Marie, Porte de l’Aurore et Mère de Miséricorde, à Vilnius sous le communisme

Marie, Porte de l’Aurore et Mère de Miséricorde, à Vilnius sous le communisme

Marie Porte de l’Aurore est un tableau miraculeux et célèbre de la Sainte Vierge Marie vénérée par les fidèles dans la chapelle de la Porte de l’Aurore de la ville de Vilnius, en Lituanie. De style Renaissance, ce tableau se trouvait au-dessus de la porte orientale des remparts de la ville en signe de protection, avant d’être placé dans la chapelle de cette même porte . Marie y est représentée sans l’Enfant Jésus, les bras croisés sur la poitrine, sa tête couronnée légèrement inclinée sur la droite et entourée de rayons, et ses paupières à demi fermées : c’est la mère de miséricorde.

Très vite, on lui attribua quantité de miracles. A partir du 18e siècle, les évêques de Vilnius et les papes reconnurent ce caractère miraculeux. En 1927, Pie XI accorda à Notre Dame de Vilnius les honneurs du couronnement et lui donna le titre de « Mère de Miséricorde ».

Avant la 2e guerre mondiale, des messes étaient célébrées chaque jour à l’aurore, et, l’après-midi, des litanies et des hymnes étaient chantées en l’honneur de Marie. Alors non seulement la chapelle, mais aussi les rues avoisinantes étaient pleines de fidèles. Pendant l’occupation soviétique, les rues ont été ouvertes aux voitures, les processions ont été interdites, mais les gens ont continué à s’agenouiller et à prier sur les trottoirs. Les persécutions qui ont commencé après l’occupation de la Lituanie par l’Union Soviétique, n’ont pas détruit la piété pour Marie de la porte d’Aurore. Après 1973, les Amis de l’Eucharistie, membres d’une organisation illégale de la jeunesse catholique, commencèrent à organiser des pèlerinages à la porte d’Aurore. Les jeunes des différentes paroisses de Vilnius priaient, à tour de rôle, le rosaire devant le tableau de la Mère de Dieu.

Après 1990, en Lituanie indépendante, alors que la liberté politique et la liberté religieuse furent définitivement acquises, la chapelle de la porte de l’Aurore devint plutôt le foyer de la piété personnelle. Mais aujourd’hui encore, dans le monde actuel, elle demeure un lieu important de la résistance contre l’idéologie de consommation et contre la confusion des valeurs. Les fidèles, arrivant des pays voisins, trouvent la porte de l’Aurore ouverte à tous ceux qui cherchent la Protection de la Mère de Dieu.

Encyclopédie Mariale 

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.11.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite

Sainte Marguerite
Reine d’Écosse 
(1046-1093)

Marguerite était la nièce de saint Étienne de Hongrie. Elle naît en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l’exemple d’une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d’estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l’espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s’exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c’est convertir un royaume : aussi l’Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l’apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l’amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l’horreur du péché.

L’amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s’accroître dans le cœur de la reine. Pour les soulager, elle n’employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres,aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c’est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. » Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d’orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l’on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu’à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s’associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants. 

Marguerite meurt à Édimbourg le 16 novembre 1093 ; sa mort jeta le deuil dans tout le royaume.

©Evangelizo.org

Sainte Marguerite priez pour nous !

16.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-19.

 

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.


Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Théodore le Studite (759-826)

moine à Constantinople

Catéchèse (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 279-281 ; rev.)

N’ayez de crainte que pour le Dieu vivant !

« Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur » (Ph 4,4). Et pourquoi, en effet, n’êtes-vous pas remplis de joie et ne marchez-vous pas dans l’allégresse, puisque vous avez été jugés dignes d’être attirés en cet état évangélique par l’appel qui discerne et qui prédestine (cf. Rm 8,29-30), appel du Dieu qui gouverne toutes choses par sa sagesse ? Et maintenant que par l’élévation de votre genre de vie vous voilà comme sur un promontoire, jetez vos regards sur la vie misérable et rampante des hommes : elle est comme ballottée par la mer, projetée ici et là par le mouvement incertain des affaires. En vérité, rien ne dure, rien ne demeure dans le même état, vous le voyez bien ; mais même les rois passent, les princes tombent, les puissants maîtres de la terre meurent comme de simples mortel (cf. Ps 81,7) ; et ceux qui ont été mariés quelque temps se séparent, qu’ils abandonnent leur conjoint ou qu’ils en soient abandonnés. La beauté est bientôt flétrie, la jeunesse est éphémère, le plaisir est fugace ; la richesse se dissipe et toue possession, comme le rêve d’une ombre, s’éloigne de ceux qui pensent la retenir. On ne trouve que lamentation et deuil dans l’adversité et le revers des mortels. (…) Et presque personne ne lutte pour ce qui est stable et durable (…). Mais vous mes frères, oh ! Comment et où avez-vous été appelés, et comment êtes-vous montés sur la montagne du Seigneur (cf. Ps 23,3) ? Comment contemplez-vous les merveilles de la vie céleste ? (…) Plaise donc au Dieu qui vous a fait monter jusqu’à ce promontoire, de vous rendre forts et de vous affermir pour que vous fassiez toujours de qui lui plaît dans la sainteté et la justice (cf. Lc 1,75) (…). N’ayez donc de crainte que pour le Dieu vivant (cf. Lc 12,5 ; Ap 14,7), mes enfants !

LECTURES :

Livre de Malachie 3,19-20a. 

Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche.
Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Psaume 98(97),5-6.7-8.9. 

R/ Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture. (Ps 97, 9)

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !

Que résonnent la mer et sa richesse, 
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains, 
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient 
pour gouverner la terre, 
pour gouverner le monde avec justice 
et les peuples avec droiture !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-12. 

Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ;
et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.
Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.
Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.
À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné.

15.11.2025 – Rencontre du pape Léon XIV avec le monde du cinéma

Le pape Léon XIV reçoit, ce samedi 15 novembre à partir de 11h30, une délégation du monde du cinéma dans la salle Clémentine du Vatican. Parmi ses membres figurent plusieurs acteurs et réalisateurs internationaux, dont Gaspar Noé, Cate Blanchett, Spike Lee, George Miller, Monica Bellucci ou encore le réalisateur français Stéphane Brizé. Au programme des discussions selon le Vatican, le rôle du 7ème art dans la mission de l’Église.