Ce grand miracle marial du 20 février 1627, le jour d’un raz-de-marée

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Ce grand miracle marial du 20 février 1627, le jour d’un raz-de-marée

A Jaffna, Sri Lanka, il y avait une fois un bon franciscain fraîchement arrivé de Cochin pour prendre charge de la mission. Désireux de placer ses ouailles sous la protection du grand saint Antoine, il avait apporté avec lui une magnifique pièce de bois qu’il ferait sculpter à Ceylan par quelque artiste local à l’effigie du saint thaumaturge. Mais notre homme change d’avis : un païen du nom d’Anacoti lui fait une statue de N.-D. Des Victoires.

Un beau jour, c’est le 25 mai 1614, Anacoti est interrompu dans son travail par la visite de son voisin Engabao. Tout en parlant Anacoti s’assied, sans prendre garde, sur la statue inachevée. A l’instant il est mystérieusement repoussé. Fâché et humilié de sa mésaventure, il veut se rasseoir à la même place, mais cette fois il est rejeté avec violence. Quelques jours plus tard, c’est le tour de sa fille. En bonne villageoise elle chique le bétel (1) et crache partout. Par mégarde elle éclabousse la statue. Son père l’en réprimande vivement et la voilà qui se dispose à nettoyer la statue.

Mais, elle aussi, est repoussée par une force invisible, et cela si fortement qu’elle va choir un peu plus loin sans connaissance. De tels prodiges naturellement frappent l’imagination ; on accourt en foule à la maison d’Anacoti ; quand des guérisons se produisent, c’est le délire. Alors on organise une immense procession pour aller placer dans l’église la sainte statue de Marie.

Mais nulle ne se compare au miracle du 20 février 1627, le jour du raz-de-marée. Ce jour-là les vagues déferlent sur le dernier refuge des pauvres Jaffniens, le sanctuaire de Notre-Dame des Miracles. Le capitaine portugais a remis son commandement à sa suzeraine ; il a planté son fanion personnel en face de la statue… Que peut-il contre les éléments déchaînés ? Pénitent, il plaide auprès de Marie pour le salut du peuple… et voilà que Marie – tous en sont témoins – ramène plus près d’elle l’Enfant Jésus qu’Elle tient dans ses bras, comme pour lui faire percevoir mieux les battements de son cœur angoissé… A l’instant, la tempête s’apaise. Jaffna est sauvée.

G. Fortin, O. M. I. – De l’étoile des mages à Marie reine de Lanka

Dans : Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome IV, 1956, p. 939-940

(1) Tradition vietnamienne avec des feuilles de bétel

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Luigi Scrosoppi  († 1884)
Prêtre et fondateur de la Congrégation 
“Sœurs de la Providence”

Luigi Scrosoppi naît le 04 août 1804 à Udine (ville italienne située dans la région Frioul-Vénétie julienne). Son père Domenico était orfèvre, sa mère Antonia était issue d’une famille aisée. Le foyer était très chrétien et très pieux, l’éducation religieuse y tenait une grande place, d’ailleurs, les deux frères, Carlo et Giovanni Battista, de Luigi devinrent prêtres comme lui.

Dans les années 1814-1816, la région du Frioul avait connu de grands désordres climatiques, fragilisant une population pauvre qui avait subi disettes et épidémies. De nombreux orphelins avaient été ainsi laissés à l’abandon après la mort de toute leur famille. Le petit Luigi, voyant la misère des gens qui l’entouraient, décida de consacrer toute sa vie à ces pauvres.

À l’âge de 12 ans il entra au petit séminaire. Et le 31 mars 1827 il reçut lui aussi l’ordination sacerdotale.
Il collabora à l’œuvre entreprise par son frère Carlo, qui venait en aide aux orphelines abandonnées, s’adonnant aux tâches les plus humbles, quêtant dans la rue pour l’éducation des petites filles qu’ils avaient rassemblées. Il consacra tous ses biens à son œuvre, ralliant aussi d’autres prêtres et des professeurs, afin d’éduquer ces enfants pour qu’ils aient une vie digne de ce nom.
C’est ainsi que naquit la Congrégation des “Sœurs de la Providence”, le 1er février 1837, placée sous la protection de saint Gaetano de Thiene (1480-1547), misant sur la tendre providence qui n’abandonne jamais ceux qui se confient à elle.

