03.08.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Augustin Kazotic

Bx Augustin Kažotić
Évêque o.p. et martyr († 1323)

Augustin Kažotić, fils d’une famille patricienne, naît à Trogir (en Dalmatie) vers 1260. 
Entré, à quinze ans, dans l’Ordre Dominicain, probablement à Trogir ou à Split, il se distingua rapidement durant ses études, qu’il alla poursuivre à Paris. 

Impressionné par sa réputation d’érudit et de religieux dévot, le Bx Benoît XI (Nicola Boccasini, 1303-1304) – lui-même dominicain – nomma Augustin Kažotić évêque de Zagreb en 1303. Il y promut de nombreuses activités pastorales et initia une réforme de la liturgie et de l’éducation. Il fonda également une école cathédrale accueillant les étudiants défavorisés.

Sa défense inflexible des droits de tous contre les abus du Roi Charles Robert d’Anjou (1308-1342) lui valut d’être exilé du Royaume de Croatie et de Hongrie. Il se rendit alors en Avignon et demanda l’aide du pape Jean XXII (Jacques Duèse, 1316-1334), en 1318. 

Le nom d’Augustin Kažotić est généralement lié à deux petits traités écrits lors de son séjour à Avignon (1318-1322) : le premier fait partie de la consultation judiciaire et doctrinale demandée par le pape Jean XXII, qui aboutira à la bulle Super illius specula de 1320, qui assimile désormais la sorcellerie à l’hérésie ; le second, sur la pauvreté du Christ, est lié aux débats sur les mouvements de pauvreté, en particulier l’usus pauper des franciscains. Dans un tout autre domaine, son nom est lié à l’histoire de la musique, puisqu’il est, semble-t-il, l’un des premiers auteurs connus en Croatie.

Augustin Kažotić attendit en vain pendant quatre ans l’autorisation de pouvoir rentrer dans son pays. En 1322, le Pape lui donna enfin la charge du Diocèse de Lucera, ville des Pouilles dans le Sud de l’Italie, qui venait d’être restauré.

Pendant le règne de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, des milliers de musulmans Sarrasins, qui servaient dans les troupes impériales d’élite, habitaient à Lucera. Après la chute de la dynastie Hohenstaufen, la restauration de la chrétienté pouvait commencer dans la ville et cette mission fut confiée à Augustin Kažotić. Son travail fut si efficace qu’un an plus tard, les musulmans encore présents décidèrent de le supprimer. 

Il fut assassiné par un sarrasin  qui le frappa à la tête avec une lance de fer : il meurt de ses blessures le 3 août 1323, ajoutant l’honneur du martyre aux nombreux mérites qu’il eut de son vivant. 

Dès sa mort, il fut considéré comme saint. Il fut béatifié par le pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) le 4 avril 1702. Le procès de Béatification est conservé aux archives diocésaines de Lucera. Son culte s’est développé à travers les siècles, en Italie, en Croatie et dans l’ordre des Frères Prêcheurs.

En avril 2010, a été lancé le procès de sa Canonisation. Le diocèse de Lucera-Troia s’est constitué acteur principal de la cause, tandis que la Province dominicaine de Croatie et l’Archevêché de Zagreb en sont co-acteurs.

 Pour un approfondissement :
>>> Homélie pour la Messe anniversaire du bienheureux …

Sources principales : reflexionchretienne.e-monsite.com ;  trogir.op.org (« Rév. x gpm »).

Bx Augustin Kažotić priez pour nous !

03.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

évêque et docteur de l’Église

De l’amour des pauvres, 24-36 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche X9; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Considère l’égalité originelle de la famille humaine !

Les hommes, lorsqu’ils amassent or, argent, vêtements somptueux autant qu’inutiles, diamants et autres choses semblables qui donnent lieu à la guerre, à la discorde et à la tyrannie, sont pris d’une folle arrogance, ferment leur cœur aux malheurs de leurs frères et ne consentent même pas à leur laisser de leur superflu pour leur donner de quoi vivre. Stupide aberration ! Ils ne se rendent absolument pas compte que la pauvreté et richesse, condition libre – comme nous disons – et condition servile, ainsi que les autres catégories semblables arrivèrent tard chez les hommes et déferlèrent come des épidémies en même temps que le péché dont elles étaient les conséquences. « Mais au commencement il n’en fut pas ainsi » (Mt 19,8). Au commencement, le Créateur laissa l’homme libre et maître de lui-même, tenu à un seul commandement et riche des délices du paradis. Dieu voulait cela pour tout le genre humain, issu du premier homme. Liberté et richesse dépendaient de l’observation d’un seul commandement. Sa violation entraînait la véritable pauvreté et la servitude. Depuis que l’envie et les disputes ont apparu avec la tyrannie rusée du serpent qui nous séduit par le plaisir et qui dresse les plus hardis contre les plus faibles, la famille humaine s’est déchirée en nations étrangères les unes pour les autres. L’avarice a supplanté la générosité naturelle et s’est appuyée sur la loi pour dominer avec force. Mais toi, considère l’égalité primitive et non les divisions ultérieures, la loi du Créateur et non celle des puissants. Aide la nature de ton mieux, honore la liberté originelle, respecte ta personne, protège ta race contre le déshonneur, secours-la dans ses maladies, console-la dans sa pauvreté. Ne cherche à te distinguer des autres que par ta bonté. Deviens Dieu pour les malheureux en imitant la miséricorde divine.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiaste 1,2.2,21-23. 

