, comme le cardinal Czerny, étaient assis au milieu de l’assemblée de fidèles. Sœur Raffaella Petrini, qui sera dans une semaine à la tête du Gouvernorat du Vatican, et plusieurs collaborateurs de la Curie ou du diocèse de Rome étaient également présents

La récitation du Chapelet

Dans la foule, on pouvait voir des chapelets de différentes couleurs entre les mains des fidèles qui récitaient les Mystères joyeux au milieu des chants de la chorale, des litanies et de la lecture de l’Évangile de Luc sur l’Annonciation. Certains sont restés debout, d’autres assis, d’autres encore ont prié en silence ou à voix basse. Les uns ont apporté le drapeau de leur pays, une photo du Pape (sur papier ou sur leur smartphone), les autres une bougie ou encore une lanterne. Tout le monde a suivi ce moment de prière en regardant vers l’estrade blanche d’où d’ordinaire le Pape préside la messe et les audiences du mercredi, et où lundi soir, trônait l’icône de Marie Salut des malades. C’est à elle que le cardinal Parolin a confié le Pape François.

Des cardinaux présents place Saint-Pierre

Une prière intense pour le Saint-Père

«Dans les Actes des Apôtres, on raconte que l’Église a prié intensément pendant que Pierre était en prison. Depuis deux mille ans, le peuple chrétien prie pour le Pape en danger ou malade», a dit le cardinal Parolin. «Même en ces jours où le Saint-Père François est hospitalisé à l’hôpital Gemelli, une prière intense est adressée au Seigneur par les fidèles et les communautés chrétiennes du monde entier».

«À partir de ce soir, a annoncé le secrétaire d’État, nous voulons également nous unir publiquement, ici, dans sa maison, à la récitation du Saint Chapelet. Nous le confions à la puissante intercession de la Très Sainte Marie, que nous invoquons sous le titre de Salus infirmorum. Que celle qui est notre Mère bienveillante le soutienne en ce temps de maladie et d’épreuve et l’aide à recouvrer rapidement la santé».

Les vœux du peuple de Dieu

Le signe de croix et les applaudissements ont conclu la soirée. À l’extrémité de la place, on entendait l’écho habituel «Vive le Pape». Le moment a duré environ 45 minutes. Alors que la foule se retirait, certains s’approchaient de l’obélisque et restaient encore quelques instants: des religieuses espagnoles, un groupe de fidèles chinois, un groupe encore plus important de prêtres philippins. Et même un prêtre colombien, en mission depuis des années en Mongolie: «C’est un mauvais moment à passer, mais nous sommes avec lui», a-t-il déclaré. 

«Nous sommes parties de très loin, de la périphérie de Rome, mais nous voulions être là», ont expliqué deux jeunes filles, «le Pape va y arriver, il doit y arriver. Nous avons besoin de lui». «Il est notre guide», a déclaré un couple venu du nord de l’Italie à Rome pour le Jubilé. Une femme, enveloppée dans un manteau noir et un chapeau violet, a expliqué qu’elle appréhendait François depuis plusieurs jours: «Au milieu de tant de choses laides et de fausses nouvelles qui me mettent en colère, nous avons vu de la beauté aujourd’hui. Je prie tous les jours pour le Pape à la maison, c’est magnifique que nous l’ayons fait ensemble. Il y avait beaucoup de monde…. Il dit toujours ‘priez pour moi’, nous lui répondons».

Moment de la récitation du Chapelet place Saint-Pierre

Le cardinal You: «nous espérons qu’il se rétablira rapidement»

Au milieu de la foule, des flashs des téléphones portables et des caméras de télévision, les calottes rouges des cardinaux se détachaient de la pénombre de la colonnade, tandis qu’ils s’arrêtaient pour saluer les fidèles de leurs pays. Parmi eux, le cardinal Lazarus You Heung-sik, préfet du dicastère pour le Clergé, entouré de jeunes Coréens. «Je suis très heureux que le peuple de Dieu, nous tous, soyons ici pour le Pape qui n’est pas en bonne santé. Le Pape est le centre du christianisme, de l’Église, il est le Successeur de Pierre. Nous devons prier pour lui qui nous a tant aimés et nous devons maintenant aussi donner de l’amour au Pape. J’espère qu’il se rétablira rapidement», a déclaré le cardinal aux médias du Vatican. «Il est important de faire ce que veut le Pape: vivre la parole, ouvrir notre cœur, aimer les autres, les petits, les migrants, les marginaux, les pauvres. Parce qu’en les aimant, nous aimons Jésus. Sur ce point, le Pape a donné son exemple, il donne son exemple. Nous devons aller de l’avant, ensemble, pour rendre l’Église et l’humanité plus belles», a ajouté le cardinal You. Puis, s’adressant directement à François, il a ajouté: «Saint-Père, je vous aime tellement! Je vous ai déjà dit que j’étais prêt à donner ma vie pour vous et pour l’Église. Je le répète: je suis prêt à donner ma vie pour vous et pour l’Église. Cela signifie aimer tous ceux qui sont à côté de moi. Toujours avec autant de joie».

Source : VATICANNEWS, le 25.02.2025

Quand le concile Vatican II parle de Marie

Illustration
© Shutterstock/Dawid Lech

Quand le concile Vatican II parle de Marie

Il n’est pas étonnant que les saints Pères appellent communément la Mère de Dieu la Toute Sainte, celle qui est indemne de toute tache du péché, celle qui est façonnée et formée comme une nouvelle créature par l’Esprit-Saint.

Ornée dès le premier instant de sa conception des splendeurs d’une sainteté tout à fait singulière, la Vierge de Nazareth est, sur l’ordre de Dieu, saluée par l’Ange de l’Annonciation comme « pleine de grâces » (cf. Lc 1, 28); et elle répond au messager céleste : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38).

Ainsi Marie, fille d’Adam, acquiesçant au verbe de Dieu, est devenue Mère de Jésus et embrassant de plein cœur, sans être entravée par aucun péché, la volonté salvatrice de Dieu, elle s’est consacrée totalement comme servante du Seigneur à la personne et à l’œuvre de son Fils, toute au service du mystère de la Rédemption en dépendance de son Fils et en union avec lui, par la grâce de Dieu Tout Puissant.

Constitution dogmatique Lumen GentiumChapitre VIII §6


Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.02.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Paule de Saint-Joseph de Calasanz

VIERGE († 1889)

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz

Religieuse et fondatrice des :

« Hijas de María, Religiosas Escolapias »

(Filles de Marie, religieuses scolopes)

Paule de Saint Joseph de Calasanz, (dans le siècle Paula Montal Fornés), naît  le 11 octobre 1799 à Arenys del Mar (Barcelone) dans une famille chrétienne modeste. Elle est baptisée le jour même. 

Aînée de cinq enfants, elle doit, dès l’âge de dix ans, aider sa mère qui est veuve et elle comprend que les filles, et les femmes en général, ont peu d’accès à l’éducation et à la culture. Elle se sent poussée par Dieu à agir en leur faveur. Son projet sera de « sauver la famille en éduquant les petites filles dans la sainte crainte de Dieu ». 

En 1829, elle se rend à Figueras (Gérone, Catalogne) suivie de son amie inconditionnelle Inés Busquets, pour ouvrir une première école de filles fondée sur un vaste projet éducatif, lequel dépasse largement le système pédagogique de l’époque, même en ce qui concerne les garçons. Elle veut une éducation complète, humaine et chrétienne, des femmes, sachant que cela ne peut avoir qu’une influence bénéfique sur la société. Elle prévoit un quatrième vœu pour les religieuses à venir : celui d’enseigner.

En 1837, elle se transfère à Sabadell (Barcelone). Cette femme, cette « mystique enracinée dans l’action », déploie une intense activité. À partir de cette époque, elle s’identifie entièrement avec le charisme de Saint Joseph de Calasanz (le saint espagnol fondateur des Scolopes, qui s’est voué à la scolarisation des enfants pauvres à Rome au XVIIe siècle). Elle veut vivre selon la spiritualité de ce grand éducateur et selon sa règle qui se résume par la devise : « piété et instruction ». 

Elle fonde une deuxième école à Arenys del Mar, sa ville d’origine, en 1842, puis une troisième à Sabadell en 1846. Elle est toujours en contact avec les Pères Scolopes et grâce à l’aide de deux d’entre eux, elle réussit à obtenir rapidement la structure canonique des Scolopes pour sa Congrégation naissante. 