Tenté par la pauvreté et la fraternité universelle de saint François d’Assise, il suivra pourtant les pas de St Filippo Néri (1515-1595)et, en 1846, devint Oratorien.
Luigi Scrosoppi consacra toute sa vie à son œuvre, formant les jeunes maîtresses, fondant de nombreuses maisons, étant le guide spirituel de tous et de toutes dans la plus grande humilité et l’anonymat le plus total. Non content d’avoir fondé la congrégation des Sœurs de la Providence, Luigi participait à toutes les autres œuvres du diocèse, s’occupait des séminaristes pauvres, et créait un institut de sourds-muets.
Atteint d’une grave maladie de la peau, il mourut dans la nuit du 3 avril 1884, ses dernières paroles furent « Charité, charité ! ».

Quant aux Sœurs de la Providence, elles œuvrent encore aujourd’hui dans diverses parties du monde : au Brésil, en Uruguay, en Afrique, en Inde, en Bolivie, en Roumanie, en Birmanie et bien sûr en Italie.

Déclaré vénérable le 12 juin 1978, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), Luigi Scrosoppi à été béatifié le 04 octobre 1981 et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005). 
Au cours de la même cérémonie ont été canonisés : Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, première sainte du Liban ; Bernardo de Corleone (1605-1667), du Tiers-Ordre des capucins ; Agostino Roscelli (1818-1902), prêtre italien du diocèse de Gênes et Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852), fondatrice de l’Institut des filles du Sacré-Cœur de Jésus (>>>Homélie du pape Jean-Paul II le 10 juin 2001).

Luigi Scrosoppi a été déclaré protecteur des malades atteints du SIDA.

Saint Luigi Scrosoppi priez pour nous !

03.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,31-47. 

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »


Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,


et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?


Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n° 10,19 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54; trad. J. Bouvet; éd. Migne 1993; p. 150-151; rev.)

Les témoins du Christ

Nombreux sont, mes bien-aimés, les témoignages véridiques au sujet du Christ. Témoignage du Père, venant du ciel, au sujet de son Fils ; témoignage de l’Esprit Saint, qui descend sous la forme corporelle d’une colombe ; témoignage de Gabriel archange, annonçant à Marie la bonne nouvelle ; témoignage de la Vierge Mère de Dieu : témoignage du lieu béni de la crèche. (…) Jean-Baptiste témoigne, le plus grand des prophètes, l’introducteur de la Nouvelle Alliance, celui même qui d’une certaine manière relie en sa personne les deux alliances, l’Ancienne et la Nouvelle. Parmi les fleuves, le Jourdain témoigne, et parmi les mers la mer de Tibériade ; témoignent les aveugles, témoignent les boiteux, témoignent les morts ressuscités ; les démons témoignent en disant : « Nous savons qui tu es : le Saint de Dieu » (Mc 1,24). Témoignent les vents ramenés à l’ordre et au silence ; les cinq pains témoignent, qui furent multipliés entre cinq mille convives. (…) Les ennemis de ce temps-là témoignent, et parmi eux, le bienheureux Paul, ennemi d’un instant, esclave d’un long temps ; les douze apôtres témoignent, qui, non seulement en paroles, mais chacun par ses supplices et sa mort, ont proclamé la vérité.(…) Tous ceux-là, divers, et d’autres plus nombreux encore, sont témoins. Est-ce que le Christ, soutenu par ces témoignages, rencontre encore l’incrédulité ? Si donc quelqu’un est jusqu’à présent demeuré incrédule, qu’il croie désormais ; et si quelqu’un était déjà croyant, qu’il accentue son progrès dans la foi, en croyant en notre Seigneur Jésus Christ, et qu’il sache de qui il porte le nom. Tu es appelé « chrétien » – respecte ton nom ; que notre Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu ne soit pas blasphémé à cause de toi, mais que plutôt tes belles œuvres brillent devant les hommes, pour qu’à leur vue, les hommes glorifient dans le Christ Jésus notre Seigneur, le Père des cieux à qui la gloire maintenant et dans les siècles des siècles. Amen.

