Après être tombé, viens près de la Mère

Après être tombé, viens près de la Mère

La première réaction d’un enfant, lorsqu’il a peur, lorsqu’il est embarrassé ou souffrant, est d’appeler sa mère. Ce cri, pour lui, résume tout. Prends, toi aussi, l’habitude d’appeler ta Mère : « Mère, je t’aime ; Tu es tout pour moi ! »

La mère aime son enfant, même s’il est infirme ou laid. Quelles que soient ta tiédeur, tes fautes ou tes infidélités, jette-toi dans les bras de ta mère : « Voici ta mère ! » Ce fut la dernière parole de Jésus. Comment aurait-elle le cœur de t’abandonner ?

Après être tombé, en toute humilité, viens près de la Mère, pleurer son fils qui meurt à cause de toi. Elle t’accueillera. Elle a accepté Jean comme son enfant ainsi que le bon larron et Marie-Madeleine.

Cardinal François-Xavier NGUYEN VAN THUAN

Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Stanislas

Saint Stanislas
Évêque de Cracovie, martyr 
(1030-1079)

Stanislas (Stanisław en polonais) naît à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

Après de brillantes études, il n’aspirait qu’au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l’ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie. 

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d’un cilice, qu’il porta jusqu’à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l’ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l’évêque osa comparaître devant ce monstre d’iniquité, et d’une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l’exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l’heure de se venger. 

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu’il n’y avait pas d’acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d’avoir usurpé ce terrain. L’évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu’il soit mort depuis trois ans. » 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d’un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. » 

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l’évêque devant le peuple épouvanté, et l’accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l’évêque jusqu’au tombeau, qu’on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l’assassina lui-même, en 1079, pendant qu’il offrait le saint sacrifice.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saint Stanislas priez pour nous !

11.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15. 

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Canon en l’honneur de la croix et de la Résurrection, SC 486 (Sinaiticus graecus 864 ; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 379-381)

Pour tous s’inaugure un Esprit de vie, grâce à la résurrection du Christ

L’arrogance de la Mort est réprimée, l’Hadès doit rendre gorge, Adam est désormais affranchi de la corruption déchaînée, pour tous les êtres s’inaugure un Esprit de vie, grâce à la résurrection du Christ, avec une lumière sans fin, tandis qu’aux Porteuses de parfum a été souhaitée la joie, à tous les fidèles qui avec amour psalmodient : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. » Les tombes s’ouvraient, Sauveur, à ton réveil, et les âmes des justes, libérées de la corruption du cruel Hadès, célébraient dans l’allégresse, ô Christ, ta résurrection : car c’est toi, Maître, qui mort en ton essence humaine, par ta nature divine, Tout-Puissant, as fait périr l’Hadès et libéré les mortels de la corruption. Irréprochablement nous annonçons, nous les fidèles, tes deux natures, sans confusion aucune ni mélange comme sans division de ton unique hypostase, ô Christ, affirmant la dualité des volontés et des énergies, puisque tu es Dieu et homme, et avec piété nous te chantons : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. » « Montagne sainte », c’est véritablement ainsi, ô Vierge, que nous te reconnaissons tous, puisque de toi a été détachée sans main d’homme la Pierre, le Christ qui en venant dans la chair a aussitôt empli le monde entier de la connaissance de Dieu : c’est lui que nous adorons avec ses deux volontés et ses deux natures en clamant : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21. 

En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21. 

R/ Seigneur, je te rends grâce, car tu m’as exaucé. (Ps 117, 21)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; 
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

« Le bras du Seigneur se lève, 
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai 
pour annoncer les actions du Seigneur.
il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé, 
mais sans me livrer à la mort.

Ouvrez-moi les portes de justice : 
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur : 
qu’ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m’as exaucé : 
tu es pour moi le salut.