Le miracle du cierge à Lourdes

Le miracle du cierge à Lourdes

Le 7 avril au matin, vers les 5 heures, Bernadette Soubirous est à la Grotte de Lourdes. Comme toujours, elle porte un cierge. C’est celui que lui a confié Vergez (1), un très gros cierge pour dire toute sa reconnaissance.

Bernadette commence à réciter son chapelet mais, en fait d’apparition, celui qui survient est un médecin, le docteur Dozous. Il veillait sur la santé des pompiers, du petit séminaire de Saint-Pé et de l’hospice des sœurs. Il n’était pas spécialement croyant et, en tout cas, il ne se laisserait pas prendre par les « farces » de cette « drôlette » ! Cependant, il était déjà venu à la Grotte, car c’était un esprit curieux. Ce matin, il arrive, tout suant, et garde son chapeau, au grand scandale de l’assistance. Il explique qu’il craint d’attraper mal et qu’il est là pour étudier, scientifiquement, ce qui se passe à la Grotte. Oublions un instant le médecin. Bernadette continue sa prière. Maintenant, elle voit : l’assistance s’en rend compte, car son visage change. Il ne reste pas figé, d’ailleurs, mais passe par toutes sortes d’expressions différentes, allant du rire aux larmes. La scène dure, peut-être plus que d’habitude. Le cierge offert par Vergez est trop lourd pour que la petite le tienne comme un cierge de procession. Elle l’appuie sur le sol et, pour qu’il tienne debout, l’entoure de ses mains. La prière se prolonge. Le cierge se consume. La flamme arrive à la hauteur des mains de Bernadette et, maintenant, lèche ses doigts.

Autour d’elle, on s’affole. Mais le médecin rentre en scène : il est là pour observer. Il veut voir ce qui va se passer. Pendant une dizaine de minutes, il constate que Bernadette semble ne rien sentir. Elle se lève et reprend le cierge d’une manière ordinaire. L’apparition est toujours là. Quand elle finit par disparaître, Bernadette veut se retirer, mais Dozous, lui, veut inspecter ses mains : aucune trace, aucune brûlure. Il a cette phrase, assez jolie dans sa modestie : « Je ne sais pas ce que tu vois, mais maintenant je crois que tu vois quelque chose ! » Plus tard dans la journée, d’autres voudront vérifier si Bernadette ne serait pas devenue insensible au feu. Mais, avec sa vivacité coutumière, elle proteste : « Je me brûle ». Pendant ce temps-là, le docteur Dozous commence à diffuser la bonne parole, au Café français et au Petit Séminaire.

Ce petit évènement est important parce que les assistants ont tout de suite crié au miracle. Pour l’origine de la source, on pouvait discuter : sur l’indication de la Vierge, Bernadette l’avait découverte mais elle existait, sans doute, avant, souterraine. Le « miracle du cierge », lui, apparaissait incontestable. En plus, le fait s’était produit sous contrôle médical : la présence des médecins est une des caractéristiques de Lourdes.

Lourdes, 7 avril 1858, « le miracle du cierge » ZENIT

(1) Vergez, le maire d’une commune voisine

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie