Étiquette : Notre-Dame de Fatima
02.05.2025 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
02.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
02.05.2025 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
02.05.2025 – MESSE À LOURDES
Comment le mois de Mai est-il devenu le mois de Marie ?

Pourquoi le mois de mai est le mois de Marie ? Ou plutôt Comment le mois de Mai est devenu le mois de Marie ?
Le choix du mois de Mai pour spécialement honorer Marie est un beau voyage au cœur de la piété populaire pour la mère de Dieu. En effet, les raisons de ce choix sont multiples et ont convergé au fil des siècles. Ces raisons sont de 3 ordres historique, populaire et ecclésiale, et enfin spirituel.
Tout d’abord, au plan historique, le fait d’attribuer un culte particulier à chaque mois était une habitude romaine. Ainsi le nom de chaque mois correspondait à une divinité particulière du panthéon païen de l’antiquité; Janus en janvier, Februa dieu de la mort chez les étrusques en Février, Mars Dieu de la guerre en Mars, Aphrodite pour Avril, Maiai déesse de la fertilité et du printemps pour Mai, etc …
Au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage (1239 + 1284), avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai et, au siècle suivant, de nombreuses communautés aimaient à honorer Marie par des dévotions particulières: le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l’époque des fleurs, l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.
En 1549, un bénédictin, V. Seidl, publia un livre intitulé le mois de mai spirituel, alors que saint Philippe Néri exhortait les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps, les vertus qu’il avait fait éclore dans leurs jeunes âmes.
Au XVII° siècle, à Cologne, en 1664, les élèves des Jésuites pratiquaient déjà, au mois de mai, des exercices de piété en l’honneur de Marie, tandis qu’en Alsace, des jeunes filles, appelées Trimazettes, quêtaient de porte en porte pour orner de fleurs l’autel de la Sainte Vierge1.
Le premier, sans doute, à consacrer entièrement le mois de mai à la Vierge Marie, semble avoir été le capucin Laurent de Schniffis dans un recueil de trente poésies, « Moyen-Pjeiff », publié en 1692. Au début du XVIIIe siècle, l’église franciscaine et royale Sainte-Claire de Naples connaissait au mois de mai un office populaire marial quotidien suivi d’un salut du Saint-Sacrement, les dominicains de Fiesole, en 1701, décidaient d’honorer la Vierge tous les jours du mois de mai, ce qui se faisait aussi, près de Vérone, dans la paroisse de Grezzana (1734), et, un peu plus tard à Gênes (1747) et à Vérone (1774). Mais ce sont les pères camilliens qui revendiquent avoir été à l’origine, dès le mois de mai 1784 en l’église de la Madonne de Ferrare, la dévotion du «bouquet marial» du mois de mai sous sa forme publique et solennelle2.
Ces faits parvenus jusqu’à nous, sont la concrétisation d’une piété mariale encore plus ancienne. En effet, les peuples de l’antiquité initialement persécuteurs des premiers chrétiens ont été évangélisés notamment par la conversion de leurs dévotions païennes. Sur ce thème de l’évangélisation des peuples, St Maximilien Kobe un grand Saint « Marial » écrira au XXe siècle: « Il faut étudier les mouvements anti religieux de notre époque, leurs méthodes, réalisation etc. il faut surtout distinguer ce qu’il y a en eux de bon de ce qu’il y a de mauvais car il n’y a pas de manière plus efficace pour combattre et vaincre un mauvais courant que de reconnaître la part de BIEN qu’il contient et de l’appliquer immédiatement à notre cause. »3
Effectivement et c’est notre 2e point, un lien populaire et ecclésial existait en réalité depuis bien plus longtemps avec Marie. Au delà des dates précises et des preuves historiques dont nous pouvons disposer aujourd’hui, l’attachement des chrétiens à la Mère de Dieu est un fait des temps apostoliques. En effet comme le remarque St JH Newman4, lorsque le Christ vivait notre vie terrestre, personne ne songeait à écrire mais juste à vivre avec Lui, à suivre son exemple et son enseignement. Après l’ascension du Christ, le récit de la vie du Christ se transmettait par oral donnant lieu à des interprétations et le besoin d’écrire, de poser des bases solides aux enseignements de la Foi s’imposeront à l’Église primitive. Notamment, St luc pour écrire les 2 premiers chapitres de son Évangile a du recevoir le témoignage direct de Marie. Mais nombreux devaient être les fidèles à porter à Marie une affection particulière. A son Assomption, il est devenu également important de réfléchir à quelle était la place si singulière de Marie dans l’histoire du salut, notre histoire.
