08.04.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: la voie de la sainteté est ouverte à tout baptisé

Poursuivant son cycle de catéchèses sur une relecture de la constitution conciliaire Lumen Gentium, Léon XIV s’est arrêté ce mercredi sur la pratique des vertus qui mènent à la sainteté, parmi lesquelles la charité, la pauvreté, l’obéissance et la chasteté.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

C’est sur l’un des chapitres centraux de Lumen Gentium, le cinquième, entièrement consacré à la vocation des fidèles à la sainteté, que Léon XIV a principalement axé sa catéchèse ce mercredi 8 avril, place Saint-Pierre, arrosée d’un soleil printanier et en présence d’environ 30 000 pèlerins dont un grand nombre venus à Rome pour le week-end de Pâques.

La Sainteté, donc, affirme le document conciliaire examiné par l’évêque de Rome depuis le 18 février, mercredi des cendres, «n’est pas un privilège réservé» à quelques élus, «mais un don qui engage chaque baptisé à tendre vers la perfection de la charité, c’est-à-dire vers la plénitude de l’amour envers Dieu et envers son prochain». Et Léon XIV de faire remarquer que la charité est une vertu au cœur de la sainteté. Elle «oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin». Elle peut conduire jusqu’au plus haut degré de sainteté qu’est le martyre, «témoignage suprême de la foi et de la charité». De fait, la constitution conciliaire rappelle que «tout croyant doit être prêt à confesser le Christ jusqu’à verser son sang, comme cela s’est toujours produit et se produit encore aujourd’hui».

Sainteté et conversion

Le chemin qui mène à la sainteté est tracé par le Christ lui-même, auquel chaque personne est assimilée lorsqu’elle reçoit le sacrement de l’Eucharistie. Le Christ sanctifie l’Église, entendue comme peuple de Dieu. L’Église est «indéfectiblement sainte», soutient Lumen Gentium, mais cela ne signifie pas, précise le Pape, «qu’elle le soit pleinement et parfaitement, mais qu’elle est appelée à confirmer ce don divin durant son pèlerinage vers la destination éternelle». Ainsi, puisque la réalité du péché est présente dans l’Église, un profond changement de vie est nécessaire «en nous confiant au Seigneur, qui nous renouvelle dans la charité».

Le peuple des baptisés est appelé à accomplir une mission: se convertir afin de ne pas réduire la sainteté à un simple engagement éthique, ce qu’elle n’est pas. La sainteté est «l’essence même de la vie chrétienne, tant personnelle que communautaire».

Le témoignage de la vie consacrée

En enchainant sur la vie communautaire, au chapitre six de Lumen Gentium, le Souverain pontife en vient au rôle décisif de la vie consacrée, «signe prophétique du monde nouveau», et des vertus qui l’accompagnent: pauvreté, chasteté et obéissance. Le Saint père développe: «La pauvreté exprime une confiance totale en la Providence, libérant du calcul et de l’intérêt personnel; l’obéissance a pour modèle le don de soi que le Christ a fait au Père, libérant de la suspicion et de la domination ; la chasteté est le don d’un cœur entier et pur dans l’amour, au service de Dieu et de l’Église.»

Observant ce mode de vie, les personnes consacrées sont les témoins vivants de la vocation de tout baptisé à la sainteté, au témoignage de la foi jusqu’à la Croix, car «c’est précisément par le sacrifice du Crucifié que nous sommes tous rachetés et sanctifiés», souligne le Successeur de Pierre.

Source : VATICANNEWS, le 8 avril 2026

«Seul le dialogue peut mettre fin à la guerre au Moyen-Orient», estime Léon XIV

À l’issue de l’audience générale, place Saint-Pierre ce mercredi 8 avril, le Pape a exprimé sa satisfaction suite à l’annonce par le président américain Trump d’un cessez-le-feu de deux semaines. Il a exhorté à accompagner «cette période délicate de travail diplomatique» par la prière, et renouvelé l’invitation à participer samedi prochain, 11 avril, à la veillée de prière pour la paix qu’il a convoquée dans la basilique Saint-Pierre.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Après sa catéchèse consacrée à la relecture de la Constitution conciliaire Lumen Gentium, en présence de 30.000 pèlerins, lors de l’audience générale de ce mercredi 8 avril, Léon XIV a exprimé sa «satisfaction», suite à l’annonce faite dans la nuit de mardi -heure de Rome- par le président américain Donald Trump de prolonger de deux semaines le délai de l’ultimatum lancé à l’Iran. Cela après avoir prévenu, quelques heures auparavant, d’une action irréversible contre la République islamique, capable de «rayer de la carte» toute une civilisation. Des propos qui avaient tenu le monde en haleine et alarmé le Pape Léon XIV lui-même qui, mardi soir, devant sa résidence de Castel Gandolfo, parlait d’une «menace inacceptable». À cette même occasion, le Souverain pontife exhortait chacun à prier et à essayer de communiquer avec les membres du Congrès et les autorités pour dire: «Nous ne voulons pas la guerre, nous voulons la paix».

Dialogue et négociation

Cette paix – qui semble encore un mirage – semble faire un timide pas en avant avec l’annonce de la trêve (dont le Liban reste exclu), tandis qu’un accord à long terme entre les États-Unis et l’Iran est encore en cours de définition, compte tenu des différentes conditions concernant le détroit d’Ormuz. Le Pape Léon XIV accueille quant à lui «avec satisfaction» ces deux semaines de cessez-le-feu, qui interviennent après «les dernières heures de grande tension pour le Moyen-Orient et pour le monde entier».Elles sont «un signe vivant d’espérance», a affirmé le Souverain pontife.

“Ce n’est qu’en revenant à la table des négociations que l’on pourra mettre fin à la guerre. J’exhorte à accompagner ce moment de délicat travail diplomatique par la prière, en espérant que la disposition au dialogue puisse devenir l’instrument permettant de résoudre les autres situations de conflit dans le monde.”

L’invitation à la veillée pour la paix du 11 avril

Le souhait du Pape est donc de mettre en place un mécanisme – celui du dialogue, précisément, invoqué depuis toujours – qui puisse servir de modèle également pour les autres guerres qui déchirent le monde. Léon XIV a invité enfin à nouveau les fidèles, à participer à la veillée de prière pour la paix, annoncée le dimanche de Pâques depuis la Loggia des Bénédictions lors de l’Urbi et Orbi. Un rendez-vous qui – dans la lignée des nombreux autres événements similaires organisés au fil des ans par le Pape François – fait suite à celui du 11 octobre 2025, lorsque le Souverain pontife américain avait souhaité présider un moment de prière et de recueillement sur la place Saint-Pierre, pour implorer la paix pour le monde. «Je renouvelle à tous l’invitation à se joindre à moi pour la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons « ici, dans la basilique Saint-Pierre, le samedi 11 avril.», a-t-il lancé.

Le Pape Léon XIV lors de l’audience générale de ce mercredi 8 avril 2026, place Saint-Pierre.  (@Vatican Media)

Source : VATICANNEWS, le 8 avril 2026

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Prête-t-on assez attention aux paroles du « Je vous salue Marie » que l’on récite trop souvent machinalement ? En y regardant de plus près, nous allons voir que les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie « Le fruit de tes entrailles est béni », que nous reprenons dans la prière de l’Ave, ne sont pas seulement une image biblique désuète. Bien au contraire : elles rejoignent une réalité scientifique profonde découverte au XIXe siècle.

Une réflexion m’est venue un jour lors d’un rosaire. J’entendais des participants réciter l’Ave Maria avec la variante suivante : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, votre enfant, est béni »  à la place de la formule traditionnelle « et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni ». Sans doute, cette modification part-elle d’un bon sentiment, motivée par l’idée que le terme « fruit de vos entrailles » n’est pas très poétique et n’est pas usité.

Pourtant cette substitution pose problème. D’une part, elle n’honore pas la formule d’Élisabeth qui est tirée directement de l’Évangile et donc de la Parole de Dieu. D’autre part, dans le contexte de l’Annonciation, remplacer « fruit » par « enfant » est très imprécis et occulte, comme nous allons le voir, une part de la réalité. Dans le langage courant, « enfant » ne désigne pas spécifiquement un embryon ou un fœtus de quelques jours. On peut donc regretter cet usage inapproprié du terme, car il ne renvoie pas à la situation précise de la Vierge Marie juste après son fiat lors de l’Annonciation, moment qui nous fait entrevoir le mystère même de l’Incarnation du Verbe.

Saint Luc dans son Évangile (Lc 1, 39-42) nous relate le voyage que fit Marie « avec empressement » pour rencontrer sa cousine Élisabeth dans les jours qui suivirent : « Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » La formule latine dans le texte de la Vulgate « Et benedictus fructus ventris tui ! » est riche de sens, surtout à notre époque. En effet, c’est tout de suite après la salutation angélique que Jésus s’incarne en Marie.

René Sentis – www.auservicedelavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.04.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Julie Billiart

Sainte Julie Billiart

Vierge et fondatrice de l’Institut des 

« Sœurs de Notre-Dame » 
(1751-1816)

 

Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (France). 

À seize ans, elle se mit à travailler aux champs pour venir en aide à ses parents.
À 22 ans, se retrouva les jambes paralysées. Beaucoup de personnes font le voyage pour se faire recommander dans ses prières et pour prier avec elle. Lors de la Révolution, elle est transportée de cachette en cachette pour fuir les sans-culottes qui la surnomment « la fanatique ». 

Malgré la situation, elle va fonder l’Institut des « Sœurs de Notre-Dame ». Cette action lui vaudra le miracle de retrouver l’usage de ses jambes.

Sainte Julie Billiart priez pour nous !

08.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35. 

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.


Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 235, 1-3 ; PL 38, 118-119 (trad. Orval)

« Il marchait avec eux »

      Après sa résurrection, le Seigneur Jésus a rencontré en chemin deux de ses disciples qui parlaient ensemble de ce qui était arrivé, et il leur dit : « De quoi parliez-vous en chemin, que vous soyez si tristes ? »       Ce passage de l’Évangile nous apporte une grande leçon, si nous savons le comprendre. Jésus apparaît, il se montre aux yeux des disciples, et il n’est pas reconnu. Le Maître les accompagne sur le chemin, et il est lui-même le chemin (Jn 14,6). Mais eux ne sont pas encore sur le vrai chemin ; quand Jésus les rencontre, ils ont perdu ce chemin. Lorsqu’il demeurait avec eux, avant sa Passion, il leur avait bien tout prédit : ses souffrances, sa mort, sa résurrection le troisième jour. Il leur avait tout annoncé ; mais sa mort leur avait fait perdre la mémoire…       « Nous espérions, disent-ils, qu’il délivrerait Israël. » Comment, disciples, vous espériez, et maintenant vous n’espérez plus ? Pourtant le Christ vit, et en vous l’espérance est morte ? Oui, le Christ vit. Mais le Christ vivant a trouvé morts les cœurs de ses disciples. Il apparaît à leurs yeux, et ils ne le perçoivent pas ; il se montre, et il leur reste caché… Il chemine avec eux et semble les suivre, et c’est lui qui les conduit. Ils le voient mais ne le reconnaissent pas, « car leurs yeux, dit le texte, étaient empêchés de le reconnaître »… L’absence du Seigneur n’est pas une absence. Crois seulement et celui que tu ne vois pas est avec toi.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 3,1-10. 

En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! »
L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »
Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.

Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9. 

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance. (Ps 104, 8a)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, 
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui, 
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint : 
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, 
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : 
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance, 
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham, 
garantie par serment à Isaac.