27.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17. 

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Homélie attribuée à Eusèbe d’Alexandrie (fin du 5ème siècle)

Sermons sur le dimanche, 16, 1-2 ; PG 86, 416-421 (in Les Pères de l’Église commentent l’Évangile. Homéliaire pour les dimanches A, B, C et les grandes fêtes, coll. Mysteria sous la direction de Henri Delhougne, 9e dimanche TO B; trad. R. Pirlot; Éd. Brepols 1991, p. 250)

Le sabbat devient le premier jour de la création nouvelle

La semaine comporte évidemment sept jours : Dieu nous en a donné six pour travailler, et il nous en a donné un pour prier, nous reposer et nous libérer de nos péchés. (…) Je vais t’exposer les raisons pour lesquelles la tradition de garder le dimanche et de nous abstenir de travailler nous a été transmise. Lorsque le Seigneur a confié le sacrement aux disciples, « il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : ‘Prenez, mangez : ceci est mon corps, rompu pour vous en rémission des péchés’. De même, il leur donna la coupe en disant : ‘Buvez-en tous : ceci est mon sang, le sang de l’Alliance Nouvelle, répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Faites cela en mémoire de moi’ » (Mt 26,26s ;1Co 11,24). Le jour saint du dimanche est donc celui où l’on fait mémoire du Seigneur. C’est pourquoi on l’a appelé « le jour du Seigneur ». Et il est comme le seigneur des jours. En effet, avant la Passion du Seigneur, il n’était pas appelé « jour du Seigneur » mais « premier jour ». En ce jour, le Seigneur a établi le fondement de la résurrection, c’est-à-dire qu’il a entrepris la création ; en ce jour, il a donné au monde les prémices de la résurrection ; en ce jour, comme nous l’avons dit, il a ordonné de célébrer les saints mystères. Ce jour a donc été pour nous le commencement de toute grâce : commencement de la création du monde, commencement de la résurrection, commencement de la semaine. Ce jour, qui renferme en lui-même trois commencements, préfigure la primauté de la sainte Trinité.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17. 

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.
En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Psaume 68(67),2.4.6-7ab.20-21. 

R/ Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires. (Ps 67, 21a)

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent, 
ses adversaires fuient devant sa face.
Mais les justes sont en fête, ils exultent ; 
devant la face de Dieu ils dansent de joie.

Père des orphelins, défenseur des veuves, 
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.

Que le Seigneur soit béni ! 
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires, 
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.

26.10.2025 – Messe avec ordination épiscopale de l’archevêque Miroslaw Stanislaw Wachowski

Messe avec ordination épiscopale

Basilique Saint-Pierre, Messe présidée par le Pape Léon XIV avec ordination épiscopale de Son Excellence l’archevêque Miroslaw Stanislaw Wachowski, Nonce apostolique en Irak.

26.10.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Léon XIV invite à reconnaître notre besoin de miséricorde

Juste après la messe du jubilé dédié aux équipes synodales et aux organes de participation ce dimanche 26 octobre, et avant la prière mariale de l’Angélus, depuis les appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a, devant une place Saint-Pierre baignée des milliers de fidèles, partagé une méditation sur la parabole du pharisien et du publicain, invitant les fidèles à cultiver l’humilité et la vérité du cœur dans leur relation à Dieu.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

Depuis la fenêtre du Palais apostolique, le Saint-Père a rappelé les deux figures contrastées de l’Évangile du 30e dimanche du Temps ordinaire C: le pharisien, sûr de sa propre justice, et le publicain, conscient de son péché. La prière du pharisien, centrée sur la vantardise et l’orgueil spirituel, a-t-il fait remarquer, «reflète une observance stricte de la Loi, certes, mais pauvre en amour, faite de “donner” et “avoir”, de dettes et de crédits, dépourvue de miséricorde». En revanche, celle du publicain révèle un cœur ouvert à la grâce: «O Dieu, aie pitié de moi, pécheur».

L’humilité, chemin de vérité et de guérison

Léon XIV a souligné le courage du publicain, qui ose se présenter devant Dieu malgré son passé et sa réputation.

“Il ne se renferme pas dans son monde, il ne se résigne pas au mal qu’il a fait. Il quitte les lieux où il est craint, en sécurité, protégé par le pouvoir qu’il exerce sur les autres. Il vient au Temple seul, sans escorte, même au prix de regards sévères et de jugements tranchants, et se présente devant le Seigneur, en retrait, la tête baissée”

Le Saint-Père a également expliqué que «ce n’est pas en affichant ses mérites que l’on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres».

Citant saint Augustin, il a comparé le pharisien à un malade qui cache ses plaies par orgueil, et le publicain à celui qui, humblement, expose ses blessures pour être guéri: «Nous ne sommes pas surpris que ce publicain, qui n’a pas eu honte de montrer sa partie malade, soit reparti guéri».

«N’ayons pas peur de reconnaître nos erreurs»

Léon XIV a par ailleurs encouragé les fidèles, à l’instar du publicain, à ne pas craindre de reconnaître leurs faiblesses: «N’ayons pas peur de reconnaître nos erreurs, de les mettre à nu en en assumant la responsabilité et en les confiant à la miséricorde de Dieu». Ce chemin d’humilité, a-t-il affirmé, permet à la fois la guérison intérieure et la croissance du Royaume de Dieu «qui n’appartient pas aux orgueilleux, mais aux humbles».

Source : VATICANNEWS, le 26 octobre 2025

26.10.2025 – Jubilé des équipes synodales et des organes de participation : messe présidée par le pape Léon XIV

Le Pape Léon XIV appelle à une Église humble et fraternelle

Redécouvrir la véritable nature de l’Église, qui n’est pas «une institution hiérarchique ou un système de pouvoir, mais une communion vivante, façonnée par l’amour et animée par l’Esprit Saint». C’est l’invitation que le Pape Léon XIV a lancée lors de la célébration eucharistique qu’il a présidée ce dimanche 26 octobre dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion du Jubilé des équipes synodales et des organes de participation.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

Le Saint-Père a d’emblée rappelé que l’Église «n’est pas une simple institution religieuse… mais le signe visible de l’union entre Dieu et l’humanité». Évoquant le Concile Vatican II, il a insisté sur la vocation universelle de l’Église qui est de «rassembler tous les hommes et les femmes en une seule famille de frères et sœurs», un peuple d’enfants aimés du Père.

Léon XIV a en outre souligné le fait que les équipes synodales et les organes de participation expriment cette réalité profonde, à savoir: «dans l’Église, les relations ne répondent pas à la logique du pouvoir mais à celle de l’amour». Reprenant un avertissement cher à son prédécesseur, il a indiqué que les logiques mondaines divisent, tandis que la vie spirituelle unit.

«La règle suprême dans l’Église est l’amour»

Le Saint-Père a rappelé que la charité demeure la norme fondamentale de la vie ecclésiale.

“La règle suprême dans l’Église est l’amour: personne n’est appelé à commander, tous sont appelés à servir; personne ne doit imposer ses idées, nous devons tous nous écouter mutuellement; personne n’est exclu, nous sommes tous appelés à participer; personne ne détient toute la vérité, nous devons tous la rechercher humblement, et la rechercher ensemble”

L’Église synodale, a-t-il ajouté, est appelée à vivre le mot “ensemble” un mot qui «exprime précisément l’appel à la communion». Citant à nouveau son prédécesseur, le Pape François dans son message de Carême 2025, Léon XIV a rappelé que «marcher ensemble, c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu».

Le danger du pharisianisme et la leçon du publicain

S’appuyant sur l’Évangile du jour, le Pape a médité sur la parabole du pharisien et du publicain. Si les deux «montent ensemble» au Temple, a-t-il noté, ils ne prient pas ensemble: l’un s’enferme dans son orgueil, l’autre s’ouvre à la miséricorde.

Frères et sœurs, cela peut aussi arriver dans la communauté chrétienne. Cela arrive lorsque le “moi” prime sur le “nous”, générant des individualismes qui empêchent les relations authentiques et fraternelles; lorsque la prétention à être meilleur que les autres, comme le fait le pharisien avec le publicain, crée des divisions et transforme la communauté en un lieu de jugement et d’exclusion; lorsque l’on utilise son propre rôle pour exercer un pouvoir et occuper des espaces.

À l’inverse, a-t-il poursuivi, le publicain enseigne l’humilité et la dépendance envers Dieu. «Avec lui, nous devons reconnaître que nous avons besoin de Dieu et les uns des autres», a exhorté Léon XIV, citant saint Clément de Rome: «Le Christ appartient à ceux qui se sentent humbles, et non à ceux qui s’élèvent au-dessus du troupeau».

Appel à une Église collégiale et accueillante

Les équipes synodales, a dit le Pape, sont appelées à élargir l’espace ecclésial afin qu’il devienne «collégial et accueillant». Elles doivent aider l’Église à vivre les tensions entre unité et diversité, tradition et nouveauté, autorité et participation, non pas en les niant mais en les fécondant par l’Esprit. «Être une Église synodale c’est reconnaître que la vérité ne se possède pas mais qu’elle se recherche ensemble, en se laissant guider par un cœur inquiet et amoureux de l’Amour».

L’Évêque de Rome a ainsi invité les fidèles à pratiquer le discernement spirituel fondé sur la liberté intérieure, la prière, la confiance et l’abandon à la volonté de Dieu.

