04.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : 
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Le Héraut, Livre V, SC 331 (Œuvres spirituelles, trad. J-M Clément, les moniales de Wisques et B. de Vregille, éd. du Cerf, 1986, p. 21, 23, rev.)

Entrer dans le Royaume en faisant la volonté du Père

Un jour où Gertrude priait pour [la santé de leur Mère] avec le désir de connaître dans quelle situation elle se trouvait, le Seigneur répondit : « C’est avec une joie incomparable que j’ai attendu ce jour pour conduire dans la solitude celle que je me suis choisie, afin de lui parler au cœur (cf. Os 2,16). Je n’ai pas été déçu dans mon attente (cf. Ps 77,30) : elle répond toujours selon mon parfait bon plaisir et m’obéit en tout pour ma plus douce joie. » Ce qui signifie : la maladie est cette solitude où le Seigneur parle au cœur et non à l’oreille de sa bien-aimée. (…) Ces paroles que le Seigneur dit à son élue sont les épreuves et les préoccupations de son cœur : la malade songe qu’elle est inutile, qu’elle perd son temps sans résultat, que les autres travaillent pour elle, et cela en pure perte puisque le bien de la santé ne s’ensuivra peut-être jamais. A tout cela elle répond d’une manière conforme au bon plaisir divin, gardant la patience en son cœur, désirant que la volonté de Dieu s’accomplisse parfaitement en elle. (…) Et le Seigneur ajouta : « Mon élue se soumet à moi pour ma plus grande joie lorsqu’elle ne cherche pas à se soustraire aux incommodités de la maladie. (…) Or, plus je fais peser sur elle l’infirmité et la fatigue, plus aussi elle m’est docile en acceptant patiemment et avec discrétion pour le plaisir de mon très doux de mon Cœur, les soulagements et ménagements nécessaires à son corps. Et ceci est une pierre de plus à sa couronne, car parfois elle ne le fait pas sans peine. Qu’elle reprenne courage cependant en se rappelant que grâce à ma bienveillance et à ma tendresse « tout coopère au bien de ceux qui aiment » (cf. Rm 8,28)

LECTURES :

Livre d’Isaïe 26,1-6. 

En ce jour-là, ce cantique sera chanté dans le pays de Juda : Nous avons une ville forte ! Le Seigneur a mis pour sauvegarde muraille et avant-mur.
Ouvrez les portes ! Elle entrera, la nation juste, qui se garde fidèle.
Immuable en ton dessein, tu préserves la paix, la paix de qui s’appuie sur toi.
Prenez appui sur le Seigneur, à jamais, sur lui, le Seigneur, le Roc éternel.
Il a rabaissé ceux qui siégeaient dans les hauteurs, il a humilié la cité inaccessible, l’a humiliée jusqu’à terre, et lui a fait mordre la poussière.
Elle sera foulée aux pieds, sous le pied des pauvres, les pas des faibles.

Psaume 118(117),1.8.19-20.21.25.26. 

R/ Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! (Ps 117, 26a)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur 
que de compter sur les hommes ;

Ouvrez-moi les portes de justice : 
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur : 
qu’ils entrent, les justes ! »

Je te rends grâce car tu m’as exaucé : 
tu es pour moi le salut.
Donne, Seigneur, donne le salut ! 
Donne, Seigneur, donne la victoire !

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! 
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !

Au Sri Lanka, un incroyant deux fois guéri par Marie (II)

Au Sri Lanka, un incroyant deux fois guéri par Marie (II)

La terre du sanctuaire marial (OMI)(I) de Madhu, au Sri Lanka, est reconnue pour guérir contre la morsure des serpents venimeux, comme le cobra. Il s’y fait aussi de nombreuses conversions. La Vierge de Madhu y a rendu la vue à un aveugle et l’a converti à la foi catholique en 1891. Mais quelque temps après, le père Collin (OMI), qui avait été témoin du miracle, apprit que le jeune homme se conduisait mal, et le fit venir :

– « Comment ! Tu offenses si gravement le bon Dieu après tant de promesses ? » – « Mais, je n’ai rien à me reprocher, père. Le jeune swami (guru) qui t’a remplacé un moment m’a dit que je pouvais agir de cette façon. La fille, qui était ma fiancée, refusait de renoncer au sivaïsme pour devenir ma femme. Car j’y avais mis ma condition. Alors j’ai demandé au jeune swami si elle pouvait cuire mon riz quand même. Il m’a répondu  : Oui, elle peut cuire ton riz. De quoi me blâmes-tu donc ? » – « Malheureux ! C’est que ce jeune swami n’était pas encore au courant des tours de votre langage. Il croyait qu’il ne s’agissait que de préparer ton repas. S’il avait su que cuire le riz de quelqu’un voulait dire vivre avec lui comme si on était mariés, il ne t’aurait jamais approuvé. Quitte au plus tôt cette créature et remets-toi à ton devoir. Sans quoi, la sainte Vierge pourrait bien regretter de t’avoir guéri et te le faire savoir. »

Santiago – c’était le nom qu’il avait choisi au baptême – promit et ne tint pas sa promesse. Aussi la menace du prêtre se réalisa-t-elle : il redevint aveugle. Mais il retourna à Madhu, se confessa, reprit sincèrement ses résolutions, remit sur ses yeux la terre miraculeuse et la vue lui fut à nouveau rendue. Vingt ans après, le père Collin rencontra Santiago. Il ne s’était pas marié, parce que la jeune Indoue, la seule qu’il aimait, s’était obstinée dans son paganisme ; mais il vivait, en effet, en bon chrétien.

André Dorval, OMI (1) OMI : Oblats de Marie Immaculée, ordre missionnaire fondé par le père Eugène Mazenod

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.12.2025 – Saint Charbel – Un repère dans la tourmente libanaise

« Qui n’est pas ivre de saint Charbel, n’est pas digne d’être Libanais ». L’expression, tirée d’une hagiographie, résume bien la dévotion que les Libanais, chrétiens, mais pas seulement, restés aux pays ou émigrés, ont pour leur saint ermite. Joseph naquit à Biqa kafrä (Nord du Liban) en 1828, dans une famille maronite et paysanne. Son père, laboureur, réquisitionné par l’administration ottomane pour mener des travaux de forces, mourra d’épuisement quand Joseph n’a que quatre ans. En grandissant, l’enfant se découvre très vite une profonde vocation pour la prière et le silence. À 23 ans, il décide de quitter le monde et de se faire ermite sous le nom de Charbel. C’est au bout de 17 ans que le père abbé du monastère Saint-Maron à Annaya accéda à sa demande. Le moine vécut encore 23 ans dans un ermitage et mourut le 24 décembre 1898. Son supérieur résuma sa vie par ces mots : « sa conduite fut plus angélique qu’humaine. » Peu de temps après sa montée au ciel, des lumières apparurent sur sa tombe. Dans les années 1950, une huile se mit à suinter de son cercueil. Très vites les pèlerins affluèrent, la terrible guerre civile qui secoua le pays, de 1975 à 1990, ne les empêchèrent pas d’accéder chaque fois plus nombreux au sanctuaire, dans la Vallée Sainte. Procession, récitation du chapelet, baisers posés sur une croix ou une image… le documentaire qui donne notamment la parole à des miraculés, rend fidèlement compte de cette profonde ferveur des libanais pour saint Charbel qui n’a rien perdu de son actualité. Saint Charbel – Un repère dans la tourmente libanaise – Une coproduction KTO/BIG COMPANY PROD 2025 – Réalisée par Fabien Collini.

03.12.2025 – SAINT DU JOUR

St François-Xavier

PRÊTRE S.J. († 1552)

Saint François Xavier
Prêtre s.j. 
Apôtre des Indes et du Japon

François Xavier, nom de naissance Francisco de Jasso y Azpilicueta, dernier de six enfants, naît à Javier, près de Pampelune en Navarre, le 7 avril 1506, dans une famille noble.

Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l’orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s’éprit d’amitié et d’admiration pour ce jeune homme. 

Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l’église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard (1537 à Venise), Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Xavier commença par la conversion de Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l’Inde. Une mission finie, une autre l’appelait ; le désir du salut des âmes était insatiable dans son cœur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l’ignorance des langues, l’absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. 

Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d’opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable. Sa plus belle et sa plus difficile mission fut l’évangélisation du Japon. 

Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu, le 3 décembre 1552, appela au repos, à l’âge de 46 ans et 8 mois, cet incomparable conquérant des âmes, qu’on a justement surnommé l’apôtre des Indes et du Japon.

François Xavier a été béatifié, le 21 octobre 1619, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621) et canonisé, avec Ignace de Loyola, par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), le 12 mars 1622. 

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