Redeviens un petit enfant pour comprendre et aimer la Vierge Marie

Redeviens un petit enfant pour comprendre et aimer la Vierge Marie

Quel que soit le soin que peuvent lui assurer d’autres personnes, le petit enfant ne les suivra pas si sa mère ne l’accompagne pas. Mais, avec sa mère, il traversera des forêts, franchira des rivières, affrontera la faim et les fièvres.

Au cours des guerres, nombreuses furent les mères que l’on trouva mortes avec leur enfant, encore vivant, couché auprès d’elles. Sur le chemin de l’espérance, tu tiens, dans ta main, celle de la Vierge Marie. Avec elle, tu n’es plus seul. Elle est « la source de vie, notre joie et notre espérance ».

Le petit enfant n’a besoin que de sa mère. Il éclate en sanglots dès qu’elle s’absente ; il ne peut s’en passer. Donnez-lui un bonbon, un beau jouet, de l’or ou une pierre précieuse, il rejettera tout. Il ne recouvrera sa joie qu’en revoyant sa mère. Redeviens un petit enfant pour comprendre et aimer la Vierge Marie.

The Road of Hope: A Gospel from Prison, by Francis Xavier Nguyen Van Thuan, Chapter 35: « Our Mother Mary » 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.06.2025 – SAINT DU JOUR

Sts Pierre et Paul

Solennité des saints Pierre et Paul
Extraits de l’homélie de saint Jean-Paul II 
(Jeudi 29 juin 2000)

« Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15)

Cette question sur son identité, Jésus la pose aux disciples, alors qu’il se trouve avec eux en haute Galilée. Il était arrivé plusieurs fois que ce soit eux qui posent des questions à Jésus ; désormais, c’est Lui qui les interpelle. Il pose une question précise, qui attend une réponse. C’est Simon-Pierre qui prend la parole au nom de tous : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). La réponse est extraordinairement lucide. La foi de l’Église s’y reflète de façon parfaite. Nous aussi, nous nous y reflétons. De façon particulière, dans les paroles de Pierre se reflète l’Évêque de Rome, par volonté divine son indigne successeur. […]

« Tu es le Christ ! » 
À la confession de Pierre, Jésus répond : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17).
Tu es heureux, Pierre ! Heureux, car cette vérité, qui est centrale dans la foi de l’Église, ne pouvait naître dans ta conscience d’homme que par l’œuvre de Dieu. « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Nous réfléchissons sur cette page de l’Évangile particulièrement riche : le Verbe incarné avait révélé le Père à ses disciples ; à présent est venu le moment où le Père lui-même leur révèle son Fils unique. Pierre accueille l’illumination intérieure et proclame avec courage : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Ces paroles sur les lèvres de Pierre proviennent du plus profond du mystère de Dieu. Elles révèlent l’intime vérité, la vie même de Dieu. Et Pierre, sous l’action de l’Esprit divin, devient témoin et confesseur de cette vérité surhumaine. Sa profession de foi constitue ainsi la base solide de la foi de l’Église « Sur toi je bâtirai mon Église » (cf. Mt 16, 18). Sur la foi et sur la fidélité de Pierre est édifiée l’Église du Christ. La première communauté chrétienne en était bien consciente, elle qui, comme le rapportent les Actes des Apôtres, lorsque Pierre se retrouva en prison, se recueillit pour élever à Dieu une prière implorante pour lui (cf. Ac 12, 5). Elle fut écoutée, car la présence de Pierre était encore nécessaire à la communauté qui accomplissait ses premiers pas : le Seigneur envoya son ange le libérer des mains des persécuteurs (cf. ibid., 12, 7-11). Il était écrit dans les desseins de Dieu que Pierre, après avoir confirmé longuement ses frères dans la foi, souffrirait le martyre ici à Rome, avec Paul, l’Apôtre des Nations, ayant lui aussi échappé plusieurs fois à la mort.

« Le Seigneur lui, m’a assisté et m’a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu’il parvînt aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17) 
Ce sont les paroles de Paul au fidèle disciple. Elles témoignent de l’œuvre qui a été accomplie en lui par le Seigneur, qui l’avait choisi comme ministre de l’Évangile, « le saisissant » sur la route de Damas (cf. Ph 3, 12). Enveloppé dans une lumière fulgurante, le Seigneur s’était présenté à lui, disant : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4), tandis qu’une puissance mystérieuse le jetait à terre (cf. Ac 9, 5). « Qui es-tu, Seigneur ? », avait demandé Saoul. « Je suis Jésus que tu persécutes ! » (Ac 9, 5). Telle fut la réponse du Christ. Saoul persécutait les fidèles de Jésus et Jésus lui faisait savoir que c’était Lui-même qui était persécuté à travers eux. Lui, Jésus de Nazareth, le Crucifié, que les chrétiens affirmaient être ressuscité. Si, à présent, Saoul en ressentait la puissante présence, il était clair que Dieu l’avait réellement ressuscité des morts. C’est véritablement Lui le Messie attendu par Israël, c’était Lui le Christ vivant et présent dans l’Église et dans le monde ! Saoul aurait-il pu par sa seule raison comprendre tout ce qu’un tel événement comportait ? Certainement pas ! Cela faisait partie en effet des desseins mystérieux de Dieu. Ce sera le Père qui donnera à Paul la grâce de connaître le mystère de la rédemption, opérée par le Christ. Ce sera Dieu qui lui permettra de comprendre la réalité merveilleuse de l’Église, qui vit pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ. Et lui, participant à cette vérité, ne cessera de la proclamer inlassablement jusqu’aux extrémités de la terre. De Damas, Paul commencera son itinéraire apostolique qui le conduira à diffuser l’Évangile dans tant de parties du monde alors connu. Son élan missionnaire contribuera ainsi à la réalisation du mandat du Christ aux Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). […]

Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI : 

Pierre, le pêcheur

Pierre, l’Apôtre  

Pierre, le roc sur lequel le Christ a fondé l’Église  

Paul, l’Apôtre (1)   

Saint Paul (2) : Les voyages de saint Paul

Saint Paul (3) : La conversion de Paul 

Saint Paul (4) : L’apostolat de saint Paul

Saint Paul (5) : Les relations entre saint Paul et les apôtres

Saint Paul (6) : Le « Concile » de Jérusalem et l’incident d’Antioche 

Saint Paul (7) : Saint Paul et la vie terrestre de Jésus 

Saint Paul (8) : Saint Paul premier théologien de l’Église 

Saint Paul (9) : Le christocentrisme de saint Paul

Saint Paul (10) : La théologie de la Croix dans la christologie 

Saint Paul (11) : La résurrection du Christ dans la prédication de saint Paul

Saint Paul (12) : Eschatologie – L’attente de la parousie

Saint Paul (13) : La doctrine de la justification chez saint Paul 

Saint Paul (14) : Une foi incarnée dans l’amour fait obstacle aux divisions dans l’Église

Saint Paul (15) : Les relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul 

Saint Paul (16) : Le rôle des sacrements 

Saint Paul (17) : Le culte spirituel

Saint Paul (18) : La vision théologique des Lettre aux Colossiens et aux Éphésiens

Saint Paul (19) : La vision théologique des Lettres pastorales 

Saint Paul (20) : Le martyre et son héritage

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Pierre et Saint Paul priez pour nous !

29.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19. 

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »


Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Audience générale du 7/6/06 (trad. DC 2361, p.614 copyright © Libreria Editrice Vaticana)

La foi de Saint Pierre, pierre de fondement pour l’Église

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. (…) Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Les trois métaphores auxquelles recourt Jésus sont très claires : Pierre sera le fondement, le roc, sur lequel s’appuiera l’édifice de l’Église ; il aura les clefs du Royaume des cieux pour ouvrir ou fermer à celui qui lui semblera juste ; enfin, il pourra lier ou délier, en ce sens qu’il pourra établir ou interdire ce qu’il pensera être nécessaire à la vie de l’Église, qui est et reste l’Église du Christ. (…) On rencontre également, après la résurrection, cette prééminence que Jésus a voulu conférer à Pierre (Mc 16,7 ;Jn 20,2.4-6). (…) Pierre sera, parmi les apôtres, le premier témoin d’une apparition du Ressuscité (Lc 24,34 ;1Co 15,5). Son rôle, qui est souligné avec décision (Jn 20,3-10), marque la continuité entre la prééminence qu’il a eue dans le groupe apostolique et la prééminence qu’il continuera à avoir dans la communauté née avec les événements de Pâques. (…) Plusieurs des textes clef qui se rapportent à Pierre peuvent être ramenés au contexte de la dernière Cène, au cours de laquelle le Christ confère à Pierre le ministère de confirmer ses frères (Lc 22,31s)… Cette contextualisation du primat de Pierre à la dernière Cène, au moment où est instituée l’Eucharistie, Pâque du Seigneur, indique en plus le sens ultime de ce primat : Pierre, pour tous les temps doit être le gardien de la communion avec le Christ. Il doit conduire à la communion avec le Christ. Il doit se préoccuper que le filet ne se rompe pas (Jn 21,11) et que la communion universelle puisse ainsi perdurer. C’est seulement ensemble que nous pouvons être avec le Christ, qui est le Seigneur de tous. La responsabilité de Pierre est de garantir ainsi la communion avec le Christ par la charité du Christ en conduisant à la réalisation de cette charité dans la vie de chaque jour. Prions pour que la primauté de Pierre, confiée à de pauvres personnes humaines, puisse toujours être exercée en ce sens originel voulu par le Seigneur, et pour qu’elle puisse ainsi être toujours plus reconnue en son sens véritable par les frères qui ne sont pas encore en pleine communion avec nous.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 12,1-11. 

À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9. 

R/ De toutes mes frayeurs, le Seigneur me délivre. (Ps 33, 5)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16b.17-18. 

