08.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,1-12. 

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 351-366 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 109-112)

« Jésus gravit la montagne, ouvrant la bouche, il les enseignait. »

Tu es monté T’asseoir sur une haute montagne Comme autrefois Tu étais descendu au Sinaï ; Dans la nuée Tu avais exposé la Loi ancienne ; Dans ton corps, ô Verbe, Tu as enseigné la Nouvelle. Tu as ouvert ta bouche divine, Tu as béatifié les hommes de bien ; En échange des Tables des Dix commandements, Tu as donné les Neuf Béatitudes de la loi Nouvelle. Tu as posé une échelle de la terre au ciel Avec neuf marches et degré ; Par elle Tu as fait monter le genre humain ; Tu l’as placé parmi les neuf Chœurs. Mais moi, j’ai tellement collé à la terre À cause des vices du péché si lourds à porter, Que je n’ai même pas grimpé un seul Parmi les neuf degrés ! (…) À présent, je Te supplie, Seigneur, tout en larmes ; J’embrasse, Seigneur, tes pieds ; Allège-moi, moi qui suis en un corps, Du fardeau si lourd des péchés, Afin qu’il soit possible à mon âme ici-bas De monter en esprit vers Toi au ciel, En suivant tes Paroles comme une échelle, En gravissant au moins une marche après l’autre.

LECTURES :

Premier livre des Rois 17,1-6. 

En ces jours-là, le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. »
La parole du Seigneur lui fut adressée :
« Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain.
Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. »
Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s’établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain.
Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent.

Psaume 121(120),1-2.3-4.5-6.7-8. 

R/ Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes : 
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur 
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser, 
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, 
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, 
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, 
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal, 
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, 
maintenant, à jamais.

07.06.2026 – Flash voyage du pape en Espagne du 7 juin 2026

Léon XIV à Madrid : des foules immenses, le Christ au centre

Madrid a vécu un dimanche exceptionnel : 1,2 million de personnes rassemblées pour la plus grande messe du pontificat de Léon XIV. Une splendide procession de la Fête-Dieu conforme à la tradition espagnole. Et surtout, au-delà des images, la force des paroles du Pape : cette religiosité n’est pas un folklore, c’est une école de foi, capable de transformer des vies. Le soir, devant le monde du sport et de la culture, Léon XIV a osé la grande question : l’Europe serait-elle encore elle-même sans l’empreinte du christianisme ? Et il a répondu avec la formule de ses prédécesseurs : « N’ayez pas peur ! Ouvrez grand les portes au Christ ! ». Le récit de cette deuxième journée du voyage en Espagne.

07.06.2026 – Messe présidée par le pape Léon XIV sur la plaza de Cibeles et procession de la Fête-Dieu

Deuxième jour de Léon XIV en Espagne : en ce dimanche 7 juin 2026, le Pape préside à 9h30 (UTC+2) la messe sur la plaza de Cibeles à Madrid. La célébration sera suivie d’une procession à l’occasion de la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu).

07.06.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Antoine-Marie Gianelli
Évêque et fondateur des :
« Filles de Sainte-Marie dell’Orto » 

Antonio Maria Gianelli naît à Cerreta, près de Chiavari, archidiocèse de Gênes (en Ligurie), le 12 avril 1789, jour de Pâques ; il est baptisé le 19 avril.

À l’âge de 19 ans il entre au séminaire et, quatre ans après, le mois de mai 1812, il est ordonné prêtre à Gênes.

Professeur du petit séminaire, il fonde en 1829 les « Filles de Sainte-Marie dell’Orto » (du Jardin), « Gianellines », pour l’éducation de la jeunesse, le soin des malades et des vieillards. Puis après avoir été curé d’une grosse paroisse, il est sacré évêque de Bobbio en 1838. Homme d’action qui puise ses ressources dans la contemplation, il mène une vie très mortifiée, à laquelle s’ajoutent bien des croix, notamment la défection d’un proche collaborateur qu’il convertira par ses prières et ses larmes. « Son zèle courageux et infatigable le fait appeler “un homme de fer” » et dans son apostolat, il agit « avec force et douceur ».

Après une vie comblée de fruits spirituels, ce fidèle intendant rend son âme à Dieu à 57 ans, le 7 juin 1846, à Plaisance.

Antonio Maria Gianelli a été béatifié le 19 avril 1925 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939), à Rome, et canonisé, à Rome également, le 21 octobre 1951 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Le 4 juin de l’année 2000, il a été nommé saint patron de Bobbio.

 

Pour un approfondissement :

>>> Antonio Maria Gianelli 

Sources principales : martyretsaint.com ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Antoine-Marie Gianelli priez pour nous !

07.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,51-58. 

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 6ème dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982; p. 239-240)

Le grand bonheur de recevoir Jésus-Christ !

Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et Son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! Mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… Ô abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Saint Paul nous dit, mes frères, que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, mes frères, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. (…) Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin » (Jn 13,1), trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre : il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’il prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir en compagnie. (…) Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ?

LECTURES :

Livre du Deutéronome 8,2-3.14b-16a. 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?
Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure.
C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »

Psaume 147,12-13.14-15.19-20. 

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes, 
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières, 
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre : 
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob, 
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; 
nul autre n’a connu ses volontés.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,16-17. 

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.

Le calendrier liturgique montre l’union des deux cœurs de Jésus et de Marie

Le calendrier liturgique montre l’union des deux cœurs de Jésus et de Marie

C’est le vendredi après l’Octave de la Fête-Dieu (ou fête du Saint Sacrement), que la liturgie de l’Église nous invite à célébrer avec reconnaissance le Cœur « doux et humble » (Mt 11, 29) de Jésus-Christ. Cette fête tombe toujours un vendredi et le lendemain, le samedi, nous fêtons le Cœur Immaculé de Marie. Ainsi, entre le vendredi du Sacré Cœur de Jésus et le samedi du Cœur Immaculé de Marie, nous fêtons les Cœurs Unis de Jésus et de Marie.

Le mot « Cœur » a un sens biblique : c’est le lieu de la volonté, de la sagesse et de l’amour. Le lendemain du Vendredi, solennité du Sacré-Cœur de Jésus, le samedi, l’Église fête la mémoire du Cœur Immaculé de Marie : ce n’est pas une solennité, mais une simple « mémoire liturgique ». En unissant les deux fêtes, l’une le vendredi, et l’autre le samedi, le calendrier liturgique montre l’union des deux cœurs.

En solennisant davantage la première fête, l’Église rappelle discrètement la place seconde de Marie : elle se reçoit de Jésus. Elle a été rendue sainte par Jésus.

MarieReine.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.06.2026 – Les temps forts du premier jour de Léon XIV en Espagne

Les temps forts du premier jour de Léon XIV en Espagne

Arrivé dans la matinée du samedi 6 juin à Madrid pour son 4è voyage apostolique, le premier en Espagne, Léon XIV a été accueilli par le couple royal avant de s’adresser aux autorités, puis aux personnes vulnérables accueillies au centre Cedia 24 Horas, et en fin de journée, à plus de 600 000 jeunes rassemblées sur la place de Lima pour participer avec l’évêque de Rome à une veillée de prière.

Source : VATICANNEWS, le 6 juin 2026