Notre Dame des Îles Hébrides, un épisode peu connu de la guerre froide
Il y a 70 ans, au début de la guerre froide, l’Est et l’Ouest étaient engagés dans une course aux armes nucléaires. Le gouvernement britannique avait besoin d’un endroit pour tester ses premières fusées capables de transporter une ogive nucléaire. Il choisit South Uist, une île des Hébrides de quelques milliers d’habitants sur la côte atlantique escarpée de l’Écosse.
Ce que les autorités n’avaient pas prévu, c’est la résistance de la communauté, menée par un prêtre catholique et marial, le père John Morrison, un curé de paroisse, qui avait d’abord soutenu le projet de fusée parce qu’il était porteur d’emplois.
Plusieurs sites furent envisagés, dont les Shetland et le Moray Firth, au nord-est de l’Écosse. Le gouvernement opta pour l’île de South Uist qui comptait 2 000 habitants. D’un côté de l’île se trouvait la vaste étendue de l’Atlantique Nord où, comme l’espérait le gouvernement, les tirs de fusées défectueux pourraient s’écraser en toute sécurité.
Les paysans allaient être expulsés pour faire place à des milliers de militaires et à leurs familles. Le père Morrison était horrifié. De nombreux insulaires sont profondément religieux, la foi catholique étant dominante dans l’île, et pour la plupart de ses habitants, le gaélique est leur première langue, et non l’anglais.
Le père Michael Macdonald, qui est aujourd’hui le curé de la paroisse du père Morrison, explique que l’on parlait de l’expulsion de la quasi-totalité des fermiers : « C’était une mesure draconienne. Un énorme village devait être implanté à cet endroit. Je pense qu’on croyait que la foi serait engloutie. Que la culture gaélique serait submergée ». Mais la prière et la dévotion à Marie de toute une population autour de son curé ont fini par faire réagir les autorités Depuis 1952, le curé travaillait sur les plans d’une statue appelée Our Lady of the Isles (Notre-Dame des Îles), dédiée à la Vierge Marie. Elle a été inaugurée en 1958.
Le champ de tir a été réalisé, mais à une échelle beaucoup plus réduite que prévu et la campagne du père Morrison a permis d’obtenir d’importantes concessions dont l’assurance que les pâturages communs – terres partagées par les fermiers pour l’élevage du bétail – ne seraient pas utilisés et que l’accès à d’autres zones resterait gratuit.
Le père Morrison est décédé en 1992. La statue de Notre Dame des Îles fait partie de son héritage et veille sur les siens.
Shona MacDonald & Steven McKenzie, février 2025 (adapté)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Augustin de Cantorbéry († 605) Moine bénédictin et archevêque
Aux Ve et VIe siècles, l’île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l’invasion des Saxons. Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d’avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l’aide et l’appui d’un évêque gallo-franc. L’âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.
Le pape Grégoire le Grand jugea le moment opportun pour tenter l’évangélisation de l’Angleterre qu’il souhaitait depuis longtemps. Pour réaliser cet important projet, le souverain pontife choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome. On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s’arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.
À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu’on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d’Augustin, qu’ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d’un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.
Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi Ethelbert n’autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s’en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s’avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.
Ethelbert n’abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s’appelle encore Stable Gate : la porte de l’Hôtellerie, et ordonna qu’on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.
Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Église, saint Augustin et ses compagnons étaient assidus à l’oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu’ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu’ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L’innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.
Charmé comme tant d’autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d’un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu’il reçut des mains de saint Augustin. Sa conversion amena celle d’une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, le roi proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.
En 597, étant désormais à la tête d’une chrétienté florissante, saint Augustin de Cantorbéry se rendit à Arles, afin d’y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, il vit dix mille Saxons se présenter pour recevoir le baptême.
De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l’Angleterre. Saint Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.
En le nommant primat d’Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d’autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d’avoir formé la nouvelle Église d’Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d’Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d’ordonner d’autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu’il lui ordonna d’ériger dans l’Angleterre méridionale.
Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l’Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, saint Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l’Ouest refusèrent d’entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d’avanies et d’outrages et allèrent jusqu’à attenter à leur vie afin de les éloigner.
Au début de l’an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l’Église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.
Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l’église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.
Boll., Paris, éd. 1874, tome 6, p. 193-199 — Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 277-279 — l’Abbé J. Sabouret, édition 1922, p. 199-200
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-11.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Jésus ne révèle pas pleinement l’Esprit Saint tant que lui-même n’a pas été glorifié par sa Mort et sa Résurrection. Pourtant, Il le suggère peu à peu (… ). À ses disciples, Il en parle ouvertement à propos de la prière (cf. Lc 11, 13) et du témoignage qu’ils auront à rendre (cf. Mt 10, 19-20). C’est seulement quand l’Heure est venue où Il va être glorifié que Jésus promet la venue de l’Esprit Saint, puisque sa Mort et sa Résurrection seront l’accomplissement de la promesse faite aux Pères : l’Esprit de Vérité, l’autre Paraclet, sera donné par le Père à la prière de Jésus ; Il sera envoyé par le Père au nom de Jésus ; Jésus l’enverra d’auprès du Père car Il est issu du Père. L’Esprit Saint viendra, nous le connaîtrons, Il sera avec nous à jamais, Il demeurera avec nous ; Il nous enseignera tout et nous rappellera tout ce que le Christ nous a dit et Lui rendra témoignage ; Il nous conduira vers la vérité tout entière et glorifiera le Christ. Quant au monde, Il le confondra en matière de péché, de justice et de jugement.
LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort. Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison. À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.7c-8.
R/ Quand je crie vers toi, Seigneur, tu réponds à mon appel. (Ps 137, 3a)
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
À Sainte-Marie-Majeure, le Pape demande à la Vierge d’accompagner les Romains
Au terme d’une dense journée, qui l’a vu prendre possession de sa cathédrale au Latran un peu plus tôt dans l’après-mid, Léon XIV s’est rendu dimanche en début de soirée à la basilique mariale où est enterré le Pape François puis salué les fidèles.
Olivier Bonnel -Cité du Vatican
Après la prière du Regina Caeli, un déplacement au Capitole puis la messe à Saint-Jean-de-Latran où il a été officiellement installé évêque de Rome, le Pape Léon XIV a achevé un dense dimanche à la basilique mariale Sainte-Marie-Majeure, où il s’est recueilli devant l’icône de la Vierge Salus Populi Romani puis sur la tombe de son prédécesseur François qui y repose dans la chapelle voisine, depuis le 26 avril dernier.
Accueilli par les deux cardinaux Stanisław Ryłko et Rolandas Makrickas, respectivement archiprêtre et archiprêtre-coadjuteur de la basilique mariale, le Souverain pontife a passé la porte Sainte puis remonté la nef centrale avant de se recueillir, accompagné par la prière des fidèles présents.
Léon XIV sur la tombe du Pape François (@Vatican Media)
Avant de rentrer au Vatican, le Pape s’est présenté sur la façade de la basilique pour y saluer et bénir les nombnreux Romains présents.
«Merci d’être ici, devant cette Basilique, cet après-midi, ce soir, alors que nous célébrons, tous réunis en tant que membres du Diocèse de Rome, la présence de son nouvel évêque» a-t-il lancé, visiblement touché par cet accueil. «C’est une belle occasion de renouveler cette dévotion à Marie, Salus Popoli Romani, qui a si souvent accompagné le peuple romain dans ses besoins. Nous demandons à Dieu, par l’intercession de sa Mère, de vous bénir tous, vos familles, vos proches et de nous aider tous à marcher ensemble dans l’Église, unis comme l’unique famille de Dieu».
« Cheminer ensemble », un voeu que Léon XIV avait formulé quelques instants plus tôt depuis la cathédrale de Rome, devant les membres de son diocèses réunis pour fêter leur nouvel évêque.
En ce mois de mai, nous célébrons les mamans à l’occasion de la fête des mères. Considérons la façon dont Jésus a fait l’éloge de sa mère.
Alors qu’il était en croix, il a dit à la Vierge Marie : « Femme, voici ton fils ». On pourrait penser qu’il demandait à sa mère de fixer son regard sur lui une dernière fois. Or, ce n’est pas ce que Jésus voulait. Il voulait qu’elle fixe son regard sur un jeune homme qui se tenait à côté d’elle. Il s’appelait Jean. Lorsque notre Seigneur a dit : « Femme, voici ton fils », il demandait à Marie de s’occuper de Jean comme une mère s’occupe de son propre enfant. Pour que cela soit clair, il a dit à Jean : « Voici ta mère ».
Il y a là un mystère. Jean n’avait pas besoin d’être materné au sens habituel du terme. Lorsque Jésus l’a appelé à devenir apôtre, Jean était un pêcheur qui travaillait avec son frère Jacques dans une petite entreprise de pêche dirigée par leur père Zébédée. Comment la Vierge Marie était-elle censée être une mère pour cet homme ?
L’Évangile ne nous le dit pas explicitement. Mais nous connaissons les trois plus grandes vertus. Comme l’a écrit saint Paul : « la foi, l’espérance et la charité… et la plus grande d’entre elles est la charité». On peut supposer que le rôle de Marie en tant que mère était de fortifier Jean dans la foi, de l’encourager à ne pas abandonner dans les moments difficiles et, surtout, à consacrer tout son cœur et toute son âme à Jésus. En d’autres termes, les paroles du Christ sur la croix sont des paroles d’éloge de la grandeur de sa mère et de sa capacité à enseigner à quelqu’un comment croire, comment espérer et comment aimer.
Lorsque Jésus dit à Marie : « Femme, voici ton fils », ces mots indiquent à quel point elle était sainte. Jésus lui demandait d’être une mère spirituelle pour Jean. Souvenez-vous de la qualité de cet apôtre. Jean a été le premier à croire que Jésus était ressuscité. Contrairement aux autres disciples, il a cru avant même d’avoir vu Jésus revivre physiquement. Jean était « le disciple que Jésus aimait ». Jean était le visionnaire qui parlait avec les anges et qui a écrit le livre de l’Apocalypse.
Tout comme Jésus a honoré et loué sa mère, nous voulons honorer et louer nos propres mères pour tout ce qu’elles ont fait pour nous.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.