Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima

Léon XIV a prié pour la paix devant l’image de Notre-Dame de Fatima

Le premier jour du voyage extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome a également été marqué par l’émotion des fidèles qui ont accompagné cette présence et par la remise d’une rose d’or par le pape à Notre-Dame de Fatima et au sanctuaire.

 

Ce samedi 11 octobre, le pape Léon XIV était pour la première fois en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, qui est vénérée dans la chapelle des apparitions, et qui est à Rome jusqu’à demain, à sa demande, en tant qu’icône de Marie dans le Voyage de Spiritualité mariale. Le Saint-Père a prié aux pieds de la Vierge de Fatima pour la paix dans le monde et a marqué ce moment spécial avec la remise d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.

Le programme fixé pour ce premier jour dans la capitale italienne a commencé à l’église de Santa Maria in Traspontina, sur la Via da Conciliation, tout près du Vatican, où l’Image était très tôt jusqu’à la fin de l’après-midi. Les portes n’avaient pas encore été ouvertes et déjà une foule de fidèles s’étendait, anxieuse, à l’entrée, pour pouvoir être avec celui qui est l’une des icônes mariales les plus significatives du monde entier.

Dans cette église carmélite titulaire de Rome, une messe votive de Notre-Dame a été célébrée, en italien, présidée par le recteur du sanctuaire de Fatima, qui, dans l’homélie, a présenté le message de Fatima comme un signe d’espoir et d’appel à la confiance et a vu la célébration et la présence de l’Image de Notre-Dame, qui est vénérée dans la chapelle des Apparitions, comme un signe de l’union de Fatima avec le Saint-Père.

« L' »évêque vêtu de blanc » occupe une place de grande importance dans la troisième partie du secret de Fatima et les petits bergers, après les apparitions, ont manifesté une communion spéciale avec le pape, qui se concrétisait principalement dans la prière. C’était surtout Sainte Jacinthe qui avait ce souci particulier de prier pour le Saint-Père. Depuis lors, prier pour le Pape et ses intentions fait partie intégrante du message et de la pratique habituelles du Sanctuaire », a rappelé le père Carlos Cabecinhas.

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L’émotion des fidèles a souligné une présence particulière

À midi, le curé Santa Maria in Traspontina, le prêtre carmélite Giuseppe Midili, était présent à la récitation du Rosaire, à laquelle ont participé une vaste assemblée de fidèles. Tôt le matin, le prêtre a exprimé au bureau de communication du sanctuaire la joie et la « belle expérience » de pouvoir recevoir la Vierge de Fatima dans sa paroisse à une occasion si spéciale.

« C’est une belle expérience pour cette communauté d’accueillir l’image de Notre-Dame de Fatima. La voir ici, au milieu de nous, nous fait envelopper le regard vers le ciel, vers le paradis et, en tant qu’hôtes, nous avons cherché à faire de cette présence une rencontre de vie spirituelle », a déclaré le prêtre.

En plus de ce moment de prière prévu dans le programme, le chapelet a été récité deux fois de plus, à l’initiative populaire.

Le matin, il y avait surtout l’enregistrement de l’émotion des fidèles, dont beaucoup venaient d’autres continents et qui, devant l’Image, n’ont pas pu retenir leurs larmes. À côté de la sculpture, le flux de personnes était continu, beaucoup cherchant à s’approcher plus d’une fois.

Parmi les fidèles réunis à l’entrée de l’église se trouvaient la famille Gouveia, Eduardo, Inês et le petit António, originaires de Covilhã, mais émigrés en Suisse.

« Nous sommes des pèlerins assidus de Fatima et nous sommes venus à Rome en tant que pèlerins en cette année jubilaire. C’est avec une grande joie que nous avons trouvé ici l’Image de Notre-Dame de Fatima. Tout à l’heure, notre fils disait que nous avions déjà vu l’Image plusieurs fois, mais je lui ai expliqué que ce moment était spécial parce qu’elle était venue à Rome », raconte Eduardo, notoirement heureux de pouvoir vivre ce moment.

Étudier à Rome, le séminariste indien Gabriel, des Missionnaires de la Charité, ne pouvait laisser passer cette occasion d’être avec la Vierge de Fatima.

« C’est une grande grâce pour moi et pour nous tous d’être ici aujourd’hui devant Notre-Dame de Fatima. Comme je n’ai pas pu aller au Sanctuaire, votre présence à Rome est une expérience très belle et enrichissante », a avoué le jeune séminariste.

En fin d’après-midi, l’Image de Notre-Dame de Fatima a été transportée en procession jusqu’à la place Saint-Pierre, pour être présente à une veillée de prière pour la paix présidée par le pape Léon XIV.

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La procession le long de l’avenue qui mène à la place Saint-Pierre a été intégrée par le maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, et accompagné de milliers de fidèles. Déjà près de la colonnade du Bernini, qui marque les limites de la place Saint-Pierre et du Vatican, l’image de Notre-Dame de Fatima a commencé à être escortée par deux éléments de la Garde suisse.

  • Toujours dans l’église de Santa Maria in Traspontina, le recteur du sanctuaire de Fatima, le père Carlos Cabecinhas, a offert au maire du Dicastère de l’évangélisation, D. Rino Fisichella, qui s’est engagé dans cette présence extraordinaire de la Vierge de Fatima à Rome, une médaille et le chapelet officiel du sanctuaire.

Sur le chemin qu’elle a parcouru jusqu’à l’autel de la place Saint-Pierre, la Vierge de Fatima est passée par l’endroit exact où, le 13 mai 1981, Jean-Paul II a été la cible d’un attentat. C’était un moment particulièrement symbolique car la précieuse couronne de la sculpture contenait la balle qui a failli tuer le pape et qu’il a lui-même offerte à Notre-Dame de Fatima, en signe de reconnaissance de l’intercession attribuée à la Vierge au moment de l’attentat.

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Le pape offre une rose d’or et prie devant la Vierge de Fatima

Le début de la veillée serait ponctué d’un moment particulièrement spécial de ce premier jour de sculpture à Rome, avec l’offrande par le Pape d’une Rose d’or à Notre-Dame de Fatima et au Sanctuaire de Fatima.

À l’arrivée du Souverain Pontife à l’autel de la Place Saint-Pierre, Léon XIV a reçu des mains de D. Rino Fisichella la Rose d’Or qu’il remettra peu après aux pieds de la Vierge de Fatima, restant à côté de la sculpture en prière pendant de brefs instants.

  • La Rose d’Or est un symbole de distinction offert par le Pape aux souverains et aussi aux sanctuaires distingués, aux églises et aux villes. Elle est décernée en signe de bienveillance particulière, en reconnaissance des services distingués rendus à l’Église ou au bien de la société. Le geste témoigne de la reconnaissance du lien particulier du lauréat avec l’Église et le Pape.

« Chers frères et sœurs, nous nous réunissons cet après-midi pour prier ensemble le Saint Rosaire et confier à l’intercession de Marie, que nous vénérons avec le titre de Mère de l’Église et de Mère de l’Espoir, le désir de paix qui jaillit de toute l’humanité », a introduit le Pape, au début de la veille.

Chaque douzaine du Rosaire accompagnée de la lecture d’un passage de la constitution dogmatique Lumen Gentium, qui discute du rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans le mystère du Christ et de l’Église, pour marquer le 63eº anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962. Parmi chaque mystère, le chœur a entonné l’Ave de Fatima.

Au moment du Salut Reine, le Saint-Père s’est agenouillé en prière devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, et a ainsi été vénérée, pendant la Litanie des Saints.

Après la récitation du Rosaire, Léon XIV a présenté une réflexion insistant sur la concorde et la fraternité comme voies de paix.

« Comme je l’ai déjà rappelé à d’autres occasions, la paix est désarmée et désarmante. Ce n’est pas de la dissuasion, mais de la fraternité ; ce n’est pas un ultimatum, mais un dialogue. Il ne viendra pas comme le fruit de victoires sur l’ennemi, mais comme le résultat de l’ensemencement de la justice et du pardon courageux. Ayez l’audace de vous désarmer ! », a demandé le Pape à l’assemblée des fidèles réunis au Vatican, pointant du doigt l’exemple de Notre-Dame.

« Il en va de même pour la Vierge Marie dans le chant du Magnificat, lorsqu’elle fixe son regard sur les fractures qui marquent l’humanité, où se produit la distorsion du monde dans le contraste entre humbles et puissants, entre pauvres et riches, entre rassasiés et affamés. Et choisissez les petits, restez aux côtés des derniers de l’histoire, pour nous apprendre à imaginer et, avec elle, rêver de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre », a-t-il conclu.

À la fin de la veillée, Léon XIV a prononcé une brève prière mariale où il a demandé l’intercession de Notre-Dame en faveur de la paix et de la capacité de la vivre et de la promouvoir dans le monde.

La sortie de l’andor avec l’image de Notre-Dame de Fatima à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre a été accompagnée d’applaudissements spontanés de l’assemblée réunie sur la place Saint-Pierre. La célébration et cette journée unique pour l’histoire de Fatima se sont terminées par le chant de l’Ave de Fatima.

Ce dimanche, l’Image de Notre-Dame de Fatima retournera sur la place Saint-Pierre, à 10h30 (heure de Rome), pour être présente à la messe présidée par le Saint-Père, après laquelle elle commencera le voyage de retour à Cova da Iria, où elle devrait être pour le début des célébrations du pèlerinage international d’anniversaire des 12 et 13 octobre.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 octobre 2025

Le pape a consacré le monde à Notre-Dame devant l’image de la Vierge de Fatima

Le pape a consacré le monde à Notre-Dame, devant l’image de la Vierge de Fatima

Au pied de la sculpture vénérée dans la chapelle des apparitions, Léon XIV a demandé la paix et a confié à la Mère de Dieu les enfants tourmentés par le fléau de la guerre.

 

Le pape Léon XIV a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie, devant l’Image de Notre-Dame de Fatima, ce dimanche matin 12 octobre, à la fin de la messe dominicale, sur la place Saint-Pierre, qui a clôturé le Jubilé de la Spiritualité.

Le moment s’est produit avant la bénédiction finale. Le Saint-Père s’est approché de la sculpture de la Vierge de Fatima, présente sur l’autel de l’enceinte de la place Saint-Pierre, et a prononcé la prière de consécration. À la fin, il a été accompagné de l’Image, qui a brièvement joué, restant silencieux pendant de brefs instants, accompagné de l’assemblée de plus de 30 000 fidèles qui ont participé à la célébration.

PRIÈRE DE CONSÉCRATION

« Sainte Vierge, Mère du Christ, notre espérance, ta présence attentive en cette année de grâce nous accompagne, nous console et nous donne, dans les nuits de l’histoire, la certitude qu’en Christ le mal a été vaincu et que tout homme est racheté par son amour.

Disciple parfait du Seigneur, tu as gardé dans ton cœur toutes les choses de Dieu. Il nous apprend à écouter la Parole et à la comprendre intérieurement, afin que nous puissions marcher en toute sécurité sur le chemin de la sainteté.

Nous confions le monde entier et toute l’humanité à ton Cœur Immaculé, en particulier tes enfants tourmentés par le fléau de la guerre.

Avocat de la grâce, il nous indique le chemin de la réconciliation et du pardon. Ne cessez d’intercéder pour nous dans la joie et la douleur, et obtenez-nous le don de la paix que nous implorons tant.

Mère de l’Église, accueille-nous avec bienveillance, afin que sous ton manteau nous puissions trouver refuge et être secourus par ton aide maternelle dans les épreuves de la vie.

Avec toi, Vierge Immaculée, nous manifestons le Seigneur, reconnaissant à chaque instant les grandes œuvres de son amour.

Sainte Vierge, Mère Assomnée au Ciel, Reine de la Paix, Dame au Cœur Immaculé, prie pour nous. »

Le pape a demandé une spiritualité mariale centrée sur le Christ

Dans l’homélie de la messe, le Saint-Père s’est adressé en particulier aux responsables des sanctuaires, membres des mouvements, des confréries et divers groupes de prière mariale qui participent depuis hier au Jubilé de la Spiritualité Marianne à Rome, à qui il a demandé une spiritualité mariale centrée sur le Christ, qui soit la force motrice de la communion et de la transformation sociale, en évitant l’isolement ou l’exploitation de la foi.

« Chaque fois que nous regardons Marie, nous revenons à croire en la nature révolutionnaire de l’amour et de la tendresse. Nous y voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas des vertus des faibles, mais des forts qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants », a rappelé le pape Léon XIV

L’image de Notre-Dame de Fatima qui est vénérée dans la chapelle des apparitions était hier et aujourd’hui à Rome, à la demande du pape François, pour être une icône mariale lors de la Journée mariale de la spiritualité qui s’y déroule.

La journée d’hier a été marquée par le moment où le pape Léon XIV a prié pour la paix devant la Vierge de Fatima, mais aussi par l’émotion des fidèles qui ont accompagné cette présence extraordinaire et par la remise d’une rose d’or par le pape à Notre-Dame de Fatima et au sanctuaire.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 12 octobre 2025

12.10.2025 – MESSE DU JUBILÉ DE LA SPIRITUALITÉ MARIALE

Léon XIV: l’humilité et la tendresse sont les vertus des plus forts

Point culminant du jubilé de la spiritualité mariale, la messe empreinte de solennité présidée par le Pape Léon XIV, dimanche 12 octobre, place Saint-Pierre, devant 50 000 pèlerins venus d’une centaine de pays. Sous le regard de la statue originale de Notre-Dame de Fatima exceptionnellement exposée à Rome, le Pape augustin a exhorté à garder vivantes les dévotions populaires mariales, car «chaque fois que nous regardons Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse». 

Delphine Allaire – Cité du Vatican 

Dans cette homélie dominicale et jubilaire, Léon XIV a placé la centralité de Jésus au cœur de la spiritualité mariale «qui nourrit notre foi». Sa mémoire incandescente doit remplir «nos sentiments et nos pensées». «Il faut donc que le dimanche nous rende chrétiens», a conseillé le Pape, convaincu que toute spiritualité chrétienne se développe «à partir de ce feu et contribue à le rendre plus vivant».

«Moins l’on peut se vanter de titres, plus l’amour est gratuit»

Prenant en exemple la guérison de Naaman le Syrien, rapportée dans le Deuxième Livre des Rois et évoquée par Jésus lui-même dans l’Évangile de Luc, le Souverain pontife a médité sur les choix radicaux du Christ: sauver un étranger lépreux plutôt que ceux qui se trouvaient en Israël. «Peut-être que moins on peut se vanter de titres, plus il est clair que l’amour est gratuit», en déduit Léon XIV, constatant que «Dieu est pur don, pure grâce», mais regrettant «combien de voix et de convictions peuvent encore aujourd’hui nous séparer de cette vérité nue et bouleversante!»

Se méfier des formes de culte coupées du cœur

Le Successeur de Pierre considère ainsi la spiritualité mariale comme révélatrice de la simplicité de l’Évangile. «La spiritualité mariale nous plonge dans l’histoire sur laquelle le ciel s’est ouvert, elle nous aide à voir les superbes dispersés par les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides.» De plus, les lépreux qui, dans l’Évangile, ne reviennent pas pour remercier, rappellent que la grâce de Dieu peut aussi nous atteindre sans trouver de réponse, elle peut nous guérir sans nous impliquer, a estimé Léon XIV, tout en mettant en garde contre «cette ascension au temple qui ne nous met pas à la suite de Jésus». «Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur», a déclaré l’évêque de Rome lançant un appel dans la veine de celui lors de la veillée de prière samedi soir contre l’instrumentalisation de la foi.

“Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur.”

L’instrumentalisation de la foi risque le rejet «des différents»

«Gardons-nous de toute instrumentalisation de la foi, qui risque de transformer les différents –souvent les pauvres– en ennemis, en “lépreux” à éviter et à rejeter», s’est exclamé l’auteur de Dilexi te, exhortation apostolique sur l’amour envers les pauvres parue jeudi 9 octobre. Léon XIV de faire ultimement remarquer que le chemin de Marie est à la suite de Jésus, et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs. «C’est pourquoi la spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité». Citant la première exhortation apostolique du Pape François, Evangelii gaudium, Léon XIV a relevé que «l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants». 

Le Pape qui fut élu le jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi a conclu son homélie en souhaitant que chacun garde vivante la dévotion populaire «pour les événements et les lieux qui, bénis par Dieu, ont changé à jamais la face de la terre». Une nécessité dans «un monde en quête de justice et de paix».

“La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité.”

Source : VATICANNEWS, le 12 octobre 2025

Notre Dame d’Aparecida, Patronne du Brésil

Notre Dame d’Aparecida, Patronne du Brésil

En septembre 1717, à 180 km de São Paulo, au Brésil, trois pêcheurs, Domingos Garcia, Felipe Pedroso et Joao Alves, découvrent une petite statue de l’Immaculée conception, de couleur sombre et au visage souriant, qu’ils ont pêchée dans leur filet – dans lequel ils prennent ensuite des poissons en abondance. Les pêcheurs l’appellent « Aparecida », ce qui signifie : celle qui est apparue, qui fut trouvée là par surprise.

Ainsi, la Vierge établit une rencontre particulière avec le peuple brésilien en ce lieu. L’un des trois pêcheurs, Felipe Pedroso, l’installe dans sa maison. En 1726, son fils construit un oratoire avec un autel en bois, à Itaguaçú. Le samedi, il vient y réciter le rosaire avec d’autres voisins et amis. Grâces et miracles se multiplient. Le curé de Guaratingueta, José de Vileda, les reconnaît. Les fidèles édifient une chapelle plus vaste, bientôt ravagée par un incendie. En 1834, commence la construction d’une église à trois nefs et deux clochers. En 1877, une ligne de chemin de fer est ouverte jusqu’à Aparecida : les fidèles affluent.

Le 8 décembre 1888, l’archevêque de São Paulo bénit le nouveau sanctuaire, puis l’érige en paroisse le 1893. Il est confié aux Rédemptoristes. Une agglomération de 3 000 habitants voit le jour.

Le 8 octobre 1904, « Nossa Senhora Aparecida » est couronnée. Le 29 avril 1908, Pie X érige le sanctuaire en basilique mineure. En 1917, pour le 2ème centenaire, Benoît XV accorde aux pèlerins une indulgence plénière en forme de jubilé. En 1929, on y tient un Congrès marial national. Le 26 juillet 1936, Pie XI déclare Notre Dame d’Aparecida « patronne principale du Brésil ». Le 8 septembre 1954, à l’occasion de la clôture du Congrès marial, les autorités ecclésiastiques posent la première pierre de la nouvelle basilique, ouvrant sur une place pouvant accueillir 275 000 personnes.

Le sanctuaire, point de référence pour l’Église du Brésil, reçoit chaque année 8 millions de pèlerins.

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Séraphin de Montegranaro

Saint Séraphin de Montegranaro
 Religieux o.f.m. cap.
(1540-1604)

Serafino (au baptême : Felice)naît à Montegranaro, dans les Marches (Italie), vers 1540, de Girolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi.

Félix fut berger et aide-maçon, mais son désir était de vivre seul au fond des bois et de prier. Une dame le recommanda aux Capucins de Tolentino qui hésitèrent beaucoup à accepter ce jeune homme illettré, maladroit et de mauvaise santé ; ils s’y résignèrent cependant en 1556 et lui donnèrent le nom de Séraphin. 

Ses confrères ne lui épargnèrent ni les moqueries ni les persécutions, mais il restait humble, simple et serviable envers tous. Sa vie mystique, sa dévotion eucharistique, et surtout les prodiges qu’il réalisait provoquèrent le respect et l’admiration pour cet illettré qui commentait l’Évangile avec une clarté peu commune. 

Il passa les dernières années de sa vie au couvent d’Ascoli où il quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 12 octobre 1604. 

Serafino fut canonisé le 16 juillet 1767 par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769).

Lettre de Saint Jean-Paul II
à l’Évêque d’Ascoli Piceno (Italie)
à l’occasion du IV centenaire de la mort
de Saint Séraphin de Montegranaro

(Extraits)

[…]

2. Saint Séraphin de Montegranaroappartient de plein droit à l’assemblée des saints qui ont enrichi l’Ordre capucin dès ses débuts. Il avait assimilé si profondément l’exhortation évangélique de « prier toujours, sans se lasser » (cf. Lc 18, 1; 21, 36), que son esprit restait généralement plongé dans les choses de l’esprit, si bien qu’il s’isolait souvent du monde qui l’entourait. Il s’arrêtait en contemplation devant la présence divine dans la création et en tirait son inspiration pour une union constante avec Dieu. 

Sa prière se prolongeait pendant des heures dans le silence de la nuit, à la lumière tremblante de la lampe qui brûlait devant le Tabernacle, dans l’église conventuelle. Avec quelle dévotion l’humble frère participait à la célébration eucharistique! Et que de temps passait-il en adoration pleine d’extase devant le Très Saint Sacrement, laissant sa prière s’élever comme un encens agréable au Seigneur! 

Animé par un intense amour pour la Passion du Christ, il s’arrêtait pour méditer sur les souffrances du Seigneur et de la Très Sainte Vierge. Il aimait répéter le Stabat Mater et, en le récitant, il s’effondrait en larmes, suscitant une profonde émotion chez ceux qui l’écoutaient. Il portait toujours avec lui un Crucifix de laiton, qui est conservé aujourd’hui encore comme une précieuse relique; il avait l’habitude de bénir les malades avec celui-ci, en implorant pour eux la guérison physique et spirituelle. 

3. Le style de vie humble et essentiel qu’il menait dans une petite cellule austère et étroite, ses vêtements pauvres et rapiécés, constituent un témoignage éloquent de l’amour qu’il nourrissait pour la « Mère de la pauvreté ». La profonde conscience de sa petitesse, qui lui était devenue naturelle au fil des ans, laissait transparaître la véritable grandeur de son âme. Il avait bien compris la page évangélique qui proclame: « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous » (Mc 10, 43-44). 

À des pénitences incessantes, librement choisies, parmi lesquelles figurait également l’usage du cilice et de la discipline, il unissait la pratique quotidienne des sacrifices et des renoncements, alors qu’il parcourait en mendiant les sentiers poussiéreux sous le soleil, partageant les difficultés d’un grand nombre de ses contemporains. Il aimait côtoyer les classes sociales les plus pauvres et abandonnées de la population, afin d’en percevoir les exigences, parfois cachées, et d’en adoucir les peines physiques et spirituelles. Il faisait preuve de la même disponibilité à l’égard de ceux qui frappaient à la porte du couvent. Il fut un grand pacificateur des familles, alternant avec sagesse, selon les circonstances, des rappels à l’ordre énergiques, des gestes de solidarité pleine d’amour et des paroles encourageantes de réconfort. […]

Du Vatican, le 3 juin 2004 

IOANNES PAULUS II 

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).    

Saint Séraphin de Montegranaro priez pour nous !