Étiquette : Notre-Dame de Fatima
01.05.2026 – CHAPELET À LOURDES
01.05.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
01.05.2026 – MESSE À LOURDES
01.05.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Lorsqu’elle ne fait pas l’éloge de Marie, l’Église s’écarte de la parole de la Bible » (I)

« Lorsqu’elle ne fait pas l’éloge de Marie, l’Église s’écarte de la parole de la Bible » (I)
Dans l’Église catholique, le mois de mai est consacré à rendre hommage à Marie, mère de Dieu depuis des siècles. Je voudrais simplement présenter ici quelques fondements bibliques et patristiques de la croyance mariale catholique et de la dévotion en l’honneur de Marie pendant ce mois de mai.
Dans la scène de l’Annonciation, l’ange Gabriel appelle Marie « pleine de grâce » ou « hautement favorisée » (Luc 1, 28) : Marie apparaît précisément ici comme quelqu’un qui a entendu la parole de Dieu (par l’intermédiaire de Gabriel) et y a obéi : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon votre parole » (Lc 1, 38). Et de nouveau, sous l’influence de l’Esprit Saint, Élisabeth dit à Marie : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement de ce qui lui avait été dit par le Seigneur » (Lc 1,45).
Il est bon de rappeler que la prière mariale la plus connue est l’Ave Maria, qui se compose principalement de citations de l’ange Gabriel et d’Élisabeth, telles qu’elles figurent dans l’Évangile de Luc.
La réponse de Marie à Élisabeth témoigne également de sa propre bénédiction : « Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1, 48). Le cardinal Ratzinger a écrit que ces mots concernant « toutes les générations » constituent une prophétie et donc aussi un commandement. Il écrit : « L’Église néglige l’un des devoirs qui lui incombent lorsqu’elle ne fait pas l’éloge de Marie. Elle s’écarte de la parole de la Bible lorsque sa dévotion mariale se fait silencieuse ».
Une telle dévotion est amplement attestée à l’époque des premiers Pères de l’Église. Plusieurs sources patristiques d’Orient et d’Occident perçoivent dans les Écritures une allusion à Marie comme étant la nouvelle Ève : Justin de Naplouse (Dialogue avec Tryphon), saint Irénée (Contre les hérésies), saint Grégoire de Nysse (Homélie sur le Cantique des cantiques), saint Ambroise (Expositio in Lucam) et saint Jérôme (Epistulae 22, 21).
Deux citations de saint Irénée illustrent ce fil commun d’interprétation biblique. Tout d’abord, il déclare : « Le nœud de la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie : ce que la vierge Ève a lié par son incrédulité, Marie l’a dénoué par sa foi ». De même, il affirme : « Ève était la mère des vivants dans l’ordre de la nature ; Marie est notre mère dans l’ordre de la grâce ».
Richard DeClue, 13 mai 2025www.wordonfire.org
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source: une minute avec Marie
01.05.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Joseph, travailleur
La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c’est le rôle de l’Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l’Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.
La présence de Jésus dans l’atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles. Le dur labeur, accepté comme une réparation pour le mépris de l’homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé au rachat du monde, saint Joseph n’attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.
C’est pourquoi l’Église, s’inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d’un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C’est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l’enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l’humilité de la croix.
« N’est-il pas le fils du charpentier ?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l’époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l’ouvrier selon le cœur de Dieu.
Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l’humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l’Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l’homme.
Rappelons-nous aussi que c’est l’effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l’homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l’accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d’espérance et de charité afin d’obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l’exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.
Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :
Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l’expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d’employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d’intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen
Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, o.f.m., édition 1902 (« Rév. x gpm »).
Saint Joseph, travailleur, priez pour nous !

01.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,1-6.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
Le Christ modèle et source de sainteté sacerdotale (Le Christ idéal du prêtre, Éd. de Maredsous, 1951, p. 40-41 ; rev.)
Jésus, chemin vers la Trinité
« Je suis la voie » (Jn 14,6). Entre toute créature et Dieu, il y a l’infini. Les anges, sans l’élévation surnaturelle, sont à une distance incommensurable de la divinité. Dieu seul, de par sa nature, se voit tel qu’il est ; lui seul a le droit de plonger le regard dans la profondeur de ses perfections. Les hommes ne connaissent Dieu que par ses œuvres : « La nuée et l’ombre l’environnent » (Ps 96,2). Eh bien ! nous sommes appelés à voir Dieu comme il se voit, à l’aimer comme il s’aime et à vivre de la vie divine. Telle est notre destinée surnaturelle. Or entre cette élévation et les capacités de notre nature, il y a un abîme infranchissable. Par le Christ, à la fois Dieu et homme, et par la grâce d’adoption, il nous est donné de triompher de cet éloignement. Le Christ est comme le pont jeté sur cette profondeur insondable : par son humanité sainte, il est la voie, grâce à laquelle nous parvenons jusqu’à la Trinité. Jésus ne l’a-t-il pas dit lui-même : « Personne ne vient au Père que par moi » (Jn 14,6). Cette voie ne trompe pas ; celui qui la suit arrivera infailliblement au terme ; « il aura la lumière de vie » (Jn 8,12). Car, comme Verbe, Jésus est un avec le Père, son humanité nous fait donc nécessairement atteindre la divinité. Lorsqu’il nous insère dans son corps mystique, en toute vérité, il nous prend à lui, afin que nous puissions demeurer là où il est lui-même », c’est-à-dire, être unis au Verbe et à l’Esprit dans le sein du Père : « Je reviendrai vous prendre auprès de moi, afin que là où je serai, vous soyez aussi » (Jn 14,3). Appuyez-vous donc en tout sur les mérites de notre cher Sauveur.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
En ces jours-là, Paul vint à Antioche de Pisidie. Dans la synagogue, il disait : Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : ‘Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.’ »

Psaume 2,1.7bc.8-9.10-11.
R/ Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. (Ps 2, 7)
Pourquoi ce tumulte des nations,
ce vain murmure des peuples ?
Il m’a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
« Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.
Tu les détruiras de ton sceptre de fer,
tu les briseras comme un vase de potier. »
Maintenant, rois, comprenez,
reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte,
rendez-lui votre hommage en tremblant.
