10.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,1-6. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !
Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.


Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Par la lumière de la foi (Jésus Christ notre Résurrection, trad. A. Bernard, éd. du Cerf, 1980, p. 45-46)

Éclaire-moi de la lumière de la très sainte foi !

Ô abîme ! Déité éternelle ! Océan sans fond ! Pouvais-tu me donner davantage que te donner toi-même ? Tu es le feu qui brûle toujours et jamais ne s’éteint. Tu es le feu qui consume l’amour-propre de l’âme. Tu es le feu qui fond toute glace. Tu illumines. À ta flamme j’ai connu la vérité. Tu es cette lumière au-dessus de toute lumière qui éclaire surnaturellement l’œil de l’intelligence, avec une telle abondance et une telle perfection que tu clarifies la lumière de la foi ; dans cette foi, je vois que mon âme a la vie, et dans cette lumière je te reçois, toi, ô lumière. Par la lumière de la foi, je possède la sagesse dans la sagesse du Verbe ; par la lumière de la foi je suis forte, constante et persévérante ; par la lumière de la foi j’espère et je ne me laisse pas défaillir en route. Cette lumière m’enseigne la vraie voie ; sans elle, j’irais dans les ténèbres. Aussi te supplie-je, Père éternel, de m’éclairer de la lumière de la très sainte foi. (…) Ô Trinité éternelle, dans la lumière que tu m’as donné avec la très sainte foi, j’ai connu la voie de la grande perfection. Tu me l’as montrée afin que je te serve dans la lumière et non dans les ténèbres, que je sois un miroir de bonne et sainte vie et que je m’arrache enfin à la misérable existence que je mène, par ma faute, dans les ténèbres. (…) Revêts-moi, ô vérité éternelle, revêts-moi de toi afin que ma vie mortelle s’écoule dans l’obéissance véritable et la lumière de la très sainte foi dont tu as enivré mon âme.

LECTURES :

Livre de la Sagesse 1,1-7. 

Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple,
car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui.
Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent.
Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché.
L’Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond.
La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laissera pas le blasphémateur impuni pour ses paroles ; car Dieu scrute ses reins, avec clairvoyance il observe son cœur, il écoute les propos de sa bouche.
L’esprit du Seigneur remplit l’univers : lui qui tient ensemble tous les êtres, il entend toutes les voix.

Psaume 139(138),1-2.5a.3-4.7-8.9-10.

 

R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (Ps 138, 24b)

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; 
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, 

tu as mis la main sur moi.
Que je marche ou me repose, tu le vois, 
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, 

déjà, Seigneur, tu le sais.
Où donc aller, loin de ton souffle ? 
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ; 

je descends chez les morts : te voici.
Je prends les ailes de l’aurore 
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit, 

ta main droite me saisit.

ROSAIRE DU CENTENAIRE DES APPARITIONS DE PONTEVEDRA 1925-2025

Cœur immaculé de Marie de Pontevedra

LA PRIÈRE DU ROSAIRE

À Fátima, Notre-Dame a demandé avec insistance aux petits bergers de réciter le chapelet chaque jour, en offrant la prière pour la paix dans le monde : “Priez le chapelet tous les jours, afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. »

ROSAIRE COMMÉMORATIF DU CENTENAIRE DE L’APPARITION À PONTEVEDRA

Le Chapelet commémoratif du Centenaire de l’Apparition de Notre-Dame et de l’Enfant Jésus à Pontevedra, en Espagne, a été inspiré par le Cœur Immaculé de Marie, élément central du Message de Fatima. Le Cœur de Marie, sans tâche, est une icône de la présence aimante de Dieu dans le monde.

Fabriqué manuellement à Fátima, au Portugal, le chapelet est composé de perles de verre dans un dégradé de couleurs allant du blanc au rose, représentant les espérances et les angoisses de l’humanité.

Entre chaque dizaine, a été placée une perle blanche en forme de cœur, évoquant la dévotion des Premiers Samedis du mois en réparation au Cœur Immaculé de Marie.

Le connecteur du chapelet, en métal, également en forme de cœur, porte à l’avers le logo du Centenaire de l’Apparition de Pontevedra et, au revers, la date commémorative de l’événement : 1925-2025.

La composition du chapelet se termine par un crucifix en métal argenté, décoré d’éléments liés à Fátima.

APPARITION DE NOTRE-DAME ET DE L’ENFANT JÉSUS

Apparition du 10 décembre 1925, Pontevedra, en Espagne.

La Très Sainte Vierge lui apparut, et à côté d’elle, suspendu sur une nuée, se trouvait un Enfant.