LECTURES :

Livre de l’Exode 32,7-14. 

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.
Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume 106(105),4ab.6.19-20.21-22.23. 

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. (Ps 105, 4)

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché, 
nous avons failli et renié.

À l’Horeb ils fabriquent un veau, 
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire 
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve, 
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham, 
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire. 
C’est alors que Moïse, son élu, 
surgit sur la brèche, devant lui, 
pour empêcher que sa fureur les extermine.

02.04.2025 – Messe pour le 20e anniversaire de la mort de saint Jean-Paul II

Ce mercredi 2 avril 2025 marque le 20e anniversaire de la mort de saint Jean-Paul II, qui fut pape pendant plus de 26 ans. A cette occasion, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, préside une messe en la basilique Saint-Pierre. 

Pour le Pape, c’est clair : la Vierge lui a sauvé la vie !

© Shutterstock/Longfin Media
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Pour le Pape, c’est clair : la Vierge lui a sauvé la vie !

Le mercredi 13 mai 1981, alors que 25 000 personnes sont massées place Saint-Pierre pour l’audience hebdomadaire, deux coups de feu claquent. Il est 17h17 et Mehmet Ali Agça vient de tirer sur le pape Jean-Paul II, à trois mètres de distance. Le Pape s’effondre dans les bras de Stanislaw Dziwisz, son secrétaire. La papamobile accélère. Touché à l’abdomen, au coude droit et à l’index de la main gauche, le pape polonais perd conscience. Il murmure « Marie, ma mère ! »

À l’hôpital Gemelli, les médecins sont très inquiets. Leur patient a perdu trois litres de sang, l’intestin est très gravement touché. Mais, finalement, il apparaît qu’aucun organe vital n’est atteint.

Tandis que le pape est opéré, sur la place Saint-Pierre des pèlerins polonais posent sur le grand fauteuil laissé vide par le Pape une image de la Vierge Noire de Czestochowa, chère à son cœur. À son dos, une main anonyme a écrit : « Notre Père, protège le Saint-Père du mal. »

Le lendemain, Mgr Dziwisz mentionne au saint Père une coïncidence : l’attentat d’Ali Agça s’est produit le jour anniversaire de la première apparition de Fatima, le 13 mai 1917.

Curieusement, ce pape polonais, voué à Marie depuis son enfance, habitué de Czestochowa, de Lourdes, de Guadalupe, de Lorette et de tant d’autres sanctuaires marials, ne s’était jamais vraiment intéressé à Fatima et à ses secrets. Mais ce 14 mai, une conviction le submerge. Qu’il soit encore en vie relève du miracle. Et qui d’autre que Marie pourrait en être l’auteur ? Il demande à Mgr Dziwisz de lui constituer un dossier, qu’il lira avec passion les jours suivants.

Son ancien professeur Stefan Swiezawski racontera plus tard au journaliste Bernard Lecomte (1) ce petit déjeuner à Castel Gandolfo, durant sa convalescence, où Jean-Paul II lui saisit le bras, répétant avec conviction : « C’était le jour, l’heure et les minutes ! »

Pour le pape, c’est clair : la Vierge lui a sauvé la vie. Dès l’Angélus du dimanche 7 octobre, il le confie aux pèlerins, place Saint-Pierre : « Comment pourrais-je oublier que l’événement a eu lieu le jour et à l’heure où, depuis plus de soixante ans, on commémore à Fatima, au Portugal, la première apparition de la Mère du Christ aux pauvres petits paysans ? Car vraiment, ce jour-là, j’ai ressenti dans tout ce qui est arrivé cette extraordinaire protection maternelle qui s’est montrée plus forte que le projectile de mort. »

www.la-croix.com

(1) Jean-Paul II, Folio, 2003, p. 517.

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie