22.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Jean-Paul II

Saint Jean-Paul II
« Le Géant de Dieu »
Pape (263e) de 1978 à 2005

 « Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les célébrations de saint Jean XXIII, Pape, et de saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. […] »

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 29 mai 2014, solennité de l’Ascension du Seigneur.

« Frères et sœurs, n’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir ! Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière !N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! 

Ces paroles mémorables, prononcées le 22 octobre 1978 dans l’homélie du début du pontificat (>>> Vidéo Extraits du discours du Pape) restent, désormais, sculptées dans les cœurs de tous les chrétiens et des hommes de bonne volonté du monde entier.

Ce que le Pape demandait à tous, lui même l’a fait en premier : il a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant, avec la force d’un géant qui venait de Dieu, une tendance qui pouvait sembler irréversible. 

Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d’octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d’Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

Il fut baptisé le 20 juin 1920, dans l’église paroissiale de Wadowice, par le prêtre François Żak, fit sa Première Communion à neuf ans et reçut la Confirmation à dix-huit ans. Ses études secondaires près l’École Marcin Wadowita de Wadowice achevées, il s’inscrit en 1938 à l’Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre. L’Université ayant été fermée en 1939 par l’occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l’usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d’échapper à la déportation en Allemagne.

À compter de 1942, ressentant l’appel au sacerdoce, il suivit les cours de formation du Séminaire clandestin de Cracovie. Il fut à la même époque l’un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine rouvert, et également à la Faculté de théologie de l’Université Jagellon, jusqu’à son ordination sacerdotale à Cracovie le 1ernovembre 1946 des mains du cardinal Adam Stefan Sapieha. Il fut ensuite envoyé à Rome par le cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du dominicain français, le P. Garrigou-Lagrange. Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l’œuvre de saint Jean-de-la-Croix (Doctrina de fide apud Sanctum Ioannem a Cruce). Durant ce séjour romain, il occupa son temps libre pour exercer son ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et aumônier des étudiants jusqu’en 1951 où il reprit ses études philosophiques et théologiques. 

En 1953, il soutint à l’Université catholique de Lublin une thèse intitulée « Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler ». Il accéda ensuite à l’enseignement professoral de la théologie morale et d’éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) le nomma Évêque titulaire d’Ombi et auxiliaire de Cracovie et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l’Archevêque Eugeniusz Baziak, en la cathédrale du Wawel (Cracovie).

Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par  saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui, le 26 juin 1967, l’éleva au cardinalat, du titre de S. Cesareo in Palatio, une diaconie élevée au rang presbytéral pro illa vice (pour l’occasion). Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit notamment une importante contribution à l’élaboration de la constitution Gaudium et Spes, le Cardinal Wojtyła prit part à toutes les assemblées du Synode des Évêques.

Au cours du second Conclave de 1978, il fut élu Pape par les Cardinaux le 16 octobre et prit le nom de Jean-Paul II. Le 22 octobre, Jour du Seigneur, il entamait solennellement son ministère de 263e successeur de l’Apôtre Pierre. Son pontificat de près de 27 années allait être l’un des plus longs de l’histoire de l’Église. 

Jean-Paul II a exercé son ministère pétrinien avec un inlassable esprit missionnaire, prodiguant toutes ses énergies, poussé par la sollicitude pastorale envers toutes les Églises et par la charité ouverte à l’humanité tout entière. En vingt-six années de pontificat, le pape Jean-Paul II a accompli 104 voyages apostoliques hors d’Italie et 146 visites dans ce pays. Comme Évêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse.

Plus qu’aucun de ses prédécesseurs, il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations : aux 1166 audiences générales du mercredi ont participé plus de 17 600 000 pèlerins, sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses [plus de 8 millions de pèlerins seulement au cours du Grand Jubilé de l’An 2000] ; outre les millions de fidèles qu’il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde. Nombreuses sont les personnalités gouvernementales reçues en audience : il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d’État, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.

Son amour pour les jeunes l’a poussé à lancer en 1985 les Journées mondiales de la Jeunesse, et les dix-neuf JMJ de son pontificat ont rassemblé des millions de jeunes dans diverses parties du monde. D’autre part, son attention à la famille s’est exprimée par la tenue de Rencontres mondiales des Familles entreprises à son initiative en 1994.

Il a promu avec succès le dialogue avec les juifs et avec les représentants des autres religions, les invitant parfois à des rencontres de prière pour la paix, en particulier à Assise.

Sous sa direction l’Église s’est approchée du troisième millénaire et a célébré le grand Jubilé de l’An 2000, selon les orientations indiquées dans la Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente. Celle-ci s’est ensuite ouverte à la nouvelle époque, en recevant ses indications dans la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, dans laquelle il montrait aux fidèles le chemin de l’avenir. 

Avec l’Année de la Rédemption, l’Année mariale et l’Année de l’Eucharistie il a promu le renouveau spirituel de l’Église. 

Il a donné une impulsion extraordinaire aux canonisations et aux béatifications, pour montrer d’innombrables exemples de la sainteté d’aujourd’hui, qui soient un encouragement pour les hommes de notre temps. Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de béatification (1338 bienheureux) et à 51 de canonisation (482 saints). Il a proclamé Docteur de l’Église sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Il a considérablement élargi le Collège des Cardinaux, en en créant 231 en neuf Consistoires, plus un in pectore, dont le nom n’a jamais été révélé. Il a également présidé six réunions plénières du Sacré Collège.

Jean-Paul II a présidé quinze Synodes des Évêques : six Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994 et 2001), une générale extraordinaire (1985), huit spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998 [2] et 1999).

Il a prononcé 20 351 discours pendant son seul pontificat dont 3438 hors d’Italie. Au nombre de ses documents majeurs, on compte quatorze encycliques, quinze exhortations apostoliques, onze constitutions apostoliques et quarante-cinq lettres apostoliques. 

À titre privé, en tant que Docteur, a également publié cinq livres : Entrer dans l’espérance (octobre 1994) ; Don et Mystère  en ce 50èmeanniversaire de mon ordination sacerdotale (novembre 1996) ; Triptyque romain – Méditations poétiques (mars 2003) ; Levez-vous et allons ! (mai 2004) et Mémoire et Identité (février 2005).

Les seuls écrits officiels représentent plus de 80 000 pages ; à cela il faut ajouter des publications à titre personnel et sans doute des milliers de lettres et documents privés divers.

Il a promulgué le Catéchisme de l’Église catholique, à la lumière de la Tradition, interprétée avec autorité par le Concile Vatican II. Il a également réformé les Codes de droit canonique latin et oriental, a créé de nouvelles institutions et réorganisé la Curie romaine.

Jean-Paul II est décédé au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37, tandis qu’on entrait déjà dans le Jour du Seigneur, Octave de Pâques et Dimanche de la Divine Miséricorde.

Les funérailles se sont déroulées le >>> 08/04/05 alors que, depuis son décès, plus de trois millions de fidèles étaient venus à Rome saluer sa dépouille, attendant jusqu’à 24 heures avant d’entrer dans la basilique Saint-Pierre.

Le 28 avril, le nouveau pape Benoît XVI a accordé la dispense des cinq années après la mort pour l’ouverture de la Cause en béatification-canonisation de Jean-Paul II. La procédure canonique a été ouverte le 28 juin suivant par le card. Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła) a été officiellement élevé aux honneurs des autels le dimanche 1er mai 2011, au cours de la messe de béatification, sur la place Saint-Pierre de Rome, présidée par le pape Benoît XVI  (>>> Homélie).

Le  27 avril 2014 sa Sainteté le pape Francesco a proclamé Saints ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II. Un moment de joie et de prière pour les 800 000 et plus fidèles qui, du monde entier, ont conflué dans la place Saint-Pierre, mais aussi le début d’un voyage éternel dans la gloire de l’Église catholique.

Pour un approfondissement :
>>> Canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Jean-Paul II priez pour nous !


22.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,39-48. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélie 77 sur St Matthieu (trad. cf Véricel, Les Pères commentent, p. 252)

« Tenez-vous prêts »

« C’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu’ils soient toujours prêts. S’il leur dit qu’il viendra quand ils ne s’y attendront pas, c’est qu’il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C’est comme s’il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »… Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme… Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu’il soit fidèle, pour qu’il ne s’attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu’il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu’on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l’arrivée du Maître… Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n’a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t’imagines qu’il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n’est pas lent à venir ; ce retard n’est que dans l’imagination du mauvais serviteur.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,12-18. 

Il ne faut donc pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs.
Ne présentez pas au péché les membres de votre corps comme des armes au service de l’injustice ; au contraire, présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts, présentez à Dieu vos membres comme des armes au service de la justice.
Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous : en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi mais à la grâce, allons-nous commettre le péché ? Pas du tout.
Ne le savez-vous pas ? Celui à qui vous vous présentez comme esclaves pour lui obéir, c’est de celui-là, à qui vous obéissez, que vous êtes esclaves : soit du péché, qui mène à la mort, soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
Mais rendons grâce à Dieu : vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

Psaume 124(123),1-3.4-6.7-8. 

R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur. (Ps 123, 8a)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous 
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants, 
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous, 
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés 
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur 
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé 
au filet du chasseur ; 
le filet s’est rompu : 
nous avons échappé.
Notre secours est le nom du Seigneur 
qui a fait le ciel et la terre.

Une station de métro au nom de la Vierge Marie… à Téhéran !

Shayan Mehrabi – Tehran Picture Agency
Une station de métro tout juste construite de Téhéran porte depuis début octobre le nom de Sainte Vierge Marie.

Le réseau de métro de Téhéran, capitale de l’Iran, a inauguré début octobre une nouvelle station inédite consacrée à la Vierge Marie. Richement décorée, cette gare a été créée pour mieux inclure la minorité chrétienne de Téhéran… bien qu’elle soit étroitement surveillée par les autorités.

Le geste, destiné à moins de 1% de la population iranienne, est pour le moins étonnant. Le métro de Téhéran a inauguré début octobre une nouvelle station, consacrée… à la Vierge Marie ! De son nom persan Maryam-e Moqaddas (Sainte Vierge Marie), elle représente la modernité technique que veut afficher le pays et entend bien être un motif d’inclusion religieuse pour les minorités chrétiennes de la ville. La station est située à proximité de la cathédrale arménienne Saint-Sarkis, non loin du centre religieux et culturel de la communauté chrétienne arménienne.

Le nom de la station n’a pas été choisi au hasard : bien que les chrétiens soient largement minoritaires en Iran, la Vierge Marie tient une place centrale dans les traditions chrétiennes et islamiques, donnant aux deux communautés un pont d’héritage partagé. Le projet, commencé en 2015, est titanesque : à cause de la densité urbaine du centre-ville, la station est située à 34 mètres de profondeur, sur près de 11.000 mètres carrés. Plus de 100.000 mètres cubes de terre ont été excavés pour mener à bien le projet.

Les chrétiens sous surveillance

L’intérieur de la station est magnifique. Des peintures murales et des bas-reliefs, faisant écho aux codes architecturaux persans, représentent des motifs chrétiens, comme des images de la Vierge Marie, du Christ et la forme de la cathédrale Saint-Sarkis. Les décorations sont un mélange de motifs ecclésiastiques arméniens et islamiques, véritable témoignage de la volonté de dialogue entre les deux traditions.

En Iran, « les communautés historiques chrétiennes sont globalement bien intégrées dans la société iranienne. Nos racines sont profondes », témoignait Mgr Ramzi Garmou, archevêque de Téhéran auprès de l’AED en 2018. Leur présence en terre persane remonte « aux temps apostoliques ». Mais cela fait quelques années que le tableau s’assombrit pour les minorités chrétiennes. Depuis la Révolution de Khomeiny, en 1979, le rayonnement des chrétiens sur la société iranienne est moindre. « Toutes les écoles et les hôpitaux ont été fermés. » Les groupes religieux sont sous la surveillance constante de l’État. Récemment, des chrétiens ont été arrêtés pour avoir assisté à des rassemblements ecclésiaux dans des domiciles privés. Un rapport de janvier 2025 faisait état de 96 chrétiens arrêtés en 2024, quatre fois plus qu’en 2023 ! Depuis son arrivée au pouvoir, le régime intensifie sa répression contre les convertis. Des espoirs d’apaisement subsistent néanmoins, comme la création de cette station de métro, gage de dialogue entre les religions locales.

Source : ALETEIA.ORG, le 15 octobre 2025

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (II)

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (II)

Beaucoup de gens aujourd’hui sont des athées en pratique. Pas des athées déclarés : ce n’est pas qu’ils croient positivement qu’il n’y a pas de Dieu, mais ils vivent comme si Dieu n’existait pas, de sorte qu’Il n’a aucune emprise sur leur vie. Pour eux, porter un scapulaire brun n’a peut-être aucun sens. 

Mais pour les vrais croyants, nous devons écouter l’appel de la Fleur du Carmel, la Vierge Marie, à écouter et à faire la volonté de Dieu. Après tout, le seul commandement que Marie a prononcé dans le Nouveau Testament est « Faites tout ce que Jésus vous dira » (Jn 2, 5). C’est cette réponse obéissante à la grâce divine, le fait de ne pas porter de vêtements particuliers, qui fait de nous des saints ; comme Marie, nous donnons notre consentement sans réserve et, par nos paroles et nos actes, nous accomplissons ce consentement jour après jour.

Cela ne veut pas dire que les symboles extérieurs sont inutiles. 

Dieu aurait pu nous racheter sans prendre chair humaine, et toute vie corporelle implique le port de vêtements. Jésus aurait pu nous sauver par un acte mental ou un simple décret, sans vivre et mourir comme vous et moi. Mais Dieu sait que nous ne sommes pas des esprits purs : nous sommes des corps animés, des esprits incarnés, et l’univers physique a de nombreuses répercussions sur nous. 

Ce que nous portons a de l’importance : cela influence notre façon de nous sentir et de nous comporter, cela communique aux autres qui nous sommes et ce à quoi nous accordons de la valeur. Vous venez à la messe dans vos « habits du dimanche », pas en maillot de bain. 

De même, le scapulaire du Mont Carmel sert de rappel personnel et de reconnaissance publique de notre mission et de notre identité. En vivant à la manière de Marie, nous revêtons notre âme de la laine de la contemplation, des fibres de coton des bonnes œuvres, des fils de soie de la parole de Dieu et des sacrements, et c’est là la meilleure formule pour notre vie et notre mort.

Alors que Jésus s’apprêtait à quitter ce monde, il nous a fait trois cadeaux d’adieu : l’Eucharistie, notre nourriture pour le voyage ; le Saint-Esprit, notre inspiration ; et sa mère Marie, qui est aussi la nôtre. Son petit habit brun est un gage de cette protection maternelle.

Extrait d’une homélie de l’archevêque de Sydney (Australie) Anthony Fisher OP, le 7 août 2025 Catholicweekly.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie