16.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,11-13. 

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Hilaire (v. 315-367)

évêque de Poitiers et docteur de l’Église

La Trinité, livre 12, 52-53 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 1988, t. 1, p. 19)

« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »

Père saint, Dieu tout-puissant, lorsque j’élève vers ton ciel la faible lumière de mes yeux, puis-je douter qu’il est ton ciel ? Quand je contemple la course des étoiles, leur retour dans le cycle de l’année, quand je vois les Pléiades, la Petite Ourse et l’Étoile du matin et que je considère comment chacune brille au poste qui lui est assigné, je comprends, ô Dieu, que tu es là, dans ces astres que je ne comprends pas. Lorsque je vois « les vagues superbes de la mer » (Ps 92,4), je ne saisis pas l’origine de ces eaux, je ne saisis même pas ce qui met en branle leurs flux et leurs reflux réguliers, et pourtant, je crois qu’il est une cause — impénétrable certes pour moi — à ces réalités que j’ignore, et là aussi je perçois ta présence. Si je tourne mon esprit vers la terre qui, par le dynamisme de forces cachées, décompose toutes les semences qu’elle a accueillies dans son sein, les fait lentement germer et les multiplie, puis leur donne de grandir, je ne trouve rien là que je puisse comprendre avec mon intelligence ; mais cette ignorance m’aide à te discerner, toi, puisque, si je ne connais pas la nature mise à mon service, cependant je te rencontre par le fait même qu’elle est là, pour mon usage. Si je me tourne vers moi, l’expérience me dit que je ne me connais pas moi-même et je t’admire d’autant plus que je suis pour moi un inconnu. En effet, même si je ne peux pas les comprendre, je fais l’expérience des mouvements de mon esprit qui juge, de ses opérations, de sa vie, et cette expérience, c’est à toi que je la dois, toi qui m’as donné en partage cette nature sensible qui fait ma joie, même si son origine est au-delà des prises de mon intelligence. Je ne me connais pas moi-même, mais en moi je te trouve et, en te trouvant, je t’adore.

LECTURES :

Lettre de saint Jacques 1,1-11. 

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut !
Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves.
Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance,
et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque.
Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.
Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève.
Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit,
s’il est partagé, instable dans toute sa conduite.
Que le frère d’humble condition tire sa fierté d’être élevé,
et le riche, d’être humilié, car il passera comme l’herbe en fleur.
En effet, le soleil s’est levé, ainsi que le vent brûlant, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, la beauté de son aspect a disparu ; de même, le riche se flétrira dans toutes ses entreprises.

Psaume 119(118),67-68.71-72.75-76. 

R/ Que vienne à moi ta tendresse, Seigneur, et je vivrai. (Ps 118, 77a)

Avant d’avoir souffert, je m’égarais ; maintenant, j’observe tes ordres.
Toi, tu es bon, tu fais du bien : apprends-moi tes commandements.
C’est pour mon bien que j’ai souffert, 
ainsi, ai-je appris tes commandements.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, 
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidèle quand tu m’éprouves.

Que j’aie pour consolation ton amour 
selon tes promesses à ton serviteur !

À Ostie, Léon XIV exhorte à ne pas se résigner à une culture d’abus et d’injustice

À Ostie, Léon XIV exhorte à ne pas se résigner à une culture d’abus et d’injustice

Sur la côte romaine, lors de la messe qu’il a présidée ce dimanche 15 février à la paroisse Santa Maria Regina Pacis, le Pape a invité à répandre «le respect et l’harmonie» face à la violence qui «existe et blesse», en consacrant «énergies et ressources» à l’éducation des jeunes, et en s’opposant à la dérive de l’arrogance et de la suprématie du plus fort par «la force désarmante de la douceur».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

À la paroisse Santa Maria Regina Pacis d’Ostie, petite ville située à environ 30 km de Rome, à l’entame de son homélie, le Pape Léon XIV a exprimé sa joie d’être avec l’ensemble de la communauté paroissiale, en ce dimanche, jour du Seigneur.

S’appuyant ensuite sur les textes du jour, le Saint-Père a souligné que la première lecture tirée du livre de Ben Sira le Sage (cf. 15, 16-21), et le psaume 118 chanté lors de la messe, «invitent à voir dans les commandements du Seigneur non pas une loi oppressive, mais sa pédagogie pour l’humanité qui recherche la plénitude de la vie et de la liberté».

Les tristesses et angoisses des hommes de ce temps

À ce propos, a expliqué le Pape, à l’avant-propos de la Constitution pastorale Gaudium et spes, se trouve l’une des plus belles expressions du Concile Vatican II, «dans laquelle on sent presque battre le cœur de Dieu à travers le cœur de l’Église». «Le Concile dit, a rappelé l’évêque de Rome: « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur ».»

Le Seigneur indique comme «voie vers la plénitude de l’homme, une fidélité à Dieu fondée sur le respect et le soin de l’autre dans son caractère sacré inviolable, à cultiver avant tout dans le cœur, avant même les gestes et les paroles». C’est là, en effet, «que naissent les sentiments les plus nobles», a soutenu Léon XIV, mettant en garde contre le repli sur soi, les envies, et la jalousie.

«Lorsque nous aussi, nous jugeons les autres et les méprisons, rappelons-nous que le mal que nous voyons dans le monde, trouve ses racines précisément là, là où le cœur devient froid, dur et dépourvu de miséricorde».

Le Saint-Père en compagnie d'un groupe d'enfants
Le Saint-Père en compagnie d’un groupe d’enfants   (ANSA)

Violences à Ostie

À Ostie, où malheureusement la violence sévit et fait des victimes, «gagnant parfois du terrain parmi les jeunes et les adolescents, peut-être alimentée par la consommation de substances illicites»; ou encore «par le fait d’organisations criminelles qui exploitent les personnes en les impliquant dans leurs crimes et qui poursuivent des intérêts par des méthodes illégales et immorales», le Pape a prodigué des conseils aux fidèles présents.

 La bonne graine de l’Évangile

Léon XIV a exhorté à «continuer à se dépenser avec générosité et courage pour répandre dans vos rues et dans vos maisons la bonne graine de l’Évangile». «Ne vous résignez pas à la culture de l’abus et de l’injustice» a poursuivi le Souverain pontife, encourageant à «prôner le respect et l’harmonie», en «commençant par désamorcer les discours et en investissant ensuite vos énergies et vos ressources dans l’éducationen particulier celle des enfants et des jeunes».

Le souhait de l’évêque de Rome est «qu’ils puissent apprendre dans la paroisse l’honnêteté, l’accueil, l’amour qui dépasse les frontières»; apprendre «à aider non seulement ceux qui rendent la pareille et à saluer non seulement ceux qui saluent, mais à aller vers tous de manière gratuite et libre»; apprendre «la cohérence entre la foi et la vie, comme nous l’enseigne Jésus lorsqu’il dit: « Si tu présentes ton offrande à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis reviens présenter ton offrande »».

La paroisse Santa Maria Regina Pacis d’Ostie
La paroisse Santa Maria Regina Pacis d’Ostie   (ANSA)

Sainte Marie Reine de la Paix

Il y a cent dix ans, le Pape Benoît XV a voulu que cette paroisse soit dédiée à Sainte Marie Reine de la Paix. Il l’a fait en pleine Première Guerre mondiale, «considérant votre communauté comme un rayon de lumière». Malheureusement, a déploré Léon XIV «de nombreux nuages assombrissent encore le monde, avec la propagation de logiques contraires à l’Évangile, qui exaltent la suprématie du plus fort, encouragent l’arrogance et alimentent la séduction de la victoire à tout prix, sourdes au cri de ceux qui souffrent et de ceux qui sont sans défense».

Pour conclure, le Pape a encouragé à «opposer à cette dérive, la force désarmante de la douceur», en continuant à «demander la paix, à accueillir et à cultiver son don, avec ténacité et humilité». «Notre paix est le Christ, que l’on conquiert en se laissant conquérir et transformer par Lui, en lui ouvrant notre cœur et, avec sa grâce, en l’ouvrant à ceux qu’Il place sur notre chemin» a précisé le Saint-Père, à la paroisse Santa Maria Regina Pacis d’Ostie.

“Saint Augustin enseignait qu’il n’est pas difficile de posséder la paix […]. Si […] nous voulons l’avoir, elle est là, à notre portée, et nous pouvons la posséder sans aucun effort (Sermo 357, 1).”

Source : VATICANNEWS, le 15 février 2026

Léon XIV: pendant le Carême, écouter la parole de Dieu et jeûner

Pape Léon XIV   (@Vatican Media)

Léon XIV: pendant le Carême, écouter la parole de Dieu et jeûner

Dans son message pour le Carême 2026, publié vendredi 13 février depuis la Cité du Vatican, le Pape Léon XIV invite les fidèles à vivre ce temps liturgique comme un chemin de conversion intérieure et communautaire. «Écouter» et «jeûner» constituent, selon le Saint-Père, deux attitudes fondamentales pour remettre Dieu au centre de la vie et laisser la foi retrouver son élan.

Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican

«Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie», écrit le Pape. Face aux «inquiétudes et distractions quotidiennes» qui dispersent le cœur, ce temps liturgique devient une occasion privilégiée pour «renouveler la décision de suivre le Christ», en marchant avec Lui vers Jérusalem, là où s’accomplit «le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection». Pour Léon XIV, tout chemin de conversion commence par une attitude fondamentale: «se laisser rejoindre par la Parole» et l’«accueillir avec docilité d’esprit», car il existe «un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère».

MESSAGE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV POUR LE CARÊME 2026

«Écouter»: la première disposition du cœur

Le Saint-Père souligne que «la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre». Il rappelle que Dieu Lui-même se révèle comme un Dieu qui écoute: «J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris» (Ex 3,7). Cette écoute du cri de l’opprimé est, selon le Pape, «le début d’une histoire de libération». L’écoute de la Parole dans la liturgie éduque ainsi à une écoute plus profonde de la réalité. Parmi «les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale», l’Écriture rend capables de reconnaître «celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse». Entrer dans cette disposition intérieure, insiste Léon XIV, c’est apprendre à écouter comme Dieu Lui-même écoute, «j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris», jusqu’à reconnaître que «la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église».

Jeûner: discerner l’essentiel et élargir le désir

Si le Carême est un temps d’écoute, «le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu». L’abstinence de nourriture, rappelle le Pape, est «un exercice ascétique très ancien et irremplaçable. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance.», car elle aide à discerner ce dont nous avons réellement faim et à ordonner nos «appétits, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.». Citant saint Augustin, Léon XIV rappelle que l’homme vit une tension entre le désir de justice et son accomplissement ultime: «Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité». Le jeûne permet ainsi de purifier le désir, «de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien».

Mais le Saint-Père met en garde: «Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité». «Personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu», écrit-il, rappelant que l’austérité évangélique conduit à «un mode de vie plus sobre» et à une vie chrétienne authentique et forte, «c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne».

Désarmer le langage pour ouvrir des chemins de paix

Le Pape propose également une forme de jeûne concrète et exigeante: «Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain». Il invite à «désarmer le langage», à renoncer «aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à la médisance et aux calomnies». À la place, il encourage à cultiver la gentillesse «Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes». Alors, affirme-t-il, «des paroles de haine laisseront place à des paroles d’espérance et de paix».

Un chemin à vivre ensemble

Enfin, Léon XIV insiste sur la dimension communautaire du Carême: «le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne».  À l’image du peuple d’Israël se rassemblant pour écouter la Loi et jeûner (cf. Ne 9,1-3), les paroisses, familles et communautés sont appelées à un «cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance».

Dans cette perspective, la conversion touche non seulement la conscience personnelle, mais aussi «le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation». Le Pape conclut en priant pour un Carême qui rende «notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis» et qui fasse des communautés chrétiennes «des lieux où l’écoute engendre des chemins de libération», contribuant à l’édification de la «civilisation de l’amour».

Source : VATICANNEWS, le 13 février 2026

15.02.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: saisir dans chaque précepte de la Loi, une exigence d’amour

Dans la méditation qui a précédé la prière mariale de l’Angélus, présidée ce dimanche 15 février depuis la fenêtre du Palais apostolique, le Pape a porté une réflexion sur la deuxième partie du «Sermon sur la montagne», texte qui «révèle la véritable signification des préceptes de la Loi de Moïse». Le Souverain pontife a rappelé aux quelques 2 000 fidèles présents sur la place Saint-Pierre, qu’«une justice minimale ne suffit pas, il faut un grand amour, possible grâce à la force de Dieu».

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

Après avoir proclamé les Béatitudes, Jésus – dans son «Sermon sur la montagne» – se concentre sur la relation directe avec Dieu plutôt que sur la piété extérieure, invitant à «entrer dans la nouveauté du Royaume de Dieu». «Pour nous guider dans ce cheminement», a indiqué le Pape, le Christ fait connaitre «la véritable signification des préceptes de la Loi de Moïse». Il révèle que les lois divines données sur le mont Sinaï ne servent pas à«satisfaire un besoin religieux extérieur pour se sentir en règle devant Dieu, mais à nous faire entrer dans une relation d’amour avec Lui et avec nos frères». Cela explique par ailleurs pourquoi Il dit qu’Il n’est pas venu pour abolir la Loi, «mais pour l’accomplir», a aussi souligné le Vicaire du Christ.

