Sainte Claire d’Assise : pauvre de tout, comblée de Dieu

Illustration

Sainte Claire d’Assise : pauvre de tout, comblée de Dieu

Sainte Claire d’Assise, née Chiara Offreduccio di Favarone dans une famille de la noblesse italienne, est une sainte, une mystique et la fondatrice de l’ordre des Pauvres Dames, ou Clarisses. Promise à un mariage prestigieux, elle abandonne sa famille et son rang social le soir de la fête des Rameaux de 1212. Elle a entendu un sermon de saint François d’Assise et choisit, comme lui, d’embrasser une vie de pauvreté absolue, de pénitence et de prière. Favorisée de grâces surnaturelles, elle organise au monastère de Saint-Damien une communauté féminine cloîtrée exceptionnelle, fondée sur l’amour de « Dame Pauvreté ». Elle rend l’âme à Dieu le 11 août 1253.

Les raisons d’y croire

  • En septembre 1240, des Sarrasins à la solde de l’empereur germanique Frédéric II attaquent le monastère de Saint-Damien et pénètrent dans le cloître. Bien que malade et alitée, Claire se fait porter hors de sa chambre et prie devant le Saint-Sacrement, prosternée. « Alors les Sarrasins se retirèrent de telle manière qu’ils ne causèrent aucun dommage ni aucun mal », épargnant le monastère. Cet assaut apparaît à plusieurs reprises dans les Actes du procès, dans les dépositions des religieuses qui avaient vécu avec elle (cf. la déposition de sœur Filippa de Leonardo di Gislerio).
  • Un autre prodige inexplicable fut consigné et étudié lors de son procès de canonisation : une multiplication des vivres. Un jour, la communauté ne dispose plus que d’un seul pain. Claire demande à une religieuse d’en donner une moitié aux frères mineurs, de garder l’autre pour le déjeuner. Elle demande de faire avec ce demi-pain cinquante tranches pour les sœurs, qui étaient déjà à table. La sœur proteste que c’est impossible. « Va et fais comme je te l’ai dit », insiste Claire. « Et ainsi le Seigneur multiplia ce pain de telle manière que j’en fis cinquante tranches bonnes et grandes », raconte sœur Cecilia di Gualtiero Cacciaguerra.
  • Claire a été gratifiée d’une vision mystique exceptionnelle lors d’une messe de Noël. Très affaiblie et clouée au lit, la nuit de Noël, la sainte gémit de ne pouvoir assister à la messe avec ses sœurs à la basilique Saint-François. Mais il lui est donné de voir la célébration de la messe et d’entendre distinctement les chants de la liturgie, alors qu’elle se trouve bien loin de l’église… Elle sera proclamée sainte patronne de la télévision en 1958 par le pape Pie XII en raison de cette vision mystique.
  • La pérennité et le rayonnement international des Clarisses montrent que l’intuition de Claire n’a pas disparu avec elle. Depuis près de huit siècles, des femmes de cultures et d’époques très différentes choisissent de consacrer toute leur existence au Christ, dans la pauvreté, la chasteté et la prière. Cette continuité est remarquable : l’Évangile, siècle après siècle, ne cesse de susciter des existences entièrement données à Dieu.
  • La Règle de Claire témoigne de la puissance transformatrice du christianisme. Ce texte adosse une vie contemplative exigeante à une pauvreté radicale, tout en accordant une place remarquable à la liberté de chaque moniale. Que cette vision, née de l’Évangile au XIIIe siècle, conserve sa pertinence jusqu’à aujourd’hui constitue un indice de la fécondité singulière de l’anthropologie chrétienne.
  • La vie entière de sainte Claire d’Assise, faite d’engagements spirituels, de renoncements aux biens et aux honneurs de ce monde, témoigne de façon magnifique de sa fidélité à la puissance de l’Esprit. Claire montre et démontre aux hommes d’aujourd’hui encore la beauté d’une existence tendue vers le Royaume.

Auteur :

Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.

Source : Marie de Nazareth

La fondation de Constantinople, dédiée à la Mère de Dieu

La fondation de Constantinople, dédiée à la Mère de Dieu

Le nouvel empereur Constantin triomphant, au nom du Christ et de la Vérité, s’employa dès lors à offrir l’Empire romain réunifié au Roi des rois, et tel un nouvel Apôtre il fit proclamer jusqu’aux extrémités de l’Orient et de l’Occident, de la Mésopotamie à la Grande-Bretagne, la foi au Dieu unique et en Son Fils incarné pour notre Salut.

Dans un édit proclamé dans tout l’Empire, il déclarait que Dieu seul devait être considéré comme la cause de ses victoires et qu’il avait été choisi par la Providence pour se mettre au service du bien et de la vérité. Il incitait tous ses sujets à suivre son exemple, mais sans contraindre personne.

À ce nouvel Empire Chrétien, qui devait durer mille ans, il décida de donner une nouvelle capitale, et inspiré par un signe divin, le pieux empereur fixa son choix sur la petite ville de Byzance, qui occupait une position charnière entre l’Orient et l’Occident. Il marqua lui-même les limites de la nouvelle ville, et donna l’ordre au maître d’œuvre, Euphrata, de n’épargner aucune dépense pour la doter de monuments et de voies publiques dépassant en gloire et magnificence toutes les autres villes du monde.

Lors de la fondation de la cité, le 8 novembre 324, Byzance reçut le nom de Constantinople et de Nouvelle-Rome, et fut dédiée par la suite à la Mère de Dieu. Les travaux furent menés en grande hâte et, le 11 août 330, pour le vingt-cinquième anniversaire du règne de l’empereur, on célébra avec faste l’inauguration de la nouvelle capitale.

L’Équipe de Marie de Nazareth

https://codexdei.mariedenazareth.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.08.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Claire d’Assise
Vierge et fondatrice des Clarisses 
(1193-1253)

Claire, naît en 1193 en Assise (Italie), dans la noble famille de Favarone di Offreduccio, de Bernardino et de Ortolana. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l’oraison, le mépris du monde, l’amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice. 

À l’âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d’Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d’un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux. 

Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l’agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu’on me ramène Agnès ! » s’écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vint les rejoindre. 

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime : l’amour de Dieu était l’âme de toutes ses vertus.

Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l’eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller. 

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu’on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle. 

Elle est célèbre par l’expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria : « Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » ; malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis.

Claire, le 11 août 1253, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Claire d’Assise

Et plus encore : >>>  Clarisses

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Sainte Claire d’Assise priez pour nous !

PRIÈRE À SAINTE CLAIRE :

Ô aimable Sainte Claire, Toi qui, marchant sur les traces de la Vierge Marie, as été mère dans le Corps mystique du Christ, donne-nous ton amour pour l’Église, pour tous nos frères.

Toi qui, dans tes dernières paroles, as béni le Seigneur de t’avoir créée, obtiens-nous de comprendre le grand don de la vie;

intercède auprès de Dieu pour nos familles: obtiens-nous la concorde, l’ardeur sereine au travail, la joie d’être ensemble;

et fais qu’un jour nous puissions te rejoindre pour louer et chanter éternellement avec toi les miséricordes du Seigneur. Amen.

11.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.12-14. 

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Pensées choisies du saint Curé d’Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 65-66, rev.)

L’union à Dieu

Le Bon Dieu n’a pas besoin de nous. S’il nous commande de prier, c’est qu’Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là. Lorsqu’Il nous voir venir, Il penche son Cœur bien bas vers sa petite créature comme un père qui s’incline pour écouter son petit enfant qui lui parle. Le matin, il faut faire comme l’enfant qui est dans son berceau : dès qu’il ouvre les yeux, il regarde vite s’il voit sa mère… Il y a deux choses pour s’unir avec notre Seigneur et pour faire son salut : la prière et les sacrements. Tous ceux qui sont devenus saints ont fréquenté les sacrements et ont élevé leur âme à Dieu par la prière.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 2,8-10.3,1-4. 

La parole du Seigneur me fut adressée : « Toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »
Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau.
Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs.
Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »
J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau
et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.
Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

Psaume 119(118),14.24.72.103.111.131. 

R/ Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse ! (Ps 118, 103a)

Je trouve dans la voie de tes exigences 
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences : 
ce sont elles qui me conseillent.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, 
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : 
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes exigences resteront mon héritage, 
la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire, 
assoiffé de tes volontés.