« Les nombreuses bougies qui brûlent devant la statue de Notre-Dame sont le signe de la consolation de Jésus que Notre-Dame nous apporte », dit le cardinal Jean-Claude Hollerich

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« Les nombreuses bougies qui brûlent devant l’image de Notre-Dame sont le signe de la consolation de Jésus que Notre-Dame nous apporte », dit le cardinal Jean-Claude Hollerich

Les pèlerins ont été mis au défi de promouvoir un monde «plus juste» et «fraternel» par l’archevêque de Luxembourg, qui a loué la foi des femmes portugaises

Le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, a présidé ce soir la première grande célébration du pèlerinage anniversaire du mois d’août à Fatima et a mis les chrétiens au défi de s’engager pour un monde plus juste et plus fraternel.

« En tant que chrétiens, nous ne sommes pas passifs dans ce monde. Le monde nous est confié par Dieu le Créateur, nous devons le faire fructifier. Cela peut devenir un engagement pour l’écologie, un engagement pour un monde plus juste, pour un monde plus fraternel, en vue d’un « nous toujours plus grand », a-t-il rappelé, soulignant le titre du message du pape François pour la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, qui a lieu le 26 septembre et que l’oeuvre catholique portugaise pour les migrations anticipe en cette 49e Semaine nationale des migrants, qui fait partie du pèlerinage du mois d’août.

« Les grands engagements seront valables s’ils montrent les fruits de la paix, de la justice et de la défense du bien commun, dans la vie concrète de tous les jours », a-t-il affirmé.

« Le monde a soif, le monde a besoin de plus d’amour, le monde a soif d’amour, de paix et de justice ! Ne soyons pas seulement ceux qui consomment l’eau que Dieu nous offre pour notre propre usage ; essayons d’aider Dieu, pour que nos vies servent à partager cette eau avec les autres, ceux qui ont faim et soif de la justice des béatitudes », a dit le cardinal aux pèlerins qui ont participé ce jeudi soir aux célébrations du pèlerinage en août, communément appelé le « pèlerinage des migrants ».

Partant de la liturgie proclamée, qui nous a introduit à la symbolique de l’eau dans le cheminement chrétien, le prélat luxembourgeois a souligné que c’est de cette eau que le monde a besoin pour panser ses blessures. Et, il a laissé un compliment aux femmes portugaises qui dans leur religiosité savent goûter la valeur de cette eau.

« Nous avons besoin de l’eau de la consolation. Dans de nombreuses églises que nous fréquentons, il y a généralement une statue de Notre-Dame du Rosaire de Fátima. Les nombreuses bougies qui brûlent devant l’image de Notre-Dame sont les témoins de nos prières. Ils sont aussi le signe de la consolation de Jésus que Notre-Dame nous apporte », a-t-il dit.

« Le caractère de Maria est similaire à celui de nombreuses femmes portugaises, capverdiennes et brésiliennes que je connais au Luxembourg. Comme Maria, ce sont des femmes fortes », a-t-elle souligné.

«Comme Marie unit l’église primitive, les femmes portugaises gardent leur famille unie. Ils le font pour leur travail. Ils veulent assurer un avenir à leurs enfants. La nuit, fatigués, ils s’occupent encore de la maison et préparent des plats qui réjouissent l’âme et le corps de leur famille. Parfois, comme Marie, ils ont le cœur amer et triste, mais ils ne le montrent pas pour ne pas semer la désolation et l’inquiétude. Ils veulent garantir l’union », a-t-il souligné.

« Je suis sûr que c’est au pied de Jésus et de Marie que ces femmes portugaises trouvent leur force et leur joie », a-t-il dit, laissant également un compliment aux femmes portugaises, pour leur ténacité à défendre la foi.

« Elles nous montrent ce que c’est que d’être chrétien : boire aux sources du salut, savourer les joies de l’éternité maintenant. Elles savent que cette eau fraîche que Dieu nous offre doit être partagée avec les autres », a-t-il déclaré.

« Chères femmes, pèlerines de Fatima qui sont ici avec vos familles : merci beaucoup pour votre magnifique témoignage ! ».

Et, il a poursuivi : « Partager l’eau, partager la grâce, est un grand défi ; il faut créer des canaux d’irrigation, il faut concevoir le territoire, avec vision et créativité », a-t-il souligné.

« Prions Notre-Dame du Rosaire de Fátima afin que, de nos lamentations et de nos blessures, coule l’eau de la vie. Chères sœurs, chers frères, migrants et réfugiés : que Dieu transforme nos déserts en terres cultivées car ils sont irrigués par la beauté et la bonté du Dieu de Jésus-Christ, notre Seigneur et notre eau vive », a conclu le prélat qui présidera, dans un second temps, le grand pèlerinage anniversaire d’août à Fátima, qui célèbre la quatrième apparition de Notre-Dame aux Petits Bergers, la seule qui n’a pas eu lieu à Cova da Iria, mais à Valinhos, le 19 août.

Le pèlerinage du mois d’août se poursuit ce vendredi, à 9h00, avec la prière du Rosaire puis la messe internationale, au cours de laquelle un mot sera remis aux malades. Le pèlerinage se termine par la procession d’adieu.

Aussi ce vendredi il y aura l’évocation de la chute du mur de Berlin, une prière intégrée dans le Rosaire International à 21h30.

Inauguré le 13 août 1994, ce monument, dans l’enceinte du Sanctuaire, est un bloc du mur qui, édifié dans la nuit du 12 au 13 août 1961, divisait la ville de Berlin pendant près de trente ans, et fut démoli en Novembre 1989. Le bloc, qui pèse 2,6 tonnes et mesure 3,6 mètres sur 1,2, a été offert par un Portugais résidant en Allemagne. L’aménagement du monument est de l’architecte José Carlos Loureiro.

Source: Sanctuaire de Fatima, le 12 août 2021