Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 17e dimanche du temps ordinaire, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11, 1-13.
Étiquette : Notre-Dame de Fatima
La Vierge Marie au secours de Philippe Auguste à Bouvines

La Vierge Marie au secours de Philippe Auguste à Bouvines
En 1214, la situation est tragique pour la France : elle est encerclée en Poitou par les Anglais menaçants, au nord par l’Empereur Otton IV (du Saint Empire germanique) qui l’envahit avec 200 000 hommes pour ravir sa couronne à Philippe Auguste.
Sachant que son ennemi – excommunié depuis peu – compte écraser la France pour se retourner ensuite contre le Pape et l’Église, le Roi met sa confiance en Dieu et fait appel à toutes les paroisses de France. 60.000 hommes répondent. Il va à Saint-Denis, communie, prend la « Sainte Oriflamme » et marche à l’ennemi. Le matin de Bouvines (1), sentant toute la gravité de l’heure, après s’être « voué à la Sainte Vierge », il déploie l’Oriflamme et met en déroute un ennemi plus de 3 fois supérieur en nombre. L’Église et la France sont sauvées.
Le roi envoie immédiatement un message à son fils, Louis, qui commande l’armée contre les Anglais en Poitou. De son côté, l’héritier du trône, lui aussi victorieux, envoie de même un messager à son père. Les deux envoyés se rencontrent aux portes de Senlis. A l’endroit même de cette mémorable rencontre, le roi fonde l’Abbaye de la Victoire, consacrée à Marie et fait une statue de Notre-Dame de la Victoire de Bouvines (lettres patentes du 12 mars 1222).
Lors de la rentrée triomphale à Paris, Philippe Auguste vient à Notre-Dame se prosterner devant la Mère de Dieu pour lui faire hommage du succès de ses armes et lui témoigner sa reconnaissance.
La Vierge Marie dans l’Histoire de France
De la Franquerie – p.51
(1) Bouvines est proche de Lille, dans les Hauts de France
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
27.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Pantaléon
Médecin, martyr
(† v. 305)
Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne ; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l’influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.
Il s’attacha à l’étude de la médecine et y devint si célèbre, que l’empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l’avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités ; il s’introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion :
« À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut ? »
Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu’il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s’affermirent par un miracle qu’il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu’il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère. Il ne douta point que l’enfant n’eût été la victime de ce reptile venimeux. Inspiré par la grâce, il s’adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit : « Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ ! » Puis, se tournant vers la vipère : « Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait. » À l’instant l’enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol. Pantaléon n’hésita plus à se faire baptiser.
Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière ; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit : « J’ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes ; on m’a dit que vous êtes très habile médecin ; pourriez-vous me secourir ? – Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien. » L’aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l’invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l’aveugle guéri.
Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi ; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes œuvres et ne se réserva que le produit de l’exercice de sa profession. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l’empereur. Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.
Saint Pantaléon priez pour nous !

27.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-13.

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)
moine au Mont Sinaï
L’Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, p. 292-294 rev.)
De la confiance et de la persévérance dans la prière
Tant que nous n’avons pas acquis la prière véritable, nous ressemblons à ceux qui commencent à apprendre aux enfants à marcher. Efforce-toi d’élever ta pensée, ou plutôt de l’enfermer dans les mots de la prière ; et si, à cause de son état d’enfance, elle faiblit et tombe, ramène-la de nouveau. L’instabilité est propre à l’intellect, mais Dieu a le pouvoir de le rendre stable. Si tu persévères infatigablement dans ce combat, celui qui a posé les bornes à la mer de l’intellect viendra aussi en toi et lui dira pendant ta prière : « Tu iras jusque-là et pas plus loin » (Job 38, 11). L’esprit ne peut être enchaîné ; mais là où est le Créateur de l’esprit, tout lui est soumis. La foi donne des ailes à la prière ; sans elle, en effet, nous ne pouvons nous envoler au ciel.

LECTURES :
Livre de la Genèse 18,20-32.
En ces jours-là, les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.
Alors le Seigneur dit : « Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde !
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »
Les hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
Abraham s’approcha et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait-il pas selon le droit ? »
Le Seigneur déclara : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham répondit : « J’ose encore parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre.
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il déclara : « Non, je ne la détruirai pas, si j’en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? » Le Seigneur déclara : « Pour quarante, je ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j’ose parler encore. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? » Il déclara : « Si j’en trouve trente, je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? » Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? » Et le Seigneur déclara : « Pour dix, je ne détruirai pas. »

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.6-7ab.7c-8.
R/ Le jour où je t’appelle, réponds-moi, Seigneur. (Ps 137, 3)
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s’abat sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 2,12-14.
Frères, dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez commis des fautes et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes.
Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix.

26.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
26.07.2025 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
26.07.2025 – CHAPELET À LOURDES
26.07.2025 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
26.07.2025 – MESSE À LOURDES
Comment la Troménie de Sainte-Anne a touché le cœur des Bretons

Arrivée de la Troménie de Sainte Anne à Sainte-Anne-d’Auray le 25 juillet 2025
En lançant la Troménie de Sainte-Anne, Mgr Centène, évêque de Vannes, avait pour objectif de raviver la foi des paroisses, et de toucher le cœur des Bretons. Un double objectif pleinement atteint alors que ce pèlerinage de quatre mois s’achève ce week-end à Auray pour célébrer les 400 ans des apparitions de sainte Anne.
Ramener les Bretons au Christ par sainte Anne. Telle était la principale ambition de la Troménie de Sainte-Anne, ce pèlerinage d’envergure identifiable à sa calèche transportant une statue de sainte Anne et tirée par un cheval de trait qui a sillonné le diocèse de Vannes pendant quatre mois et demi. Une initiative inédite lancée par le diocèse de Vannes et le sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray à l’occasion du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne.
Ce vendredi 25 juillet marque le dernier jour de la Troménie. Attirant plus d’une centaine de pèlerins, elle est arrivée en début d’après-midi au sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, après 115 jours de marche, 1.800 kilomètres parcourus et 130 paroisses traversées. À quelques heures de l’arrivée, Aleteia a interrogé Rémi Seigle, le responsable de la Troménie missionné par l’évêque, sur les fruits humains et spirituels de la Troménie de Sainte-Anne.
Des paroisses animées d’un nouveau feu missionnaire
Un des premiers fruits observés par Rémi Seigle est la constitution, au sein des paroisses du diocèse de Vannes, d’un réseau dynamique de bénévoles, en plus des équipes déjà existantes. « Grâce à la Troménie, des équipes ont été montées dans chaque paroisse afin d’accueillir le passage de la Troménie, les personnes ont fait connaissance, il y a désormais un réseau qui n’existait pas avant », souligne l’organisateur. En accueillant la Troménie, chaque paroisse a également redécouvert l’esprit de pèlerinage. « Les paroisses ont pu redécouvrir ce qu’était un pèlerinage, la marche à pied, l’effort, l’esprit fraternel », se réjouit Rémi Seigle.
Des paroisses qui ont redécouvert aussi le sens de l’accueil. Guillaume, 18 ans, a rejoint la Troménie sur les derniers tronçons. Avec sa cornemuse, il joue aux abords des habitations pour annoncer le passage de la calèche. Auprès de chaque paroisse traversée, il découvre une Église locale vivante et fraternelle, où l’accueil n’est pas seulement logistique, mais profondément humain : « on est reçu comme des frères », confie-t-il.

Troménie de Sainte Anne
D’un point de vue spirituel, le plus enrichissant pour les paroisses aura sans doute été la découverte de la puissance de l’adoration. Chaque journée de la Troménie se clôture par une veillée de prière. Dans deux tiers des cas, les paroisses avaient prévu des veillées d’adoration devant le Saint-Sacrement. « Et lorsqu’il y a une adoration eucharistique, il y a un regain de ferveur et d’évangélisation », constate Rémi Seigle. De véritables redécouvertes spirituelles ! « Dans certaines paroisses, il n’y avait pas eu d’adoration depuis plusieurs années », souligne le responsable. Et de citer aussi ce village, Allaire, que la Troménie a traversé la jour de la Fête-Dieu et qui n’avait pas connu de procession depuis une quarantaine d’années pour cette fête.
Des Bretons rencontrés, visités et touchés
Le second objectif de Mgr Centène était de réveiller la foi des Bretons et de les ramener au Christ par sainte Anne. Pour l’évêque, l’évangélisation passe par la rencontre. Un des grands enseignements de ce pèlerinage ? Les rencontres se sont faites davantage pendant la marche plutôt que lors des stands dédiés montés à l’arrivée de la calèche dans les paroisses. « On avait misé sur nos stands mais les plus belles rencontres se sont faites pendant la marche », raconte Rémi Seigle. « D’ailleurs Jésus évangélisait en marchant ! », souligne-t-il. Sur les derniers tronçons, de plus en plus de fidèles rejoignent la marche. Depuis le secteur de Carnac, une centaine de personnes marchent derrière la calèche tous les jours. Guillaume, le jeune joueur de cornemuse, est témoin de cette affluence. « On sent qu’il se passe quelque chose, une ferveur tranquille », remarque-t-il. Il est aussi touché par les visages qu’il rencontre au bord des chemins. « Ces gens qui viennent voir passer sainte Anne, parfois en silence, parfois avec les larmes aux yeux… c’est très fort. »

Laure-Emmanuelle Gache
Pendant la marche, des petites équipes d’évangélisateurs abordent les personnes croisées au long du chemin. « On croise 300-400 personnes tous les jours, et tous les jours, j’ai pu mesurer combien les gens étaient touchés. Les réactions hostiles se comptent sur les doigts d’une main. Certains étaient indifférents, mais dans la grande majorité, les Bretons ont été interpellés, sainte Anne leur parle. » Un de ses plus beaux souvenirs ? Ce paysan sur son tracteur, en plein travail dans son champ, qui, voyant passer la calèche sur laquelle trônait sainte Anne, descend, se décoiffe, fait un signe de croix puis retourne sur son tracteur.
Ecoles et EHPAD, des lieux de grâces
Presque chaque jour, la Troménie visite une école ou un EHPAD. Une manière de rendre sainte Anne présente au milieu des élèves et des personnes âgées. Là encore, la Troménie a atteint son but. La calèche s’est rendue dans une centaine d’écoles (écoles primaires principalement et quelques collèges) du diocèse de Vannes. « Dans chaque école, les enfants étaient très bien préparés, ils ont prié, chanté, marché avec nous, les enseignants se sont vraiment mobilisés et on a ressenti une vraie soif », assure Rémi Seigle.

Quant aux EHPAD – pas moins de 70 établissements ont reçu la visite de sainte Anne –, c’est là que les rencontres ont été les plus émouvantes. « On a mis du temps à comprendre, on ne l’a pas fait tout de suite mais dans les dernières semaines : nous prenions la statue de sainte Anne et nous l’amenions devant chaque résident, un par un », témoigne Rémi Seigle. C’est un des souvenirs que Céline, 42 ans, originaire d’Arradon, conservera de la Troménie : « la statue de sainte Anne a été portée près de chaque résident. J’ai vu des regards briller, des larmes silencieuses, des mains tendues. Cette émotion dans leurs yeux… je ne l’oublierai jamais », confie-t-elle.
La foi des Bretons s’est illustrée aussi à travers les intentions de prière, très nombreuses, glissées chaque jour dans la boîte aux lettres sur la calèche prévue à cet effet. « La boîte était pleine tous les soirs, il y a une soif d’absolu », constate le responsable du pèlerinage. Chaque soir, les pèlerins priaient et confiaient à sainte Anne les intentions des fidèles. Au terme de quatre mois et demi de marche, de rencontres et de prière à sainte Anne, Rémi Seigle est confiant et ouvert à la grâce. « On a semé, le résultat ne nous appartient pas, sainte Anne, c’est l’école de la patience ! »
Source : ALETEIA, le 25 juillet 2025