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Τous m’ont abandonné.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Comment comprendre la dévotion au Cœur de Marie 

Comment comprendre la dévotion au Cœur de Marie 

La dévotion au cœur immaculé de Marie est apparue au XVIIe siècle comme une conséquence logique de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, née des visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1673 à Paray-le-Monial. Pour comprendre le sens profond de cette dévotion, il est nécessaire de recourir aux Écritures.

Le cœur dans la Bible n’a rien à voir avec les sentiments ou pire le sentimentalisme que la culture contemporaine distille un peu partout. Le cœur, dans la Bible, est le lieu de la  « mémoire », il contient les souvenirs, les idées, les projets et les décisions. Le Siracide 17,6 affirme que le cœur est donné à l’homme pour penser (1). Le cœur est la source de la personnalité des humains, là où l’histoire personnelle rencontre le Seigneur. Ainsi et avant tout, il est le lieu de la foi (Éphésiens 3,17) ! Vivre selon l’Évangile demande de recevoir la parole dans son cœur (Luc 8, 15), d’aimer Dieu de tout son cœur (Matthieu 22, 37), de pardonner de tout son cœur (Mt 18,35). Ainsi approché et reçu, le Seigneur « doux et humble de cœur »  (Mt 11, 29) rend le cœur tout brûlant à ceux qui le rencontrent (Luc 24, 32).

Lorsque l’évangéliste saint Luc affirme que Marie « gardait et méditait tous ces événements dans son cœur », parlant du mystère de l’identité de Jésus, il présente Marie comme modèle de la foi, modèle des croyants. Le Cœur immaculé de la Vierge est une expression qui nous renseigne sur l’absolu de sa foi, de sa confiance et de l’accueil du Seigneur au plus intime de sa personne en termes de souvenir, projets, et décisions.

Le pape François, en consacrant le monde au Cœur immaculé de Marie le 13 octobre 2013, puis la Russie et l’Ukraine le 25 mars 2022, invite toute l’Église et le monde à oser la foi totale dont Marie est le modèle et le guide. Cette consécration est un appel et un espoir affirmant que la foi est à la portée de l’Homme, qu’elle est possible.

www.la-croix.com

(1) Selon la philosophie réaliste, le cœur est à la fois intelligence et volonté (cf saint Thomas d’Aquin).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Irénée de Lyon

Saint Irénée
Évêque et martyr 
(135-140 – † 202-203)

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l’école de l’Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d’Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c’est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d’une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d’échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l’Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. 

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Irénée de Lyon

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Irénée priez pour nous !

28.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51. 

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.


En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »


Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Le Héraut, Livre IV, SC 255 (Œuvres spirituelles, trad. J-M Clément, les moniales de Wisques et B. de Vregille, éd. du Cerf, 1978, p. 139, 141, rev.)

Les vertus du cœur de la Vierge

Durant la messe où Gertrude devait communier, elle vit la glorieuse Mère du Seigneur merveilleusement ornée de l’éclat de toutes les vertus. Se jetant humblement à ses pieds, l’âme se mit à la prier de daigner la préparer à recevoir le corps et le sang très saints de son Fils. La bienheureuse Vierge lui mit alors sur la poitrine un collier de toute beauté qui avait comme sept pointes, et sur chacune une sorte de pierrerie extrêmement précieuse. Cela symbolisait les principales vertus par lesquelles la Vierge avait plu au Seigneur. La première des pierreries figurait sa pureté attrayante ; la seconde, son humilité féconde ; la troisième, ses fervents désirs ; la quatrième, sa lumineuse connaissance ; la cinquième, son amour inextinguible ; la sixième, sa joie souveraine ; la septième, sa paix inaltérable. Or, lorsque l’âme se présenta aux regards de Dieu, ornée de ce collier, le Seigneur fut tellement charmé et captivé par la beauté de ces vertus, que, comme ravi d’amour, il s’inclina vers elle avec la toute-puissance de sa divinité, l’attira – ô merveille ! – tout entière à lui et, la pressant tendrement sur son Cœur, lui prodigua ses affectueuses caresses. (…)L’Esprit Saint, tel une brise infiniment légère, semblait venir du Cœur du Seigneur, et, de son souffle plein de suavité, faire avec douceur le tour des sept pierreries du collier porté par l’âme. Elles lui servaient comme d’instrument de musique pour chanter cette antienne à la louange de la Trinité suprême

LECTURES :

Livre d’Isaïe 61,9-11. 

Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe, 
et le jardin, germer ses semences, 
le Seigneur Dieu fera germer la justice 
et la louange devant toutes les nations.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd. 

R/ Le Seigneur se souvient de son amour. (Lc 1, 54b)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; 
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! 
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : 
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé, 
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain, 
et les affamés se reposent. 
Quand la stérile enfante sept fois,
la femme aux fils nombreux dépérit.

Le Seigneur fait mourir et vivre ; 
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.