Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

SAINTS
Hovhannes-Asatryan-(CC-BY-SA-4.0) modified)

Hildegarde de Bingen et deux autres docteurs inscrits au calendrier romain

Le pape François a décrété l’inscription au calendrier romain des mémoires facultatives de sainte Hildegarde de Bingen, saint Grégoire de Narek et saint Jean d’Avila, respectivement les 17 septembre, 27 février et 10 mars.

« Le lien entre la sainteté et la compréhension des choses à la fois divines et humaines brille d’une manière toute particulière chez ceux qui ont été honorés du titre de Docteur de l’Église. C’est pourquoi « les saints Docteurs » figurent traditionnellement dans le calendrier romain général », a écrit dans un communiqué le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Sarah.

C’est dans cette optique que le pape François a décrété le 2 février 2021 l’inscription au calendrier romain des mémoires facultatives de sainte Hildegarde de Bingensaint Grégoire de Narek et saint Jean d’Avila respectivement les 17 septembre, 27 février et 10 mars. Le titre de Docteur de l’Église a en effet été « reconnu récemment à ces figures particulières de saints d’Occident et d’Orient ». Alors que sainte Hildegarde de Bingen et saint Jean d’Avila ont été proclamés Docteurs en 2012 par Benoît XVI, saint Grégoire de Narek a reçu ce titre du pape François en 2015.

Une mémoire qui doit figurer dans tous les calendriers et livres liturgiques

Dans un second décret, le cardinal Sarah informe que le pontife argentin a également ordonné que soit inscrit au calendrier romain la mémoire des saintes Marthe, Marie et saint Lazare le 29 juillet. Cette décision vient récompenser « l’important témoignage évangélique qu’ils ont offert en accueillant le Seigneur Jésus dans leur maison, en l’écoutant attentivement, en croyant qu’il est la résurrection et la vie », a t’il déclaré.

La mémoire de ces nouveaux saints devra donc figurer dans tous les calendriers et livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures, précise encore le décret et « les variations et ajouts à adopter dans les textes liturgiques, joints au présent décret, doivent être traduits, approuvés et, après confirmation par ce Dicastère, publiés par les Conférences épiscopales ».

La « mémoire » est le degré de célébration liturgique qui vient après la Solennité et la Fête. Il s’agit toujours de célébrations relevant du sanctoral : non seulement la messe, mais l’office aussi doit être célébré en l’honneur du saint. On distingue la « mémoire obligatoire », par opposition à la « mémoire facultative » indiquant une célébration d’un saint de qui on peut faire mémoire à l’office, et en l’honneur de qui on peut célébrer la messe.

Source: ALETEIA, le 3 février 2021