30.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,57-62. 

En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »

Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint François Xavier (1506-1552)

missionnaire jésuite

Lettre du 22/10/1552 (trad.Cerf 1996, p.160)

« Je te suivrai partout où tu iras »

De nombreux décrets interdisent d’entrer en Chine… Mais en dehors des périls de la prison et de la maltraitance, il en existe d’autres, bien plus grands, qui passent inaperçus pour les gens du pays… En premier lieu, la perte de l’espoir et de la confiance en Dieu, quand c’est pour son amour et son service que nous allons faire connaître sa Loi et Jésus Christ son Fils, notre Rédempteur et Seigneur, comme il le sait bien. Puisque, par sa sainte miséricorde, il nous a communiqué ces désirs, manquer maintenant de confiance en sa miséricorde et son pouvoir, vu les périls que nous pouvons courir pour son service, est un péril incomparablement supérieur aux maux que peuvent nous causer tous les ennemis de Dieu. Si cela importe à son plus grand service, Dieu nous gardera de tous les périls de cette vie… C’est pourquoi, nous avons pour sécurité la parole du Seigneur : « Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra, et celui qui la perdra pour Dieu la trouvera » (Jn 12,25). Et cette autre, semblable : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas apte au Royaume de Dieu ». Pour nous, considérant ces périls de l’âme, très supérieurs à ceux du corps, nous trouvons plus sûr et plus certain d’affronter les périls corporels… Ainsi, de quelque manière que ce soit, nous sommes déterminés à aller en Chine.

LECTURES :

Livre de Job 9,1-12.14-16. 

Job prit la parole et répondit à ses amis :
« En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi : Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ?
Si l’on s’avise de discuter avec lui, on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille.
Il est plein de sagesse et d’une force invincible, on ne lui tient pas tête impunément.
C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu, qui les renverse dans sa colère ;
il secoue la terre sur sa base, et fait vaciller ses colonnes.
Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas, et sur les étoiles il appose un sceau.
À lui seul il déploie les cieux, il marche sur la crête des vagues.
Il fabrique la Grande Ourse, Orion, les Pléiades et les constellations du Sud.
Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables, d’innombrables merveilles.
S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ; s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas.
S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise, qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?”
Et moi, je prétendrais lui répliquer ! je chercherais des arguments contre lui !
Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ? Je ne puis que demander grâce à mon juge.
Même s’il répond quand je fais appel, je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »

Psaume 88(87),10bc-11.12-13.14-15. 

R/ Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur ! (Ps 87, 3a)

Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
je tends les mains vers toi :
fais-tu des miracles pour les morts ? 
Leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?

Qui parlera de ton amour dans la tombe, 
de ta fidélité au royaume de la mort ?
Connaît-on dans les ténèbres tes miracles, 
et ta justice, au pays de l’oubli ?

Moi, je crie vers toi, Seigneur ; 
dès le matin, ma prière te cherche :
pourquoi me rejeter, Seigneur, 
pourquoi me cacher ta face ?