04.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon
Veuve Molé de Champlâtreux
(en religion Mère Saint-Louis)
Fondatrice de la Congrégation des
« Sœurs de la Charité de Saint-Louis »

Marie-Louise-Élisabeth, fille de Chrétien François de Lamoignon de Basville, garde des sceaux de France en 1787, naît à Paris le 3 octobre 1763, dans l’hôtel particulier des Lamoignon, et fait partie de la haute noblesse française. 

Elle est baptisée le jour même à l’église Saint-Sulpice. Louise-Élisabeth est proche de sa grand-mère, Madame Berryer, qui reçoit la famille dans son château de Thubeuf en Normandie et qui veille à la piété de sa petite-fille, tout en lui donnant des précepteurs de qualité. La fillette est influencée par Bourdaloue qui est le directeur spirituel de la famille. Elle n’oubliera jamais les grâces reçues de sa première communion, à l’âge de huit ans. 

Marie-Louise-Élisabeth épouse, en la chapelle de l’hôtel Lamoignon, en février 1779, Édouard François Mathieu Molé, conseilleur au Parlement de Paris, issu d’une famille de grands magistrats. Ils auront cinq enfants dont deux atteignent l’âge adulte.
Madame Molé forme, grâce à M. de Pancemont, nouveau curé de sa paroisse Saint-Sulpice, un groupe de dames pour secourir la pauvreté du quartier pendant le dur hiver 1788-1789. Au cours d’une retraite, elle sent l’appel du Christ.

Puis la Révolution survient, la famille reste en France, malgré un court intermède à Bruxelles en 1791. Le comte et la comtesse Molé de Champlâtreux sont de retour en janvier 1792 pour se mettre en règle avec la loi du 9 novembre 1791 sur les émigrés. Ils sont cependant arrêtés et enfermés à la Conciergerie. Madame Molé est libérée à cause de son état de santé, mais son mari, homme intègre et charitable, est guillotiné, le jour de Pâques 1794.
Madame Molé est profondément affectée par l’exécution de son mari et la mort de sa fille de quatre ans en 1794 et songe à entrer dans un ordre contemplatif. Elle a trente ans, et renouvelle son pacte avec la Croix du Christ. Elle est expulsée de chez elle. Elle ne retrouve sa propriété de Méry-sur-Oise que l’année suivante. Elle perd son frère qui combat contre la Convention thermidorienne en Bretagne en 1795. C’est une nouvelle épreuve.

Elle est cependant dissuadée, à cette époque, d’entrer en religion par son confesseur, M. de Pancemont, avec qui elle correspond clandestinement et qui, revenu d’exil est devenu évêque de Vannes, l’encourage plutôt à fonder quelques années plus tard une congrégation religieuse, la congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis », le 25 mai 1803. 
Le Concordat est entré en vigueur depuis quelques mois, et la liberté religieuse peut s’établir en France. Madame Molé s’installe à Vannes avec quelques compagnes et sa mère, Madame de Lamoignon, dans un premier couvent acheté par elle, près du port de Vannes. Ses deux enfants étant « établis », elle y ouvre des classes pour les fillettes de familles pauvres. 

Elle prononce ses vœux sous le nom de Sœur Saint-Louis (Mère Saint-Louis lorsqu’elle devient supérieure de la Congrégation) et les vocations affluent. Elle y anime notamment un atelier de dentelle et de tissage du coton.

Lorsque Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) vient sacrer Napoléon Ier, il bénit la fondatrice et ses compagnes. Une nouvelle épreuve crucifiante survient en 1807, lorsque Mgr de Pancemont meurt d’une attaque d’apoplexie. Une nouvelle maison de charité ouvre en 1808 à Auray, dans l’ancien couvent des cordelières, puis fonde un noviciat séparé en 1810. La congrégation est reconnue civilement par une ordonnance royale, en 1816. En 1824, elle achète l’ancien couvent de Saint-Gildas de Rhuys pour y ouvrir une école gratuite et une œuvre de retraites.

Mère Saint-Louis quitte, à Vannes, sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 4 mars 1825, serrant sur son cœur le crucifix qui ne la quittait pas depuis ses jeunes années.
Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte une cinquantaine de religieuses. 
Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l’amour de Dieu qui les habite.
L’œuvre de Mère Saint-Louis s’est poursuivie en France, et dans d’autres pays : Angleterre, Canada, États-Unis, Haïti, Madagascar, Mali, Sénégal, Martinique, Mexique de sorte qu’on peut dire que sa Congrégation a pris une dimension internationale.

Le procès diocésain de béatification débute en 1959, le diocèse de Vannes déposant le dossier à Rome en 1962.

Déclarée vénérable par Saint Jean-Paul II, le 16 janvier 1986, Louise-Elisabeth de Lamoignon, épouse Molé de Champlâtreux (Mère Saint-Louis), a été proclamée bienheureuse le 27 mai 2012, en la solennité de Pentecôte, sur l’esplanade du port de Vannes, par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger).

Une première en Bretagne !

Pour voir la vidéo de la Béatification :
>>> Mère Saint-Louis – YouTube

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Mère Saint-Louis priez pour nous !

04.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,17-28. 

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.

Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Les Discours sur les psaumes, Ps 126

« Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18,14)

       « C’est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)… Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d’avoir subi l’humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s’étaient déjà choisi leur place, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Ils voulaient « se lever avant la Lumière »… Pierre aussi s’était levé avant la Lumière, lorsqu’il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous. En effet, le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est le Fils de Dieu, a été saisi d’effroi à l’idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t’arrivera pas ! » (cf Mt 16,22) Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait le Seigneur ? Il l’a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »… « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »…       Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu’il faut leur poser ; ils n’en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l’orgueil où ils sont tombés. Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C’est en vain. Vous voulez vous élever avant d’être abaissé ? Votre Seigneur lui-même, lui qui est votre lumière, s’est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes…, il s’est abaissé en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2,6s).

LECTURES :

Livre de Jérémie 18,18-20. 

Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »
Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

Psaume 31(30),5-6.14.15-16. 

R/ Sauve-moi, mon Dieu, par ton amour. (Ps 30, 17)

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ; 
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J’entends les calomnies de la foule : 
de tous côtés c’est l’épouvante. 
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, 
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi 
des mains hostiles qui s’acharnent.

27.11.2023 – SAINT DU JOUR

St Maxime de Lérins

ÉVÊQUE DE RIEZ († V. 460)

Saint Maxime de Lerins (ou de Riez)
Évêque
(† v. 460)

Né dans le pays de Riez (Basses Alpes), il devint moine à l’abbaye de Lérins et succéda à son fondateur, saint Honorat, lorsque celui-ci devint évêque d’Arles. 

Il refusa d’être l’évêque de Fréjus, mais il fut bien obligé, par l’enthousiasme des fidèles, à devenir évêque de Riez dans les Basses Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). 

Maxime mourut au milieu d’eux, après les avoir édifiés, pendant vingt-sept ans, par sa pénitence et sa charité.

Il fit triompher la vérité catholique dans plusieurs conciles provinciaux à Orange (441), Vaison-la-Romaine (442), Arles (451 et 453).

Saint Maxime de Lerins priez pour nous !