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Un homme s’est donné de la peine ; il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi. Et voilà qu’il doit laisser son bien à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine. Cela aussi n’est que vanité, c’est un grand mal !
En effet, que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?
Tous ses jours sont autant de souffrances, ses occupations sont autant de tourments : même la nuit, son cœur n’a pas de repos. Cela aussi n’est que vanité.

Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab. 

R/ D’âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)

Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier, 
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; 
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ; 
le soir, elle est fanée, desséchée.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : 
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? 
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin, 
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-5.9-11. 

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,
et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.

Saint Pierre-Julien Eymard et Notre Dame du Laus

Saint Pierre-Julien Eymard et Notre Dame du Laus

En même temps que l’amour de l’Eucharistie, celui de la Sainte Vierge avait grandi au cœur de Pierre-Julien. Tout jeune, il s’était consacré à elle, prosterné à l’église devant son autel. Il aimait le chapelet. Mais un désir le hantait : aller en pèlerinage au Laus (1), à la chapelle de Notre-Dame de Bon Encontre, vénérée dans toute la région depuis qu’à partir du 29 septembre 1664, Marie était apparue à Benoîte Rencurel.

Six lieues séparaient le village de La Mure du Laus. Pierre-Julien, qui avait à peine dix ans, dut beaucoup supplier. Enfin, la permission lui fut accordée à faire le voyage avec un groupe de pèlerins et de prolonger son séjour pendant une semaine. Un mot de lui lève un peu le voile sur les grâces dont il fut comblé : « C’est là où, pour la première fois, j’ai connu et aimé Marie. »

Une secrète et impérieuse attirance devait le ramener bien des fois au Laus. Le vicaire lui reprochait sans aménité : « Tu veux te faire prêtre sans savoir si tu as la vocation ! » Inquiet, Pierre-Julien résolut de se rendre au Laus pour demander à Notre Dame lumière et direction. Là, il fait une confession générale au Père Touche qui l’encourage dans son désir de devenir prêtre.

Dès lors, quel cri de reconnaissance : « Oh ! oui, si je suis prêtre, je le dois à la Sainte Vierge ; sans elle, je n’aurais jamais pu triompher des obstacles qui s’opposaient à mes desseins. » « La Vierge », dira-t-il plus tard, « m’avait obtenu une contrition de larmes. Je vois d’ici le pilier contre lequel je pleurais tant ! Je vais toujours m’y appuyer quand je retourne au Laus. » Un jour, il parle du Laus et, s’imaginant être encore devant N.D. de Bon Secours, il s’oublie à murmurer : « Là, c’est la Mère, là, on la voit ! » Puis, rougissant, il coupe court.

D’après Robert Labigne. Recueil marial 1981 (1) Le Laus est un sanctuaire marial situé dans les Hautes-Alpes où la Sainte Vierge Marie est apparue pendant 54 ans, de 1664 à 1718, à une bergère du nom de Benoîte Rencurel

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.08.2025 – SAINT DU JOUR

St Eusèbe de Verceil

Saint Eusèbe de Verceil
Évêque de Verceil 
(283-371)

Eusèbe, naît à Cagliari, en Sardaigne, vers 283. Il perdit son père pendant la persécution de Dioclétien. Sa mère le conduisit à Rome où il reçut le baptême des mains du pape Eusèbe qui lui donna son nom. À Verceil, Eusèbe étudia avec soin les Saintes Lettres, les arts libéraux, et fut reçu lecteur. Il menait une vie si sainte en fréquentant les écoles qu’on le regardait comme un ange. Ses éminentes vertus le distinguèrent au sein du clergé de la ville de Verceil et lorsque le siège épiscopal vint à vaquer en l’an 340, le pape Jules Ier l’élut pour remplir la charge d’évêque.