L’Église survivant à la fin du monde greco romain et se développant, cultiva ce lien l’approfondissant à mesure que la compréhension des mystères de la Foi grandissait. A la fin de l’antiquité en 421, particulièrement, le concile d’Éphèse valide l’appellation de Marie mère de Dieu; plus tard, la crise de iconoclastes a reconnu la valeur des statues et des icônes dans la vie des croyants et le Moyen âge ensuite a vu le développement du culte populaire des Saints et en premier lieu de Marie par de nombreuses initiatives: pèlerinages, réalisation de statues et d’icônes qui sont portées en procession pour les fêtes, réalisation de bouquets de fleurs à la Vierge, apparition du chapelet soutenu par l’ordre de dominicains puis par bien d’autres congrégations …
Nous retrouvons les constations du premier chapitre mais nous devons aussi reconnaitre que cette piété populaire pour Marie se trouva renforcée par ses nombreuses apparitions toujours à de très humbles personnes. La plus ancienne rapportée se serait produite de son vivant à St Jacques évangélisant l’Espagne à Sarragose5 en l’an 40. Depuis lors, de nombreuses personnes rapportent des apparitions, des miracles, des messages, parfois des conversations avec Marie donnant lieu à des réactions variées mais très souvent alimentant une grande ferveur et sources de nombreuses grâces Guadalupe 1531; Notre Dame du Laus 1664-1718; Rome 1842; La Salette 1846; Lourdes 1858; Pontmain 1871; Gietrzwald ; Fatima; Beauraing ; Banneux ; Amsterdam ; Betania ; Akita ; Kibeho6 … Partout sur la planète et particulièrement en France la piété populaire « répond » aux appels de la Vierge par des pèlerinages et de fêtes et l’Eglise institution en reconnaissant ses apparitions comme certaines (cf tableau en fin d’ article) encourage ces dévotions dont le mois de Marie.
Le 21 mars 1815, le pape Pie VII est le premier a donné un encouragement pontifical à la dévotion du Mois de Marie en accordant 300 jours d’indulgence à quiconque honorecette dévotion. Devant la dévotion populaire que cela suscite, il accorde l’indulgence plénière le 18 juin 1822. Avec ces encouragements, les manuels de dévotion mariale se multiplient alors pour soutenir et encourager cette dévotion particulière. Pie IX confirme l’indulgence plénière en 1859.
Le reconnaissance pontificale du mois de Marie entraînera par la suite la consécration d’autres mois à d’autres dévotions comme le mois de juin comme mois du Sacré-Cœur, approuvé par le pape Pie IX le 8 mai 1873, et recommandé ensuite par Léon XIII dans une lettre adressée par le cardinal préfet à tous les évêques le 21 juillet 1899, ou encore le mois d’octobre comme le mois du Rosaire, reconnu par le pape Léon XIII.
En 1945, le pape Pie XII a confirmé le mois de mai comme mois marial avec l’institution de la fête de Marie Reine le 31 mai, fête qui vient couronner le mois de mai tout entièrement consacré à la Vierge. Cette fête sera déplacée au 22 août après le Concile Vatican II. Au XXe siècle, dans son encyclique de Mense Maio de 1965, le pape Paul VI a de nouveau encouragé la dévotion du Mois de Mai et identifié le mois de mai comme un moment opportun pour incorporer des prières spéciales pour la paix dans les dévotions traditionnelles de mai dans un contexte de Guerre froide.
Enfin, au plan spirituel, comme le constate St JH Newman7, il y a t il un mois qui corresponde d’avantage à l’espérance que suscite en nous l’événement de Marie première créature parfaite sainte et sauvée par le Christ nous appelant maternellement à sa suite ? Ce mois de Mai mois du renouveau qui survient à la fin de la rudesse de l’Hiver qui peut représenter le péché et l’humanité sans Dieu, le printemps donc avec ses jours plus longs, plus lumineux et et plus doux n’évoque t il pas la personne même de Marie, sa douceur de Mère spirituelle ?