«Rêver et construire une Église humble»

Léon XIV a conclu son homélie par un appel vibrant à construire une Église humble:

“Une Église qui ne se tient pas droite comme le pharisien, triomphante et gonflée d’orgueil, mais qui s’abaisse pour laver les pieds de l’humanité; une Église qui ne juge pas comme fait le pharisien avec le publicain, mais qui se fait lieu d’accueil pour tous et pour chacun; une Église qui ne se referme pas sur elle-même, mais qui reste à l’écoute de Dieu pour pouvoir écouter tout le monde. Engageons-nous à construire une Église toute synodale, toute ministérielle, toute attirée par le Christ et donc tendue vers le service du monde”

Citant les mots de Don Tonino Bello (évêque italien de Molfetta décédé en 1993, ndlr), le Saint-Père a invoqué la Vierge Marie, pour qu’elle aide l’Église à «surmonter les divisions internes» et à «réconcilier les querelles réciproques».

«Que le Seigneur, a conclu le Pape Léon XIV, nous accorde la grâce d’être enracinés dans l’amour de Dieu pour vivre en communion les uns avec les autres, et être dans le monde des témoins d’unité et d’amour».

Source : VATICANNEWS, le 26 octobre 2025

26.10.2025 – SAINTS DU JOUR

Saints Lucien et Marcien
Magiciens, puis martyrs chrétiens 
(† 250)

Lucien et Marcien, nés dans les ténèbres de l’idolâtrie, étaient passionnés pour l’étude de la magie. Mais ils se convertirent en voyant l’inutilité de leurs charmes sur une vierge chrétienne, et la défaite des malins esprits par la vertu du signe de la croix. Ils n’eurent pas plus tôt ouvert les yeux à la lumière de l’Évangile, qu’ils brûlèrent leurs livres de magie, au milieu de la ville de Nicomédie. 

S’étant purifiés de leurs crimes par le baptême, ils distribuèrent leurs biens aux pauvres , et se retirèrent dans la solitude, afin que par l’exercice de la prière et par la pratique de la mortification, ils pussent soumettre leurs passions, se fortifier dans les résolutions qu’ils avaient prises pour se mettre plus sûrement à l’abri du danger, et fuir plus facilement les tentations auxquelles on est exposé dans le monde, jusqu’à ce que leur vertu fût solidement établie. 

Lorsqu’ils eurent passé de la sorte un temps considérable, ils se mirent à prêcher Jésus-Christ aux gentils, pour les rendre participants de la grâce qu’ils avaient reçue.

L’édit de Dèce contre les chrétiens ayant été publié en Bithynie, l’an 250, ils furent arrêtés et conduits devant le proconsul Sabin. Comme celui-ci demandait à Lucien de quelle autorité il prêchait Jésus-Christ, il lui répondit que tout homme devait faire ses efforts pour retirer ses frères de l’erreur. Marcien ne fit pas une profession moins généreuse de sa foi. Le juge ordonna qu’ils fussent étendus sur le chevalet. 

« Tandis que nous adorions les idoles, lui dirent Lucien et Marcien, nous avons commis plusieurs crimes, nous avons donné publiquement dans les abominations de la magie, sans qu’on nous fît subir aucun châtiment : mais nous devenons chrétiens, nous remplissons les devoirs de bons citoyens, et l’on nous applique à des tortures barbares. » Le proconsul les menaçant de les faire souffrir encore davantage, Marcien reprit : « Nous sommes prêts à souffrir tout ce qu’il vous plaira : mais nous ne renoncerons point au vrai Dieu, de peur qu’il ne nous précipite dans un feu qui ne s’éteindra jamais. » 

Il eut à peine fini de parler, que Sabin les condamna tous deux à être brûlés vifs. Ils allèrent avec joie au lieu de l’exécution. Ils expirèrent au milieu des flammes, en louant et bénissant le Seigneur.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).

26.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14. 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’


Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 659-665 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 168-169)

Justifie-moi avec le Publicain !

Le Pharisien de la Loi, En sa prière au Temple, Mettait en avant le bien qu’il avait accompli Devant tes yeux qui voient tout. L’âme insensée s’enorgueillissait En se comparant au genre humain lointain Et au proche Publicain Qui, en même temps que lui, priait. Non seulement il n’obtint pas ce qu’il demandait À cause de sa langue grandiloquente, Mais encore ses œuvres antérieures de justice, Il les perdit à cause de son discours vaniteux. Mais alors, que ferai-je à mon âme Qui aime le vice totalement, Très négligente pour les bonnes actions, Active pour amasser les mauvaises ? Car je n’accomplis pas les bonnes actions Pour lesquelles s’est glorifié le Pharisien ; Et je suis bien supérieur à lui Dans le vice de la gloriole et de l’orgueil. Mais donne la voix du Publicain À mon âme guérie, chef des Publicains, Pour clamer avec ses propres mots : « Mon Dieu, pardonne-moi mes péchés ! » Justifie-moi avec lui, Comme Tu l’as fait pour lui par une seule parole ; Humilie mon esprit au-dedans, Pour que je sois exalté par ta grâce.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 35,15b-17.20-22a. 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes.
Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé.
Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.
Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

Psaume 34(33),2-3.16.18.19.23. 

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, 
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : 
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé, 
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs : 
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16-18. 

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.