30.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,31-35. 

En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu !


Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jérôme (347-420)

prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église

Traité sur le psaume 95 : CCL 78, p. 154-155 ; Lettre 58,2-4 : PL 22, 580 (trad. Orval)

« Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants »

La croix du Christ est le soutien du genre humain : sur cette colonne est bâtie sa demeure. Quand je parle de la croix, je vise non pas le bois mais la Passion. Cette croix, elle se trouve aussi bien en Bretagne qu’en Inde, et dans l’univers entier… Heureux celui qui porte dans son cœur la croix et la résurrection, ainsi que le lieu de la naissance et le lieu de l’ascension du Christ. Heureux celui qui possède Bethléem dans son cœur et dans le cœur de qui le Christ naît chaque jour… Heureux celui dans le cœur de qui le Christ ressuscite chaque jour parce que chaque jour il fait pénitence pour ses péchés même légers. Heureux celui qui chaque jour s’élève du Mont des Oliviers au Royaume des cieux, là où sont grasses les olives et où naît la lumière du Christ… Ce n’est pas d’avoir été à Jérusalem, mais d’avoir bien vécu à Jérusalem que l’on doit se féliciter. La cité qu’il faut chercher, ce n’est pas celle qui a tué les prophètes et versé le sang du Christ, mais celle qu’un fleuve impétueux met en liesse (Ps 46,5), celle qui, bâtie sur une montagne, ne peut être cachée (Mt 5,12), celle que l’apôtre Paul proclame la mère des saints et en laquelle il se réjouit de résider avec les justes (Ga 4,26-27).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,31b-39. 

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.
alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le glaive ?
En effet, il est écrit : C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir.
Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,
ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

Psaume 109(108),21-22.26-27.30-31. 

R/ Aide-moi, Seigneur mon Dieu : sauve-moi par ton amour ! (Ps 108, 26b)

Mais toi, Seigneur Dieu, agis pour moi à cause de ton nom. Ton amour est fidèle : délivre-moi.
Vois, je suis pauvre et malheureux ; au fond de moi, mon cœur est blessé.
Aide-moi, Seigneur mon Dieu : sauve-moi par ton amour !
Ils connaîtront que là est ta main, que toi, Seigneur, tu agis.
A pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur, je le louerai parmi la multitude,
car il se tient à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent.

« Lorsque le monde perd la Mère il perd le Fils »

« Lorsque le monde perd la Mère, il perd le Fils »

(Pour Jésus, aux noces de Cana) le terme de « Femme » indiquait une relation plus large à toute l’humanité que le terme de « Mère ». Il signifiait qu’elle (Marie) n’était pas seulement sa mère, mais qu’elle devait devenir aussi la mère de toute l’humanité, tout comme lui était le Sauveur de toute l’humanité.

Elle allait avoir désormais de nombreux enfants, non pas selon la chair, mais selon l’esprit. Jésus était son premier-né, dans la chair et dans la joie, Jean son second fils, dans l’esprit et dans la douleur, et nous, ses millions et millions d’enfants.

Chaque objection soulevée contre la dévotion à Marie prend racine dans un terrain de foi imparfaite dans le Fils. C’est un fait historique que, lorsque le monde perd la Mère, il perd le Fils. Peut-être que quand le monde reviendra à l’amour de Marie, il reviendra aussi à la foi en la divinité du Christ

Vénérable Fulton Sheen Évêque américain. Sa cause de canonisation a été ouverte en 2002

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30. 

En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.
Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.
Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.”
Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.”
Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.”
Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.


Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Le Missel romain

Prière eucharistique pour la réconciliation n° 2

« Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin du Royaume »

Père très bon, ton Fils a laissé à ton Église ce mémorial de son amour ; en rappelant ici sa mort et sa résurrection, nous te présentons cette offrande qui vient de toi, le sacrifice qui nous rétablit dans ta grâce ; accepte-nous aussi, avec ton Fils bien-aimé. Donne-nous dans ce repas ton Esprit Saint : qu’il fasse disparaître les causes de nos divisions ; qu’il nous établisse dans une charité plus grande, en communion avec le Pape, notre évêque, le collège épiscopal, et ton peuple tout entier. Fais de ton Église en ce monde, le signe visible de l’unité, et la servante de la paix. Et comme tu nous rassembles ici, dans la communion de la bienheureuse Mère de Dieu, la Vierge Marie, et de tous les saints du ciel, autour de la table de ton Christ, daigne rassembler un jour les hommes de tout pays et de toute langue, de toute race et de toute culture, au banquet de ton Royaume ; alors nous pourrons célébrer l’unité enfin accomplie et la paix définitivement acquise par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,26-30. 

Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables.
Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.
Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

Psaume 13(12),4-5a.5b-6. 

R/ Moi, je prends appui sur ton amour, Seigneur. (Ps 12, 6)

Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu ! 
Donne la lumière à mes yeux, 
garde-moi du sommeil de la mort ;
que l’adversaire ne crie pas : « Victoire ! »

Que l’ennemi n’ait pas la joie de ma défaite !
Moi, je prends appui sur ton amour ; 
que mon cœur ait la joie de ton salut ! 
Je chanterai le Seigneur pour le bien qu’il m’a fait.