La Très Sainte Vierge posa la main sur son épaule et montra, en même temps, un Cœur qu’elle tenait dans l’autre main, entouré d’épines.

En même temps, Il dit :

— Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère qui est couvert d’épines, que les hommes ingrats enfoncent en Moi à tout instant, sans qu’il y ait quelqu’un pour faire un acte de réparation afin de les enlever.

Ensuite, Elle dit :

– Regarde, ma fille, Mon Cœur entouré d’épines, que les hommes ingrats Me transpercent à tout instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, au moins, viens Me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, au premier samedi, se confesseront et recevront la Sainte Communion, réciteront le Rosaire et Me tiendront compagnie pendant 15 minutes, en méditant sur les 15 Mystères du Rosaire dans le but de Me réparer, Je promets de leur venir en aide, à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires au salut de ces âmes. Le 15.02.1926, l’Enfant Jésus apparut de nouveau à Lucie, réitérant la demande faite par Notre-Dame.

Memórias da Irmã Lúcia I

La dévotion des Premiers Samedis a été approuvée le 13-09-1939 par l’évêque de Leiria, à Fatima.

LOGO DU CENTENAIRE DE L’APPARITION À PONTEVEDRA

Le logo du Centenaire de l’Apparition à Pontevedra, conçu par l’Apostolat Mondial de Fatima, prend la forme d’un cœur, stylisé en double ligne, avec deux couleurs : le bleu et le rouge. Le bleu fait référence à la Vierge Marie et le rouge au souffrance de Son cœur, outragé par les péchés de l’humanité, qui réclame réparation. Le contour du cœur, du côté droit, est formé de cinq sphères bleues, qui représentent les cinq offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie.

Au centre du cœur se trouve la sculpture de Notre-Dame et de l’Enfant Jésus, de l’apparition du 10 décembre 1925 à Pontevedra. Le dessin du cœur se termine par une petite croix, évocatrice du Rosaire.

« Toi, au moins, cherche à me consoler »

Ce chapelet peut être acheté auprès de notre association au prix de CHF 20.-.

09.11.2025 – ANGÉLUS À ROME

«Nous sommes les pierres vivantes» de l’Église, affirme Léon XIV à l’Angélus

Après avoir célébré la messe en sa cathédrale, la basilique Saint-Jean-de-Latran, le Pape a invité lors de l’Angélus place Saint-Pierre, à regarder au-delà de l’édifice dont on commémore la dédicace en ce dimanche 9 novembre, et à voir que «le véritable sanctuaire de Dieu est le Christ mort et ressuscité».

Xavier Sartre- Cité du Vatican

«Le centre moteur de la foi confiée et préservée par les apôtres et de sa transmission tout au long de l’histoire»: c’est ainsi que Léon XIV décrit la basilique romaine Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de l’évêque de Rome qu’est d’abord et avant le Saint-Père, lors de son commentaire précédant la prière de l’Angélus en ce dimanche, solennité de la Dédicace de la basilique, «Mère de toutes les Église de la Ville et du monde».

L’Église n’est pas qu’un édifice

En ce jour, d’ailleurs, «nous contemplons le mystère de l’unité et de la communion avec l’Église de Rome, appelée à être la mère qui prend soin avec sollicitude de la foi et du cheminement des chrétiens dispersés dans le monde», explique d’entrée le Saint-Père. L’essentiel n’est pas d’admirer «une œuvre d’une valeur historique, artistique et religieuse extraordinaire» mais d’aller au-delà de l’aspect extérieur de l’édifice et de comprendre que «le véritable sanctuaire de Dieu est le Christ mort et ressuscité. Il est l’unique médiateur du salut, l’unique Rédempteur, Celui qui, en s’unissant à notre humanité et en nous transformant par son amour, représente la porte qui s’ouvre grand pour nous et nous conduit vers le Père».

Les chrétiens, pierres vivantes

Ce sanctuaire, nous en sommes «les pierres vivantes» dans la mesure où nous sommes unis au Père, «nous sommes l’Église du Christ, son corps, ses membres appelés à répandre dans le monde son Évangile de miséricorde, de consolation et de paix, à travers ce culte spirituel qui doit avant tout resplendir dans notre témoignage de vie» affirme le Souverain pontife.

Pour bien «saisir la richesse du mystère de l’Église», il recommande de former notre cœur «à ce regard spirituel» pour surmonter «les fragilités et les erreurs des chrétiens, ainsi que les nombreux clichés ou préjugés». La sainteté de l’Église réside dans «“le don du Seigneur, jamais repris”, qui continue à choisir “comme réceptacle de sa présence, avec un amour paradoxal, même et précisément les mains sales des hommes”» comme l’écrivait le cardinal Joseph Ratzinger en 2005, avant de devenir Pape.

Source : VATICANNEWS, le 9 novembre 2025

09.11.2025 – Messe de Léon XIV pour la dédicace de Saint-Jean-de-Latran

Bâtir une Église demande de creuser jusqu’au roc qu’est le Christ, explique le Pape

Lors de la messe ce dimanche 9 novembre en la solennité de la Dédicace de la basilique Saint-Jean-de-Latran, Léon XIV a établi un parallèle entre la construction matérielle de l’église et celle spirituelle de la communauté qui l’habite. Il a livré une réflexion sur «notre être Église». Il s’est aussi adressé à l’Église de Rome, son diocèse, l’appelant à travailler avec confiance pour grandir ensemble. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

C’est sa cathédrale, «Mère de toutes les Églises», symbole de la diffusion et de l’enracinement de la religion chrétienne sous l’empire romain, abandonnant son statut de persécutée. Léon XIV a célébré la messe en la basilique Saint-Jean-de-Latran en ce dimanche matin pour commémorer sa dédicace, au IVe siècle, «un fait historique très important pour la vie de l’Église» a-t-il souligné. Mais cette église, l’une des plus anciennes de la capitale italienne, est surtout «le signe de l’Église vivante» qui nous rappelle que «nous aussi, en tant que “pierres vivantes”, nous formons sur cette terre un temple spirituel», d’où «l’usage d’appliquer le “nom de l’Église, qui signifie assemblée des fidèles, au temple qui les recueille”»a rappelé Léon XIV, citant saint Paul VI. Le Saint-Père a ensuite entrepris une réflexion sur «notre être Église».

Pour bâtir cette basilique, «ceux qui nous ont précédés ont donné à notre cathédrale des fondations solides, en creusant profondément, avec difficulté, avant de commencer à ériger les murs qui nous accueillent, et cela nous fait nous sentir beaucoup plus tranquilles» a-t-il tout d’abord expliqué. De même, «nous aussi, ouvriers de l’Église vivante, avant de pouvoir ériger des structures imposantes, nous devons creuser en nous-mêmes et autour de nous pour éliminer tout matériau instable qui pourrait nous empêcher d’atteindre le roc nu du Christ».

Ni pressés ni superficiels mais patients

Sans ce roc, «le risque serait de surcharger d’une structure lourde, un édifice aux fondations fragiles» a mis en garde le Souverain pontife. Pour éviter cet écueil, «ne soyons ni pressés ni superficiels: creusons en profondeur, libérés des critères du monde qui, trop souvent, exige des résultats immédiats, car il ne connaît pas la sagesse de l’attente», a-t-il conseillé aux 2700 fidèles présents sur les bancs de la basilique. Léon XIV a insisté, affirmant que «ce n’est qu’avec humilité et patience que l’on peut construire, avec l’aide de Dieu, une véritable communauté de foi, capable de répandre la charité, de favoriser la mission, d’annoncer, de célébrer et de servir le Magistère apostolique».

Cette humilité, elle est incarnée dans l’Évangile par Zachée, homme riche et puissant qui n’hésite pas à grimper sur un arbre pour apercevoir Jésus, un geste qui signifie «reconnaître ses limites et surmonter les freins inhibiteurs de l’orgueil». C’est ainsi qu’il rencontre Jésus et que sa vie change, car «Jésus nous transforme et nous appelle à travailler dans le grand chantier de Dieu, en nous modelant savamment selon ses desseins de salut» a poursuivi le Pape.

Des efforts à fournir

Insistant sur cette image de «chantier», le Saint-Père reconnait qu’elle évoque «l’activité, la créativité, l’engagement, mais aussi les difficultés, les problèmes à résoudre, parfois complexes», ceux qui expriment «l’effort réel, palpable» de «nos communautés». L’Église de Rome n’y échappe pas, surtout en «cette phase de mise en œuvre du Synode», a-t-il reconnu. Malgré «un parcours difficile», qui passe par «la confrontation et la vérification»«il ne faut pas se décourager» a-t-il exhorté, mais au contraire, «continuer à travailler avec confiance pour grandir ensemble».

S’adressant toujours à son diocèse, l’évêque de Rome a affirmé qu’«au prix de beaucoup d’efforts, il y a un grand bien qui grandit. Ne laissons pas les difficultés nous empêcher de le reconnaître et de le célébrer, pour alimenter et renouveler notre élan»«La charité vécue façonne également notre visage d’Église, afin qu’elle apparaisse de plus en plus clairement à tous qu’elle est “mère”».