Le 2 février 1847, avec trois autres compagnes dont Inés, elle prononce ses vœux comme « Fille de Marie, religieuse scolope ». En tout, de 1829 à 1859, elle a fondé 7 écoles et aidé à la fondation de 4 autres. De plus, elle a été la formatrice de 130 sœurs de la Congrégation.

En 1859, elle fonde sa dernière école dans le petit village de Olesa de Montserrat, au pied du Monastère et de la Vierge de Montserrat à laquelle elle est particulièrement attachée. Là, pendant une trentaine d’années jusqu’à sa mort, elle mène une vie retirée. Elle donne alors la preuve de l’authenticité, du courage et de la tendresse de son esprit : un esprit modelé par Dieu. Dans ce collège qui bénéficie de sa présence et auquel va sa préférence, elle est entourée de l’affection et de la vénération de toutes ses Filles. 

Lorsqu’elle meurt, très âgée, le 26 février 1889, la Congrégation compte 346 religieuses réparties dans 19 collèges en Espagne. Aujourd’hui elles sont 800, qui enseignent à environ 30.000 élèves dans 19 pays et sur 4 continents.

Paula Montal Fornés de San José de Calasanz a été béatifiée le 18 avril 1993, à Rome, et canonisée, toujours à Rome, par le même Pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 25 novembre 2001.

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz priez pour nous !

26.02.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,38-40. 

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Concile Vatican II

Constitution dogmatique sur l’Église « Lumen gentium », §16 (trad. cf Winling)

Est-ce qu’ils marchent avec nous ?

      Quant à ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, eux aussi sont ordonnés de diverses manières au peuple de Dieu. Et en premier lieu, ce peuple qui a reçu les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair (Rm 9,4-5), peuple très aimé du point de vue de l’élection, « à cause de leurs pères, car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11,28-29). Mais le dessein de salut embrasse aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, en premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, qui jugera les hommes au dernier jour.       Quant aux autres qui cherchent le Dieu inconnu à travers des ombres et des images, Dieu n’est pas loin d’hommes de cette sorte, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (Ac 17,25-28) et que, comme Sauveur, il veut que tous les hommes soient sauvés (1Tm 2,4). En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église et cherchent cependant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’accomplir dans leurs actions sa volonté telle qu’ils la connaissent par ce que leur dicte leur conscience, eux aussi peuvent arriver au salut éternel. La Providence divine ne refuse pas les secours nécessaires pour le salut à ceux qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance explicite de Dieu, mais cherchent, non sans le secours de la grâce divine, à mener une vie droite. En effet, tout ce qui se trouve de bon et de vrai chez eux est considéré par l’Église comme une préparation à l’Évangile et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour qu’il ait finalement la vie.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 4,11-19. 

La sagesse conduit ses fils à la grandeur, elle prend soin de ceux qui la cherchent.
L’aimer, c’est aimer la vie ; ceux qui la cherchent dès l’aurore seront comblés de bonheur ;
celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage ; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction.
Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent le Dieu saint, ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur ;
celui qui l’écoute jugera les nations, celui qui s’attache à elle sera en sécurité dans sa demeure.
S’il se confie en elle, il en prendra possession, et tous ses descendants la recevront en héritage.
Pour commencer, elle le conduira par des chemins sinueux, elle fera venir sur lui la peur et l’appréhension, elle le tourmentera par la sévérité de son éducation, jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance ; elle l’éprouvera par ses exigences.
Puis elle reviendra tout droit vers lui, elle le comblera de bonheur en lui dévoilant ses secrets.
Mais s’il s’égare loin d’elle, elle l’abandonnera et le laissera aller à sa perte.

Psaume 119(118),165.168.171-172.174-175. 

R/ Grande est la paix de qui aime ta loi, Seigneur. (Ps 118, 165a)

Grande est la paix de qui aime ta loi ; jamais il ne trébuche.
J’observe tes exigences et tes préceptes : toutes mes voies sont devant toi.
Que chante sur mes lèvres ta louange, car tu m’apprends tes commandements.
Que ma langue redise tes promesses, car tout est justice en tes volontés.
J’ai le désir de ton salut, Seigneur : ta loi fait mon plaisir.
Que je vive et que mon âme te loue ! Tes décisions me soient en aide !