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06.04.2026 – Regina Caeli du lundi de Pâques
Regina Caeli: la Pâque du Christ redonne une voix à l’espérance
«La Pâque du Seigneur est notre Pâque», le Pape Léon XIV a partagé cette conviction lors de sa méditation avant la prière du Regina Caeli ce lundi de Pâques devant des milliers de pèlerins réunis place Saint Pierre. La résurrection du Christ, a-t-il dit, introduit toute la création dans le temps du salut où, «le désespoir de la mort est supprimé pour toujours».
Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican
D’un même événement: le tombeau vide relaté dans l’évangile de ce lundi de Pâques, l’évêque de Rome note deux interprétations radicalement opposées. D’un côté, les femmes, premières messagères de la joie, qui rencontrent le Ressuscité. De l’autre, les gardes, corrompus par le Sanhédrin, pour propager la thèse du vol du cadavre. «L’une est source de vie nouvelle et éternelle, l’autre de mort certaine et définitive». Ce contraste, souligne-t-il, n’est pas seulement historique; il nous caractérise encore aujourd’hui et questionne notre propre honnêteté et la valeur de notre témoignage dans un monde où la vérité est «occulté par les fake news, … c’est-à-dire par des mensonges, des insinuations et des accusations sans fondement». Face aux obstacles de la désinformation qui brouillent les consciences, le Souverain pontife rappelle que la vérité chrétienne «ne reste pas cachée», mais se manifeste comme une force vivante qui vient illuminer les ténèbres.
«N’ayez pas peur ! Allez annoncer»
Aussi, poursuit-il, l’appel du Christ exhorte au courage de l’annonce de la bonne nouvelle: «N’ayez pas peur ! Allez annoncer». Annoncer la Pâque, dit Léon XIV, c’est affirmer que le Christ est lui-même la Bonne Nouvelle à témoigner au monde: la Pâque du Seigneur est notre Pâque, la Pâque de l’humanité, car cet homme, qui est mort pour nous, est le Fils de Dieu, qui a donné sa vie pour nous. Tout comme le Ressuscité, toujours vivant et présent, libère le passé d’une fin destructrice, de même l’annonce pascale rachète notre avenir du tombeau».
Une Espérance pour les Opprimés
En fêtant le jour nouveau que le Seigneur a fait pour nous, indique le Saint Père, la liturgie célèbre l’entrée de toute la création dans le temps du salut où «le désespoir de la mort est supprimé pour toujours, au nom de Jésus». Le message pascal, explique-t-il , possède une dimension profondément sociale et humaine. Il doit rejoindre en priorité ceux que la méchanceté et la violence cherchent à faire taire: «Je pense aux peuples tourmentés par la guerre, aux chrétiens persécutés à cause de leur foi, aux enfants privés d’éducation».
Dans ces conditions, souligne le Pape, annoncer, en paroles et en actes, la Pâque du Christ, «c’est redonner une voix à l’espérance, qui serait autrement étouffée entre les mains des violents». La Bonne Nouvelle proclamée dans le monde agit, dès lors, comme un phare dans les zones de conflit et d’injustice.
Le Souverain pontife conclu sa méditation en faisant mémoire du Pape François «qui a rendu sa vie au Seigneur» le lundi de Pâques de l’année dernière. «Alors que nous faisons mémoire de son grand témoignage de foi et d’amour, prions ensemble la Vierge Marie, Siège de la sagesse, afin que nous puissions devenir des annonciateurs toujours plus lumineux de la vérité», a déclaré Léon XIV.
Source : VATICANNEWS, le 6 avril 2026
06.04.2026 – MESSE À LOURDES
06.04.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption
La bienheureuse Vierge, prédestinée de toute éternité, à l’intérieur du dessein d’incarnation du Verbe, pour être la Mère de Dieu, fut sur la terre, en vertu d’une disposition de la Providence divine, la vénérable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur.
En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourrait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’Ordre de la grâce, notre Mère.
Lumen Gentium chapitre VIII §61 Concile Vatican II
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
06.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Paul Lê bao Tinh
Prêtre et martyr
(*Trịnh Hà, Vietnam, 1793 – † Bay Mau, Viêt-Nam, 6 avril 1857)
Jeune catholique des missions du TonKin, Paul Lê bao Tinh, encore séminariste, fut jeté en prison et torturé à cause de sa foi.
Libéré, il fut ordonné prêtre, dirigea le séminaire, publia des recueils d’homélies et de catéchèse. Finalement, il fut de nouveau arrêté et passa en jugement. Il fut condamné et décapité à Bay Mau, Viêt-Nam, le 6 avril 1857.
Paul Lê bao Tinh a été beatifié par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), le 2 mai 1909 et canonisé par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 19 juin 1988, parmi cent dix-sept martyrs du Viêt-Nam (Tonkin ou Annam), soit quatre-vingt-seize vietnamiens, onze Espagnols et dix missionnaires français.
On estime qu’entre 1857 et 1862 furent martyrisés cent quinze prêtres du Viêt-Nam, cent religieuses du pays, et plus de cinq mille fidèles. Des couvents, des églises et des écoles catholiques furent rasés, quelque quarante mille catholiques furent spoliés de leurs terres et exilés de leurs régions d’origine ; beaucoup moururent de faim dans le désert ou dans la jungle.
Source principale : foi-et-contemplation.net/ (« Rév. x gpm »).
Saint Paul Lê bao Tinh priez pour nous !

06.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 76,2-3 ; CCL 24A, 465-467 (in Les Pères de l’Église commentent l’Évangile; Collection liturgique Mysteria sous la direction de Henri Delougne; Lundi de Pâques; trad. A.-M. Roguet; rev. Abbaye de Clervaux; Éd. Brepols 1991)
« Allez annoncer à mes frères…qu’ils me verront »
L’ange avait dit aux femmes : « Vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez’ » (Mt 28,7). En disant cela, l’ange ne s’adressait pas à Marie Madeleine et à l’autre Marie, mais, en ces deux femmes, c’est l’Église qu’il envoyait en mission, c’est l’Épouse que l’ange envoyait vers l’Époux. Tandis qu’elles s’en vont, le Seigneur vient à leur rencontre et les salue en disant : « Je vous salue, réjouissez-vous » (…) Il avait dit à ses disciples : « Ne saluez personne en chemin » (Lc 10,4) ; comment se fait-il que sur le chemin il accoure à la rencontre de ces femmes et les salue si joyeusement ? Il n’attend pas d’être reconnu, il ne cherche pas à être identifié, il ne se laisse pas questionner, mais il s’empresse, plein d’élan, vers cette rencontre. (…) Voilà ce que fait la puissance de l’amour ; elle est plus forte que tout, elle déborde tout. En saluant l’Église, c’est lui-même que le Christ salue, car il l’a faite sienne, elle est devenue sa chair, elle est devenue son corps, comme l’atteste l’apôtre Paul : « Il est la tête du corps, c’est-à-dire l’Église » (Col 1,18). Oui, c’est bien l’Église en sa plénitude que personnifient ces deux femmes. (…) Il trouve ces femmes déjà parvenues à la maturité de la foi : elles ont dominé leurs faiblesses et elles se hâtent vers le mystère, elles cherchent le Seigneur avec toute la ferveur de leur foi. C’est pourquoi elles méritent qu’il se donne à elles lorsqu’il va à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue, réjouissez- vous ». Il les laisse non seulement le toucher, mais le saisir à la mesure de leur amour. (…) Ces femmes sont, dans l’Église, les modèles des messagers de la Bonne Nouvelle.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 2,14.22b-33.
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : ‘Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.’
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : ‘Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.’
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. »

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11.
R/ Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

05.04.2026 – MESSE DE LA RÉSURRECTION À NOTRE-DAME DE PARIS
05.04.2026 – CHAPELET À LOURDES
05.04.2026 – ANGÉLUS À ROME
Urbi et Orbi: «que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix !»
Dans son message pascal avant sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au monde », le Pape s’est adressé à un monde fracturé par les guerres et la violence, rappelant que la force par laquelle le Christ est ressuscité «repousse l’instinct de vengeance». En appelant à se convertir à la paix du Christ, le Saint-Père a annoncé une veillée de prière pour la paix le 11 avril prochain dans la basilique Saint-Pierre.
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
Le premier message pascal du Pape Léon XIV était très attendu depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, là où il y a onze mois le pape américain s’était présenté au monde avec ces premiers mots: «La paix soit avec vous!». «Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine» a lancé le Souverain pontife aux fidèles.
C’est bien Dieu lui-même qui est la puissance de résurrection de son fils, «Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète». Cette victoire de la vie sur la mort nous interoge sur cette force, et le Pape d’expliquer combien cette force était opposée à la violence et à l’esprit de vengeance qui déchirent le monde. Cette force, « totalement non violente (…) est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé».
Choisir la paix
Le tombeau vide nous place face à notre liberté, a poursuivi Léon XIV, invitant à se laisser émerveiller par le Christ. Avant de lancer un appel vibrant et fort aux responsables qui alimentent les conflits aujourd’hui: «Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! «Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! » Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !»
Le Pape a également déploré combien «nous nous habitions à la violence», regrettant un esprit de résignation qui mène à l’indifférence. «Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant».
Abandonner la volonté de domination et de pouvoir
«La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur !» a encore lancé le Pape depuis la loggia, annoncçant à ce titre avoir convoqué une veillée de prière pour la paix dans la basilique Saint-Pierre, le 11 avril prochain.
Reprenant les mots de François qui avait, depuis Lampedusa (où il se rendra le 4 juillet prochain) dénoncé «la mondialisation de l’indifférence», Léon XIV a exhorté, en ce jour de fête, à abandonner «toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal».
Avant sa bénédiction apsotolique, le Saint-Père a adressé ses voeux aux fidèles en dix langues: l’italien, l’anglais, le français, l’espanol, le portugais, l’allemand, l’arabe, le chinois, le polonais et le latin.
Source : VATICANNEWS, le 5 avril 2026