Le respect de la liturgie

Léon XIV a voulu conclure son homélie par un rappel fort à «la sobriété solennelle» de la liturgie, «typique de la tradition romaine, qui peut faire tant de bien aux âmes de ceux qui y participent activement». Il a souhaité que celle utilisée dans le siège de Pierre serve d’exemple à tout le peuple de Dieu, «dans le respect des normes, dans l’attention aux différentes sensibilités de ceux qui y participent, selon le principe d’une sage inculturation». Il a demandé à ce «que l’on veille à la beauté simple des rites» pour qu’«elle puisse exprimer la valeur du culte pour la croissance harmonieuse du Corps du Seigneur tout entier», citant saint Augustin pour qui «la beauté n’est que l’amour, et l’amour est la vie»«La liturgie est un domaine où cette vérité se réalise de manière éminente et je souhaite que ceux qui s’approchent de l’autel de la cathédrale de Rome puissent ensuite repartir remplis de cette grâce dont le Seigneur veut inonder le monde»a-t-il appuyé.

Source : VATICANNEWS, le 9 novembre 2025

La naissance de Marie: « première aube de la Rédemption »

La naissance de Marie, « première aube de la Rédemption »

En 2025, la Légion de Marie a fêté ses 104 ans. Le 8 septembre, l’Église a fêté comme chaque année la naissance de la Vierge Marie.

Marie, femme juive du Ier siècle originaire de Nazareth, épouse de Joseph et mère de Jésus, est une figure importante du christianisme, vénérée sous divers titres tels que Vierge ou Reine, dont beaucoup sont mentionnés dans la litanie de Lorette.

La date du 8 septembre est importante car la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie inaugure la page nouvelle et joyeuse de l’aube du salut, Marie étant la mère de Jésus, le Sauveur du monde.

La date a été fixée neuf mois après la fête de l’Immaculée Conception (8 décembre) et sert à rappeler les mystères associés au rôle unique de Marie dans l’histoire du salut.

La naissance de Marie offre  une nouvelle lumière de pureté et de grâce à l’humanité, un prélude resplendissant au salut extraordinaire qui allait accompagner la naissance du Christ.

Tout comme la naissance de Jésus a apporté le salut, la naissance de Marie est comme le premier pas vers ce salut, faisant d’elle un symbole d’espoir, de grâce et d’un nouveau départ pour l’humanité.

Honor Blanco Cabie, 30 août 2025

www.manilastandard.net

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.11.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Louis Beltrame Quattrocchi

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi
Père de famille exemplaire

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

La famille s’installa à Rome en 1892, et Luigi s’inscrivit à la faculté de jurisprudence, la Sapienza où, en 1902 il soutint une thèse sur le thème l’erreur de fait dans le droit pénal.
Il réussit ensuite un concours national lui ouvrant le chemin de la profession d’avocat et épouse Maria Corsini le 25 novembre 1905.
Outre son travail et sa vie de famille, Luigi s’implique dans un apostolat actif et prend part à la vie associative catholique. 

En 1916 il travaille avec l’association scoute naissante l’ASCI, devenant en 1917 président du secteur Roma V et en 1918 membre du Commissariato Centrale. 
En 1919 il fonde le groupe scout « Reparto Scout Roma XX », qu’il dirige jusqu’en 1923. 
En 1921, il devient Conseiller général de l’ASCI jusqu’en 1927.

Au moment du Fascisme en Italie, comme il avait refusé de prendre sa carte du parti, son avancement professionnel fut stoppé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cacha des Juifs, et d’autres personnes poursuivies par le régime en place. À la fin de la guerre, en 1946, il fut nommé vice-avocat général de l’État Italien.
Luigi mourut le 9 novembre 1951, d’un infarctus, sa veuve lui survivra 14 ans.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 
Mariée le 25 novembre 1905 à Luigi Beltrame Quattrocchi, elle se consacra à l’éducation de ses enfants, aux soins de ses parents âgés, tout en ayant une vie spirituelle intense. 
Elle meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux. Elle écrivit son dernier livre à l’âge de 71 ans.

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 
Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Ildefonso Schuster, proclamé bienheureux en 1996.
Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.
Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.

Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

La mémoire individuelle, selon le M.R., correspond au dies natalis de chacun : aujourd’hui pour Luigi Beltrame Quattrocchi et le 26 août pour Maria Corsini. 
Fête commune : 25 novembre (Anniversaire de leur mariage). 

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi priez pour nous !