Sur la Croix, Jésus fait l’éloge de sa Mère

Sur la Croix, Jésus fait l’éloge de sa Mère

En ce mois de mai, nous célébrons les mamans à l’occasion de la fête des mères. Considérons la façon dont Jésus a fait l’éloge de sa mère.

Alors qu’il était en croix, il a dit à la Vierge Marie : « Femme, voici ton fils ». On pourrait penser qu’il demandait à sa mère de fixer son regard sur lui une dernière fois. Or, ce n’est pas ce que Jésus voulait. Il voulait qu’elle fixe son regard sur un jeune homme qui se tenait à côté d’elle. Il s’appelait Jean. Lorsque notre Seigneur a dit : « Femme, voici ton fils », il demandait à Marie de s’occuper de Jean comme une mère s’occupe de son propre enfant. Pour que cela soit clair, il a dit à Jean : « Voici ta mère ».

Il y a là un mystère. Jean n’avait pas besoin d’être materné au sens habituel du terme. Lorsque Jésus l’a appelé à devenir apôtre, Jean était un pêcheur qui travaillait avec son frère Jacques dans une petite entreprise de pêche dirigée par leur père Zébédée. Comment la Vierge Marie était-elle censée être une mère pour cet homme ?

L’Évangile ne nous le dit pas explicitement. Mais nous connaissons les trois plus grandes vertus. Comme l’a écrit saint Paul : « la foi, l’espérance et la charité… et la plus grande d’entre elles est la charité». On peut supposer que le rôle de Marie en tant que mère était de fortifier Jean dans la foi, de l’encourager à ne pas abandonner dans les moments difficiles et, surtout, à consacrer tout son cœur et toute son âme à Jésus. En d’autres termes, les paroles du Christ sur la croix sont des paroles d’éloge de la grandeur de sa mère et de sa capacité à enseigner à quelqu’un comment croire, comment espérer et comment aimer.

Lorsque Jésus dit à Marie : « Femme, voici ton fils », ces mots indiquent à quel point elle était sainte. Jésus lui demandait d’être une mère spirituelle pour Jean. Souvenez-vous de la qualité de cet apôtre. Jean a été le premier à croire que Jésus était ressuscité. Contrairement aux autres disciples, il a cru avant même d’avoir vu Jésus revivre physiquement. Jean était « le disciple que Jésus aimait ». Jean était le visionnaire qui parlait avec les anges et qui a écrit le livre de l’Apocalypse.

Tout comme Jésus a honoré et loué sa mère, nous voulons honorer et louer nos propres mères pour tout ce qu’elles ont fait pour nous.

Père Joe Babendreier

www.opusdei.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.05.2025 – SAINT DU JOUR

St Bède le Vénérable

Saint Bède le Vénérable
Docteur de l’Église 

Bède naît dans le Nord-est de l’Angleterre, plus exactement dans le Northumberland, en 672/673. À l’âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l’usage bénédictin. Bède, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu’il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.

À sa grande piété s’ajouta une science extraordinaire. À dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines : latin, grec, poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux : « Ô bon Jésus, s’écriait-il, vous avez daigné m’abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d’atteindre jusqu’à Vous, source de toute sagesse. »

D’élève passé maître, il eut jusqu’à six cents disciples et plus à instruire ; ce n’est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu’en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie ; mais l’étude ne desséchait point son cœur tendre et pieux ; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main : les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l’Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d’Angleterre.

Bède eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d’hérésie : ainsi Dieu perfectionne ses Saints et les maintient dans l’humilité. 

Étant tombé malade, il ne cessa pas de travailler, conservant toujours une joie intérieure qui s’exprimait dans la prière et dans le chant. Il concluait son œuvre la plus importante, la Historia ecclesiastica gentis Anglorum, par cette invocation: « Je te prie, ô bon Jésus, qui avec bienveillance m’a permis de puiser aux douces paroles de ta sagesse, accorde-moi, dans ta bonté, de parvenir un jour à toi, source de toute sagesse, et de me trouver toujours face à ton visage ». 

Il n’avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d’une extrême faiblesse ; tourné vers le Lieu saint, il expira le 26 mai 735 (jour de l’Ascension) en chantant : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ».

Il est à noter que la devise du pape François « miserando atque eligendo » est tirée des homélies de saint Bède (Homélie 21 ; CCL 122, 149-151).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Bède le vénérable

Saint Bède le Vénérable priez pour nous !

25.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,23-29. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.


Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Sermon 21 sur le Cantique, 4-6 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche D17; trad. J. Leclercq ; © 1971 Abbaye d’Orval)

« L’Esprit Saint vous enseignera tout, il vous donnera la paix »

Celui qui marche sous la conduite de l’Esprit ne demeure pas constamment dans le même état et ne progresse pas toujours avec la même aisance. Le cheminement de l’homme ne lui appartient pas, mais dépend de l’initiative de l’Esprit, son maître, qui lui donne à son gré d’oublier ce qui est en arrière et d’aller de l’avant, tantôt avec lenteur, tantôt avec élan. Je pense que, si vous y prêtez attention, votre expérience intérieure confirmera ce que je viens d’exprimer. Si tu te sens atteint de torpeur, de chagrin ou de dégoût, ne perds pas confiance pour autant et n’abandonne pas ton projet de vie spirituelle. Cherche plutôt la main de celui qui est ton secours. Implore-le de t’entraîner à sa suite (cf. Ct 1,4) jusqu’à ce que, attiré par la grâce, tu retrouves la rapidité et l’allégresse de ta course. Alors tu pourras dire : « J’ai couru dans la voie de tes commandements : tu as dilaté mon cœur » (Ps 118,32). (…) Lorsque tu es comblé, ne dis pas : « Rien jamais ne m’ébranlera », afin de n’avoir pas à dire en gémissant la suite du psaume : « Tu as détourné de moi ton visage, et je me suis effondré (Ps 29,7-8). Tu auras plutôt soin, si tu es sage, de suivre le conseil de la Sagesse. Au jour de malheur, tu n’oublieras pas le bonheur, et dans le réconfort tu n’oublieras pas les moments d’infortune (cf. Si 11,27). (…) Ainsi l’espoir ne te manquera pas au temps du malheur, ni la prévoyance au jour du bonheur. Au milieu des réussites et des échecs de ces temps instables, tu garderas, comme l’image de l’éternité, une solide égalité d’âme. Tu béniras le Seigneur en tout temps et ainsi, au cœur d’un monde vacillant, tu trouveras la paix, une paix pour ainsi dire inébranlable ; tu commenceras de te renouveler et de te réformer à l’image et à la ressemblance d’un Dieu dont la sérénité demeure éternellement.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,1-2.22-29. 

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

Psaume 67(66),2-3.5.7-8. 

R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, 
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, 
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie, 
car tu gouvernes le monde avec justice ; 
tu gouvernes les peuples avec droiture, 
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ; 
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse, 
et que la terre tout entière l’adore !

Livre de l’Apocalypse 21,10-14.22-23. 

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.
Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau.
La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.

24.05.2025 – AUDIENCE DU PAPE LÉON XIV AVEC LES MEMBRES DE LA CURIE ROMAINE ET LES EMPLOYÉS DU SAINT-SIÈGE

samedi 24 mai à 10h, le pape Léon XIV rencontre les membres de la Curie romaine, les employés du Saint-Siège, du Gouvernorat du Vatican et du diocèse de Rome lors d’une audience dans la salle Paul VI. A suivre en direct sur KTO