De plus, il y a t il un mois qui concentre d’avantage de belles et joyeuses fêtes chrétiennes ? Mai qui commence dans le temps pascal nous invite avec Marie à fêter l’Ascension puis la Pentecote et selon les années la Sainte Trinité et le Saint Sacrement.
Pour conclure, l’affection des croyants pour la mère de Dieu depuis les temps apostoliques s’est développé au fil des siècles en de nombreuses traditions populaires faites de dévotions personnelles et communautaires enrichis de la précision des enseignements de l’Église. Le choix du mois de Mai pour honorer Marie s’est imposé progressivement comme une évidence spirituelle et populaire. Et comme en réponse, comme une conversation multi séculaire entre la Vierge Marie et le peuple des croyants, elle apparait à ses plus humbles enfants, éduquant notre piété, guérissent nos blessures toujours nous conduisant au Christ. Ainsi, le mois de Mai tradition antique des peuples évangélisés, nous invite à vivre cette affection Mariale, à entrer dans cette affectueuse conversation et pourquoi pas à le proposer autour de nous en famille, en paroisse.
1 http://www.regard.eu.org/articles/Archeologie/TXT.complet.archeo/HDMDMARIE.php
2 https://fr.wikipedia.org/wiki/Mois_de_Marie
3 « le secret de Maximilien Kolbe » M. Winowska Ed. St Paul 1971
4 12 sermons sur le Christ JH Newman Ed. Du Seuil 1995 p23 sermon du 25 déc 1834
5 https://fr.wikipedia.org/wiki/Vierge_du_Pilier
6 https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/les-appels-dune-mere-apparitions- mariales/les-apparitions-mariales/les-principales-apparitions/
7 Méditations et prières JH Newman Ed Lecoffre 1890 réédité Ed laurier « Rose Mystique » 2017
8 https://fr.wikipedia.org/wiki/Apparition_mariale#Par_l’Église_catholique
02.05.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (I)

« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (I)
Il est difficile de dire exactement combien il y a de madones noires dans le monde, mais on estime qu’il y en a environ 400 à 500, dont la plupart se trouvent en Europe. Ces illustrations et statues représentent généralement la Vierge Marie et l’enfant Jésus avec des couleurs de peau plus ou moins foncées.
La plupart de ces œuvres d’art semblent remonter à l’époque médiévale, mais leur origine exacte est souvent entourée de mystère.
Certaines théories suggèrent que les artistes chrétiens ont simplement réutilisé d’anciennes œuvres païennes représentant des divinités et des figures spirituelles pré-chrétiennes qui avaient la peau foncée. D’autres affirment que les artistes chrétiens ont utilisé certains matériaux dans leurs œuvres qui se sont simplement assombris avec le temps.
Selon la spécialiste Christena Cleveland, qui a étudié ces œuvres d’art de manière approfondie, « seul un petit pourcentage des 450 madones noires dans le monde a l’air explicitement noir ou présente ce que nous appellerions des caractéristiques africaines. Beaucoup d’entre elles ont une peau noire associée à des traits plus eurocentriques ».
Une théorie veut que les artistes aient utilisé des matériaux sombres – comme certains types de bois – pour créer les œuvres d’art, peut-être pour représenter l’histoire ancienne de la Terre sainte.
Certains chercheurs pensent que la Vierge noire pourrait avoir une autre signification. Ils pensent que la peau foncée a pu être un choix délibéré, à la lumière de passages bibliques tels que le Cantique des Cantiques 1:5 :
« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem, sombre comme les tentes de Kédar, comme les toiles de tente de Salomon. »
En outre, dans certains groupes préchrétiens, la peau foncée était également associée à la fertilité et à la maternité, car les teintes foncées étaient plus proches de la nuance du sol de la Terre. Cela a pu influencer les artistes chrétiens ultérieurs qui ont voulu souligner l’héritage de la Vierge Marie en tant que mère dévouée de Jésus.
« Le sol le plus fertile est de couleur noire et plus il est noir, plus il est propice à l’agriculture », explique l’université de Dayton.
Amber Morgan, 10 février 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
02.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Athanase
Évêque et docteur de l’Église
Athanase, né vers 295, connut dans son enfance les dernières persécutions. Il était sans doute déjà diacre de l’évêque Alexandre d’Alexandrie lorsqu’il écrivit le « Contra gentes et de incarnatione Verbi » qui est à la fois une apologie contre les païens et un exposé des motifs de l’Incarnation. Diacre, il accompagna au concile de Nicée (325) son évêque auquel il succéda en juin 328.
Énergique, intelligent et instruit, il visita entièrement tout son diocèse fort agité par les hérétiques ariens et mélétiens. Après avoir deux fois refusé à l’empereur Constantin de recevoir Arius, il dut se disculper des accusations des mélétiens à Nicomédie (332) et à Césarée de Palestine (333). Refusant une troisième fois de réconcilier Arius, Athanase fut cité à comparaître devant le concile de Tyr (335) d’où, n’ayant trouvé que des ennemis, il s’enfuit à Constantinople pour plaider sa cause devant l’Empereur qui le condamna à l’exil.
Pendant qu’Athanase, déposé par le concile de Tyr, était en exil à Trêves, les troubles étaient si forts à Alexandrie qu’on n’osa pas lui nommer un successeur. Après la mort de Constantin Ier (22 mai 337), Constantin II le rendit à son diocèse (17 juin 337) où il arriva le 23 novembre 337. Les ariens élurent Grégoire de Cappadoce qui, avec l’appui du préfet d’Égypte, s’empara des églises d’Alexandrie qu’Athanase dut quitter (mars 339).
Réfugié à Rome, il fut réhabilité par un concile réuni sous le pape Jules Ier mais il dut attendre la mort de son compétiteur et l’amnistie de l’empereur Constance pour rentrer dans son diocèse (21 octobre 346). Constance reprit les hostilités contre Athanase qui fut de nouveau chassé d’Alexandrie (356) et dut se réfugier dans la campagne égyptienne jusqu’à la mort de l’Empereur dont le successeur, Julien, rappela immédiatement les exilés (361).
Rentré le 21 février 362, Athanase fut encore condamné à l’exil le 23 octobre 362 mais Julien ayant été tué dans la guerre contre les Perses (26 juin 363), son successeur, Jovien, vrai catholique, le rappela. Jovien mourut accidentellement (février 364) et son successeur, Valens, arien, chassa de nouveau Athanase d’Alexandrie le 5 octobre 365 où il l’autorisera à revenir le 1er février 366. Athanase mourut dans la nuit du 2 au 3 mai 373.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
Saint Athanase priez pour nous !

02.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »

Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Albert le Grand (v. 1200-1280)
dominicain
Livre sur le sacrement (trad. rev. Tournay)
« Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, les leur distribua »
Seigneur, lavés et purifiés au plus profond de nous-mêmes, vivifiés par ton Esprit Saint, comblés par ton eucharistie, fais que nous ayons part à la grâce qui a été la part des saints apôtres et des disciples qui ont reçu le sacrement de ta main. Développe en nous la sollicitude et l’empressement à te suivre, comme tes membres (1Co 12,27), pour que nous soyons dignes de recevoir de toi le sens et l’expérience de ton aliment spirituel. Développe en nous le zèle de Pierre pour détruire toute volonté qui serait contraire à la tienne, ce zèle que Pierre a conçu à la Cène… Développe en nous la paix intérieure, la résolution et la joie qui ont été goûtées par saint Jean, incliné sur ta poitrine (Jn 13,25) ; que nous puissions puiser ainsi ta sagesse, que nous apprenions le goût de ta douceur, de ta bonté. Développe en nous la foi dans sa rectitude, développe l’espérance ferme et une charité parfaite. Par l’intercession de tous les saints apôtres et de tous tes disciples bienheureux, fais-nous recevoir de ta main le sacrement, fais-nous éviter sans cesse la trahison de Judas et inspire à notre esprit ce que ton Esprit a inspiré aux saints qui sont maintenant dans le ciel, réalisant en eux la perfection de la béatitude. Réalise tout cela, toi qui vis et règnes avec le Père dans l’unité d’un même Esprit, dès avant tout commencement et bien au-delà des siècles. Amen.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant,
puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là.
Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ;
ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent.
Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

Psaume 27(26),1.4.13-14.
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.
Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