Les commandements sont un moyen de commencer à connaître Dieu

Pour le Nazaréen, «l’accomplissement de la Loi, c’est précisément l’amour qui en réalise le sens profond et le but ultime». Il s’agit, a expliqué le Pape, d’«acquérir une “justice supérieure” à celle des scribes et des pharisiens, une justice qui ne se limite pas à observer les commandements, mais qui nous ouvre à l’amour et nous engage dans l’amour». Pour illustrer cet enseignement, Jésus examine certains préceptes de la Loi qui se réfèrent à des situations concrètes de la vie, et par les antinomies, il relève «la différence entre une justice religieuse formelle et la justice du Royaume de Dieu».  D’un côté il rappelle les prescriptions laissés par Moïse: «Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens», et de l’autre il affirme: «Mais moi, je vous dis».

Cette approche, a souligné Léon XIV, est «très importante», indiquant qu’elle «nous dit que la Loi a été donnée à Moïse et aux prophètes comme un moyen de commencer à connaître Dieu et son projet sur nous et sur l’histoire». Maintenant que «Lui-même est venu parmi nous en la personne de Jésus qui a accompli la Loiil fait de nous « des fils du Père »», «nous donnant la grâce d’entrer en relation avec Lui comme des fils et comme des frères entre nous».

Entrer dans la logique du Royaume de Dieu

L’enseignement à tirer de la démarche du Christ est que «la vraie justice, c’est l’amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons saisir une exigence d’amour». En effet, a fait remarquer Léon XIV, «il ne suffit pas de ne pas tuer physiquement une personne si ensuite je la tue avec des mots, ou si je ne respecte pas sa dignité». De même, a-t-il complété, «il ne suffit pas d’être formellement fidèle à son conjoint et de ne pas commettre d’adultère si cette relation manque de tendresse réciproque, d’écoute, de respect, de prise en charge de l’autre et de cheminement conjoint dans un projet commun».

Ainsi le Pape a conclu par cette note: «l’Évangile nous donne cet enseignement précieux: une justice minimale ne suffit pas, il faut un grand amour, possible grâce à la force de Dieu», invitant les fidèles rassemblés à invoquer ensemble la Vierge Marie, «qui a donné au monde (…) Celui qui accomplit la Loi et le projet du salut», afin qu’«elle nous aide à entrer dans la logique du Royaume de Dieu et à vivre sa justice».

Source : VATICANNEWS, le 15 février 2026

Aimer Marie n’est pas une dévotion

Aimer Marie n’est pas une dévotion

Dans cette sainte famille de Nazareth, Joseph, le père adoptif, reçoit sa paternité de Dieu le Père, pour aimer et faire grandir son Fils bien aimé et Marie, pleine de grâce, est le temple de l’Esprit Saint. Dans cette famille tout est vécu de façon admirable : vie liturgique, vie de prière, vie de travail, vie de charité et de présence aux autres, vie de détente et de joie.

La Sainte Famille n’est pas séparée de Nazareth et de ce qui s’y vit mais elle vit tout avec simplicité, douceur et humilité. Apprenons à aimer cette sainte famille. Aimons Joseph qui doit être pour nous un exemple de père, d’éducateur et de travailleur. Aimons Marie.

Parfois certaines personnes me disent : « je n’ai pas une grande dévotion mariale ». L’amour de Marie n’est pas une dévotion, c’est une obligation. Plus vous priez Marie, plus vous aimez Jésus ; plus vous priez Jésus, plus vous aimez Marie. Si vous n’aimez pas assez Marie, c’est que vous n’aimez pas assez Jésus.

Père Emmanuel Gobilliard

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.02.2026 – SAINT DU JOUR

St Claude La Colombière

Saint Claude La Colombière

Prêtre s.j.

 

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d’observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

« Mon fidèle serviteur et parfait ami» : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de  prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. 

Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur. 

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection ‘Christus’, Paris, 1962.

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939)  et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement : >>>Claude La Colombière

Source principale : jesuites.com ; vatican.va ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Claude La Colombière priez pour nous !