Eusèbe s’appliqua tout d’abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Saint Ambroise en parle avec admiration : « C’est, disait-il, une milice toute céleste et toute évangélique, occupée jour et nuit à chanter les louanges de Dieu, à apaiser sa colère et à implorer sa miséricorde. Ils ont toujours l’esprit appliqué à la lecture ou au travail. » Le succès couronna ses efforts apostoliques, car de son clergé sortit un grand nombre de saints prélats aussi vertueux qu’éclairés. Plusieurs Églises sollicitèrent la faveur d’être gouvernées par les disciples de saint Eusèbe.

L’hérésie d’Arius, favorisée par l’empereur Constance, commençait à se répandre en Occident. Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l’empereur et lui reprocha hautement son impiété. En l’an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, Eusèbe demanda qu’on souscrivît avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d’Alexandrie. 

Les évêques ariens s’opposèrent et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d’indignes traitements. L’empereur Constance le transféra plus tard en Cappadoce et ensuite, dans la Haute-Thébaïde. Les ariens le traînaient par terre à demi-nu ou lui faisaient descendre un escalier très élevé la tête en bas et l’accablaient de coups. Saint Eusèbe souffrait tout sans se plaindre. Dans son exil, il écrivit aux Églises d’Italie pour les exhorter à demeurer fermes au milieu des persécutions.

Remis en liberté après la mort de Constance, survenue en 361, Eusèbe alla rallumer le flambeau de la foi dans les Églises d’Orient infestées par l’hérésie, et eut le bonheur de rencontrer le grand Athanase à Alexandrie.

Ce vaillant et fidèle défenseur de la foi termina sa vie laborieuse et pénitente le 1er août 371 à l’âge de quatre-vingt-cinq ans. Ses précieuses reliques enchâssées reposent dans la cathédrale de Verceil.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Eusèbe de Verceil 

Source principale : livres-mystiques.com/ ; vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Saint Eusèbe de Verceil priez pour nous !

02.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,1-12. 

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Liturgie byzantine

Tropaire et cathisme des matines du 29/08

« Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour qu’il prépare le chemin devant toi » (Mt 11,10; Ml 3,1)

« La mémoire du juste est accompagnée d’éloges » (Pr 10,7), mais à toi, le Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur. Vraiment, tu t’es montré « le plus grand de tous les prophètes » (Mt 11,9) ; c’est pourquoi tu as été digne de baptiser dans les eaux celui qu’ils avaient annoncé. Et ayant lutté sur la terre pour la vérité, plein de joie, tu as annoncé jusque dans le séjour des morts Dieu manifesté dans la chair, celui qui enlève le péché du monde (1Tm 3,16; Jn 1,29) et qui nous accorde la grâce du salut. Par la volonté de Dieu, tu es sorti d’une femme stérile, tu as brisé les liens de la langue de ton père (Lc 1,7.64), tu as montré le Soleil, qui t’a éclairé, toi l’astre du matin. Dans le désert, tu as prêché aux peuples le Créateur, l’agneau qui enlève le péché du monde (Jn 1,29). Dans ton zèle tu as réprimandé le roi et ta tête glorieuse a été décapitée, toi le Précurseur illustre, vraiment digne de nos chants. Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’il accorde le pardon de leurs péchés à ceux qui fêtent ta mémoire sacrée de tout cœur.

LECTURES :

Livre du Lévitique 25,1.8-17. 

Le Seigneur parla à Moïse sur le mont Sinaï et dit :
« Vous compterez sept semaines d’années, c’est-à-dire sept fois sept ans, soit quarante-neuf ans.
Le septième mois, le dix du mois, en la fête du Grand Pardon, vous sonnerez du cor pour l’ovation ; ce jour-là, dans tout votre pays, vous sonnerez du cor.
Vous ferez de la cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous le jubilé : chacun de vous réintégrera sa propriété, chacun de vous retournera dans son clan.
Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire : vous ne ferez pas les semailles, vous ne moissonnerez pas le grain qui aura poussé tout seul, vous ne vendangerez pas la vigne non taillée.
Le jubilé sera pour vous chose sainte, vous mangerez ce qui pousse dans les champs.
En cette année jubilaire, chacun de vous réintégrera sa propriété.
Si, dans l’intervalle, tu dois vendre ou acheter, n’exploite pas ton compatriote.
Quand tu achèteras à ton compatriote, tu tiendras compte des années écoulées depuis le jubilé ; celui qui vend tiendra compte des années qui restent à courir.
Plus il restera d’années, plus tu augmenteras le prix ; moins il en restera, plus tu réduiras le prix, car la vente ne concerne que le nombre des récoltes.
Tu n’exploiteras pas ton compatriote, tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur votre Dieu. »

Psaume 67(66),2-3.5.7-8. 

R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, 
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, 
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie, 
car tu gouvernes le monde avec justice ; 
tu gouvernes les peuples avec droiture, 
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ; 
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse, 
et que la terre tout entière l’adore !